5 mai 2026

COMAS - A SENNA

 COMAS - A SENNA

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Nous sommes le 28 août 1992, à Spa-Francorchamps. Ayrton Senna s’élance pour un tour lancé lors des essais du Grand Prix de Belgique. 

À la sortie de Blanchimont, tout bascule : la McLaren-Honda n°1 ralentit brusquement. Devant lui, une Ligier immobilisée au milieu de la piste, noyée dans un nuage de poussière. À son bord, Érik Comas.

« J’étais le premier à arriver après que Jyrki Järvilehto est sorti large et a répandu des graviers », racontera Comas. « Une fois le virage passé, plus rien. J’ai tiré tout droit dans les murs de pneus. »
Le choc est violent. Une roue vient heurter son casque. 

Assommé, le pilote perd connaissance tandis que sa monoplace finit sa course en travers de la piste, moteur hurlant. « Je ne me souvenais de rien. J’ai dû revoir les images après coup. Ma roue avant droite m’a frappé à la tête : j’étais K.-O., le pied toujours sur l’accélérateur. »

La suite appartient à la légende. Senna s’arrête, saute hors de sa voiture et court vers l’épave. Le moteur de la Ligier tourne encore à haut régime, l’essence et l’huile se répandent : le risque d’explosion est imminent. Sans hésiter, le Brésilien se penche dans le cockpit et coupe le contact. « Personne ne savait ce qui pouvait arriver. Tout pouvait exploser. Ayrton m’a sauvé la vie. »

2 mai 2026

TETU Michel



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Michel Têtu, ingénieur automobile français né en 1941 à Châteauroux, a marqué l'histoire du sport auto par sa polyvalence et sa longévité.

Diplômé de l'ESTACA (anciennement ETACA), il a collaboré avec des figures comme Charles Deutsch, Guy Ligier, Autodelta (Alfa Romeo), Renault Sport et Larousse, concevant berlinettes, prototypes et seize châssis de Formule 1.



Sa carrière débute en 1963 chez Charles Deutsch (CD), où il travaille avec Robert Choulet.

 Fin 1968, il rejoint Guy Ligier pour concevoir la JS1, une GT au design soigné par Pietro Frua, exposée au Salon 1969 et équipée d'un Ford FVA. Évoluant vers la JS2 (GT routière, puis compétition avec Maserati), il adapte le châssis pour rallye et Le Mans, tandis que la JS3 vise la piste pure, testée en soufflerie Eiffel – une pratique rare à l'époque.

Débauché par Autodelta en 1972, Têtu contribue à la Tipo 33 (8 puis 12 cylindres à plat), championne du monde des Sport-Prototypes en 1975 avec Pescarolo/Bell et Laffite/Merzario. Les essais aérodynamiques se font à nouveau à Eiffel, en lien avec l'équipe de Deutsch.

Recruté par Gérard Larousse en 1976, il valide la R5 Turbo secrète et développe Alpine A310 V6 (champions de France rallye 1977) et R5 Gr2 (Monte-Carlo 1978). Chez Renault F1 dès 1978, il peaufine la RS10 (première victoire turbo en GP), puis RE20 à RE50. La RE30 (1982) reste sa favorite pour sa compacité, tandis que la RE40 (1983) marque l'entrée en monocoque carbone pur – fabriqué par Hurel-Dubois (sauf "crash box" alu) – malgré des frustrations de fiabilité face à la concurrence.

Suivant Larousse chez Ligier (1985), il conçoit JS25/27 (bons résultats 1986), avant des déceptions avec Alfa/Megatron. 

Chez Larrousse F1 (1987-1994) avec Ducarouge, il signe des châssis compétitifs jusqu'à la disparition de l'équipe faute de fonds.

Têtu incarne l'ingénieur "artisan" des années 60-90, alliant rallye, endurance et F1 avec pragmatisme et innovation aérodynamique.

SCHUMACHER en Nascar



En juin 2002, alors qu'il visitait son ranch texan, Michael Schumacher, quadruple champion du monde F1, décide de faire un détour par le Texas Motor Speedway. Le circuit accueillait ce jour-là une école de pilotage NASCAR ouverte au public, où n'importe qui pouvait acheter un billet pour prendre le volant d'une stock-car.

Anonymat total au pays de l'oval
Personne ne reconnaît le pilote allemand le plus célèbre du moment. Ni le personnel du circuit, ni les employés de l'école de pilotage, ni les 100 personnes environ dans la file d'attente pour acheter un billet. Schumacher patiente sagement, mais devant la longueur de la queue – 2 à 3 heures d'attente avant de rouler – décide de renoncer.

Le refus de l'arrogance
« Ça aurait été très arrogant de me présenter et de passer devant tout le monde », confiera-t-il plus tard. Il repart donc sans avoir tourné un seul tour, anonyme parmi les anonymes. L'anecdote, qu'il racontera lui-même lors du GP des États-Unis à Indianapolis quelques mois plus tard.

De Ferran sans F1



En 1993, Gil de Ferran, après une saison encourageante en Formule 3000, se retrouve à disputer un véritable casting pour le deuxième baquet de Footwork en 1994, face à Jos Verstappen et Christian Fittipaldi.

L'essai décisif qui tourne au vinaigre
L'équipe japonaise organise des essais privés où de Ferran montre un bon rythme, mais le siège reste ouvert. Juste avant sa session finale décisive à Estoril, catastrophe domestique : le Brésilien se cogne violemment la tête contre une armoire de cuisine dans le motorhome de l'écurie.

Adieu F1, bonjour IndyCar
Grièvement commotionné, de Ferran est déclaré inapte et doit déclarer forfait. Footwork, pressé par le temps, confirme Fittipaldi pour 1994. 

Le pilote brésilien ne remettra jamais un pied en F1, mais se reconvertira brillamment en CART/Champ Car puis IndyCar, où il remportera le championnat CART 2000 et les 500 Miles d'Indianapolis 2003 – une bien meilleure destinée que les aléas de Footwork !

TYRRELL 4 ROUES AVANT

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Moteurs défaillants et innovations désespérées chez TYRRELL

Le principal handicap venait des moteurs V10 Yamaha conçus par Judd, notoirement faibles en puissance et peu fiables, obligeant Tyrrell à multiplier les astuces techniques sur des circuits à forte demande de vitesse comme l'ancien Hockenheimring.

Lors du Grand Prix d'Allemagne 1996, l'équipe eut recours à une solution audacieuse : équiper les quatre roues de pneus avant plus étroits pour réduire la traînée aérodynamique. Cette configuration, qui aurait théoriquement gagné environ une seconde par tour, fut testée par les deux pilotes Ukyo Katayama et Danny Sullivan.

L'échec technique et l'interdiction
Malheureusement, des problèmes de tenue de piste et de fiabilité mécanique forcèrent les deux voitures à repasser rapidement par les stands pour basculer sur les mulets à configuration standard. L'expérience tourna court et n'apporta aucun avantage compétitif tangible.

En 1997, la FIA interdit définitivement cette astuce, jugée dangereuse et contraire à l'esprit du règlement sur les dimensions minimales des pneus. Tyrrell continua sa lente agonie jusqu'à sa vente à BAR en 1998, illustrant parfaitement les limites des solutions "bidouilles" face à des problèmes structurels plus profonds.

SALO Mika chez Lotus

 

SALO Mika chez Lotus

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Mika Salo a eu sa chance tant attendue en F1 au Grand Prix du Japon de 1994, quand l'écurie Lotus, presque en faillite, l'a appelé et lui a proposé un volant s'il pouvait réunir environ 100 000 $. 

Il a réussi à le faire, en appelant toutes les entreprises finlandaises qu'il connaissait au milieu de la nuit, et le lendemain matin, il a pris le métro pour aller au bureau du patron de l'écurie, Peter Collins - en transportant tout l'argent en espèces, fourré dans un sac à dos Donald Duck.

RAIKKONEN "argent"



Le fric de Raikkonen en 2013

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En 2013, Lotus-Renault a promis à Räikkönen 50000 $ par point marqué. 

Il a finalement marqué 183 points pendant la saison... ça a causé des problèmes financiers à l'équipe, les paiements ont été retardés, etc. 

En Corée, Räikkönen était en train de déjeuner avec son ingénieur dans le motorhome Lotus, et le président de Lotus F1, Gérard Lopez, est arrivé. Kimi l'a regardé et a crié, devant tout le monde 

"HEY GERARD, IL EST OÙ MON FRIC"

Le film "Le Mans"

Le film "Le Mans"

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En 1970, Steve McQueen, passionné de pilotage, se rend aux 24 Heures du Mans pour le tournage de son film éponyme. Malgré son talent prouvé par une seconde place aux 12 Heures de Sebring plus tôt cette année-là, ses assureurs lui interdisent formellement de participer à la course mancelle, craignant pour sa sécurité et la viabilité du projet.

Le mythe de la conduite nocturne : La légende selon laquelle McQueen aurait bravé l'interdit pour piloter secrètement durant la course est infondée. Si une Porsche 908/02, équipée de caméras et engagée officiellement par Solar Productions, a bien participé à la course (pilotée par Herbert Linge et Jonathan Williams), McQueen n'était pas à son volant en pleine nuit, mais...

Les coulisses d'une production hors normes

Le tournage, lancé dans des conditions proches de l'improvisation, est resté célèbre pour son chaos organisationnel et son ambition démesurée.

  • Une logistique complexe : Pour les besoins du tournage, Solar Productions a édifié un véritable village près du camping du Houx, incluant bureaux, salles de projection et une cantine technologique où fut testé l'un des premiers fours à micro-ondes.

  • Le défi des pilotes : Quarante et un pilotes professionnels, dont des vainqueurs comme Jacky Ickx et Derek Bell, furent recrutés. McQueen mettait à leur disposition un avion privé pour les transporter vers leurs autres courses, Derek Bell soulignant plus tard que McQueen possédait un réel talent naturel pour le pilotage.

  • Une création au jour le jour : Le film a débuté sans scénario fixe, McQueen souhaitant avant tout capturer l'essence d'une journée dans la vie d'un pilote plutôt que de construire une fiction classique. Trois scénaristes, dont Harry Kleiner, ont travaillé sur le script dans une roulotte, le projet final étant constamment remanié.

  • Un tournage étiré : Prévu sur une période courte, le tournage a finalement duré jusqu'en novembre 1970, accusant deux mois de retard. Il a fallu convaincre les écuries de maintenir la disponibilité de leurs voitures et mécaniciens, alourdissant considérablement les coûts.

Un échec devenu un culte : À sa sortie en 1971, le film fut un échec critique et commercial, entraînant la faillite de Solar Productions. Il faudra attendre plusieurs décennies pour que Le Mans soit réhabilité et devienne aujourd'hui une référence incontournable pour tout passionné d'automobile, salué pour son réalisme et son immersion totale dans la compétition des années 70.

ROMAIN AU MANS

 

ROMAIN QUI ?

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« J’étais au Mans avec Freisinger Motorsport. Je suis arrivé sans avoir roulé de Porsche auparavant et je ne connaissais pas le grand circuit. L’anecdote c’est que Manfred Freisinger, le directeur, ne me connaissait pas et pensait avoir engagé Sébastien Dumez. Malgré ça on termine quand même 2e en GT2. »

1 mai 2026

COMBIEN CA COUTE

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Le vrai coût d’un programme WRC

Participer au Championnat du monde des rallyes, ce n’est pas seulement aligner une voiture au départ. Une saison complète peut facilement représenter environ 5 millions d’euros quand on additionne la voiture, les salaires, l’équipement, les voyages, la logistique, les pièces, l’assistance et les imprévus.

Le coût d’une WRC/Rally1 peut atteindre environ 600 000 euros, et son prix de revient est souvent estimé à plus de 150 euros au kilomètre.

Frais de course

À chaque rallye, il faut ajouter les frais d’engagement, qui sont de 8 470 euros pour un concurrent WRC, ou 6 050 euros si le concurrent accepte la publicité des officiels. À cela s’ajoutent les coûts du team sur place, le transport du matériel, les frais de voyage, l’hébergement et toute la logistique d’assistance. En pratique, il faut prévoir environ 25 000 euros par rallye rien que pour absorber l’ensemble de ces dépenses opérationnelles.

Pneus et carburant

Le carburant est fourni par la FIA, avec un tarif indiqué autour de 5,48 euros le litre. Les pneus représentent aussi un poste lourd : environ 200 euros l’unité, et il en faut approximativement 40 par rallye, selon les conditions et la distance parcourue. Même quand la voiture est déjà financée, ces dépenses peuvent vite faire grimper la facture finale.

La solution location

Pour certains, il reste l’option de la location. On peut trouver une auto autour de 90 000 euros, mais il faut encore ajouter le carburant, les pneus, l’assistance et surtout éviter la casse, car la moindre sortie de route peut ruiner le budget. Cette formule réduit l’investissement initial, mais elle ne supprime pas les coûts d’exploitation.

Le règlement 2027

En 2027, la FIA introduit un nouveau règlement destiné à plafonner les budgets. L’objectif est clair : simplifier la techniquestandardiser certains composants et réduire fortement les coûts, avec une baisse visée d’environ 50% sur le prix des voitures. L’idée est de rendre le WRC plus accessible et de contenir une inflation devenue difficile à soutenir pour les équipes

Budgets en Formule 1 : une course à l'armement maîtrisée

La Formule 1 est synonyme de dépenses colossales. La FIA tente depuis 2021 de plafonner les budgets à 175 millions de dollars par saison (environ 160 millions d'euros), hors salaires des pilotes et frais marketing, pour limiter les écarts et favoriser la compétitivité. L'engagement annuel pour une écurie coûte environ 7 millions d'euros, payable à la FIA pour participer au championnat.

Logistique titanesque

Ferrari, par exemple, déplace 25 camions semi-remorques par Grand Prix, transportant pièces, outils et équipements pour un poids total dépassant souvent 100 tonnes. Cette logistique inclut des avions cargo pour les moteurs et une équipe de 60 à 80 personnes sur site par course.

Évolution historique des budgets

Les budgets ont explosé avant les restrictions. Voici un aperçu des chiffres officiels ou estimés :

Année

Écurie

Budget (millions €)

Effectifs

2006

Toyota

418

-

2006

Ferrari

406

-

2006 puis 2013

Red Bull

252 → 230

600

2006

Renault

324

-

2006

Honda

308,5

-

2006 puis 2013

Sauber

355 → 90

300

2006 puis 2013

McLaren

402 → 170

560

2006 puis 2013

Toro Rosso

75 → 110

320

2006 puis 2013

Mercedes

175 → 453

550 → 1300

2013

Lotus

160

550

2013

Williams

110

500

2013

Force India

85

320

2013

Caterham

80

310

2013

Marussia

72

180

2014

Red Bull

295

694

2022

Mercedes

~500

-

Note : Les écarts (ex. 252→230 pour Red Bull) reflètent souvent des budgets officiels vs. réels. Pour Mercedes 2013, le 453 M€ avec 1300 employés est probablement officieux.

Salaires et équipements

Les salaires varient énormément :

  • Salaires entre 24 000 à 110 000 €/an (hors primes).
  • Conducteur de camion : ~40 000 €.
  • Mécanicien : ~45 000 €.
  • Technicien : ~50 000 €.
  • Analyste télémétrie : ~70 000 €.
  • Conception : ~80 000 €.
  • Stars : Adrian Newey (Red Bull) à 10 M€/saison ; Lewis Hamilton à 25 M€/saison (sur un contrat de 140 M€ sur 3 ans).

Location de moteurs (Mercedes, Ferrari, Renault) : environ 20 millions d'euros par saison pour une écurie cliente, incluant maintenance et pièces.

Compléments pratiques

  • R&D : Chez Red Bull 2014, 110 M€ dédiés, sur 295 M€ total.
  • Voyages : 24 GP/an = vols charters, hôtels 5*, ~5-10 M€/saison.
  • 2026 et au-delà : Le plafond descend à 135 M$ d'ici 2026, avec restrictions sur l'aérodynamique et les essais pour démocratiser la F1.

Coûts des 24 Heures du Mans et de l'Endurance

Participer aux 24 Heures du Mans représente un investissement énorme, avec un coût total estimé à 24 millions d'euros pour une équipe de pointe (soit environ 3 000 € par tour sur les 8 100 km parcourus en moyenne). Pour une saison complète de FIA WEC (Championnat du Monde d'Endurance), comptez environ 20 millions d'euros pour deux voitures en 2020.

Frais d'engagement Le Mans

Poste

Coût par voiture

Droit d'engagement

100 000 €

Avance technique + carburant

48 000 € (non remboursable si refus au contrôle technique)

Essais préliminaires (obligatoires)

57 000 €

Total minimum par voiture

~205 000 €

Avec un plateau typique de 55 voitures, l'ACO perçoit environ 11 millions d'euros rien qu'en engagements. Les équipes sans licence WEC paient 53 000 € d'avance au lieu de 48 000 €.

Préparation des constructeurs

La préparation d'un constructeur pour Le Mans inclut tests privés, séries d'essais et développement : 2-3 millions d'euros minimum. Ferrari et Cadillac investissent environ 10 millions d'euros chacun pour 2023-2026. Le budget Porsche (années 2010-2017) était estimé à 200 millions d'euros par saison complète Hypercar/LMP1.

Récompenses : Le vainqueur des 24H touche 40 000 € (équivalent au prize money d'un tennisman au 1er tour d'un Grand Chelem).

Championnat du Monde d'Endurance (WEC)

Catégorie

Engagement saison

Par course/auto

LMP1

360 000 €

15 000 €

GT

310 000 €

15 000 €

Budget d'une équipe LMP2

Une équipe LMP2 "gentleman driver" coûte 30-40 €/km en exploitation (sans pneus/carburant). Sur 4 000 km de saison :

- Pneus : 25 000-35 000 € (40-50 pneus à 500-800 €)

- Carburant : 4 €/litre (2 000 L = 8 000 €)

- Pièces = 1 auto (300-500 k€/saison)

- Camion location + 20 pers. x 3 semaines : 50 000

**Total saison (8 courses) : 4-6 M€**

Pilote gentleman : 800 000 € pour une saison complète (salaire + primes).

Coûts d'une Course de Côte : Organisation & Pilotes

Les courses de côte (montées chronométrées) restent un sport abordable comparé à la F1 ou au WRC, mais elles génèrent des frais significatifs pour les organisateurs et les concurrents. Voici une ventilation détaillée avec des compléments pratiques.

1. Budget d'Organisation (indicatif)

Poste

Coût approximatif

Remarques

Frais Fédéraux

870 € base + variable

+7 000 € pour Championnat d'Europe vs.

Championnat de France D1

Assurance

GROSSE DEPENSE

Couvre RC organisateurs, participants,

public (10-30 k€ selon prestige)

Matériel chrono/classements

890 €

Location balises, logiciels, écrans

ASA (ligue régionale)

450 €

Affiliation obligatoire

Logistique

900 €

Repas, affiches, coupes, sono, signalisation

Engagements

110 €/pilote

Ex. Mont-Dore : 280 €/pilote

Billetterie

20 €/entrée

Spectateurs

Exemple Mont-Dore : 200 pilotes × 280 € = 56 000 € de rentrées engagements.

Budget total organisation : 15-50 k€ selon niveau (régional/national/Europe).

2. Rémunération des pilotes

  • Remise des prix : 100 € par pilote (1er de groupe/catégorie)
  • Scratch : Prime ~500 € pour le meilleur temps absolu
  • Podiums : Vins, matériel, pneus offerts par sponsors

3. Côté Pilote de Pointe

Poste

Coût

Châssis neuf

70 000 €

Moteur neuf

60 000 €

TOTAL INVESTISSEMENT

130 000 € minimum

Engagement/course

250 € moyen

Pièces (saison)

≡ 1 auto (70-100 k€)

Carburant auto + camion

2-5 k€/saison

Pneus

500-1 000 €/course

Transport

Camion + mécano

Saison 10 courses : 30-50 k€ d'exploitation + amortissement.

Hiérarchie des Championnats

  • CC Régional : Frais fédéraux 870 € + assurance light
  • Championnat France : +2 000-3 000 €/course prestige
  • Championnat Europe : +7 000 € vs. France D1
  • Coupe de France : Budget intermédiaire

Coûts du Dakar et Rallye-Raid : Budgets Réalistes

Le Dakar représente l'un des défis les plus coûteux en rallye-raid. L'organisation impose des frais fixes élevés et une logistique lourde. Voici une ventilation complète avec compléments pratiques.

1. Frais Fixes Obligatoires

Poste

Coût

Détails

Engagement

32 650 €

Prime vainqueur : 5 000 €

Camping-car (obligatoire)

15 000 €

Location imposée

par l’organisation

Camion-hôtel (alternatif)

25 000 €

+ Confort pour équipe

TOTAL MINIMUM

52 650 €

Hors voiture/équipe

2. Budgets Véhicules

Catégorie

Achat neuf

Location "Gentleman"

Compléments

4x4 Standard

70 000 €

-

+ Préparation 30-50 k€

Buggy compétitif

300 000 €

600-800 k€/Dakar

+10 k€ pièces
20 pneus (équip. tous 2 jours)

Buggy usine (top)

400 000 €

-

+300 k€ logistique
Total : 700 k€

3. Équipe & Exploitation

Équipe type (2 mécanos) : 15-25 k€ salaires/primes

Carburant : 8-12 k€ (4-5 €/L fourni partiellement)

Pneus : 20k€ (100 pneus Dakar à 200€)

Pièces casse : 10-50 k€ (prévoir double)

Voyages/logistique : 20-30 k€ (avions fret)

Budget total 4x4 amateur : 200-300 k€
Buggy pro : 600-900 k€
Gentleman location : 1-1,5 M€ (avec casse possible)

4. Comparatif Rallye-Raid

Épreuve

Engagement

Voiture

Total estimé

Dakar

32 k€

70-400 k€

300 k€-1 M€

Africa Eco Race

15 k€

50-200 k€

150-400 k€

Rallye du Maroc

10 k€

50-150 k€

100-250 k€

WRC

25 k€

600 k€

5 M€/saison

5. Astuces Réduction Coûts

  • Copilote payant : 20-40 k€ (partage frais)
  • Location assistance : 30-50 k€ (vs. Propre équipe)
  • Dakar Classic : 15 k€ engagement + voitures historiques