8 juil. 2026

CLEMENT Jean

Jean CLEMENT*

 France

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1967 Vice-champion France C Cotes

Chronologie des châssis
Rallyes
1958 Peugeot 403
1961 Peugeot 404
1962 Abarth
1963 Abarth
1964 Ferrari
Courses de cotes

1965 Porsche 911
1966 Porsche 911, Carrera 6
1967 Porsche 911, Carrera 6, 2eme
1968 Porsche 911, Carrera 6, Abarth
1969 Porsche 911, 910
1970 Porsche 911
Il loue ses Porsche à Wicky

Jean Clément appartient à cette génération de pilotes qui ont contribué à faire de la course de côte française l'une des disciplines les plus relevées d'Europe au cours des années 1960. Fidèle aux Porsche de compétition, il s'est imposé comme l'un des grands spécialistes de la montagne.

Sa carrière se développe à une époque où la course de côte connaît un formidable essor. Les épreuves de montagne attirent alors les meilleurs pilotes de circuits, de rallyes et de prototypes. Les Porsche, Abarth, Brabham et autres barquettes de compétition s'y affrontent dans des montées spectaculaires où chaque dixième de seconde compte.

Au milieu des années 1960, Jean Clément devient l'un des hommes forts de la discipline au volant d'une Porsche 904 GTS, l'une des voitures de sport les plus performantes de son époque. Grâce à son excellente motricité, à son faible poids et à son moteur central, la 904 s'adapte parfaitement aux parcours de montagne, et Jean Clément en exploite tout le potentiel.

En 1965, il signe l'une de ses performances les plus remarquées lors de la Course de Côte du Col du Minier. Au volant de sa Porsche 904 GTS, il établit un nouveau record de l'épreuve en 14 min 54 s 4, améliorant nettement la meilleure marque précédente et s'imposant face à une concurrence internationale. 

La même saison, Jean Clément remporte également la Course de Côte d'Ampus, dans le Var, où il domine les débats avec sa Porsche 904.

À la fin de l'année 1965, il franchit une nouvelle étape en remplaçant sa Porsche 904 par la toute nouvelle Porsche Carrera 6 (906). Plus légère, plus puissante et dotée d'une aérodynamique très évoluée, cette voiture représente alors ce qui se fait de mieux en matière de prototypes sportifs. Jean Clément fait partie des premiers pilotes privés français à l'utiliser en compétition de montagne, confirmant son ambition de rester au plus haut niveau.

Tout au long de cette période, il participe aux principales courses de côte françaises, où il affronte les meilleurs spécialistes nationaux sur des tracés devenus mythiques. 

CLELAND John

John CLELAND

 Royaume Unis

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 1989: Champion tourisme BTCC
 1995: Champion tourisme BTCC
18 victoires, 50 podiums et plus de 200 départs

 Chronologie des châssis
Tourisme BTCC

1989 Vauxhall Champion
1991 Vauxhall
1992 Vauxhall
1993 Vauxhall
1994 Vauxhall
1995 Vauxhall Champion
1996 Vauxhall
1997 Vauxhall
1998 Vauxhall
1999 Vauxhall
2001 Ford
2002 Ford
Test
1996 Lola F3000
Gt Gb

2000 Viper

V8 stars

2001 Ford
2003 Ford
Coupes
2004 Seat
Né le 15 juillet 1952 à Wishaw, en Écosse, John Cleland est l'un des pilotes les plus emblématiques de l'histoire du British Touring Car Championship (BTCC). Double champion de Grande-Bretagne des voitures de tourisme, il a marqué les années 1990 par son pilotage spectaculaire, son tempérament combatif et sa fidélité à Vauxhall. Pendant plus d'une décennie, il a incarné l'esprit des courses de tourisme britanniques, devenant l'un des pilotes les plus populaires auprès du public.

Passionné d'automobile dès son adolescence, John Cleland débute en compétition dans les années 1970 en autocross et en courses de côte. Il acquiert rapidement une solide réputation de pilote polyvalent avant de se tourner vers les compétitions de voitures de tourisme. Au milieu des années 1980, son père Bill achète une ancienne Holden Commodore de l'équipe officielle australienne Holden Dealer Team. Transformée en Vauxhall Senator pour répondre au règlement britannique des Thundersaloons, cette voiture permet à Cleland de révéler tout son talent et d'attirer l'attention de Vauxhall.

En 1989, Vauxhall lui confie une Astra GTE pour participer au BTCC. Dès sa première saison, il réalise un exploit exceptionnel en remportant le championnat. À cette époque, le BTCC est divisé en plusieurs classes de cylindrée, mais toutes les catégories marquent des points pour le titre général. Cleland domine la catégorie des voitures de 1,6 à 2 litres en remportant 11 victoires de classe en 13 courses, ce qui lui permet de décrocher son premier titre national. Cette performance reste l'un des débuts les plus impressionnants de l'histoire du championnat.

Lorsque le BTCC adopte en 1991 la réglementation « Super Touring » réservée aux berlines de deux litres, John Cleland demeure l'un des principaux animateurs du championnat. Au volant de la Vauxhall Cavalier, il remporte quatre victoires en 1991 et termine troisième du championnat. L'année suivante, il livre un duel mémorable avec Tim Harvey (BMW) et Steve Soper. Le championnat se joue lors de la dernière manche à Silverstone, où une collision provoquée par Soper élimine Cleland de la course. Furieux, il prononce devant les caméras une phrase devenue mythique : « The man's an animal! » (« Cet homme est un animal ! »). Cette scène est encore aujourd'hui l'un des moments les plus célèbres de l'histoire du BTCC.

Après avoir manqué le titre en 1992, Cleland reste fidèle à Vauxhall et poursuit le développement de la Cavalier. En 1995, il réalise la plus belle saison de sa carrière. Face à une concurrence internationale composée de pilotes tels qu'Alain Menu, Rickard Rydell, Paul Radisich, Joachim Winkelhock ou Gabriele Tarquini, il remporte six victoires, monte 18 fois sur le podium et décroche son deuxième titre de champion du BTCC. Cette couronne, acquise dans le très relevé championnat Super Touring, est généralement considérée comme son plus grand exploit sportif.

La fin des années 1990 est plus difficile avec l'arrivée de nouvelles générations de voitures. Vauxhall remplace la Cavalier par la Vectra, moins compétitive dans un premier temps. Malgré cela, Cleland continue à se battre parmi les meilleurs et remporte encore deux victoires en 1998, démontrant que son talent reste intact. Il dispute sa dernière saison complète en BTCC en 1999 avant de mettre un terme à une carrière exceptionnelle dans le championnat britannique.

Parallèlement au BTCC, John Cleland participe à plusieurs reprises au célèbre Bathurst 1000 en Australie. Entre 1993 et 2005, il prend le départ de douze éditions de cette classique de l'endurance. Son meilleur résultat intervient en 2001, lorsqu'il termine deuxième avec Brad Jones, au terme d'une course particulièrement disputée sur le légendaire circuit de Mount Panorama. Il effectue également quelques apparitions en British GT au volant d'une Dodge Viper et participe à plusieurs courses historiques après sa retraite sportive.

Après avoir quitté la compétition à plein temps, John Cleland reprend la concession automobile familiale installée à Galashiels, dans les Scottish Borders. 

CLARKE Daniel

CLARKE Daniel

GB

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2004 Victoire Formule Ford Festival

Formule Ford

2004 Van Diemen, 1er FFF
Formule 3

2005 Dallara
Euro-F3

2005 Dallara
Champ-Car


2006 Dallara
2007 Panoz
A1 Gp


2008-09

Né le 4 octobre 1983 à Mexborough, dans le Yorkshire du Sud (Angleterre), Daniel « Dan » Clarke est un pilote automobile britannique qui s'est illustré dans les championnats de monoplaces en Europe et en Amérique du Nord. Révélé en Formule Ford, il s'est ensuite fait connaître en Champ Car, en A1 Grand Prix, en Indy Lights et plus récemment en Porsche Carrera Cup. Son parcours témoigne d'une remarquable capacité d'adaptation dans des disciplines très différentes.

Comme la plupart des pilotes de sa génération, Dan Clarke découvre le sport automobile par le karting. Entre 1994 et 2000, il forge les bases de son pilotage avant de passer à la Formule Ford britannique. En 2001, il remporte le championnat BRDC Formula Ford, puis poursuit sa progression dans la catégorie junior. La saison 2004 marque un véritable tournant : il termine vice-champion de Grande-Bretagne de Formule Ford et remporte le prestigieux Formula Ford Festival de Brands Hatch, une épreuve qui a révélé de nombreux futurs pilotes de Formule 1.

En 2005, Clarke accède au Championnat de Grande-Bretagne de Formule 3 au sein de Räikkönen Robertson Racing, l'équipe fondée par le champion du monde de Formule 1 Kimi Räikkönen et Steve Robertson. Face à une concurrence particulièrement relevée, il remporte une victoire à Castle Combe et termine cinquième du championnat. Son succès sur ce circuit lui permet d'établir un record du tour qui restera longtemps une référence.

Plutôt que de poursuivre la filière européenne classique vers la Formule 1, Dan Clarke choisit de tenter sa chance aux États-Unis. En 2006, il rejoint le championnat Champ Car World Series avec l'équipe CTE Racing-HVM. Pour sa première saison, il impressionne par sa rapidité et décroche son premier podium à Denver. 

En 2007, il poursuit l'aventure avec Minardi Team USA, héritière de l'équipe HVM. Malgré une saison perturbée par plusieurs incidents et abandons, il obtient une remarquable deuxième place à Road America. La disparition du championnat Champ Car, absorbé par l'IndyCar Series à la fin de l'année, interrompt toutefois son ascension et le laisse sans volant pour la saison suivante.

Après une année difficile, Dan Clarke est choisi pour représenter la Grande-Bretagne en A1 Grand Prix, la Coupe du monde des sports mécaniques. 

En 2010, il effectue un retour remarqué en Indy Lights avec Walker Racing, l'antichambre de l'IndyCar. Après un début de saison consacré à l'apprentissage, il termine l'année en grande forme avec deux deuxièmes places, à Toronto et Mid-Ohio, ainsi qu'une septième place au championnat. Ses performances confirment qu'il demeure l'un des pilotes britanniques les plus rapides de sa génération, malgré un parcours souvent contrarié par les difficultés économiques des championnats auxquels il participe.

Par la suite, Dan Clarke dispute quelques courses en NASCAR Nationwide Series, en IMSA Continental Tire SportsCar Challenge et dans différentes compétitions de Grand Tourisme. Après une période consacrée au développement de jeunes pilotes et à l'enseignement de la conduite sportive, il effectue un retour en compétition en 2023 dans la Porsche Carrera Cup North America.

CHICHERIT Guerlain

CHICHERIT Guerlain*
France

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2004 Lauréat du volant dakar
2009 Champion du monde RR

Rallyes TT
2003 Citroen Saxo

Glace
2004 Mégane

Rallyes Raids
2005 Bowler
2006 Bmw X3
2007 Bmw X3
2008 Bmw X3
2009 Bmw, Champion
2010 Bmw

Tests
2005 Bmw X3 Raids

Né le 20 mai 1978 à Soisy-sous-Montmorency (Val-d'Oise), Guerlain Chicherit est un pilote automobile, skieur de freeride et entrepreneur français. Figure atypique du sport de haut niveau, il est l'un des rares athlètes à avoir conquis des titres mondiaux dans une discipline avant de réussir une brillante reconversion dans le sport automobile. Son parcours, jalonné de défis extrêmes et d'innovations, en fait une personnalité incontournable du rallye-raid et du rallycross.

Élevé à Tignes, au cœur des Alpes, il découvre très jeune les sports de montagne. Doté d'un tempérament audacieux, il pratique également le judo, dont il devient champion de France dans sa catégorie d'âge, avant de se consacrer pleinement au ski. Dès l'adolescence, il se distingue en freeride, discipline alors en plein essor, où les skieurs évoluent hors-piste sur des pentes particulièrement engagées. Son talent exceptionnel lui permet de remporter quatre titres de champion du monde de freeride en 1999, 2002, 2006 et 2007, devenant l'une des références mondiales de cette spécialité.

Au début des années 2000, Guerlain Chicherit décide de relever un nouveau défi en se lançant dans le sport automobile. Il débute en Coupe de France des rallyes au volant d'une Citroën Saxo, puis rejoint rapidement Citroën Sport grâce à ses excellents résultats. Après avoir remporté le Dakar Challenge 2005, il est recruté par l'équipe allemande X-Raid, spécialiste des rallyes tout-terrain. 

Il dispute son premier Rallye Dakar en 2006 sur un BMW X3 CC, remportant une victoire d'étape dès sa première participation et terminant neuvième du classement général. Il confirme son potentiel au fil des éditions suivantes. En 2009, il remporte la Coupe du monde FIA des rallyes tout-terrain après une saison remarquable ponctuée de victoires à l'Abu Dhabi Desert Challenge et au Rally Transibérico, ainsi que d'une troisième place au Rallye de Tunisie. 

Le Dakar demeure le fil conducteur de sa carrière. Régulièrement parmi les pilotes les plus rapides, il signe plusieurs succès d'étape et obtient son meilleur résultat en 2024, en terminant quatrième du classement général. Au fil des années, il pilote des BMW, Mini, SMG Buggy, Prodrive Hunter et Toyota.

À partir de 2015, il s'engage en Championnat du monde FIA de Rallycross. Après plusieurs apparitions avec JRM Racing, il fonde sa propre structure, GC Kompetition, devenue ensuite GCK Motorsport. L'équipe développe notamment des Renault Mégane RX

CHEVRETON Roger

Roger CHEVRETON*

 France

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srt rallycross
1978 Vice-champion
1979 Champion
rallycross
1980 Vice-champion de France
1981 Vice-champion de France

Chronologie des châssis
Courses de cotes
1969 R8 Gordini
1986 Citroen Visa

Coupe
 1973: 2 cv cross
 1974: 2 cv cross
 1975: 2 cv cross
1976 SRT Circuits, Rallyes 2
1977 SRT Circuits, Rallyes 2
1978 SRT Circuits, Rallyes 2
1981 SRT Circuits, Rallyes 2
1983 Talbot samba (circuit)

Rallyes
1969 R8 Gord ini
1970 R8 Gordini
1971 R8 Gordini
1972 R8 Gordini
1973 Simca Rallyes 2
1985 Citroen Visa
1989 R11

Rallycross

1978 Simca Rallyes 2, 2eme
1979 Simca Rallyes 2, champion
1980 Simca Rallyes 2, 2eme
1981 Simca Rallyes 3 trubo, 2eme
1982 Simca Rallyes 3
1984 Citroen Visa
1989 R11
Rallyes TT
1989 R11

A 17 ans il navigue son père en rallyes

Né à Charlieu, dans le département de la Loire, Roger Chevreton fait partie des pilotes qui ont participé à l'essor du rallycross en France à la fin des années 1970 et durant les années 1980. Installé par la suite à Saint-Genou, dans l'Indre, il est devenu une figure bien connue des paddocks grâce à son talent, sa régularité et son enthousiasme communicatif.

Comme beaucoup de pilotes de sa génération, Roger Chevreton découvre la compétition automobile à une époque où le rallycross s'impose progressivement comme une discipline spectaculaire. Mélangeant asphalte et terre, départs en peloton et courses particulièrement disputées, cette spécialité attire rapidement un public nombreux. Dès ses premières saisons, il se distingue par un pilotage efficace et une remarquable maîtrise des petites cylindrées.

Roger Chevreton connaît ses plus grands succès au volant des Citroën Visa, parfaitement adaptées aux circuits mixtes. En 1984, il réalise une saison exceptionnelle en Division 2 (moins de 1 600 cm³). Il remporte les épreuves d'Essay, Le Creusot, Lohéac, Lunéville, Marville, Mayenne, Metz-Juville et Pau-Idron, tout en obtenant plusieurs places d'honneur en Super Finale face aux voitures les plus puissantes du championnat. Cette remarquable régularité lui permet de s'imposer comme l'un des grands spécialistes français des petites cylindrées.

En 1985, il poursuit sa carrière en évoluant dans la catégorie des voitures de plus de 1 600 cm³. Malgré une concurrence devenue encore plus relevée, il continue de se battre aux avant-postes et confirme sa réputation de pilote régulier, capable de tirer le meilleur parti de son matériel quelles que soient les conditions de piste.

CHEVALLEY André

CHEVALLEY André*
Suisse


Courses de cotes
1975 Lola Gr6
1976 March Gr6
1977 Chevron Gr6
1978 Chevron Gr6
1980 Ralt F2
1981 Martini

Endurance
1976 Lola, Cheetah
1977 Cheetah
1978 Inaltera
1979 Lola
1980 ACR
1981 ACR

Né le 25 mai 1949 à Genève, André Chevalley est à la fois pilote, chef d'équipe, entrepreneur et constructeur, il appartient à cette génération de passionnés qui ne se contentaient pas de conduire des voitures de course : ils les concevaient, les développaient et les faisaient évoluer. Son nom reste intimement lié aux 24 Heures du Mans, où il participa à six reprises entre 1976 et 1981.

Passionné de mécanique dès son plus jeune âge, André Chevalley débute en compétition au milieu des années 1970. 

En parallèle de son activité sportive, il développe avec son frère Serge le Groupe Chevalley, qui devient l'un des principaux distributeurs automobiles de Suisse, représentant notamment Mercedes-Benz, Bentley, Hyundai, Nissan, Volvo et Mazda. Cette double activité d'entrepreneur et de pilote lui permet de financer ses ambitions en compétition.

Sa première participation aux 24 Heures du Mans a lieu en 1976 au volant d'une Lola T292 à moteur Ford Cosworth, qu'il partage avec François Trisconi et Georges Morand. Pour cette première apparition dans la Sarthe, l'équipage réalise une excellente prestation en terminant 15ᵉ au classement général et vainqueur de la catégorie Groupe 6 moins de 2 litres, démontrant la compétitivité des petites prototypes face à des voitures bien plus puissantes.

En 1977, André Chevalley franchit une nouvelle étape en engageant sa propre Cheetah G501, sous les couleurs de son équipe. L'expérience se termine prématurément par un abandon.

L'année 1978 marque l'un des sommets de sa carrière. Toujours à la tête de sa structure André Chevalley Racing, il engage une Inaltera LM avec François Trisconi. L'équipage termine à une brillante deuxième place de la catégorie GTP, derrière la Rondeau officielle.

En 1979, Chevalley aligne une Lola T286 aux couleurs de la célèbre discothèque Macumba. Malgré un début de course prometteur, un problème mécanique contraint l'équipage à l'abandon avant la mi-course. Cette déconvenue renforce néanmoins sa conviction qu'il est possible de construire une voiture encore mieux adaptée aux exigences de l'endurance.

À partir de 1980, André Chevalley réalise son projet le plus ambitieux : devenir constructeur. Avec une équipe de jeunes ingénieurs du Technicum de Genève, il conçoit un prototype baptisé ACR (André Chevalley Racing). Conservant certains éléments mécaniques issus de la Lola, la voiture bénéficie d'un châssis profondément remanié et de solutions techniques innovantes, notamment un système expérimental de refroidissement. L'ACR effectue des débuts prometteurs aux 6 Heures de Silverstone, où elle se qualifie en première ligne, avant d'abandonner sur problème mécanique. Aux 24 Heures du Mans, la voiture montre un réel potentiel mais une rupture de suspension met un terme à l'aventure au petit matin.

Chevalley revient au Mans en 1981 avec une version améliorée de son prototype. Malgré les progrès réalisés, les difficultés techniques persistent et l'équipage ne parvient pas à rallier l'arrivée. Ces deux participations demeurent néanmoins un remarquable témoignage de l'audace d'un pilote privé capable de concevoir sa propre voiture pour affronter les plus grands constructeurs mondiaux.

En parallèle de l'endurance, André Chevalley dispute également quelques épreuves du Championnat d'Europe de Formule 2 et devient Champion suisse de Formule 2 en 1980.

Après sa carrière sportive, il se consacre pleinement au développement du Groupe Chevalley. En 2014, à la suite du décès de son épouse Anita, il crée la Fondation Anita Chevalley, destinée à soutenir les personnes en difficulté ou en situation de handicap. Cette action philanthropique devient l'un des engagements majeurs de la seconde partie de sa vie.

André Chevalley s'éteint le 2 février 2026 à Genève, à l'âge de 76 ans. 

7 juil. 2026

CHEREAU J Luc

Jean Luc CHEREAU*

 France

 
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Chronologie des châssis
Fils du constructeur de remorques super lourds
Rallyes
1972 Alpine A110, Porsche 911
1973 Alpine A110, Porsche 911
1974 Alpine A110, Porsche 911
1975 Alpine A110, Porsche 911
1976 Alpine A110, Porsche 911
 stop pour reprendre l'entreprise Chereau

1993 sponsorise Pierre Yver
Coupe

1993 Porsche cup sur 911
1995 Porsche cup sur 911
1999 Porsche cup sur 911
2002 Porsche cup sur 996

Gt Bpr

1994 Porsche 911
1995 Porsche 911

Gt Fia

1996 Porsche 911
1997 Porsche 911
1998 Porsche 911
2001  Viper Porsche 996
Gt France

1997 Porsche 911
1998 Porsche 911
1999 Porsche 911
2000 Porsche 911

Endurance

1994 Porsche 911
1995 Porsche 911
1996 Porsche 911
1997 Porsche 911
1998 Porsche 911
1999 Porsche 911
2000 Porsche 911
2002 Viper

Né le 25 août 1948 à Avranches (Manche), Jean-Luc Chéreau est un chef d'entreprise et pilote automobile français. Héritier de l'entreprise familiale Chéreau, spécialisée dans la construction de véhicules frigorifiques, il est l'un des plus célèbres gentlemen-drivers français des années 1990 et du début des années 2000. Son parcours illustre parfaitement la passion de ces chefs d'entreprise qui ont su concilier réussite industrielle et compétition automobile au plus haut niveau.

Fils de Jean Chéreau, fondateur en 1950 de la société éponyme à Avranches, il grandit dans un univers où la mécanique occupe une place importante. Très tôt attiré par l'automobile, il dispute quelques compétitions dans sa jeunesse. Les responsabilités liées au développement de l'entreprise familiale, son mariage et sa vie de famille le conduisent toutefois à mettre cette passion entre parenthèses pendant de nombreuses années. À la tête de l'entreprise, il contribue à faire de Chéreau l'un des principaux constructeurs européens de carrosseries et semi-remorques frigorifiques.

Au début des années 1990, alors que sa situation professionnelle lui permet de consacrer davantage de temps à sa passion, Jean-Luc Chéreau revient à la compétition. Il choisit naturellement l'endurance. 

Sa première participation aux 24 Heures du Mans intervient en 1994. Associé à Pierre Yver et Jack Leconte, il pilote une Porsche 911 Carrera RSR engagée par Larbre Compétition. Malgré un abandon, cette première expérience marque le début d'une fidélité exceptionnelle à l'épreuve mancelle. Entre 1994 et 2002, Jean-Luc Chéreau prend le départ de neuf éditions consécutives des 24 Heures du Mans, toujours dans des voitures de Grand Tourisme.

Au fil des saisons, il alterne les Porsche 911 GT2, Porsche 911 GT3-R, Porsche 911 GT3-RS et, en 2002, une Chrysler Viper GTS-R. Il partage le volant avec plusieurs pilotes de renom, parmi lesquels Jean-Pierre Jarier, Christophe Bouchut, Patrice Goueslard, Pierre Yver, Jack Leconte, Carl Rosenblad et Jean-Claude Lagniez. Son meilleur résultat est obtenu en 2001, lorsqu'il termine 10ᵉ du classement général et 4ᵉ de la catégorie GT sur une Porsche 911 GT3-RS de Larbre Compétition. Cette performance constitue l'aboutissement de sa carrière mancelle.

Parallèlement au Mans, Jean-Luc Chéreau participe également à plusieurs éditions des 24 Heures de Daytona, où il retrouve Larbre Compétition et Porsche. Il dispute aussi le Championnat de France GT et le Championnat FIA GT, contribuant au développement des programmes sportifs de l'équipe française. Son engagement dépasse le simple rôle de pilote : grâce au soutien de son entreprise, il participe activement à la présence de Larbre Compétition parmi les meilleures équipes européennes de Grand Tourisme.

JL Chereau à peut ètre trop investie dans la course ?
Sa société de construction de remorques, à basculé !

En 2003, confronté aux difficultés économiques du secteur, Jean-Luc Chéreau vend l'entreprise familiale au groupe allemand Trailer Holding GmbH. Cette décision met un terme à plus d'un demi-siècle de gestion familiale de la société fondée par son père. Après cette étape importante de sa vie professionnelle, il réduit progressivement ses activités en compétition et met fin à sa carrière de pilote quelques années plus tard.

En fait se serait une mésentante. La famille aurait souhaiter toucher sa part d'argent sur la société, trop couteux la société bascule.

CHEEVER Ross

Ross CHEEVER*

 Usa

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 1987 Champion F3 Japon
1989 Vice-champion F3000 japon
1991 Vice-champion F3000 japon
1992: 3e du championnat F3000 japon
1993: 3e du championnat F3000 japon
1994: 3e du championnat F3000 japon

F3000 JAPON
10 victoires
13 pôles
71 départs


Chronologie des châssis
Formule Ford

1982 Van Diemen
1983 Van Diemen
Circuits GB

1983 Ford escort
Formule Atlantic

1984 Ralt
1985 Ralt
1986 Ralt
Formule 3

1984 Ralt
1985 Ralt
1986 Ralt
Formule 3 japon

1987 Ralt, Reynard, Champion

Tourisme

1986 Bmw

F3000 japon

1986 Lola
1987 March (Dome)
1988 March, Reynard
1989 Reynard, 2eme
1990 Reynard, Lola
1991 Reynard, 2eme
1992 Reynard, 3eme
1993 Reynard, 3eme
1994 Reynard, 3eme
Endurance

1987 Dome et Toyota
1989 Toyota

Indy-Cart

1992 Lola (Foyt)

Ex champion de Tennis aux USA

Né le 12 avril 1964 à Rome, en Italie, Ross Cheever est un pilote automobile américain dont la carrière s'est principalement déroulée au Japon. Frère cadet d'Eddie Cheever, ancien pilote de Formule 1 et vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis 1998, Ross a choisi une voie différente en bâtissant sa réputation dans les championnats asiatiques, où il est devenu l'un des pilotes étrangers les plus respectés de la fin des années 1980 et du début des années 1990.

Bien que baigné très tôt dans le sport automobile grâce à la carrière de son frère, Ross Cheever s'intéresse d'abord au tennis avant de se tourner définitivement vers la compétition automobile au début des années 1980. Après une formation en Europe, il dispute le Championnat britannique de Formule 3, où il remporte cinq victoires entre 1984 et 1985 et démontre un réel potentiel face à une génération particulièrement talentueuse.

Durant les hivers 1985 et 1986, il participe au championnat néo-zélandais de Formule Atlantic. Au volant d'une Ralt RT4, il remporte à deux reprises le prestigieux Grand Prix de Nouvelle-Zélande.

Après une tentative sans succès en Formule 3000 internationale et un bref passage dans le championnat américain Indy Lights, Ross Cheever décide en 1987 de poursuivre sa carrière au Japon, un choix qui va transformer son destin sportif. Dès sa première saison, il remporte le Championnat du Japon de Formule 3, au volant d'une Ralt-Toyota engagée par Funaki Racing.

Son titre lui ouvre les portes du très relevé Championnat japonais de Formule 3000, considéré à l'époque comme l'un des meilleurs championnats de monoplaces au monde après la Formule 1. Pendant huit saisons, Ross Cheever s'y impose comme un candidat permanent au titre. Il termine vice-champion en 1989, échouant de seulement trois points face à Hitoshi Ogawa après une dramatique collision dans la dernière course à Suzuka. En 1991, il manque une nouvelle fois le championnat, cette fois derrière Ukyo Katayama. Il complète ensuite trois saisons consécutives à la troisième place du classement général, preuve de sa remarquable régularité.

Ross Cheever devient également un véritable spécialiste du circuit de Suzuka, où il remporte sept de ses dix victoires en Formule 3000 japonaise. L'un de ses plus beaux succès intervient à Sugo en 1991, lorsqu'il s'impose devant un équipier d'un jour nommé Michael Schumacher, alors invité exceptionnel dans le championnat japonais. 

Parallèlement à ses activités en monoplace, il dispute le Championnat du monde des voitures de sport avec l'équipe Dome et Toyota. En 1989, il prend le départ des 24 Heures du Mans sur une Toyota 89C-V en compagnie d'Hitoshi Ogawa et Paolo Barilla. L'équipage est cependant contraint à l'abandon après seulement 45 tours à la suite d'une défaillance mécanique.

En 1992, Ross Cheever effectue un retour aux États-Unis en disputant plusieurs manches du championnat CART avec l'écurie d'A. J. Foyt. Il termine notamment onzième à Portland, son meilleur résultat dans la discipline. Malgré cette expérience encourageante, plusieurs problèmes mécaniques et accidents limitent ses performances, et il choisit de poursuivre sa carrière au Japon plutôt que de s'installer durablement outre-Atlantique.

À l'issue de la saison 1994, alors qu'il n'a que trente ans, Ross Cheever décide de mettre un terme à sa carrière de pilote professionnel. Après plusieurs années éloigné des circuits, il revient brièvement en 2000 comme pilote d'essais pour l'écurie Cheever Racing, dirigée par son frère Eddie. Il entreprend même le programme de qualification des 500 Miles d'Indianapolis, mais l'équipe retire finalement la seconde voiture avant les qualifications en raison de contraintes techniques et budgétaires.

CHAVES Pedro

Pedro Matos CHAVES*
Portugal


1990 Champion GB F3000
1999 Champion Portugal Rallyes
2000 Champion Portugal Rallyes

Chronologie des châssis
Circuits
1985 Toyota

Formule Ford
1986
1987
1988

F3000 GB
1989 Reynard
1990 Reynard

F3000
1989 Reynard
1990 Reynard, Champion
1992 Lola
1996 Lola

F3000 japon
1991 Lola

Tests F1
1990 Coloni

Formule 1
1991 Coloni

Tests
1992 Reynard F3000

Ars Cart
1993 Lola
1994 Lola
1995 Lola

Intersérie
1993 Penske (cart)
1994 Penske (cart)

Tourisme Espagne
1996 Bmw 318

Gt
1997 FIA-GT Porsche 911
2002 GT Espagne Saleen, Marcos
2003 GT Espagne Saleen
2003 GT FIA sur Saleen

Rallyes
1999 Toyota, Champion
2000 Peugeot 206, Toyota, Champion
2001 Toyota
2005 Clio

Endurance
2002 Saleen
2003 Saleen

Né le 27 février 1965 à Porto, Pedro António Matos Chaves est l'un des pilotes portugais les plus complets de l'histoire du sport automobile. Sa carrière l'a conduit du karting à la Formule 1, de l'Indy Lights aux courses d'endurance, avant de connaître ses plus grands succès en rallye où il est devenu double champion du Portugal.

Passionné de sport automobile dès son enfance, il débute en karting au début des années 1980. En 1985, il remporte le trophée portugais Toyota Starlet avant de s'orienter vers la Formule Ford. Son talent éclate rapidement : il devient champion du Portugal de Formule Ford, puis poursuit sa progression en Grande-Bretagne, où il décroche le prestigieux Championnat britannique de Formule Ford en 1987. Ces résultats lui ouvrent les portes de la compétition internationale.

En 1989, Pedro Chaves accède à la Formule 3000, antichambre de la Formule 1. Après une première saison d'apprentissage, il rejoint l'écurie Madgwick Motorsport et réalise une campagne exceptionnelle en 1990, remportant le Championnat britannique de Formule 3000 avec cinq victoires. Cette performance attire l'attention du paddock de la Formule 1 et fait de lui l'un des jeunes pilotes européens les plus prometteurs.

En 1991, il fait ses débuts en Championnat du monde de Formule 1 avec la modeste écurie italienne Coloni. Malheureusement, la voiture est largement dépassée par la concurrence et les difficultés financières de l'équipe compromettent toute possibilité de résultat. Chaves tente de se qualifier à treize Grands Prix, sans jamais parvenir à franchir l'épreuve des préqualifications, alors en vigueur pour les équipes les moins compétitives. Déçu par le manque de moyens de son équipe, il quitte Coloni avant la fin de la saison. Cette expérience reste l'un des épisodes les plus frustrants de sa carrière, lui qui n'a jamais pu démontrer son véritable potentiel au plus haut niveau.

Après cette parenthèse difficile, Pedro Chaves retourne en Formule 3000 avant de tenter sa chance aux États-Unis. Entre 1993 et 1995, il dispute le championnat Indy Lights, où il remporte notamment la manche de Vancouver en 1995. 

À la fin des années 1990, Pedro Chaves relève un nouveau défi en se tournant vers le rallye. Beaucoup s'interrogent sur sa capacité à réussir cette reconversion, mais il fait rapidement taire les doutes. Au volant d'une Toyota Corolla WRC, épaulé par son copilote Sérgio Paiva, il s'impose comme l'un des meilleurs spécialistes portugais de la discipline. En 1999, il décroche son premier titre de Champion du Portugal des Rallyes, avant de conserver sa couronne en 2000 grâce à une saison remarquable ponctuée de cinq victoires. Ces deux titres constituent les plus grands succès de sa carrière sportive.

Parallèlement à son championnat national, il participe à plusieurs éditions du Rallye du Portugal, manche du Championnat du monde des rallyes. Face aux meilleurs pilotes internationaux, il obtient comme meilleur résultat une treizième place au classement général en 1998, tout en démontrant qu'il est capable de rivaliser avec les meilleurs sur les spéciales portugaises.

En 2001, Pedro Chaves enrichit encore son palmarès en remportant le Championnat d'Espagne GT au volant d'une spectaculaire Saleen S7-R, qu'il partage avec Miguel Ramos. Il participe également aux 24 Heures du Mans en 2002 et 2003 ainsi qu'au Championnat FIA GT, confirmant une nouvelle fois sa remarquable polyvalence. Peu de pilotes européens auront connu autant de disciplines différentes à un niveau aussi élevé.

Après un retour en championnat portugais des rallyes avec une Renault Clio S1600 en 2005 et 2006, Pedro Chaves met progressivement un terme à sa carrière de pilote. Il devient alors entraîneur de pilotes pour A1 Team Lebanon, avant de prendre la direction sportive d'A1 Team Portugal en 2008. Par la suite, il accompagne également la carrière de son fils, poursuivant ainsi son engagement dans le sport automobile.