9 juin 2026

Nürburgring 1957

Nürburgring 1957

Stirling Moss prend le départ sur une Maserati 450S. Il manque son départ « type Le Mans » lorsque le V8 tousse au moment de démarrer. Le voilà dernier.

Il ne lui faut que huit tours pour revenir sur le leader, Tony Brooks.

Désormais en tête avec une trentaine de secondes d'avance sur l'Aston Martin de Brooks, Moss voit soudain son essieu arrière se briser. Il perd une roue et immobilise sa voiture au bord de la piste.

De retour aux stands, il apprend que Juan Manuel Fangio, son équipier, vient de prendre le volant de la Maserati 450S d'usine de Harry Schell.

Omer Orsi et Nello Ugolini, responsables de Maserati, décident alors de faire descendre Fangio de cette voiture pour y installer Moss. Mais celui-ci doit rapidement abandonner sur fuite d'huile.

Les deux Maserati 450S officielles étant désormais hors course, Ugolini se tourne vers la Maserati 300S engagée par les privés Godia et Gould. La voiture appartient à Francisco Godia-Salès, qui l'a engagée sous ses propres couleurs, mais avec l'obligation d'apporter son soutien à l'usine en cas de besoin.

Pendant ce temps, la Maserati de Bonnier et Scarlatti occupe la septième place. Eux aussi rencontrent des problèmes d'essieu arrière et personne ne sait s'il tiendra jusqu'à l'arrivée.

Fangio poursuit alors la course sur la voiture de Godia, tandis que Moss est envoyé sur celle de Bonnier afin de l'évaluer. Schell remplace quant à lui Moss sur la voiture de Godia.

Question :

Comment établir le classement d'une telle épreuve ?


Larbre Crever

Larbre Compétition

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Crever n’est pas jouer

Lors des 24 Heures du Mans 1998, la Porsche pilotée par Chereau reste immobilisée 35 minutes aux stands afin de contrôler la transmission de la 911. 

C'est finalement Chereau lui-même qui découvre, presque par hasard, qu'un pneu arrière est crevé. Une surprise qui semble avoir échappé aux mécaniciens eux aussi !

8 juin 2026

PORSCHE Gonflé les 917

Porsche 917
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Gonflé les 917
Sur la fabuleuse Porsche 917, les tubes de châssis sont soudés de manière à communiquer entre eux et pas l'intermédiaire d'une valve, en "gonflant" en quelques sorte le châssis, il suffit alors de contrôler la pression pour en détecter une éventuelle fissure, ainsi l'ingénieur Hans Metsger peut contrôler la fatigue des châssis.

  Les châssis pèsent à eux seuls 47 puis 33 kilos, la voiture complète 800 kilos, le moteur V12 de 4,5 litres développe 540 chevaux.

 La 917 n'a pas de différentiel aucun ne supporte la puissance de la voiture

  la soufflerie SERA, étudie la 917, cette auto a l'aérodynamisme la plus travaillée "que l'on ait fait jusqu'à ce jour" y compris la F1

Porsche 917
Etudes juillet 1968
Présentation le 13 03 1969
Sortie le 29 03 1969
Prix de vente
1969: 173 000 fr
1970: 350 000 fr
Prix réels
440 000 fr



Mais comment en est ont arrivé là ?

En 1967 les responsables de l'ACO pressent la CSI (fédération internationale) pour que soit étudié un nouveau règlement pour le championnat du monde des marques, en effet les vitesses moyennes inquiètes.

La cylindrée des "protos" va passer de 3000 à 5000 cm3 (pour que les constructeurs américains restent en europe) pour une production de 50 châssis.
Cette décision est prise en une vitesse record et sans que les constructeurs soient intérogés, Ils sont furieux.

Si Porsche est satisfait, Ferrari est en colère, les américains trouvent les européens bien compliqués et retorunent chez eux

La CSI à peur du manque de participants, elle ramène la production de "protos" à 25 exemplaires pour être homologué en catégorie sport.
La CSI oublie simplement de préciser que les moteurs de 5 litres devront être dérivés de la série.
L'ouverture pour construire 25 monstres.

Porsche fort du soutient de Volkswagen relève le défi !

Une Porsche 908 délivrant 560 chevaux, surclasse déjà ses adversaires.
Le châssis pèse à lui seul 47 kg, la carrosserie en résine synthétique sur une épaisseur de 1,2 mm est renforcé de fibre de verre, elle ne pèse que 95 kg, le moteur (V12) est logé le plus au centre possible ...

Quelques mois plus tard c'est bien 25 châssis de Porsche 917 qui sont exposés aux inspecteurs de la CSI, les voitures sont homolguées "sport" le 1er mai 1969. 230 km/h de moyenne sur un tour au Mans, une vitesse de pointe enregistrée à 340 km/h
dans les Hunaudières.


Si la 917 est rapide, c'est une débauche de puissance, d'une grande brutalité la voiture devient "pointue" à piloter, instable en ligne droite, elle est encore "approximative" dans les courbes rapides et peu précise dans les "sérrés".
La voiture est terrifiante à piloter et seul Rolf Stommelen (jeune et téméraire) qui à un aussi sale caractère que sa monture aime piloter cet engin.

Jh Wyer étudie les 917, les anglais conçoivent  un capot court, toutes les 917 officielles en seront munies.
11 victoires  pour l'équipe Gulf, 2 pour la Porsche Martini racing
et 1 victoire pour la Porsche "Piech", sur 14 courses.

La saison suivante (1970) Ferrari décide de se battre contre les Porsche, les Ferrari 512 sont lourdes, elles s'essouflent et ne peuvent rien contre les monstres allemand.

La CSI impose de nouvelles règles et fait disparaitre les "5 litres" en 1972 la cylindrée reviendra à 3 litres, aucun constructeur ne souhaite courir une année avec 25 voitures neuves sachant que pour 1973
le règlement risque de changer encore.

Les rois de la 917 que sont Jo Siffert et Pédro Rodriguez, disparaitront avec les 917, l'un dans une course F1 hors championnat, l'autre dans une course Intersérie sur une ... Ferrari 512.

Les 917 détiennent le record de distance aux 24 heures 1971 et la vitesse record de 397 km/h dans les hunaudières.

Le changement de règlementation entraine le retrait de Ferrari pour la seule F1, l'arrivée de Matra et des années sombres dont l'endurance ne sait jamais vraiment remise, mais a t-on fait ce qu'il fallait, j'en doute !


Shelby Ferrari

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Shelby Carroll

Le but des Cobra battre les Ferrari

Il existe entre Carroll Shelby et Enzo Ferrari un contentieux, la Scudéria
propose à Carroll de piloter pour eux.

Quand Shelby demande quel en est le salaire ?

Monsieur Shelby, piloter pour Ferrari est un honneur, il n'y à aucune rémunération

Carroll pris l'offre comme une offense, ce dernier est motivé par l'argent.

WOLLEK vol de voiture



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Lors des 24 Heures du Mans 1978, Bob Wollek raconte qu'après avoir quitté sa voiture lors d'un arrêt aux stands, il aperçoit Jacky Ickx monter à bord de la même voiture.

Ne comprenant pas ce qui se passe, Wollek pense alors qu'Ickx s'est trompé de monture et se précipite pour l'en avertir. Sa réaction instinctive est en substance : « Il est en train de me voler ma voiture ! »

En réalité, la direction de l'équipe avait modifié la stratégie ou l'ordre des relais et Wollek n'avait pas été informé de ce changement. Ickx, lui, était parfaitement dans son rôle et montait bien dans la voiture prévue.

Cette anecdote est également révélatrice du caractère de Bob Wollek, pilote réputé pour son engagement total en course. Voyant un autre pilote prendre « sa » voiture sans explication, son premier réflexe fut de défendre ce qu'il croyait être son relais plutôt que de supposer une erreur de sa propre équipe.

Wollek restera d'ailleurs l'une des grandes figures de l'endurance française. Bien qu'il n'ait jamais remporté les 24 Heures du Mans, il a accumulé les podiums et les performances de premier plan avec notamment PORSCHE, devenant l'un des pilotes les plus respectés du paddock. Sa carrière est souvent citée comme l'une des plus brillantes à ne jamais avoir été couronnée par une victoire au classement général au Mans.

PORSCHE 962 Palmarès

PORSCHE 962 Palmarès

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PORSCHE  962  C
Il fallut 362 jours entre le premier coup de crayon et la première victoire aux 24 heures du Mans

La légende
42 Victoires en sport prototypes
53 Victoires aux USA ( Imsa)

51Titres marques et pilotes pour les Porsche 956 et 962
288 Victoires absolues entre 1982 et 1993
106 Soit pour les Porsche 956
182 Soit pour les Porsche 962


Détail
Champion du monde des constructeurs
(Voitures de sport)
1982
1983
1984
1985
1986

Champion du monde des pilotes
1982
1983
1984
1985
1986

Championnat des USA IMSA
1985
1986
1987
1988

Championnat d'Allemagne pour voitures de sport
1983
1984
1985
1986

Supercup Allemande
1987
1989

Championnat Interserie Allemand
1987
1988
1990
1991
1992

Championnat du Japon
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989

24 Heures du Mans
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1994


Prix de vente
En 1983 un châssis est vendu 1,5 millions de francs 
En 1989 un châssis est vendu 4,2 millions de francs

Production
121 exemplaires entre 1982 et 1991
1982/1984 28 exemplaires usine
1984/1991 16 exemplaires usine
1984/1991 77 exemplaires "clients"

A savoir
  Quelle est la différence entre une 956, 962 et 962 C
  La 956 est étudiée pour le championnat du Monde Groupe C,
la 962 est étudiée pour le championnat Imsa né en 1984.
  Le pédalier des 962 est situé en arrière de l'axe des roues avant, quand en  1985
  la réglementation du Championnat du Monde impose le pédalier en arrière de l'axe
  des roues avant (suite aux accidents de S Bellof, Jh Palmer) Porsche adapte les 962
  pour le championnat du Monde IMSA et elles deviennent les  962C.

  En pleine mode des super-cars Schuppan et Dauer lancent sur les routes des
  versions routières  des 962 qui avec 670 chevaux atteignent 380 km/h


Rover - BRM à turbine

Pourquoi Rover s'intéresse à la turbine ?

Après la Seconde Guerre mondiale, Rover Company participe aux travaux liés aux turbines à gaz développées autour des inventions de Frank Whittle.

Cette expérience conduit Rover à construire dès 1950 la Rover JET 1, qui démontre la faisabilité d'une automobile propulsée par une turbine à gaz et atteint plus de 240 km/h.

Au début des années 1960, sous l'impulsion de William Martin-Hurst, Rover souhaite démontrer non seulement les performances mais surtout la fiabilité de cette technologie en compétition.


La collaboration avec BRM

Rover ne possédant pas d'expérience significative en sport automobile, le projet est confié à British Racing Motors (BRM).

L'ingénieur Tony Rudd adapte un châssis dérivé des monoplaces BRM de Formule 1. La transmission est simplifiée car une turbine possède une plage d'utilisation très large et nécessite beaucoup moins de démultiplication qu'un moteur à pistons classique.

Les particularités de la turbine

La turbine développait environ 145 ch dans sa première version tout en étant très légère.

Ses avantages :

  • peu de pièces mobiles ;
  • faible niveau de vibrations ;
  • excellente fiabilité potentielle ;
  • poids réduit.

Ses défauts :

  • consommation énorme ;
  • température de fonctionnement élevée ;
  • temps de réponse très lent à l'accélération.

Ce dernier point était particulièrement déroutant pour les pilotes. La turbine mettait un certain temps à monter en régime, obligeant parfois à anticiper l'accélération avant même la sortie du virage.

Le Mans 1963

L'équipage composé de :

  • Graham Hill
  • Richie Ginther

termine l'épreuve après 24 heures de course, ce qui constitue déjà un succès technique considérable.

La voiture est classée hors classement officiel principal car elle bénéficie d'un règlement expérimental spécifique, mais elle couvre plus de 4 100 km à une vitesse moyenne impressionnante pour un prototype aussi novateur.

Le Mans 1965

Le projet revient sous une forme améliorée avec :

  • Graham Hill
  • Jackie Stewart

La consommation est fortement réduite grâce à l'ajout d'un échangeur thermique (récupérateur de chaleur), mais les performances pures restent modestes face aux prototypes classiques.

La voiture termine tout de même l'épreuve à une honorable 10e place.

Le fameux bouton

L'anecdote rapportée par Tony Rudd est devenue célèbre. Selon son récit, un bouton détaché de la combinaison d'un mécanicien aurait endommagé l'échangeur thermique, réduisant son efficacité et pénalisant les performances de la voiture durant la course.

Comme beaucoup d'histoires du Mans, il est difficile aujourd'hui de mesurer précisément l'impact réel de cet incident, mais il illustre bien la complexité technique du projet.

Un projet en avance sur son temps

Même si la turbine n'a jamais remplacé le moteur à pistons en compétition, la Rover-BRM demeure l'un des prototypes les plus fascinants de l'histoire des 24 Heures du Mans.

Mercedes-Benz 1955

Mercedes-Benz 1955.

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Le principe

Les ingénieurs dirigés par Rudolf Uhlenhaut étaient confrontés à un problème : la 300 SLR atteignait des vitesses très élevées mais conservait des freins à tambour, certes très performants pour l'époque, mais moins efficaces que les freins à disque utilisés notamment par Jaguar Cars sur la Jaguar D-Type.

Pour compenser cet handicap, Mercedes développa un grand volet articulé placé derrière le pilote. Lorsqu'il était abaissé, il s'intégrait à la carrosserie. Lorsqu'il était relevé presque verticalement par commande mécanique ou hydraulique, il augmentait brutalement la traînée aérodynamique.

Son efficacité

Le dispositif avait deux effets :

  1. Créer une forte résistance à l'air, ralentissant la voiture sans solliciter les freins.
  2. Reporter davantage de charge sur l'arrière, améliorant la stabilité pendant les freinages à haute vitesse.

Les pilotes tels que :

  • Juan Manuel Fangio
  • Stirling Moss
  • "Levegh"

l'utilisaient notamment avant les gros freinages.

À très haute vitesse, l'effet était spectaculaire. Les essais effectués à Autodromo Nazionale Monza montrèrent effectivement des gains importants en distance de freinage. Les chiffres exacts varient selon les sources, mais le principe était suffisamment efficace pour constituer un véritable avantage stratégique.

Au Mans 1955

Lors des 24 Heures du Mans 1955, ce système impressionna les observateurs. Les Mercedes arrivaient à très haute vitesse dans la zone des stands puis déployaient l'aérofrein avant le freinage principal.

Cette innovation faisait partie de l'approche très avancée de Mercedes en matière d'aérodynamique. La 300 SLR dérivait d'ailleurs directement de la monoplace de Grand Prix Mercedes-Benz W196.

24 H Mans 1923

24 heures 1923

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 Les 24 heures du Mans.
  Ses 3 créateurs: Georges Durand (secrétaire général de l'ACO), Charles Faroux
  (journaliste) et Emille Coquille (directeur de société des roues Rudge-Whitworth)

  L'épreuve fut un fiasco.
  L'épreuve se dispute le samedi 26 et dimanche 27 mai, départ à 16 heures avec
  33 voitures.

  Des trombes d'eau, un véritable déluge attend les pilotes, les spectateurs boudent
  une épreuve inconnue pour  laquelle il faut débourser 25 francs pour une loge,
  20 francs pour une tribune ou 15 francs pour une enceintes.

  Les "pious pious" de l'armée française se transforment en éponge. Les haut-parleurs
  diffusent une musique entrecoupée d'annonces publicitaires qui n'atteignent pas
  les spectateurs (absent)  le circuit est vide.

  Une violente tempête de grêle s'abat sur le circuit, la piste devient un bourbier,
  les pilotes reçoivent des projections de boue, les voitures boueuses également
  n'ont plus de numéros de courses (recouvert par la même boue) .

  Les Chenard et Walker, Bignan, Bentley, poursuit courageusement la course.
  La Bentley de Duff suit, elle perd du temps la nuit en raison d'une panne d'éclairage
  malgré les projecteurs à acétylène de l'armée. La Bentley tombe en panne d'essence
  son pilote emprunte une bicyclette à un soldat pour aller en chercher, le réservoir
  est crevé par une pierre c'est l'abandon.

  La Chenard et Walker victorieuse était-elle celle du départ ?
  Un changement de voiture en pleine nuit aurait été réalisé dans la forêt, contre une
  voiture neuve camouflée qui l'attendait, vérité ???

7 juin 2026

LEYTON HOUSE

Les débuts de Leyton House

Akira Akagi fait fortune dans l'immobilier au Japon durant les années 1980, une période marquée par une forte spéculation foncière et financière. Après avoir travaillé dans l'entreprise familiale, il développe le groupe Leyton House, qui devient l'un des symboles de la prospérité japonaise de l'époque.

Passionné de sport automobile, Akagi commence par soutenir des pilotes japonais. Il apporte notamment son soutien à Masanori Sekiya et à d'autres talents de la filière japonaise. 

L'arrivée en Formule 1

Akagi devient ensuite le principal soutien d'Ivan Capelli, l'un des espoirs les plus prometteurs de sa génération.

Leyton House sponsorise d'abord l'écurie March Engineering avant d'en prendre progressivement le contrôle. À partir de 1989, l'équipe est essentiellement connue sous le nom de Leyton House.

Sous la direction technique d'Adrian Newey, les voitures vert turquoise deviennent particulièrement compétitives sur certains circuits.

Le point culminant est sans doute le Grand Prix de France 1990 où Ivan Capelli manque de peu une victoire historique face à Alain Prost.

L'éclatement de la bulle japonaise

À partir de 1990-1991, la situation économique du Japon se dégrade brutalement.

L'éclatement de la bulle immobilière et financière entraîne des pertes colossales pour de nombreux groupes. Les établissements financiers sont durement touchés, même si la crise bancaire japonaise s'étalera sur plusieurs années plutôt que de provoquer immédiatement des faillites massives.

Leyton House est directement affecté. Les ressources qui alimentaient l'équipe de Formule 1 se tarissent rapidement.

Les ennuis judiciaires

Les difficultés d'Akagi ne se limitent pas à la conjoncture économique.

Au début des années 1990, les autorités japonaises enquêtent sur plusieurs opérations financières du groupe. Akagi est accusé d'avoir participé à des montages frauduleux liés à des sociétés fictives et à des opérations financières irrégulières.

Il est finalement arrêté et condamné dans des affaires de fraude financière.

La fin de l'aventure

Avant même les condamnations définitives, Akagi doit céder le contrôle de l'équipe.

March survit quelque temps sous différentes formes.

ESPIONNAGE SABOTAGE

Espionnage, Sabotage

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Tentative d’homicideMcLaren, Ferrari, Honda, Renault...

Déjà au centre d’une affaire d’espionnage en 2003, Ferrari est de nouveau dans la tourmente.

Nigel Stepney, ingénieur Ferrari (ex-Lotus, Benetton), est chez Ferrari depuis 2003, chef-mécanicien puis coordinateur technique “course” et “essais & course”.
Avec l’année sabbatique décidée par Ross Brawn, Stepney entrevoit une opportunité avant d’envisager lui aussi un congé sabbatique.
Mais, ayant eu vent de ses contacts avec Honda, la Scuderia Ferrari lui impose de respecter son contrat jusqu’à son échéance (fin 2007).

ÉCLATE ALORS L’AFFAIRE

Des mécaniciens auraient trouvé une mystérieuse poudre blanche près de l’orifice de remplissage des Ferrari juste avant le départ du GP de Monaco.
Certains auraient vu Stepney dans les parages, en train d’essayer de se défaire d’un sachet de cette poudre.
La police scientifique de Parme a réalisé des prélèvements et des analyses, tandis que la justice de Bologne aurait dépêché une brigade de carabiniers au domicile de Stepney, pour une perquisition en son absence.
Des traces de poudre auraient été retrouvées sur des pantalons. Cette poudre serait capable
de perturber les performances des moteurs, voire de les couper. Il y a tentative de sabotage,
voire d’homicide volontaire, car il y a risque d’accident avec atteinte à l’intégrité du pilote.
On évoque aussi un trafic de pièces d’occasion recyclées dans un vaste trafic alimentant les
collectionneurs. Il serait également question d’un vol de plans qui auraient été “déroutés” vers une autre équipe de F1, techniquement en difficulté.
Malsain, non ?
Auto Hebdo n°1603

Et puis, c’est McLaren qui apprend qu’un membre important des ingénieurs du team a reçu, fin avril, des informations techniques en provenance d’un employé de Ferrari.
L’ingénieur McLaren est licencié. Stepney est également licencié.
Auto Hebdo n°1604


Stepney, ex-homme de confiance de R. Brawn, est donc accusé d’avoir confié un dossier de 500 pages contenant les secrets techniques de Ferrari à Mike Coughlan, chef dessinateur
de McLaren. Les deux se connaissent pour avoir travaillé ensemble chez Benetton.
Stepney et Coughlan travaillent pour une autre piste, car Honda est en passe d’engager des responsables techniques de haut niveau provenant de Ferrari et de McLaren. À deux reprises, Nick Fry (Honda) rencontre les deux hommes.

Et puis, au GP de France, la Honda engagée, la R107 “B”, a un train avant et un système de freins inspirés des Ferrari, avec les mêmes points d’ancrage si particuliers. Stepney et Coughlan peuvent dire
adieu à la Formule 1.
Auto Hebdo n°1605

L’affaire devient sérieuse car des traces de poudre blanche retrouvées sur les monoplaces Ferrari en partance de Monaco, un dossier de 780 pages ont atterri, sous forme de 2 CD,
au bureau du chef dessinateur de McLaren (Mike Coughlan).
Se trouvent dans le dossier : données de soufflerie, système de travail, études des matériaux,
listes d’ingénieurs prêts à déserter et points de contact... Ferrari en a aujourd’hui la preuve. En effet, Coughlan a envoyé son épouse faire un double tirage papier dans un magasin de
photocopies. Mme Coughlan paye avec sa carte de crédit (1re erreur) et son interlocuteur, passionné de F1, voit sur le bas de chaque feuille “Soufflerie”, “Matériaux composites” et le petit cheval cabré en bas de chaque feuille. Le passionné appelle Maranello, monnaye ses infos et bingo ! Il est riche et Ferrari est au courant.
Auto Hebdo n°1606

Au départ de Ross Brawn, dont Nigel est le bras droit, il rêve de prendre du galon, mais en vain.
Aldo Costa (un “administratif”), “l’avoir pour chef était pour moi et pour d’autres un pas en arrière”.
Mi-février, j’ai dit à Todt que je ne voulais plus voyager, il l’a mal pris. J’ai été nommé chef du programme performance et développement, traité comme un collaborateur externe. Les gens ne voulaient plus me parler.

J’ai contacté Nick Fry de Honda. Je l’ai rencontré le 28 avril à Barcelone puis à l’aéroport de Heathrow avec Mike Coughlan le 1er juin. Mike et moi avons décidé de mettre en commun nos expériences et compétences et voir ce que nous pourrions apporter à une autre équipe.
Je savais que j’étais épié sans arrêt à l’usine. Ferrari est terrifiée de savoir la valeur que représente ce que j’ai dans la tête.”

HONDA
Voici des mois que Honda parle d’une vaste offensive de recrutement, Ross Brawn en tête de liste, mais aussi N. Stepney rencontre N. Fry début mai, puis en juin en compagnie de Mike Coughlan.
Surtout ne mêlez pas Honda à cette affaire, supplieNakamoto. C’est Fry, pas Honda.
Fry se décharge sur McLaren : “McLaren est donc coupable puisque responsable de son employé indélicat.”

LA FIA
Le 26 juillet, les patrons sont sommés de s’expliquer devant le Conseil mondial, car le dossier technique complet d’une écurie concurrente s’est retrouvé entre les mains d’un des
employés haut gradés, voire dans l’un des propres ordinateurs.
Jonathan Neale (manager général technique) de McLaren a vu le dossier.

MERCEDES
Au vu du dossier, Mercedes menace de quitter la F1 (mise à pied de 1 200 employés).

JUGEMENT DE LA FIA
Responsable mais pas coupable, Ferrari décide d’attaquer McLaren. Ron Dennis a effectué une plaidoirie de 6 heures.
McLaren est donc responsable en tant qu’employeur de M. Coughlan (que Dennis nomme “individu”).

QUESTION ?
Stepney est-il l’auteur de ce travail de “copie” ?
Il serait question de 4 ou 5 complices, dont Ferrari veut absolument les noms. À Maranello, il faut maintenant faire le ménage.

50 000 $
C’est le montant de l’amende infligée par la FIA à McLaren pour avoir utilisé en Hongrie une nouvelle boîte de vitesses non testée au crash-test par la FIA, selon l’exigence du règlement.

Revenons au départ de l’affaire.
C’est au moment de charger les 3 Ferrari destinées au GP de Monaco dans les camions-ateliers que les mécaniciens découvrent les traces mystérieuses de poudre blanche sur leur ponton droit, à proximité de l’orifice de remplissage du réservoir.
Appel à la police, prélèvements, analyses...
Aussitôt Stepney est montré du doigt, soupçonné déjà d’espionnage.
On dit même qu’il aurait été surpris près des monoplaces, avec un sachet dans les mains, dont il cherchait à se défaire.
En attendant, le procureur de Modène chargé de l’affaire vient d’inculper Nigel Stepney pour tentative de sabotage.
Après analyse de la poudre (un complément alimentaire, vitamines, sels minéraux...), qui, additionnée d’eau, forme une boisson énergisante pour sportifs, la justice veut connaître les conséquences du mélange de cette poudre à l’essence sur le fonctionnement du moteur.
La Scuderia sacrifie un V8 pour les besoins de la cause.

QUESTION
Affaire de sabotage, oui, mais n’a-t-elle pas servi de prétexte à ces investigations, pour trouver des preuves que Ferrari cherche depuis pas mal de temps au sujet des suspicions d’espionnage ?
(Auto Hebdo n°1614)

Responsable mais pas coupable, Jean Todt n’accepte pas. Ferrari fait appel. Côté anglais, un cabinet de détectives privés, créé par d’anciens de Scotland Yard, dispose d’une branche
spécialisée dans l’art de faire parler ordinateurs, téléphones portables...
Ron Dennis est dans une situation délicate. Après avoir juré que ce dossier n’avait jamais été vu dans ses locaux, mais uniquement par un “individu isolé ne faisant plus partie de l’entreprise”, McLaren reconnaît pourtant avoir dénoncé, non sans fierté, la non-
conformité du plancher de la Ferrari grâce à une info de Coughlan provenant de Stepney.
(Auto Hebdo n°1614)

La FIA a envoyé une lettre très dure aux 3 pilotes McLaren (de la Rosa, Hamilton, Alonso), en leur demandant de dire tout ce qu’ils savent, avaient entendu ou vu, et de lui confier tout
matériel (notes, dessins, mails, SMS) en leur possession.
Visiblement, la FIA sait quelque chose, mais en voulait la preuve !
En échange, elle leur promet la “vie sauve”.
Il y aurait un échange de mails entre Coughlan et de la Rosa, ce dernier les aurait fait suivre à Alonso. Les mails débuteraient depuis mars ; il serait question de réglages à essayer, car “ayant donné de bons résultats chez Ferrari”.

ATTENTION
Le dossier de Stepney ne concerne que la technique.
Selon la rumeur, il pourrait aussi dévoiler certaines choses pas forcément bonnes pour Maranello...

Ron Dennis a proposé sa démission pour calmer les esprits.
(Auto Hebdo n°1614)

100 000 000 de dollars
C’est l’amende infligée à McLaren, ainsi que l’exclusion du championnat constructeurs.
C’est la plus grosse amende jamais infligée dans un sport. 
50% sous 90 jours, l’autre moitié provenant des droits TV.
McLaren devra rembourser les forfaits de déplacements sur les GP lointains. Elle percevra ses premiers revenus fin 2008.
Qui est intervenu pour sauver ses intérêts, car une majorité du Conseil mondial était en faveur d’une pénalité plus lourde concernant les pilotes ? Mais Mosley a promis leur immunité en échange de leur collaboration... pour le regretter après.
Alonso a fourni des informations, sinon nous serions dans l’ignorance de ce qui se passait. Il fut le détonateur de cette affaire en menaçant Dennis de tout dévoiler à la FIA.
L’Espagnol présente ses exigences : il veut être le n°1 (par la force), que Hamilton sache rester derrière lui, il veut aussi que ses 2 ans d’option contractuelle soient annulés. “Mon ordinateur possède certaines choses...
Ferrari possède son propre espion en la personne de l’ingénieur McLaren récemment engagé et qui était au courant de certains agissements.

Ron Dennis est responsable des agissements de son personnel, donc il est, avec McLaren, coupable. Plus de 300 mails, SMS ou appels téléphoniques se sont échangés entre M. Coughlan et N. Stepney, P. de la Rosa et Alonso.
Certaines données ont été testées sur simulateur ou sur piste en essais privés. Coughlan aurait même été informé des choix de ravitaillement de Ferrari avant le départ de Melbourne.
McLaren renonce à faire appel. Une enquête de la FIA se poursuit : “c’est en décembre que nous aurons les informations.”
(Auto Hebdo n°1615)

Alonso et Dennis ne se parlent que par stricte nécessité.
Alonso et Hamilton ne se saluent que pour les caméras.
McLaren est déchu du titre constructeur. Existe-t-il un concessionnaire McLaren ?

Alonso veut partir ? OK !
Ron Dennis réclame 50 millions de dollars à celui qui reprendra le contrat. Argent que Renault ne voudra pas donner (elle ne l’a pas, ou Renault veut investir ailleurs). Alonso évoque une équité pas vraiment équitable, en installant la suspicion et le trouble ici et là !

Alonso a été convoqué pour l’affaire d’espionnage, car la police n’en finit plus de trouver des SMS, mails et autres preuves de “collaborations” entre Stepney et Coughlan.
À se demander si cette affaire n’est pas savamment entretenue par ceux dont une séparation Alonso / McLaren ferait les délices...
(Auto Hebdo n°1619)

Stepney dira tout dans sa biographie à paraître...
Oui, mais l’éditeur se rétracte, pourquoi ?
Alors il s’explique par Internet !

En janvier 2007, lors de la construction de la nouvelle voiture, j’ai d’abord émis des réserves quant au concept et à la légalité du système du fond plat, auprès du chef designer Aldo Costa et de deux autres responsables du design Ferrari. De fait, au mois de février, quelques parties avaient été modifiées avant Melbourne.
Mais il ne s’agissait que de camouflage. J’ai alors demandé 
si des clarifications avaient été demandées à la FIA.
La réponse fut : ‘Non, nous utiliserons ce système aussi longtemps que possible.’ Jusqu’à mi-février, j’étais le responsable de tout ce qui concerne la légalité de la voiture.
Or, déjà les années précédentes, j’avais fait part au directeur technique de mes réserves quant à la légalité de notre voiture. Mi-février, j’ai donc décidé de quitter mes fonctions de manager technique, notamment à cause de cette façon d’interpréter le règlement. J’ai aussi précisé à divers autres représentants d’équipes que, selon moi, notre voiture était illégale dans deux ou trois secteurs. Personne n’a pris mon avis en compte, ce qui était frustrant. J’ai alors envoyé les détails du système à Peter Wright (technique FIA), qui est
revenu vers moi en me disant que cela était très suspect.
Je lui ai demandé d’en informer C. Whiting sans mentionner ses sources ; Peter m’a demandé ce que j’avais à gagner en faisant cela. Je lui ai répondu que je ne voulais rien, si ce n’est un championnat “clean”. Le vendredi avant le GP, j’ai appelé Mike Coughlan pour savoir s’il était au courant d’une enquête de la FIA. Je l’ai informé de la situation et
il m’a alors demandé de lui envoyer une copie de l’e-mail envoyé à Wright au sujet du système de fond plat Ferrari.

Je souhaitais un nouveau challenge et approcher Honda.
Je pensais que pour atteindre mon objectif, j’avais d’autres personnes à mes côtés et notamment un chef designer.
J’ai donc contacté M. Coughlan. Nous nous sommes rencontrés à Barcelone et nous avons parlé de notre projet de rejoindre cette autre écurie. Je disposais de documents Ferrari avec moi. Ce qui était complètement légitime, car j’étais toujours chez Ferrari. Mike y a jeté un œil et m’a dit que je pourrais les utiliser pour Catia (le logiciel de conception). En fait, il est parti avec en me disant que je n’avais pas à m’inquiéter. De fait, il n’y avait nulle intention
de ma part que ces documents soient utilisés par une autre écurie. Je reconnais avoir été naïf.”

(Auto Hebdo n°1618)

Choqués par l’affaire McLaren-Ferrari, les avocats anglais déballent devant les membres du Conseil mondial que Renault exploite depuis septembre 2006 les services d’un “espion”, ex-McLaren (Phil Mac Kereth), qui débarque avec quelques disquettes !
Il s’agirait de données touchant les dimensions de la MP4-22, ses suspensions, le circuit de refroidissement d’huile, la boîte...
Phil veut faire partager son “trésor” à ses collègues. Une dizaine de personnes auraient jeté un œil sur des croquis de l’intérieur du réservoir d’essence, de la boîte, du projet de
mass-damper et des amortisseurs.
Contact avec la FIA, tandis que les avocats de Renault F1 rendent les disquettes à McLaren. Il offre aussi un code secret permettant d’accéder au réseau informatique interne.
Le 6 décembre, le Conseil mondial rendra justice.
(Auto Hebdo n°1623)

Renault veut Alonso (voir Hamilton/Alonso 2007).
L’on parle du retrait de Ron Dennis !

Et en décembre, Carlos Ghosn (Renault) menace de quitter la F1 car les contrôleurs de la FIA auraient rejeté le projet technique de la Renault R28, trop inspiré de la dernière McLaren.
(AH n°1626)

Renault est relaxé dans l’affaire d’espionnage.
(AH n°1627)

Certes, l’équipe franco-anglaise a fauté, permettant à Phil Mackereth d’entrer à Enstone avec des disquettes contenant des infos de la McLaren MP4-22 portées à la connaissance de plusieurs responsables techniques.
Renault F1 n’est pas jugée responsable de ces actes dus au transfuge de Woking, ni coupable d’avoir exploité ces infos, dont certaines contenaient des systèmes caducs non conformes.

Peu de jours avant Noël, Ron Dennis adresse une lettre d’excuses envoyée par McLaren à la FIA, pour que M. Mosley consente à annuler la nouvelle audition des hommes de Woking, qui devait se dérouler le 14/02/2008 et qui aurait sans doute sonné le glas des espoirs 2008 de l’écurie.

Février 2008 : le patron historique de McLaren pourrait se retirer pour raisons personnelles avant le 1er GP de la saison, de nouveau éclaboussé par le rapport des enquêteurs italiens
concernant le scandale d’espionnage.

Février 2009 : fin de l’affaire.
Les charges contre Coughlan, Lowe, Neale, Taylor ont été abandonnées grâce à un accord.

FERRARI les roues pleines



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Leur fonction réelle

Ferrari expliquait que ces dispositifs servaient principalement à :

  • gérer la température des freins ;
  • contrôler les flux d'air autour des roues ;
  • réduire les turbulences générées par la rotation des jantes.

En réalité, l'intérêt aérodynamique était probablement au moins aussi important que l'aspect refroidissement. Les roues avant produisent énormément de perturbations aérodynamiques, et leur carénage permettait de mieux canaliser l'air vers les pontons et l'arrière de la voiture.

Élément mobile ou fixe ?

C'est là que se trouvait la controverse.

Le règlement interdit les dispositifs aérodynamiques mobiles. Un élément aérodynamique qui change volontairement de position ou de géométrie en fonction de la vitesse est illégal.

Les carénages Ferrari tournaient avec la roue, mais ils étaient :

  • solidaires de la jante ;
  • dépourvus de mécanisme d'actionnement ;
  • considérés comme faisant partie de la roue elle-même.

L'argument de Ferrari était simple : la roue est nécessairement un élément en rotation, et le carénage n'est qu'une partie de cette roue.

Les commissaires techniques de la FIA ont finalement accepté cette interprétation.

Pourquoi les rivaux protestaient-ils ?

Des équipes concurrentes estimaient que :

  • le dispositif procurait un avantage aérodynamique ;
  • la rotation modifiait l'écoulement de l'air ;
  • il s'agissait en pratique d'un élément aérodynamique actif.

Mais la FIA a considéré qu'il ne s'agissait pas d'un dispositif aérodynamique mobile au sens du règlement, puisque sa rotation résultait directement du mouvement normal de la roue et non d'un mécanisme destiné à modifier l'aérodynamique de la voiture.

Le précédent réglementaire

Cette affaire illustre un thème récurrent en Formule 1 : la frontière entre innovation légale et interprétation agressive du règlement.

On retrouve le même type de débat avec :

  • les ventilateurs de la Brabham BT46B ;
  • les correcteurs d'assiette de Brabham au début des années 1980 ;
  • le double châssis de la Lotus 88 ;
  • les diffuseurs doubles de 2009 ;
  • le F-Duct de 2010 ;
  • le DAS de Mercedes en 2020.

Dans chacun de ces cas, la question n'était pas seulement « est-ce efficace ? », mais surtout : le règlement interdit-il explicitement cette solution ?

Pour les « roues pleines » de Ferrari, la réponse de la FIA fut finalement : non, elles faisaient partie de la roue et étaient donc considérées comme un élément fixe de celle-ci, même si l'ensemble tournait avec la jante.

PIZZONIA et JAGUAR F1

PIZZONIA et JAGUAR F1

Pizzonia débute la saison 2003 aux côtés de Mark Webber. Très estimé dans les formules de promotion, il arrive en F1 avec une solide réputation. Jaguar attend cependant des résultats rapides.

Après dix Grands Prix, l'équipe estime que ses performances sont insuffisantes par rapport à celles de Webber. En juillet 2003, Jaguar décide de le remplacer par Justin Wilson.

Le différend contractuel

Officiellement, la séparation est présentée comme une décision sportive.

Toutefois, comme souvent en Formule 1, la situation contractuelle est plus complexe. Pizzonia considère qu'il dispose d'un contrat pour l'ensemble de la saison et estime que son remplacement ne le prive pas de ses droits financiers.

Des informations de l'époque évoquent effectivement une demande de versement de la totalité du salaire restant dû pour 2003, voire d'indemnités complémentaires selon les clauses du contrat.

Jaguar lui propose un rôle de pilote d'essais et de réserve, solution fréquemment utilisée pour limiter les conséquences d'un licenciement en cours de saison. Pizzonia ne semble pas satisfait de cette proposition et le dossier prend alors une dimension juridique.

L'affaire du contrôle antidopage

La référence à une « amie athlète contrôlée positive » renvoie à une affaire extérieure à la F1 qui avait été largement relayée dans la presse brésilienne à l'époque. Toutefois, cet épisode n'a aucun lien établi avec la rupture entre Pizzonia et Jaguar.

La suite

Malgré cet échec chez Jaguar, Pizzonia ne disparaît pas du paddock :

  • il reste lié à Williams comme pilote d'essais ;
  • il participe à plusieurs Grands Prix en remplacement de Ralf Schumacher en 2004 ;
  • il effectue encore quelques apparitions en championnat du monde avant de poursuivre sa carrière dans d'autres disciplines.

L'affaire Pizzonia illustre surtout une réalité fréquente de la F1 du début des années 2000.