23 juin 2026

BUEMI Sébastien

BUEMI Sébastien*

Suisse

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2004 Formule Bmw, 3eme
2005 Formule Bmw, 2eme
2007 Vice-champion Euro-F3

2006 Formule Bmw, 2eme Coupe du Monde
2006 3e Master Zandvoort


Formule Bmw

2004 Mygale, 3eme
2005 Mygale, 2eme
2006 Mygale, 2eme

F3 espagne

2005 Dallara

A1 Gp

2006-07 Lola

Formule Renault Europe
2006 Tatuus

Euro-F3

2006 Dallara, 3eme Zandvoort
2007 Dallara, Champion

Gp2

2007 Dallara
2008 Dallara

Test F1

2007 Toro Rosso
2008 Toro Rosso, Red Bull
2009 Red Bull
Formule 1

2009 Toro Rosso
2010 Toro Rosso
2011 Toro Rosso


Petit fils des frères Gachnan (Cegga) en 2008 il pilote la voiture d'intervention médicale sur les GP

Sébastien Buemi (né en 1988) 

Sébastien Buemi. S'il est connu du grand public pour son passage en Formule 1 avec Toro Rosso, c'est surtout en endurance et en Formule E qu'il a bâti un palmarès exceptionnel, devenant l'un des pilotes les plus titrés de sa génération.

Né le 31 octobre 1988 à Aigle, dans le canton de Vaud, en Suisse, Sébastien Buemi grandit dans une famille passionnée de sport automobile. Son père Antoine Buemi est concessionnaire automobile et son cousin Natacha Gachnang deviendra également pilote de compétition. Dès l'âge de six ans, il découvre le karting et révèle rapidement un talent naturel pour la vitesse. Très vite, il remporte plusieurs titres nationaux et attire l'attention des observateurs du sport automobile suisse.

Après ses débuts en karting, Buemi poursuit son apprentissage en monoplace. En 2004, il rejoint le championnat allemand de Formule BMW où il se distingue immédiatement. Ses résultats lui ouvrent les portes du prestigieux programme Red Bull Junior Team, véritable pépinière de futurs pilotes de Formule 1. Sous la supervision d'Helmut Marko, il poursuit sa progression en Formule 3 Euro Series. En 2007, il termine vice-champion derrière Romain Grosjean, confirmant son statut de futur grand espoir européen.

Cette même année, Red Bull lui offre l'opportunité de tester une Formule 1 lors d'essais privés à Jerez. Les ingénieurs sont impressionnés par sa vitesse et sa capacité d'adaptation. Buemi poursuit alors son ascension en GP2 Series, l'antichambre officielle de la Formule 1. En 2008, il remporte plusieurs courses et termine parmi les meilleurs pilotes du championnat.

Le rêve devient réalité en 2009 lorsqu'il est titularisé chez Toro Rosso, l'équipe sœur de Red Bull Racing. À seulement vingt ans, il devient l'un des plus jeunes pilotes de l'histoire de la Formule 1. Dès son premier Grand Prix, en Australie, il marque deux points grâce à une remarquable septième place. Ce début prometteur laisse entrevoir un avenir brillant.

Durant trois saisons, de 2009 à 2011, Buemi défend les couleurs de Toro Rosso. Il dispute 55 Grands Prix et marque 29 points. Bien que ses résultats soient limités par la compétitivité modeste de sa monoplace, il démontre régulièrement sa rapidité et sa capacité à rivaliser avec des pilotes plus expérimentés. Malgré cela, Red Bull décide de renouveler son effectif fin 2011 et met un terme à sa carrière de titulaire en Formule 1.

Beaucoup de pilotes auraient vécu cette éviction comme un échec. Buemi choisit au contraire de rebondir. Dès 2012, il devient pilote de réserve et de développement pour Red Bull Racing, un rôle qu'il conservera pendant de nombreuses années tout en poursuivant sa carrière dans d'autres disciplines.

C'est en endurance qu'il va véritablement atteindre la consécration. Recruté par Toyota Gazoo Racing pour le Championnat du monde d'endurance (WEC), il devient rapidement l'un des piliers du programme japonais. Aux côtés d'Anthony Davidson, Kazuki Nakajima, Brendon Hartley, Ryo Hirakawa ou encore Fernando Alonso selon les saisons, il participe à l'une des périodes les plus glorieuses de Toyota.

Après plusieurs déceptions cruelles aux 24 Heures du Mans, notamment en 2016 lorsque Toyota perd la victoire dans le dernier tour, Buemi finit par atteindre son objectif. Il remporte les 24 Heures du Mans à plusieurs reprises avec Toyota et décroche également plusieurs titres mondiaux en endurance. Son intelligence de course, sa régularité et sa vitesse en font l'un des meilleurs pilotes d'endurance du XXIᵉ siècle.

Parallèlement, Buemi devient l'une des figures majeures de la Formule E dès la création du championnat électrique en 2014. Engagé par l'équipe e.dams fondée par Alain Prost et Jean-Paul Driot, il s'impose immédiatement comme l'un des hommes forts de la discipline. Lors de la saison inaugurale, il manque le titre pour un seul point face à Nelson Piquet Jr.

Sa revanche arrive lors de la saison 2015-2016. Auteur de performances remarquables et de nombreuses victoires, Buemi remporte le championnat des pilotes et devient champion du monde de Formule E. Il contribue également aux titres constructeurs de son équipe. Pendant plusieurs années, il demeure la référence du championnat, accumulant victoires, poles positions et records.

Son caractère passionné fait aussi sa réputation. Très exigeant envers lui-même et envers ses équipes, Buemi est connu pour son tempérament explosif lorsqu'il estime avoir été victime d'une injustice ou d'une erreur stratégique. Cette personnalité parfois volcanique contraste avec son apparence calme et réservée en dehors des circuits.

Au fil des années, il réussit l'exploit rare de mener simultanément plusieurs carrières de haut niveau : pilote officiel Toyota en endurance, pilote de Formule E et pilote de développement pour Red Bull Racing. Peu de pilotes modernes ont su maintenir un tel niveau de compétitivité dans des disciplines aussi différentes.

En 2026, malgré une carrière déjà riche de nombreux titres internationaux, Sébastien Buemi continue de courir au plus haut niveau. Toujours engagé en Championnat du monde d'endurance avec Toyota et en Formule E avec Envision Racing, il reste l'un des pilotes les plus expérimentés et respectés du paddock mondial.

BUEB Ivor

Ivor Jean Léon BUEB*
Royaume Uni

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1955 Remporte les 24 heures du Mans
1957 Remporte les 24 heures du Mans

Chronologie des châssis


Tourist Trophy
1955 Jaguar, Cooper

Essais
1955 Aston-Martin 

Endurance
1955 Jaguar, Cooper, 1er 24 heures
1956 Jaguar
1957 Jaguar, 1er 24 heures
1958 Jaguar, Lister
1959 Lister

Formule 1
1957 Maserati, Connaught
1958 Connaught

Formule 2
1958 Cooper
1959 Cooper Acc Charade
Charade, très grave sortie, sa voiture percute un talus de face, il décède une semaine plus tard

2 mondes
1958 Monza sur Jaguar


Ivor Léon John Bueb (1923-1959) – Le double vainqueur oublié des 24 Heures du Mans

Parmi les grands pilotes britanniques des années 1950, Ivor Bueb est sans doute l'un des plus injustement oubliés. Pourtant, cet Anglais discret a remporté à deux reprises les mythiques 24 Heures du Mans et fut considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de l'endurance de son époque. Sa carrière, commencée relativement tard et brutalement interrompue par un accident mortel, demeure l'une des plus émouvantes de l'histoire du sport automobile.

Ivor Léon John Bueb naît le 6 juin 1923 à East Ham, dans l'est de Londres. Son père, d'origine franco-allemande, et sa mère, issue d'une famille aux racines anglaises, italiennes et galloises, se séparent alors qu'il est encore enfant. Il grandit dans le sud de Londres, à Dulwich, où il découvre sa passion pour la course automobile en assistant aux compétitions organisées sur le circuit de Crystal Palace. Adolescent, il admire les exploits de pilotes comme Prince Bira ou Raymond Mays et rêve déjà de devenir pilote.

La Seconde Guerre mondiale interrompt ses ambitions. Comme de nombreux jeunes Britanniques de sa génération, il sert dans la Royal Air Force. Après le conflit, il se lance dans le commerce de véhicules militaires réformés avant d'ouvrir un garage à Cheltenham. Passionné d'aviation, il obtient également son brevet de pilote en 1949 sur un De Havilland Tiger Moth. Cette période forge son caractère : travailleur, calme et méthodique, il n'a rien du pilote flamboyant que le public associe souvent aux années 1950.

Ce n'est qu'au début des années 1950 qu'il se tourne sérieusement vers la compétition automobile. À près de trente ans, âge relativement avancé pour débuter une carrière de pilote, il participe à ses premières courses de Formule 3 sur de petites monoplaces Cooper de 500 cm³. Ses progrès sont rapides. En 1955, il rejoint l'équipe officielle Cooper et termine vice-champion britannique de Formule 3. Ses performances attirent l'attention de plusieurs constructeurs prestigieux.

L'année 1955 transforme sa vie. Jaguar recherche un coéquipier pour accompagner le célèbre Mike Hawthorn aux 24 Heures du Mans. Peu connu du grand public, Bueb est choisi après plusieurs essais convaincants. Beaucoup considèrent alors cette décision comme risquée : il n'a jamais disputé une grande course d'endurance ni piloté une voiture aussi puissante que la Jaguar D-Type. Pourtant, il impressionne immédiatement par son sang-froid.

Cette édition des 24 Heures du Mans reste l'une des plus tragiques de l'histoire. Le 11 juin 1955 survient la catastrophe du Mans, qui coûte la vie à plus de quatre-vingts spectateurs après l'accident de la Mercedes de Pierre Levegh. Au milieu du chaos, Bueb conserve une concentration remarquable. Associé à Mike Hawthorn, il contribue à la victoire de Jaguar lors de cette course entrée dans la légende. Pour un pilote disputant son premier grand rendez-vous international, l'exploit est immense.

Contrairement à certains vainqueurs éphémères, Bueb confirme rapidement son talent. En 1956, il remporte les 12 Heures de Reims avec Duncan Hamilton et multiplie les bons résultats en voitures de sport. Sa réputation de pilote fiable et régulier se renforce. Les équipes apprécient particulièrement sa capacité à préserver la mécanique tout en maintenant un rythme élevé, une qualité essentielle dans les courses d'endurance.

En 1957, il entre définitivement dans l'histoire du Mans. Au volant d'une Jaguar D-Type engagée par l'écurie écossaise Écurie Ecosse, il partage le volant avec Ron Flockhart. Ensemble, ils remportent une nouvelle fois les 24 Heures du Mans. Cette seconde victoire fait de Bueb l'un des meilleurs pilotes d'endurance de son époque. Peu de Britanniques peuvent alors se vanter d'avoir gagné deux fois la plus grande course du monde.

Parallèlement à ses succès en endurance, il tente l'aventure de la Formule 1. Entre 1957 et 1959, il participe à plusieurs Grands Prix du championnat du monde avec Connaught, Maserati, Lotus et British Racing Partnership. Les résultats restent modestes : il ne marque aucun point et ne dispose jamais d'une voiture capable de rivaliser avec les Ferrari, Vanwall ou Cooper officielles. Cependant, ses prestations sont jugées sérieuses et professionnelles.

À partir de 1958, après la mort d'Archie Scott Brown, il devient l'un des pilotes de référence de l'équipe Lister-Jaguar de Brian Lister. Il remporte plusieurs courses britanniques importantes à Goodwood et Crystal Palace, renforçant encore sa réputation dans les paddocks. Ses collègues le surnomment affectueusement « Ivor the Driver », jeu de mots rappelant à la fois son prénom et sa réputation de pilote fiable.

Mais derrière les succès se cache une réalité plus difficile. À cette époque, peu de pilotes vivent confortablement de leur métier. Bueb doit constamment chercher des engagements pour assurer ses revenus. Plusieurs témoins rapporteront plus tard qu'il ressentait une pression croissante pour obtenir de meilleurs résultats et sécuriser son avenir professionnel.

Le 26 juillet 1959, lors du Grand Prix d'Auvergne de Formule 2 sur le dangereux circuit de Charade, près de Clermont-Ferrand, sa carrière bascule. Au volant d'une Cooper-Borgward engagée par British Racing Partnership, il sort violemment de la piste dans la section de Gravenoire. Éjecté de sa voiture, il est grièvement blessé. Malgré les soins reçus à l'hôpital, il succombe à ses blessures le 1er août 1959, à seulement 36 ans. Ironie tragique, le même jour, un autre grand pilote de l'époque, Jean Behra, trouve également la mort.

BUCKNUM Ronnie

Ronnie BUCKNUM*

 USA

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 1966: 3e des 24 Heures du Mans
 1967: 4e des 24 Heures du Mans
 1968 Victoire à Brooklyn (usac)
 1er pilote Honda F1

Chronologie des châssis

Endurance

1961 Healey
1962 Healey
1963 Healey, Sumbeam
1964 AC Cobra, Porsche
1965 Ford GT40
1966 Ford, AC Cobra, Lola, 3eme 24 H Mans
1967 Ford, Mustang,  4e 24H Mans
1968 Ford, Ferrari
1969 Lola
1970 Ferrari
1971 Ferrari
1972 Ferrari
1975 Ferrari
1983 Mustang

Formule 1

1964 Honda
1966 Honda

Transam

1967 Mustang
1968 Mustang
1969 Mustang

Indy-Cart

1966 Lola
1967 Gehardt
1968 Eagle
1969 Eagle
1970 Cocel, Brabham
1972 Vollsteat

Canam

1964 Ol'Yaller
1968 Lola
1969 Lola

Ronnie Bucknum (1936-1992) – L'Américain qui lança Honda en Formule 1

Ronald James « Ronnie » Bucknum est né le 5 avril 1936 à Alhambra, en Californie. Bien qu'il ne soit jamais devenu une vedette de la Formule 1 comparable à Jim Clark ou Graham Hill, son nom occupe une place unique dans l'histoire du sport automobile : il fut le premier pilote à faire courir une Honda en championnat du monde de Formule 1. À ce titre, il participa à l'un des chapitres les plus importants de l'histoire du constructeur japonais.

Bucknum grandit dans le sud de la Californie à une époque où la culture automobile américaine est en pleine explosion. Très jeune, il se passionne pour les voitures de sport et commence à courir à la fin des années 1950. Contrairement à de nombreux futurs pilotes de Grand Prix européens, il ne suit pas la filière des monoplaces mais se forge une réputation dans les compétitions de voitures de sport organisées par la Sports Car Club of America (SCCA). Au volant d'Austin-Healey puis de diverses voitures de compétition américaines, il accumule les victoires et remporte plusieurs titres nationaux. Son palmarès en SCCA attire progressivement l'attention des constructeurs.

Au début des années 1960, le Japon nourrit de grandes ambitions en sport automobile. Le fondateur de Honda, Soichiro Honda, rêve de démontrer le savoir-faire de son entreprise face aux constructeurs européens. Lorsque Honda décide d'entrer en Formule 1, la marque recherche un pilote capable de développer une voiture entièrement nouvelle. Après avoir envisagé des pilotes plus connus Ph Hill refuse de piloter la Honda GP, et recommande à Honda R Bucknum solide Californien de 27 ans, se pilote collectionne les victoires dans des épreuves régionnales aux volants de modestes Healey., Honda se tourne finalement vers Bucknum. Le choix surprend le paddock : l'Américain n'a jamais disputé le moindre Grand Prix de Formule 1 et n'a pratiquement aucune expérience des monoplaces européennes. Pourtant, les ingénieurs japonais apprécient sa capacité d'adaptation, sa rigueur et son absence d'habitudes de pilotage préconçues.

L'aventure débute officiellement le 2 août 1964 lors du Grand Prix d'Allemagne disputé sur l'immense Nürburgring. Bucknum prend le départ au volant de la nouvelle Honda RA271, première Formule 1 conçue intégralement par Honda. L'événement est historique : pour la première fois, un constructeur japonais engage sa propre voiture dans le championnat du monde. La course se termine prématurément après un incident mécanique, mais Honda vient d'entrer dans la légende du sport automobile.

Les débuts sont difficiles. La RA271 manque encore de développement et souffre de nombreux problèmes de fiabilité. Bucknum doit souvent abandonner malgré des performances parfois encourageantes. À Monza, il impressionne même certains observateurs en remontant plusieurs concurrents expérimentés avant qu'une défaillance mécanique ne mette fin à sa course. Malgré des résultats modestes, les progrès de Honda sont constants et l'Américain joue un rôle essentiel dans la mise au point de la voiture.

En 1965, Honda engage un second pilote, le Californien Richie Ginther, plus expérimenté en Formule 1. La nouvelle Honda RA272 se révèle nettement plus compétitive. Lors du Grand Prix du Mexique, Ginther offre à Honda sa première victoire en championnat du monde. Bucknum complète le triomphe japonais en terminant cinquième, inscrivant les deux seuls points de sa carrière en Formule 1. Même si la victoire de son coéquipier attire toute l'attention, cette course demeure le plus grand résultat de la carrière du pilote américain.

Lorsque la réglementation change en 1966 avec l'introduction des moteurs de trois litres, Honda doit repartir presque de zéro. Bucknum continue l'aventure mais l'équipe traverse une période difficile. Après onze Grands Prix disputés entre 1964 et 1966, il quitte finalement la Formule 1. Son bilan statistique est modeste : aucun podium, aucune victoire et seulement deux points marqués. Pourtant, son rôle historique dépasse largement les chiffres.

De retour aux États-Unis, Bucknum poursuit une carrière très respectable. Il participe aux grandes compétitions américaines de voitures de sport, de Trans-Am et d'IndyCar. En 1966, il termine troisième des mythiques 24 Heures du Mans sur une Ford GT40 officielle, derrière les deux voitures victorieuses de l'équipe Ford. Deux ans plus tard, il remporte sa plus grande victoire américaine lors de l'épreuve USAC de Michigan International Speedway. Il participe également à plusieurs éditions des 500 Miles d'Indianapolis entre 1968 et 1970.

Au fil des années 1970, Bucknum s'éloigne progressivement des sommets du sport automobile. Contrairement à d'autres anciens pilotes de Formule 1, il recherche peu la notoriété et mène une existence relativement discrète en Californie. 

Ronnie Bucknum décède le 23 avril 1992 à San Luis Obispo, en Californie, des suites de complications liées au diabète. Il avait 56 ans. 

BUCHET Claude

Buchet Claude*
France

Rallyes
1973 Opel ascona
1974 Mazda
1975 Mazda

Coupe
1974 BLMC

Endurance
1974 Mazda RX3, non qualifié 24 h Mans
1974 Bmw et Mazda
1975 Bmw

Courses de cotes
1975 Mazda et Porsche
Président de la chambre syndicale des commercents du Mans

Claude Buchet (1945-2009) – Un passionné de l’endurance et des 24 Heures du Mans

Claude Jean-Jacques Buchet est né le 11 décembre 1945 en France. Bien que moins médiatisé que certaines grandes vedettes de son époque, il a construit une carrière solide dans les courses d'endurance, devenant l'un des représentants réguliers du sport automobile français sur les circuits européens et aux 24 Heures du Mans.

Son nom est souvent associé à celui de son père, le célèbre pilote et concessionnaire Porsche Robert « Bubu » Buchet. Grandissant dans un environnement entièrement consacré à l'automobile et à la compétition, Claude découvre très tôt les circuits, les ateliers de préparation et les grandes épreuves internationales. Cette immersion précoce forge sa vocation de pilote.

Il débute en compétition à la fin des années 1960 et participe à diverses épreuves de voitures de tourisme et d'endurance. Contrairement à son père, qui s'était illustré principalement sur Porsche, Claude se montre plus éclectique dans le choix de ses montures. Au cours de sa carrière, il pilote notamment des Porsche, Ferrari, Ford, Datsun, Opel et Mazda. Cette diversité témoigne de son adaptabilité et de sa connaissance technique des voitures de compétition.

Sa carrière est surtout marquée par ses nombreuses participations aux 24 Heures du Mans, l'épreuve reine de l'endurance automobile. Entre 1971 et 1979, il prend plusieurs fois le départ de la classique mancelle, affrontant certains des meilleurs pilotes du monde sur le circuit de la Sarthe. À cette époque, Le Mans connaît une profonde évolution technologique avec l'arrivée de voitures toujours plus rapides et sophistiquées. Claude Buchet fait partie de cette génération de pilotes privés qui permettent à l'épreuve de conserver son caractère ouvert et international.

L'un de ses meilleurs résultats intervient en 1972 lorsqu'il participe avec le prestigieux North American Racing Team (NART), la structure américaine liée à Ferrari fondée par Luigi Chinetti. Au volant d'une Ferrari 365 GTB/4 Daytona, il termine dans le top 10 du classement général, une performance remarquable face aux prototypes beaucoup plus puissants qui dominent alors l'épreuve.

Durant les années 1970, Claude Buchet s'intéresse également aux constructeurs japonais, encore peu présents dans les compétitions internationales. Il participe ainsi à plusieurs programmes sportifs de Mazda, notamment avec les RX-3 et RX-7 à moteur rotatif. Cette collaboration intervient à une époque où Mazda cherche à démontrer la fiabilité et les performances de sa technologie Wankel dans les grandes courses d'endurance.

Même s'il ne remporte pas de victoire majeure au classement général, Claude Buchet acquiert une réputation de pilote sérieux, fiable et expérimenté. Les statistiques montrent qu'il termine une grande partie des courses auxquelles il participe, une qualité particulièrement appréciée dans les épreuves d'endurance où la régularité compte souvent davantage que la vitesse pure.

Après son retrait progressif de la compétition, Claude Buchet reste proche du milieu automobile. Héritier d'une véritable tradition familiale de passion pour la course, il demeure une figure respectée des paddocks français, notamment dans les cercles liés à Porsche et à l'endurance.

Claude Buchet s'éteint le 24 octobre 2009 à l'âge de 63 ans. 

BUCHET Bob

BUCHET Bob*
La Buche
France



1967 Champion de France des circuits

Chronologie des châssis
Usa
1956 Allard

Rallyes
1956 Porsche
1960 Porsche
1962 Porsche et Porsche Abarth
1963 Porsche
1964 Porsche GTS
1965 Porsche
1966 Porsche 911
1968 Porsche 911
1969 Porsche 911
1970 Alfa, Opel kadett
1971 prépare la Porsche 911 de Haldi
1971 Opel ascona
1972 Bmw 2002, Opel ascona
1973 Opel ascona

Endurance
1961 Porsche
1964 Porsche
1966 Porsche
1967 Porsche
1969 Porsche Carrera 6

1970 Corvette
1971 Corvette et Mazda
1972 Corvette
1973 Corvette

Courses de cotes
1967 Porsche 906
1969 Porsche 910, 912
1971 Opel kadett

Circuits
1967 Porsche 911
1971 Opel
1972 Opel ascona

Robert « Bob » Buchet (1922-1974) – Le gentleman Porsche français

Robert Victor Albert Buchet naît le 18 mai 1922 à La Trimouille, dans le département de la Vienne. Bien avant de devenir une figure incontournable du sport automobile français, il pratique le rugby et mène une vie relativement discrète dans le centre de la France. Son destin bascule après la Seconde Guerre mondiale lorsqu'il découvre les compétitions automobiles, alors en plein essor. Très vite, il développe une passion particulière pour les voitures de sport allemandes, notamment les Porsche, qui deviendront indissociables de sa carrière.

Ses premiers grands succès arrivent en 1956. Associé au copilote Claude Storez, il remporte successivement le Rallye des Routes du Nord, la Coupe des Alpes et le Rallye de l'Armagnac au volant d'une Porsche 356. Ces victoires attirent immédiatement l'attention des spécialistes. À une époque où les pilotes français dominent rarement les grandes épreuves internationales de régularité, Buchet démontre une remarquable maîtrise de la conduite sur tous types de terrains.

L'année suivante, il décroche l'un des plus beaux succès de sa carrière en remportant le très difficile rallye Liège–Rome–Liège. Cette épreuve, souvent considérée comme l'une des plus éprouvantes d'Europe, exige endurance, vitesse et résistance mécanique. Buchet s'impose une première fois en 1957 avec Claude Storez puis renouvelle l'exploit en 1959 avec le pilote allemand Paul Ernst Strähle. Ces performances lui valent une réputation internationale parmi les spécialistes des rallyes routiers.

Tout au long des années 1950 et 1960, il accumule les victoires dans les rallyes français : Limousin, Bordeaux-Sud-Ouest, Cognac, La Baule, Anjou ou encore le Rallye d'Automne. Son nom devient synonyme de régularité et d'efficacité. Contrairement à certains pilotes spectaculaires, Buchet privilégie la précision et la fiabilité mécanique, qualités qui lui permettront de connaître une exceptionnelle longévité sportive.

Parallèlement aux rallyes, il s'illustre sur circuit. Entre 1961 et 1968, il participe à six reprises aux mythiques 24 Heures du Mans. Son plus grand exploit intervient en 1964 lorsqu'il partage une Porsche 904 avec un jeune pilote appelé à un immense avenir : Guy Ligier. Ensemble, ils remportent la catégorie GT moins de deux litres et terminent à une remarquable septième place au classement général. Cette victoire demeure l'un des plus grands succès de la carrière de Buchet.

En 1964, il obtient également une brillante troisième place au Tour de France Automobile dans la catégorie GT. Cette épreuve, mélange de rallye, de courses de côte et de compétitions sur circuit, exige une polyvalence exceptionnelle. Buchet y confirme son statut de pilote complet, capable d'être rapide dans toutes les disciplines du sport automobile.

La seconde moitié des années 1960 représente l'apogée de sa carrière. Au volant de Porsche 904, 906, 907, 910 puis 911, il devient l'un des meilleurs représentants de la marque en France. En 1967, grâce à plusieurs victoires à Montlhéry et Magny-Cours ainsi qu'à une troisième place aux 12 Heures de Reims, il décroche le premier titre de Champion de France des circuits. Cette consécration récompense plus d'une décennie de succès au plus haut niveau national.

Au-delà de ses résultats sportifs, Robert Buchet joue un rôle essentiel dans la diffusion de Porsche en France. Installé à Poitiers, il devient concessionnaire officiel de la marque allemande. Son garage attire de nombreux passionnés et même plusieurs célébrités. Son expertise technique est largement reconnue, et beaucoup de pilotes viennent lui confier leurs voitures de compétition.

Après un accident au Critérium de Touraine en 1969, il décide de mettre un terme à sa carrière de pilote. Mais il ne quitte pas le sport automobile pour autant. 

Il fonde l'Écurie Robert Buchet, qui permet à de jeunes talents de s'illustrer. Parmi les pilotes passés sous ses couleurs figurent notamment Claude Ballot-Léna, Bob Wollek, Vic Elford et Jacques Hoden. Son équipe remporte de nombreux succès nationaux et européens durant les années 1970.

Le 7 décembre 1974, alors qu'il est au sommet de sa réputation comme préparateur et patron d'écurie, Robert Buchet trouve tragiquement la mort dans un accident de la route près de Poitiers. Il n'a que 52 ans. 



BRUN Walter

Walter BRUN*

  Suisse
  
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  2001: 3e ELMS

  Chronologie des châssis
Endurance

  1966: Bmw
  1971: Porsche
  1972: Porsche
  1973: Bmw et Porsche
  1975: Bmw 3.0 CSL et Porsche
1978: Bmw
1979: Bmw
1980: Bmw 320
1981: Bmw M1

1982: Sauber
  1983: Sauber, Sehcar et Porsche 956
  1984: Porsche 956
  1985: Porsche 962
  1986: Porsche 962
  1987: Porsche 962
  1988: Porsche 962
  1989: Porsche 962
  1990: Porsche 962
  1991: Porsche 962 et Brun
2000: Viper
  2001: Saleen, 3eme
  2002: Saleen
2003: Saleen

Tourisme

1966 Bmw
1969 Bmw
1970 Bmw
1971 Bmw
1972 Bmw, Mazda
1973 Bmw
1975 Bmw 320
1976 Bmw 320
1977 Bmw 320
1978 Bmw
1979 Bmw
1983 Bmw 635
1984 Bmw 635
1985 Bmw 635
Courses de cotes

1969 Bmw 2002
1970 Bmw 2002
1971 Bmw 2002
1972 Bmw 2002
1973: Bmw 2002
1975: Bmw 3.0 CSL
1979 Bmw 320
Procar

1979 Procar Bmw M1
1980 Procar Bmw M1
Gr5 Allemagne

1981 Bmw 320
Circuits

1982 Bmw M1
Inrterserie

1984 Porsche 956
1989 Porsche 956

  Gt Fia

2000 Viper
2001 Saleen
2002 Saleen

Walter Brun (né en 1942) – Le bâtisseur suisse qui défia Porsche et la Formule 1

Parmi les grandes figures du sport automobile suisse, Walter Brun occupe une place particulière. À la fois pilote, entrepreneur et patron d'écurie, il a réussi l'exploit de transformer une petite équipe privée en championne du monde d'endurance avant de tenter l'aventure de la Formule 1. Son parcours est celui d'un autodidacte passionné, capable de rivaliser avec les plus grands constructeurs.

Walter Anton Brun naît le 20 octobre 1942 à Escholzmatt, dans le canton de Lucerne, en Suisse. Issu d'un milieu rural, il grandit dans une ferme où il apprend très tôt à conduire des machines agricoles. Cette familiarité précoce avec les véhicules nourrit sa passion pour la vitesse et la mécanique. Avant même de devenir pilote, il se lance dans plusieurs affaires commerciales : exploitation de machines à sous Walter Brun fait fortune dans les machines à sous et possède alors un parc de plus de 3000 "bandits manchots"., commerce de champagne, gestion de discothèques et autres activités entrepreneuriales qui lui permettent de financer sa passion pour la compétition. Dans les paddocks, cette réussite lui vaut le surnom de « Flipperkönig », le roi du flipper.

Sa carrière sportive débute dans les années 1960 au volant de BMW de tourisme. Très rapidement, il se fait remarquer dans les courses de côte et les championnats de tourisme européens. En 1971, il remporte le Championnat d'Europe de la montagne dans la catégorie voitures de tourisme avec une BMW 2800 CS préparée par Schnitzer. Cette victoire lui apporte une reconnaissance internationale et lui ouvre les portes des grandes compétitions d'endurance.

La même année, il participe pour la première fois aux légendaires 24 Heures du Mans. Associé à Peter Mattli sur une Porsche 907 engagée par André Wicky, il remporte sa catégorie et termine septième du classement général. Cette performance confirme ses qualités de pilote d'endurance et marque le début d'une longue relation avec l'épreuve mancelle. Au total, il prendra le départ du Mans à quatorze reprises entre 1971 et 2003.

Durant les années 1970, Walter Brun mène de front ses activités commerciales et sa carrière de pilote. Il dispute le Championnat d'Europe des voitures de tourisme, le Deutsche Rennsport Meisterschaft et diverses épreuves d'endurance au volant de BMW 3.0 CSL, BMW 320 Turbo ou BMW M1. Sans être une superstar du volant, il acquiert une solide réputation de compétiteur et surtout une connaissance approfondie du fonctionnement des équipes de course.

En 1982, sa carrière prend un tournant décisif. Constatant les difficultés financières de l'équipe GS-Sport avec laquelle il court, il rachète la structure et fonde sa propre écurie : Brun Motorsport. Son ambition est claire : devenir l'une des meilleures équipes privées d'endurance du monde. Dès 1983, il engage des Porsche 956, alors considérées comme les voitures les plus performantes de la catégorie Groupe C. Le succès arrive rapidement.

Sous la direction de Brun, l'équipe attire certains des meilleurs pilotes de l'époque : Hans-Joachim Stuck, Stefan Bellof, Thierry Boutsen, Frank Jelinski ou encore Oscar Larrauri. En 1984, le jeune prodige allemand Stefan Bellof remporte le championnat DRM avec Brun Motorsport. La même année, l'équipe obtient ses premiers grands résultats internationaux et s'impose comme le principal rival des équipes officielles Porsche.

L'apogée de Brun Motorsport survient en 1986. Grâce à une remarquable régularité, des podiums prestigieux et une deuxième place aux 24 Heures du Mans, l'équipe décroche le Championnat du monde des voitures de sport. C'est un exploit considérable : une structure privée suisse parvient à battre les équipes officielles de Porsche, Jaguar et d'autres grands constructeurs.

Mais cette période dorée est également marquée par des tragédies. En 1985, Stefan Bellof, considéré comme l'un des pilotes les plus talentueux de sa génération, trouve la mort au volant d'une Porsche Brun lors des 1000 km de Spa. Cet accident affecte profondément Walter Brun et l'ensemble de son équipe.

Fort de ses succès, Brun décide de relever un défi encore plus ambitieux : la Formule 1. En 1988, il s'associe à l'Italien Giampaolo Pavanello pour créer l'écurie EuroBrun Racing. L'objectif est de bâtir une équipe capable de s'imposer au plus haut niveau. Cependant, les moyens financiers sont insuffisants et la concurrence est féroce. Malgré des pilotes talentueux comme Stefano Modena, Oscar Larrauri, Gregor Foitek ou Roberto Moreno, EuroBrun ne parvient jamais à marquer le moindre point en championnat du monde. Après trois saisons difficiles, l'aventure prend fin en 1990.

L'échec de la Formule 1 fragilise fortement les finances de Walter Brun. Son équipe d'endurance continue quelque temps à courir avec ses propres prototypes, notamment la Brun C91, mais les années de gloire sont passées. Brun Motorsport disparaît progressivement au début des années 1990 après avoir marqué l'histoire du Groupe C.

BRUCE -BROWN

David Loney BRUCE -BROWN*

USA

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1911 Savannah (Usa)
1911 3eme à Indy

Grand Prix

1911 Fiat
1912 Fiat

Indy

1908 Benz
1909 Benz
1910 Benz
1911 Fiat
1912 Fiat, National

David Loney Bruce-Brown (1887-1912) – Le prodige américain disparu trop tôt

David Loney Bruce-Brown est l'une des figures les plus fascinantes et les plus tragiques des débuts du sport automobile. Né le 13 août 1887 à New York, dans une famille aisée de la haute société américaine, il fut considéré par plusieurs de ses contemporains comme le pilote le plus talentueux de sa génération. Sa carrière fulgurante, interrompue à seulement 25 ans, a laissé derrière elle un immense sentiment de gâchis et de nombreuses interrogations sur ce qu'il aurait pu accomplir.

Fils de George Bruce-Brown et d'Arabella Loney, il grandit dans le confort des quartiers privilégiés de Manhattan. Destiné à une carrière universitaire, il fréquente plusieurs écoles préparatoires réputées, mais se passionne rapidement pour les automobiles, qui représentent alors l'une des plus grandes innovations technologiques du début du XXe siècle. Très jeune, il abandonne progressivement ses études pour se consacrer aux courses automobiles, un choix audacieux à une époque où cette discipline est encore perçue comme extrêmement dangereuse et réservée à quelques aventuriers fortunés.
En 1908 alors qu'il a 18 ans il devient mécano sur Fiat puis pilote. 

Sa mère horrifié de savoir que son fils vat courrir entame une action juduciaire contre les organisateurs, si son fils pilote.
David n'écoute pas et effectue les essais, la mère est très enthousiasmé et oublie les poursuites. 

Ses débuts en compétition sont presque romanesques. Encore adolescent, il parvient à s'inscrire à des courses en exagérant son âge auprès des organisateurs. Son talent naturel apparaît immédiatement. En 1908, il remporte les célèbres Daytona Speed Trials, établissant plusieurs records de vitesse et attirant l'attention des constructeurs américains et européens. Son aisance au volant de machines gigantesques, souvent équipées de moteurs dépassant les 15 litres de cylindrée, impressionne les observateurs les plus expérimentés.

À partir de 1910, Bruce-Brown devient l'une des grandes vedettes du sport automobile international. Cette année-là, au volant d'une Benz officielle, il remporte le prestigieux Grand Prix des États-Unis disputé à Savannah, en Géorgie. Face aux meilleurs pilotes européens de l'époque, notamment son coéquipier français Victor Hémery, il réalise une course d'une maturité exceptionnelle et s'impose pour seulement 1,4 seconde après plus de 660 kilomètres de course. Cette victoire fait de lui le premier grand champion américain des courses de Grand Prix.

L'année suivante confirme son statut. Recruté par Fiat, l'un des constructeurs les plus prestigieux du monde, il remporte une seconde fois le Grand Prix des États-Unis en 1911. Sa réputation dépasse désormais les frontières américaines. Il est admiré pour son intelligence de course, sa capacité à gérer les pneus et la mécanique, ainsi que pour son sens stratégique exceptionnel. De nombreux spécialistes considèrent alors qu'il possède une compréhension instinctive de la compétition rarement observée chez un pilote aussi jeune.

En 1911, Bruce-Brown participe également à la première édition des 500 Miles d'Indianapolis. Parti en fond de grille, il remonte rapidement vers les premières places et domine une grande partie de l'épreuve. Il mène 81 des 200 tours avant d'être ralenti par des problèmes mécaniques et des crevaisons. Malgré ces difficultés, il termine troisième de la course inaugurale, un résultat remarquable qui contribue à renforcer sa légende naissante.

En 1912, il effectue son premier voyage en Europe afin de participer au prestigieux Grand Prix de l'Automobile Club de France à Dieppe. Bien que sa Fiat soit techniquement inférieure aux nouvelles Peugeot, Bruce-Brown stupéfie les observateurs. Il prend la tête de l'épreuve et domine plusieurs des meilleurs pilotes européens. Finalement disqualifié pour une infraction au règlement lors d'un ravitaillement, il laisse néanmoins une impression considérable. Sa performance convainc de nombreux experts qu'il possède le talent nécessaire pour devenir une vedette mondiale.

À l'automne 1912, alors qu'il est considéré comme le meilleur espoir du sport automobile américain, sa carrière s'interrompt brutalement. Le 1er octobre, durant les essais préparatoires de la Coupe Vanderbilt et du Grand Prix des États-Unis organisés près de Milwaukee, un pneu arrière de sa Fiat éclate à haute vitesse. La voiture quitte la route et se retourne violemment. Bruce-Brown et son mécanicien Tony Scudellari sont éjectés du véhicule. Gravement blessé, le pilote succombe quelques heures plus tard à l'hôpital. Son mécanicien meurt peu après. Les enquêtes concluent que le circuit était trop étroit et dangereux pour les vitesses atteintes par les voitures de l'époque.