5 juin 2026

PROST GP triste fin

RETOUR A LA TABLE DES MATIÈRES

PROST  GRAND  PRIX
Les vautours autour d'une dépouille
2001

Novembre
L'entreprise Prost Grand Prix est mise en redressement judiciaire,
  ceci gèle les dettes et donne 6 mois à Alain Prost pour engager
la suite, il y aurai  267 MF de dettes ( 40 000 000 d'euros ).
  Un budget prévisionnel est établi, 350 MF ( 53,36 M d'euros )
et 238 MF (36, 28 M d'euros ) pour les moteurs Ferrari.
Mais il est très claire que personne ne laisse la moindre
  chance à Alain Prost ( comme se fut le cas pour chaque écurie
de F1 française ).
  Le chiffe d'affaire du team F3000 est de 2 051 984, 9 euros.
D'autres chiffres ?
 Prost Grand Prix est divisé en 4 parts,
Alain Prost :51,80%
Pédro Diniz: 40%
Louis Vuitton: 5,80%
Yahoo: 2,90%

 En fait Mazzacane ( pilote sponsorisé ) est mis à l'écart pour son
manque de résultats comme le contrat l'indique, son sponsor PSN
ne respectera pas tous ses engagements.

 Diniz père souhaite reprendre l'écurie Prost contre le règlement
des dettes, Al Waleed ( un Saoudien ) accepte de venir voir
pour sortir le team de sa situation, le 11 septembre
  et ses événements tragiques annulent tout implications.

Un groupe russe veut investir en F1 et Prost GP est contacté,
Prost GP n'est pas une machine à laver ( A Hebdo N°1324 )
d'autres dossiers, oui mais beaucoup d'escrocs, enfin
  un dossier avec à sa tête C Fiorio, un groupe d'investisseur
de Porto Cervo ou résident 70% d'industriels milliardaires
se proposent de redresser l'écurie.

Le tribunal arrête définitivement le team Prost lors de l'audience
du 28 01 2002, "nous avons tous cru jusqu'au bout, mais
se groupe italien ne dispose pas des moyens ( liquidités ) nécessaires".
Les repreneurs français intéressés sont invités à oublier.
  Si Alain Prost reconnaît avoir fait des erreurs il ne doit pas
être le seul à porter le chapeau.

La structure sera vendue aux enchères, Renault,
Asiatech, sont sur les rangs. Mais souvenons nous, lorsque
Alain Prost fut invité par Guy Drut alors ministre des
  sports à étudier le dossier de reprise de Ligier F1, Jacques
Toubon, via Jacques Chirac  interviennent pour que
Alain et Peugeot poursuivent en Grand Prix

Alain Prost raconte
Une coque est dans l'atelier, elle a subit toutes les épreuves
du crash teste  la Prost AP05 est morte née.
  Le 28 janvier au matin ( jour de la décision finale du tribunal )
nous avons eu une réunion avec Fr Michel l'administrateur et
en fin de matinée tout était encore possible.
Tout était ficelé l'argent était là, il s'agit d'un manque de garanties
  morales et bancaires.
  Cinq protocoles d'accords ont été signés.
A chaque fois, l'argent devait arriver  le lendemain et rien n'arrivaient…
Ou encore quand l'argent était sur la table autre chose
  clochait.

C'est gens ne sont pas naïfs. Une promesse à court terme
et quand vous discutez avec eux il essais déjà de revendre
à d'autres pour en tirer profit.
  Pour 2002 le budget est de l'ordre de 400 à 500 millions
de Francs Le projet à l'origine n'est pas mal ficelé mais mal parti,
avec un manque de réalisme complet. Comment exiger de
Prost GP partie d'une feuille blanche de
  réussir en 3ans, alors que les grands constructeurs parlent
de 4 ou 5 ans pour une 1er victoire pour Mercedes et
10 ans à Ferrari pour revenir.

Peugeot
Et puis notre partenaire moteur; Peugeot sur lequel repose tout
le projet, souhaite quitter le navire à la fin de l'année suivante.
Sans communication je suis coincé.
  La seule solution était que Peugeot paye pour sa dernière
année de contrat, et Renault était d'accord. Renault décide de
revenir en GP comme constructeur Châssis et moteurs,
donc il ne souhaite pas se "dépannage".

  Mais le programme à l'origine était sur 5 ans, puis 3
à la signature, j'ai failli tout arrêter deux jours avant la signature,
j'ai reçus des pressions…
  Je me suis approché de Toyota, Honda, Bmw…
aucune issue à court terme, Peugeot  à donc poursuivit.
Mercedes
Mercedes; les possibilité était plus que sérieuse, nous sommes
allés très loin dans les négociations jusqu'à rédiger les documents
réglant tous les détails mais au moment de signer, Mercedes
fait marche arrière.
Yahoo
 Yahoo; un accord intéressent sur 3 ans, 20 millions de $ la
1er années puis 40 et 40 avec échange des parts d'actionnariat.
L'accord est contesté quelques mois plus tard quand l'économie
du net fléchit.
UfaSport:
UfaSport / Bertelsmann le rêve, le plus gros spécialiste en marketing
recherche de sponsors au monde allait s'occuper de tout ce qui nous
bouffait 90% de notre temps Malgré toutes les promesses et garanties
faites au conseil d'administration pas un
  commanditaire, pas un dollar, et plus de moteur…
Diniz
Ah Pédro, il devait nous apporter des finances c'est vrai il a
amené Parmalat à un niveau beaucoup plus faible que prévu,
et quelques autres qui n'ont  jamais payé, même chose en F3000.
C'est donc Prost GP qui a financé une partie de la saison
  F3000 alors que fin 2000 je voulais déjà me séparer de cette
équipe. Il a insisté en me disant qu'il trouverait des financements,
notamment à travers de jeunes pilotes que sa société
de management avait sous contrat. Janvier 2001, je dis à Pédro.
Renault s'engage en F1 je n'ai aucune chance en
  France. Ton souhait est de reprendre l'équipe ?
Anticipons reprend là et applique ta recette.
Renault
Diniz et moi discutons avec Renault pour une fourniture
de moteurs clients, Renault  lui propose un deal plus
qu' intéressant, mais Diniz doit se décider rapidement.
( A Prost va chercher les documents Renault à Diniz ).
  Diniz GP serait l'équipe B de Renault une sorte de junior
team avec les mêmes moteurs payant pour le principe,
également des ingénieurs, des pilotes Renault.
  Sincèrement j'ai tous fait pour que ce projet aboutisse,
Diniz attend, le délai passe, l'option tombe.
  Mais laissons la réponse à Patrick Faure. Nous n'avons
pas négocié avec Alain parce qu'il n'était pas vendeur de
son entreprise. Dès lors sa notoriété nous aurait

  fait de l'ombre. Nous voulons que nos succès profite à
Renault, avec Prost nous aurions été obligés
d'en partager la gloire.
Asiatech
 Je participe aux réunions aux cotés de Diniz, je n'avais guère
envie de retrouver se moteur mais bon. Mais face aux exigences
de Diniz vis à vis d'Asiatech les bras m'en tombent !
Il exige entre autre une enveloppe de 15 millions de $ en plus du
  moteur et de ce qui allait avec. L'idée fait son chemin et nous
nous rendons avec les avocats en Angleterre pour finaliser.
Et là il réclame encore davantage … la réunion arrête
brutalement et bruyamment par une belle engueulade générale.
  De ce jour je ne l'ai plus jamais revu, ni à Guyancourt ni ailleurs,
lorsque je revois Asiatech pour tenter de renouer le dialogue
cette fois pour le compte de Prost GP ils me répondent qu'il
n'en serait plus question tant que Diniz serait dans le capital.
  J'ai appris qu'il négociait avec des annonceurs potentiels au
Brésil et que ça ne marche pas.

  Il nous a fait énormément de tort, à travers des rumeurs qu'il lançait,
les gens avec qui je négociais ne savaient plus.
  Alors pourquoi Renault ne construit pas sur Prost, pourquoi ne
pas autoriser les Casella père et fils propriétaire de
Mécachrome à racheter Prost GP
  J'en ai déduit que Prost GP dérange en tant qu'écurie
française , 5, 10, 15 fois
  j'ai demandé que l'on change le nom de l'équipe.

L'avenir
 En France ?
  Chez qui ??? Et puis je suis dégoutté de la façon dont les choses
se sont passées  je m'entends mieux avec les Anglo-saxons,
les Italiens… En fait notre disparition arrange tout le monde.
Peugeot bis
Bien sur j'ai commis des erreurs certaines en pleine connaissance
de cause car incapable de faire autrement, j'ai été trop gentil
avec Peugeot. En 94 Ron Dennis s'est de suite aperçue de ce qui
l'attendait, il a cassé le contrat.
  Erreur d'avoir appelé Prost GP, en 2000 quand on a cassé
57 moteurs et fini aucune course, on ne parle que de Prost
pas de Peugeot. Je voulais débaptiser

  l'écurie que Peugeot entre dans le capital en Vain.
  Peugeot laisse la F1 pour le Rallyes , la F1 n'est pas son truc.
Barnard
Il fut d'une grande aide au début puis il diminua pour
devenir très coûteux
Jenkins
 Sympathique, ouvert, disponible chez Mc Laren, coincé,
fermé, chez nous.
  Il a détruit chez nous tout ce que B Dudot avait crée en interne
Dudot
L'Incompatibilité entre B Dudot et Peugeot est telle
qu'il ne put rester
Diniz bis
Pas très sérieux, immature et papa qui décide, cette opportunité
était incroyable  pour lui, pourquoi à t-il investi 40% de Prost GP.
Il nous donnait rendez vous un dimanche soir, avec les avocats des
deux parties et ne venait pas, il était sur son bateau ou terminait
sa nuit en boite de nuit dans une boite de St Tropez, et puis
  les factures d'avocats …
  A Prost aurait versé de sa poche 22 MF

  Source auto hebdo N°1327
Ecclestone
 Tonton Bernie ne soutien pas Prost GP,
"le dossier Prost est vraiment pourri"
  ALORS POURQUOI 15 JOURS PLUS TARD DANS LA REVUE
AUTO HEBDO N°1329 PAGE 109, UNE PETITE ANNONCE
CHERCHE DES ASSOCIES POUR LE REDEMARRAGE
D'UNE ECURIE AVEC REPRISE DES BIEN CORPOREL
DE PROST GP ET ENGAGEMENT EN 2002
Al Waleed
Le prince Saoudien Al Waleed à proposé à Prost GP sa reprise
( les parts ) et donc le contrôle de la société, Alain n'aurait pas donné
suite voulant rester à la tête de son entreprise, A Prost ne voulue pas
s'exprimer sur ce sujet, je crois aujourd'hui qu'il est nécessaire
le lui "foutre" la paix !

  Alain Prost dérange, où sont ses personnes qui ont étés le
chercher en 97, les gros sponsors français, investisseurs,
Mr Ecclestone qui par le passé avez aidé les écuries
en difficultés. Prost out, la 12eme écurie peut venir pas besoin
  d'investir des sommes colossales, reprenons les acquis Prost.
  Ecclestone se demande quel a été l'aide du gouvernement français

Le team Prost est mort ?
Non, si quelqu'un arrive et rachète l'équipe il peut changer
le nom, je situe les chances à 5% les probabilités  pourraient être
de 100% après 3 GP.

Les repreneurs avaient les budgets mais pas les liquidités,
Ecclestone pouvait faire la "soudure" ou laisser  mourir le team
pour d'autres intérêts, une facture moteur Ferrari de 33, 10 millions
d'euros, Liquidation judiciaire veut dire, dettes oubliées,
contrat moteur caduque, personnel licencié mais récupérable
  avec des conditions différentes de quoi séduire le
repreneur … Diniz ???

Economie des 48 Millions $ d'engagement en GP
remboursable, Les repreneurs ?  Renault avec Pollock,
Diniz. 14 Février, 15 personnes remontent les monoplaces
pour les enchères, 2 ou 3 agents administrateurs, d'autres
font vivre le bureau d'études, les meubles
  sont là, les machines également pour 4 semaines.
  Sources Auto Hebdo N°1328

  15 jours plus tard les prédateurs arrivent et veulent leurs
parts de gâteaux un dépeçage en règles, Tom Walkinshaw
récupère les restes de Prost GP qu'il multipliera par 6,
le groupe TWR endetté fait acte de candidature pour
  le rachat des actifs de Prost GP:
  Soit acquisition des droits de propriété sur les châssis
AP05, des pièces et éléments des AP05, des droits "accords
de la Concorde" l'offre est de 2, 586 millions d'euros,
Paul Stoddart ( Minardi ) fait une dernière proposition
  il veut Prost GP pour fermer le team, l'entreprise,
l'enterrer ! Ainsi il barre la route de Walkinshaw. Stoddart
sait qu'ayant PROST GP il récupère une place au championnat 2001,
donc 10 millions $ de primes…

  Stoddart constate l'absence des Prost au 1er GP il retire
l'offre d'achat qu'il a faite, Surprise TWR décroche
le rachat comme un gestionnaire.

  Nouveau coup de théâtre, Tonton Bernie entre en contact
avec Walkinshaw "j'espère que tu n'as pas trop dépensé
de fric dans cette affaire, car on ne te laissera pas faire
comme ça, si tu veux courir au Brésil ou en Malaisie tu dois
  payer 48 millions $ de caution"

  TWR aurait racheté une infrastructure proposée par la justice
française, une équipe liquidée n'existe plus, Walkinshaw
devait racheter PROST GP de son vivant, compliqué ? Oui !

  Cette affaire relève de plusieurs juridictions, justice, civile,
commerciale, lois sportives et commerciales dictées par
les accords de la concorde. Les requins se battent entre eux.

Et l'avenir
TWR, est propriétaire de V10 Hart, de pilotes à gros budgets
tel que Mazzacane, Enge, son nouveau nom: Phoenix GP ???
  Suite au prochain épisode…

Ecclestone l'avait dit l'on ne te laissera pas faire comme çà,
la Fia à prévenus que rien n'y personne n'accepterais des Prost
sur une grille de départ. Au final 2 Prost seront engagées
en Malaisie, avec un moteur HART/TWR avec les super
  pilotes Mazzacane, et Marquès, pour le reste ???

  Charles Nickerson tient sa promesse deux AP04 versions
2001, sont arrivées en Malaisie repeintes et bricolées avec
de vieux moteurs Hart-TWR, elle ne sont jamais arrivées
dans le paddock. La FIA refuse les voitures car non inscrites
  en plus les mécanos se sont vus refuser l'entrée,
aucun stand n'est prévu pour elles, ajoutons que les voitures non
effectuées les crash test obligatoires, qu'elles
  n'avaient pas de pneus …

Charles Nickerson plus connut sous le nom de pilote (Jaguar
avec Walkinshaw) Chuck Nicholson, ne c'est pas acquitté des
48 millions de $ comme tout nouvel arrivant en GP, l'on peut
comprendre les réticences des "techniques" puisque les
  moteurs Hart sont de 99, le train arrière est celui de l'Arrows
tri-place, du bricolage!

Diniz Ter
Nous retrouvons notre Pédro Diniz au Brésil où il est le
promoteur du championnat du Brésil Formule Renault, peut
être que ses négociations avec Prost GP ont servi
  à autres choses ???
  Enfin, vu de l'extérieur ( de la France ) cette histoire est
tragi- comics, tous se délectent des commentaires incendiaires
et souvent hâtifs de la situation.

Phoenix la société qui a racheté les Prost AP04, la propriété
intellectuelle des AP05 lui ouvrant d'office la participation
aux GP 2002. Phœnix à perdu son procès qui l'oppose à la FIA,
libre d'investir 48 M$ de caution pour s'inscrire, que fera t'il ?
  Charles Nickerson fera t'il appel, histoire de bloquer quelques
semaines, voir quelques mois les revenus TV sur lesquels
compte Minardi pour se sortir !

Juin, 2002
Une importante réunion entre les patrons de la F1 et B Ecclestone
pour discuter des 12 millions $ des droits tv de Prost GP que se
dispute Arrows qui rachète via Phoenix et Minardi suivant au
classement du championnat 2001 du team Prost

M Mosley impose de trouver une solution 8 millions pour
Minardi et 4 partagés pour entre toutes les autres
à parts égales.

Ferrari, Ford, sont d'accord R Dennis lui non.

12 millions ont été versés aux écuries concernées qui doivent
donc en rétrocéder une large partie.


Ligier – Beltoise

Ligier – Beltoise : l’amitié, les promesses… et le chronomètre

1976. Guy Ligier se lance dans l’aventure de la Formule 1. Avec l’aide de Gérard Ducarouge et de plusieurs anciens techniciens de Matra, il fait naître la spectaculaire Ligier JS5 équipée du célèbre V12 Matra.

Le financement suit également : la marque Gitanes accepte de soutenir le projet. Une opération à laquelle a largement contribué Jean-Pierre Beltoise, véritable intermédiaire entre Ligier, Matra et le sponsor.

Lorsque viennent les premiers essais au Circuit Paul-Ricard, Guy Ligier convoque plusieurs pilotes. Parmi eux, Jacques Laffite, jeune espoir en pleine ascension. Quant à Beltoise, il est persuadé qu'il est naturellement destiné à piloter la voiture en course.

Après tout, il a participé à la mise en place du projet, aidé aux relations entre les partenaires et suivi le développement de la monoplace. Certes, il approche des 39 ans et n'a plus couru en Grand Prix depuis un an, mais il reste convaincu que l'aventure Ligier sera aussi la sienne.

Puis arrive l'inévitable juge de paix : le chronomètre.

Durant les essais du Castellet, les deux hommes accumulent les tours. Les résultats sont clairs. Laffite est plus rapide.

Des années plus tard, Jacques Laffite résumera la situation avec franchise :

« J'étais plus rapide que lui, ce qui était logique. J'étais en pleine forme, je courais tous les week-ends, champion d'Europe de F2, avec plusieurs victoires en endurance. »

Mais cette supériorité sportive ne rend pas la situation plus confortable.

« J'étais vraiment embêté, parce que je savais tout ce que Jean-Pierre avait fait pour l'automobile française et pour Matra. Je lui devais beaucoup et je l'aimais bien. »

Pour Guy Ligier, pourtant, l'heure n'est plus aux sentiments. Il joue ce qui est probablement la partie la plus importante de sa carrière. Sa jeune écurie débute en Formule 1 et il ne veut prendre aucun risque.

Le choix tombe : ce sera Jacques Laffite.

Pour Beltoise, la déception est immense. Lui qui pensait avoir gagné sa place sur le terrain des relations et de l'expérience découvre que la Formule 1 reste fidèle à sa règle la plus simple :

les promesses comptent, mais les dixièmes de seconde comptent davantage.

L'affaire se termine devant les tribunaux. Jean-Pierre Beltoise obtient finalement une indemnisation d'environ 800 000 francs.

Avec le recul, certains reprocheront à Guy Ligier un manque d'élégance dans sa manière de gérer le dossier. D'autres rappelleront qu'un jeune constructeur n'avait pas le luxe de privilégier la reconnaissance à la performance.

Au final, cette histoire illustre parfaitement une réalité souvent brutale du sport automobile : les amitiés peuvent aider à construire une écurie, mais ce sont les chronos qui choisissent les pilotes.

BAR-Honda 2005



BAR-Honda 2005 : tricherie ou zone grise du règlement ?

L'affaire BAR-Honda constitue l'un des dossiers techniques les plus controversés des années 2000.

À l'issue du Grand Prix de Saint-Marin 2005, les monoplaces de BAR-Honda sont soumises aux vérifications techniques habituelles. Très rapidement, les commissaires découvrent un problème concernant le poids réglementaire minimum fixé à 600 kg.

Pour Max Mosley, la sanction prononcée apparaît même relativement clémente compte tenu des circonstances.

Le verdict est lourd :

  • Disqualification du Grand Prix de Saint-Marin.
  • Exclusion des Grands Prix d'Espagne et de Monaco.
  • Prise en charge des frais liés à la procédure.
  • Suspension de six mois avec sursis à compter du Grand Prix de Monaco.

La FIA ne reproche pas directement à BAR d'avoir présenté une voiture non conforme lors du contrôle final. Le véritable problème est ailleurs.

Selon les enquêteurs, l'équipe est incapable de démontrer que ses monoplaces sont restées au-dessus de la limite des 600 kg pendant toute la durée de la course.

Les opérations de vidange effectuées après l'arrivée révèlent plusieurs quantités de carburant demeurées dans différents compartiments du système d'alimentation :

  • Première extraction : 0,16 kg.
  • Deuxième extraction : 8,92 kg provenant d'un réservoir secondaire.
  • Troisième extraction : 2,46 kg supplémentaires.

Une fois l'ensemble retiré, la voiture affiche seulement 594,6 kg sur la balance.

Soit 5,4 kg de moins que le minimum réglementaire.

Toute la défense de BAR repose alors sur une interprétation du règlement. L'équipe affirme que ce carburant faisait partie intégrante du système et devait être considéré comme embarqué à bord de la voiture.

La FIA considère au contraire que ce dispositif permet potentiellement à la monoplace de rouler une partie de l'épreuve sous le poids légal, ce qui constitue un avantage en performance.

Le tribunal reconnaît d'ailleurs une certaine confusion dans la rédaction des textes. Les juges ne parlent pas d'une fraude grossière comparable à d'autres affaires célèbres de la Formule 1, mais ils estiment que le système utilisé est incompatible avec l'esprit du règlement.

C'est précisément cette ambiguïté qui rend l'affaire si intéressante.

Pour les partisans de BAR, il s'agit d'une interprétation audacieuse d'un règlement imparfait.

Pour la FIA, c'est une tentative de contourner la règle fondamentale du poids minimum.

La sanction finalement retenue reflète ce dilemme : suffisamment sévère pour marquer les esprits, mais moins brutale qu'une exclusion définitive du championnat.

L'affaire BAR-Honda 2005 demeure ainsi un exemple classique de ces zones grises techniques où, en Formule 1, la frontière entre innovation et infraction est parfois extrêmement mince.

STEWART TESTS 1978

Jackie Stewart teste les Formule 1 de 1978

À la fin des années 1970, la Formule 1 connaît une véritable révolution technique. L'effet de sol bouleverse la hiérarchie et les monoplaces deviennent de plus en plus rapides. Les ingénieurs repoussent les limites, parfois au détriment du confort et de la sécurité des pilotes.

Triple champion du monde, Jackie Stewart a pris sa retraite depuis plusieurs années lorsqu'il est invité à essayer plusieurs Formule 1 de la saison 1978.

L'Écossais, qui a toujours milité pour l'amélioration de la sécurité en Grand Prix, découvre alors une génération de voitures radicalement différente de celle qu'il a connue.

Après quelques tours, son constat est sans appel.

Les nouvelles monoplaces à effet de sol génèrent des appuis considérables mais au prix d'un inconfort extrême. Les suspensions sont devenues si rigides que les voitures rebondissent violemment sur les bosses. Les pilotes encaissent des charges physiques importantes tandis que les jupes aérodynamiques frottent continuellement contre l'asphalte pour préserver l'effet de sol.

Stewart est impressionné par les performances mais beaucoup moins par les conditions dans lesquelles elles sont obtenues.

Selon lui, certaines de ces voitures sont plus difficiles à piloter physiquement que les Formule 1 de son époque, pourtant réputées dangereuses.

L'essai met également en évidence un paradoxe de la Formule 1 moderne : alors que la sécurité des circuits, des casques et des équipements progresse rapidement, les monoplaces deviennent toujours plus exigeantes pour leurs pilotes.

À cette époque, les références s'appellent Lotus 79, Ferrari 312T3, Brabham BT46 ou encore Tyrrell 008 en début de saison. Toutes témoignent d'une période où l'innovation semble n'avoir aucune limite.

Stewart en ressort admiratif du travail des ingénieurs mais convaincu que la quête de performance ne doit jamais faire oublier le pilote.

Une réflexion qui résonnera particulièrement quelques années plus tard, lorsque les excès de l'effet de sol conduiront les autorités sportives à modifier profondément le règlement technique.


Pour beaucoup d'observateurs, le regard porté par Jackie Stewart sur les Formule 1 de 1978 illustre parfaitement le contraste de cette époque : des voitures extraordinairement rapides, parfois géniales, mais souvent à la limite de ce qu'un pilote pouvait physiquement supporter pendant un Grand Prix.


Récupération d'énergie

Récupération d'énergie : débuts sous haute tension

À l'approche de la saison 2009, la Formule 1 prépare l'arrivée du système de récupération d'énergie cinétique, le fameux KERS, rendu obligatoire par la FIA dans le cadre de sa politique de modernisation technologique.

Sur le papier, l'idée est séduisante : récupérer l'énergie dissipée au freinage et la restituer sous forme de puissance supplémentaire.

Dans la réalité, les premiers essais se révèlent beaucoup moins rassurants.

Chez Red Bull Racing, alors que des prototypes sont en phase de développement, un incident spectaculaire se produit lors d'essais internes. Les batteries du système ne résistent pas aux contraintes imposées. Une importante surchauffe est suivie d'un dégagement de fumée, puis d'une explosion.

Les alarmes incendie de l'usine se déclenchent immédiatement et les essais sont interrompus.

L'incident rappelle à tous que stocker puis restituer rapidement de fortes quantités d'énergie n'est pas une opération anodine.

D'autres équipes rencontrent également des difficultés.

Chez McLaren Racing, plusieurs essais auraient provoqué des dégâts importants sur les bancs de développement. Là encore, les accumulateurs au lithium sont montrés du doigt. Leur densité énergétique est remarquable, mais leur comportement en cas de défaillance inquiète les ingénieurs.

Le danger n'est pas uniquement lié au feu.

Lors d'essais privés sur le circuit de Circuito de Jerez, le pilote d'essais Christian Klien effectue seulement quelques tours avant de rentrer aux stands.

À peine la monoplace immobilisée, un mécanicien pose la main sur la carrosserie.

L'instant suivant, il est violemment projeté au sol.

Un puissant arc électrique s'est formé entre la voiture et l'homme. Le système de récupération d'énergie n'avait pas été correctement déchargé et la monoplace était toujours sous tension.

L'accident aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Une semaine après les faits, les ingénieurs de BMW Sauber peinent encore à fournir une explication définitive.

Les procédures de sécurité existent pourtant.

Après l'arrêt du moteur, il est interdit de toucher immédiatement la voiture. Un délai de quelques secondes doit être respecté afin de permettre aux systèmes électriques de se désactiver complètement. Une diode lumineuse installée sur le volant indique également l'état du circuit haute tension.

Selon les premières conclusions, le mécanicien aurait simplement agi par réflexe, comme il l'avait toujours fait avec les monoplaces traditionnelles.

Sauf qu'en 2009, une Formule 1 n'est plus seulement une machine thermique.

Elle transporte désormais plusieurs centaines de volts à bord.

Les débuts du KERS auront ainsi démontré que la révolution hybride apportait autant de performance que de nouveaux défis en matière de sécurité. Entre batteries en surchauffe, incendies, risques d'électrocution et procédures inédites, la Formule 1 découvrait un univers technologique qui allait devenir la norme quelques années plus tard.

CUP MERCEDES 1984

Mercedes 190 : quand Senna surprend les champions

Pour célébrer le lancement de sa nouvelle Mercedes-Benz 190E 2.3-16, Mercedes organise en 1984 un événement exceptionnel sur le nouveau tracé du Nürburgring, inauguré quelques semaines auparavant.

L'idée est simple : réunir quelques-uns des plus grands noms du sport automobile au volant de voitures strictement identiques afin de disputer une course de démonstration.

Le plateau est prestigieux.

On y retrouve notamment Niki Lauda, Keke Rosberg, Denis Hulme, Jody Scheckter, Hans Herrmann, Jack Brabham, James Hunt, John Surtees, Phil Hill, Carlos Reutemann, Alain Prost, John Watson, Stirling Moss et Klaus Ludwig.

Au milieu de ces vedettes figure un jeune homme presque inconnu du grand public : Ayrton Senna.

Le Brésilien vient tout juste de débuter en Formule 1 chez Toleman. Il n'a encore remporté aucun Grand Prix et son nom n'est pas encore associé à la légende.

La course est disputée sur des Mercedes identiques afin de mettre les pilotes sur un pied d'égalité.

Très rapidement, Senna se montre le plus rapide du plateau. Il domine les débats et s'impose devant des champions du monde confirmés et des pilotes aux carrières déjà mythiques.

Derrière lui, Lauda termine deuxième tandis que Reutemann complète le podium.

Beaucoup des participants sont impressionnés par la vitesse du jeune Brésilien. Pour certains observateurs, cette démonstration constitue l'une des premières preuves publiques du talent exceptionnel de Senna.

La course n'accorde aucun point pour un championnat, mais son retentissement est considérable. Voir un débutant battre autant de références du sport automobile attire immédiatement l'attention du paddock.

Avec le recul, cet événement promotionnel organisé pour lancer une simple berline sportive est devenu un moment historique : le jour où un jeune pilote de 24 ans a rappelé à toute une génération de champions qu'une nouvelle étoile venait d'arriver.

4 juin 2026

ALBERS M Cours 2007

Christijan Albers et le tuyau de ravitaillement – Magny-Cours 2007

L'un des arrêts aux stands les plus surréalistes de l'histoire récente de la Formule 1 se produit lors du Grand Prix de France 2007 sur le circuit de Circuit de Nevers Magny-Cours.

Le pilote néerlandais Christijan Albers, au volant d'une Spyker F8-VII, effectue son ravitaillement normalement. À cette époque, les arrêts essence sont encore autorisés en Formule 1.

Lorsque le feu passe au vert, Albers redémarre... mais le flexible de ravitaillement est toujours connecté à la voiture.


Dans la précipitation, le système de dégagement n'a pas été retiré correctement. La Spyker arrache alors tout le dispositif en quittant son emplacement, emportant avec elle le lourd tuyau de carburant et une partie du matériel de ravitaillement.

Les mécaniciens se jettent immédiatement en arrière pour éviter d'être blessés tandis que la voiture parcourt plusieurs mètres avec l'équipement suspendu à son flanc.

L'image fait instantanément le tour du monde.

La direction de course neutralise rapidement la situation et Albers est contraint d'abandonner. Aucun blessé n'est heureusement à déplorer, mais l'incident provoque une vive polémique au sein de l'équipe.

Pour une structure déjà en difficulté sportive et financière, l'erreur est embarrassante. Quelques semaines plus tard, Albers quitte d'ailleurs l'écurie Spyker, même si son départ est davantage lié à des questions budgétaires et de sponsoring qu'à cet épisode.

L'incident reste cependant attaché à son nom. Pendant longtemps, dès qu'on évoquait Christijan Albers, les images de Magny-Cours revenaient immédiatement à l'esprit : une Formule 1 quittant les stands avec toute la station-service accrochée derrière elle.


Un moment spectaculaire, heureusement sans conséquence grave, mais devenu un classique des bêtisiers de la Formule 1 moderne.

Arrows A2

Arrows A2 : l'audace poussée trop loin

Présentée pour la saison 1979, la Arrows A2 demeure l'une des monoplaces les plus originales et controversées de l'histoire de la Formule 1.

Conçue sous la direction de Tony Southgate et de Dave Wass, elle devait permettre à Arrows de franchir un cap face aux géants de la discipline. Sur le papier, l'idée était séduisante : exploiter au maximum l'effet de sol qui révolutionnait alors la Formule 1.

La voiture se distinguait immédiatement par sa silhouette inhabituelle. Son nez très étroit, sa coque extrêmement fine et ses pontons réduits au minimum lui donnaient une allure futuriste. L'objectif était simple : diminuer la traînée aérodynamique tout en maximisant l'efficacité des tunnels à effet de sol.

Malheureusement, la théorie ne résista pas à la pratique.

Les ingénieurs découvrirent rapidement que la voiture manquait de rigidité. Le châssis se déformait sous les contraintes aérodynamiques, modifiant en permanence le comportement de la monoplace. Plus la vitesse augmentait, plus les réglages devenaient imprévisibles.

Les pilotes, notamment Riccardo Patrese et Jochen Mass, se plaignaient d'une voiture instable et difficile à exploiter. Trouver un réglage satisfaisant relevait souvent du casse-tête.

L'effet de sol, censé être son principal atout, devenait parfois son pire ennemi.

Face aux difficultés, Arrows continua à faire évoluer l'A2 tout au long de la saison. Mais les résultats restèrent décevants et l'équipe revint rapidement à des solutions plus conventionnelles.

Pourtant, malgré son échec sportif, l'Arrows A2 conserve une place particulière dans l'histoire de la discipline. Elle symbolise une époque où les ingénieurs osaient encore remettre en question toutes les certitudes techniques.

À la fin des années 1970, les équipes expérimentaient les six roues, les turbines, les transmissions intégrales ou encore les concepts aérodynamiques les plus extravagants. L'A2 s'inscrit parfaitement dans cette période de créativité presque sans limites.

Comme beaucoup de voitures révolutionnaires, elle avait peut-être raison trop tôt... ou simplement tort de manière spectaculaire. C'est précisément ce qui la rend encore fascinante aujourd'hui.

March de Brambilla

La March de Brambilla
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Ou la recherche de l'appui












1999 50e couronne

1999 : la cinquantième couronne

La saison 1999 restera comme l'une des plus indécises de l'ère moderne, mais pas forcément comme la plus brillante.

L'accident de Michael Schumacher à Silverstone bouleverse totalement le championnat. Défaillance de freinage ou prise de risque excessive au moment de tenter de dépasser son équipier Eddie Irvine, les débats continuent encore aujourd'hui. Une chose est certaine : Ferrari perd soudainement son leader et doit revoir tous ses plans.

Irvine se retrouve propulsé candidat au titre presque malgré lui.


Chez McLaren, la situation n'est guère plus sereine. David Coulthard multiplie les erreurs, les sorties de piste et les occasions manquées. Pendant ce temps, Mika Häkkinen alterne performances remarquables et fautes inhabituelles.

Ferrari comme McLaren semblent décidées à se compliquer l'existence. Les ravitaillements ratés se succèdent, les stratégies paraissent parfois improvisées et certaines décisions prises depuis les stands laissent perplexes observateurs et supporters.

Chez Ferrari, Schumacher n'a jamais réellement soutenu Irvine publiquement. Lorsque l'Allemand est contraint de rester éloigné des circuits pendant plusieurs mois, la Scuderia se résout enfin à jouer la carte du pilote nord-irlandais. Mais ce changement de cap intervient peut-être trop tard.

Pour compenser l'absence de son champion, Ferrari recrute plusieurs remplaçants, dont Mika Salo. Le Finlandais réalise quelques prestations solides mais ne peut évidemment remplacer Schumacher sur la durée.

La saison devient alors un véritable feuilleton.

Ferrari est d'abord disqualifiée après des contrôles techniques controversés. Les ingénieurs reconnaissent une erreur d'interprétation réglementaire. Quelques jours plus tard, la Cour d'appel de la FIA annule la sanction et réintègre l'équipe au classement.

Pendant ce temps, la hiérarchie traditionnelle vacille. Stewart décroche une victoire inattendue, Jordan en remporte deux et même Prost Grand Prix nourrit encore quelques espoirs de renaissance.

Au bout du compte, Mika Häkkinen conserve son titre mondial.

Schumacher, blessé, voit ses ambitions s'envoler. Irvine échoue de peu. McLaren et Ferrari donnent parfois l'impression de vouloir perdre autant que gagner.

La saison 1999 aura offert du suspense jusqu'au dernier Grand Prix, mais également une impression permanente d'occasions manquées, d'erreurs et de rebondissements improbables.

Pour certains, Häkkinen a gagné avec une bonne part de réussite.

Pour d'autres, Schumacher a perdu un championnat qu'il semblait en mesure de contrôler.

Une chose est sûre : cette saison agitée a davantage marqué les esprits par ses péripéties que par son niveau de maîtrise, et elle demeure l'un des championnats les plus singuliers de l'histoire récente de la Formule 1.

LIGIER - SCHLESSER



Schlesser et Ligier : naissance d'une amitié

Lors du Tour de Corse 1963, Guy Ligier et Jo Schlesser ne se connaissent pas encore. Pourtant, quelques kilomètres suffiront pour rapprocher ces deux fortes personnalités du sport automobile français.

La première rencontre a lieu au détour d'une assistance.

C'est toi Ligier ? José Behra m'a parlé de toi. Dis donc, vous vous défendez bien !

Avec ton monstre, ce n'est déjà pas si mal de te suivre...

Le ton est donné.

Dans la spéciale entre Maison Colonna et Calcatoggio, Guy Ligier aperçoit bientôt la voiture de Schlesser revenir à grande vitesse dans ses rétroviseurs. Jo finit par le dépasser, mais Ligier décide de s'accrocher malgré un handicap de taille : il roule sans véritables freins depuis près de 200 kilomètres.

Pendant quelques instants, il parvient à suivre le rythme infernal imposé par Schlesser.

Puis tout bascule.

La voiture quitte la route et plonge dans un ravin. Une descente d'une cinquantaine de mètres qui aurait pu très mal se terminer.

L'incident marque pourtant le début d'une solide amitié entre les deux hommes.

Au fil des années, leurs relations dépassent largement le cadre de la compétition. Schlesser et Ligier s'associent bientôt pour créer Inter Sport, une société spécialisée dans l'importation et la vente de voitures sportives américaines.

Dans leurs showrooms passent alors quelques-unes des machines les plus désirables de l'époque : les Ford GT40, les AC Cobra et les Ford Mustang.

Une aventure commerciale née d'une rencontre en Corse, d'un ravin mal placé... et d'une passion commune pour les automobiles d'exception.