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Lella Lombardi (Maria Grazia Lombardi)
Lella Lombardi ne manquait pas de finesse technique, mais elle devait constamment faire face aux préjugés de son équipe March. Après un accident aux essais à Monaco, la monoplace réparée souffrait d'un comportement routier catastrophique : elle sous-virait massivement à l'entrée des virages avant que l'arrière ne décroche brutalement à la réaccélération.
Lella passe des jours à expliquer précisément le problème aux ingénieurs. Malheureusement, le directeur de l'équipe (un certain Max Mosley, futur président de la FIA) et le concepteur Robin Herd ne l'écoutent pas, mettant ses plaintes sur le compte d'un manque de confiance. Ce n'est que bien plus tard que l'équipe s'apercevra que le châssis avait bel et bien été mal réparé et vrillé lors du choc.
Née dans une famille modeste du Piémont, son père était boucher. Lella a fait ses premières armes au volant de manière totalement informelle en conduisant la camionnette de livraison de viande de l'entreprise familiale. C'est en sillonnant les routes sinueuses de sa région à toute vitesse pour livrer les clients qu'elle s'est découvert une passion indomptable pour la vitesse, bien avant d'avoir l'âge légal d'obtenir son permis de conduire.
Lella Lombardi n'a pas seulement brillé en monoplace. Elle s'est aussi illustrée aux 24 Heures du Mans.
En 1974, elle s'associe à la Française Marie-Claude Beaumont. Elles entrent dans l'histoire de l'épreuve en devenant le premier équipage 100 % féminin à remporter une victoire de catégorie (en classe GT).
En 1977, elle s'aligne aux côtés de la Belge Christine Beckers sur une Inaltera et termine à une remarquable 11e place au classement général.



















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