Duray Léon*
USA
(Georges Stewart)
Dit le démon noir
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1926 Charlotte, Salem1927 Culver, Atlantic City
1928 Salem
Chronologie des châssis
Indianapolis
1922 Fontenac
1926: Miller, Ariès et Amilcar
1927: Miller, Ariès et Amilcar
1928: Ariès, Miller et Lagonda
1929: Miller
1930: Miller
1931: Miller et Bugatti
Bugatti échange: 2 Miller contre 3 Bugatti

Bien que dévoué à la cause des Cord Léon Duray engage ses voitures à Monthléry sous le nom "Packard Cable Spécial" du nom de la firme américaine qui finance l'expédition.
Leon Duray, né George Gardner Stewart le 30 avril 1894 à Cleveland (Ohio) et décédé le 12 mai 1956 à Twentynine Palms (Californie), est l'un des grands pilotes américains des années 1920. Connu sous le surnom de « The Flying Frenchman » (« le Français volant »), il choisit le nom de Leon Duray en hommage au célèbre pilote franco-belge Arthur Duray, qu'il admire profondément. Afin d'entretenir cette filiation symbolique, il fait même modifier officiellement son état civil.
Avant de devenir pilote professionnel, George Stewart exerce différents métiers, notamment celui de chauffeur de taxi. Passionné par la vitesse, il fait ses débuts dans les courses sur les foires du Midwest américain. Son tempérament spectaculaire et son style de pilotage extrêmement offensif lui permettent rapidement de se faire remarquer. Il rejoint ensuite les grandes compétitions organisées par l'American Automobile Association (AAA), où il pilote principalement des monoplaces Miller, les voitures les plus performantes de leur époque.
Leon Duray s'impose rapidement comme l'un des meilleurs spécialistes des circuits américains. Entre 1922 et 1931, il dispute cinquante courses du championnat AAA et remporte quatre victoires, tout en montant à neuf reprises sur le podium. Sa vitesse en qualifications devient légendaire : il décroche sept pole positions et réalise une série exceptionnelle de cinq départs consécutifs en première ligne des 500 Miles d'Indianapolis entre 1925 et 1929, un record qui ne sera battu qu'en 1990 par Rick Mears.
Les 500 Miles d'Indianapolis constituent le rendez-vous majeur de sa carrière. Il prend le départ de l'épreuve à huit reprises entre 1922 et 1931. En 1925 puis en 1928, il décroche la pole position grâce à des performances impressionnantes en qualifications. Malgré cette vitesse exceptionnelle, la victoire lui échappe toujours en raison de nombreuses défaillances mécaniques. En 1928, alors qu'il mène la course pendant cinquante-neuf tours et semble en mesure de s'imposer, un problème de surchauffe met fin à ses espoirs. Ce scénario se répète plusieurs fois au cours de sa carrière et contribue à forger sa réputation de pilote aussi rapide que malchanceux.
À la fin des années 1920, Leon Duray vient en Europe avec ses spectaculaires Miller à traction avant. En août 1929, il établit plusieurs records du monde de vitesse sur l'autodrome de Linas-Montlhéry, notamment sur les distances de cinq et dix kilomètres ainsi que de cinq et dix miles dans la catégorie des moteurs de 1,1 à 1,5 litre. Quelques semaines plus tard, il participe au Grand Prix de Monza où son allure théâtrale, sa combinaison noire et son tempérament de battant lui valent le surnom de « Diable noir ». Après la course, Ettore Bugatti rachète ses deux Miller afin d'en étudier les solutions techniques.
Toujours attiré par l'innovation, Leon Duray ne se contente pas de piloter. En 1931, il construit sa propre voiture équipée d'un spectaculaire moteur seize cylindres à deux temps qu'il engage aux 500 Miles d'Indianapolis. L'expérience est audacieuse mais peu concluante : le moteur abandonne après seulement quelques tours. Il est également considéré comme le premier pilote à avoir utilisé du méthanol comme carburant à Indianapolis, une solution qui deviendra ensuite la norme pendant plusieurs décennies.
Après avoir progressivement quitté les circuits au milieu des années 1930, Leon Duray reste proche du sport automobile en tant que propriétaire et conseiller technique. Son nom demeure associé à l'une des périodes les plus spectaculaires de l'histoire des courses américaines, celle des grands « board tracks » et des puissantes Miller.






































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