17 juil. 2026

AUDI QUATTRO

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En plein hiver 1977, quelque part en Laponie, un ingénieur d'Audi, Jörg Bensinger, observe une scène qui va changer l'histoire de l'automobile. Dans la neige profonde, un petit véhicule militaire, le VW Iltis, humilie des voitures bien plus puissantes. Là où les autres patinent, s'enlisent ou perdent toute motricité, l'Iltis avance avec une facilité déconcertante. Pour Bensinger, c'est un déclic : et si ce principe pouvait être appliqué à une voiture de sport ?

À ce moment-là, personne ne le sait encore, mais cette observation marque le point de départ d'une révolution technique majeure. Elle va bouleverser le sport automobile dans les années 1980 et transformer Audi en un constructeur capable de rivaliser avec les plus grands, comme BMW ou Mercedes. 

La future Audi Quattro ne sera pas seulement une voiture performante : elle deviendra le symbole d'une nouvelle ère.

Ce qui rend cette histoire encore plus fascinante, c'est l'homme qui va la porter. Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche, arrive chez Audi en 1973 avec une ambition claire : faire de cette marque jugée vieillissante une référence technologique. Quand Bensinger lui parle du comportement exceptionnel du VW Iltis sur la neige, Piëch comprend immédiatement le potentiel du concept. Il ne voit pas seulement une idée intéressante, il voit une future arme de compétition et un axe de développement industriel majeur.

Mais convaincre les dirigeants de Volkswagen, alors propriétaire d'Audi, n'est pas simple. Le projet semble audacieux, coûteux et même un peu fou. Piëch décide alors de frapper fort avec une démonstration qui entre dans la légende. Lors d'une présentation en Autriche, il fait grimper un prototype Quattro sur une pente enneigée de 23 degrés, équipé de pneus été. Le message est imparable : la traction intégrale n'est pas seulement utile, elle change complètement le comportement de la voiture.

Cette démonstration impressionne tellement les dirigeants qu'elle finit par emporter leur adhésion. Le feu vert est donné, et ce qui n'était au départ qu'une intuition devient un programme industriel et sportif de premier plan. Cette scène, devenue célèbre, résume parfaitement la méthode Piëch : une vision technique, une volonté de fer et une capacité à imposer ses idées par la preuve.

Piëch avait d'ailleurs déjà la réputation d'un homme redoutable au sein d'Audi. Ses collègues le surnommaient parfois le Wankel-killer , en raison de son opposition au moteur rotatif que la marque étudiait. Il incarne une approche très exigeante de l'ingénierie, fondée sur l'efficacité, la robustesse et la performance réelle plutôt que sur les promesses théoriques. Son influence était telle que le centre de développement d'Audi fut même surnommé par certains le « Palazzo Piëch ».

En mars 1980, au Salon de Genève, Audi dévoile enfin la Quattro. La présentation provoque un choc dans le monde automobile. Pour la première fois, une voiture de série propose une transmission intégrale permanente, et non un système temporaire ou verrouillable. C'est une rupture totale avec la philosophie dominante de l'époque.

L'inspiration vient bien d'un véhicule militaire observé dans la neige, mais la portée de cette idée dépasse de loin le simple prototype. L'Audi Quattro devient l'un des piliers de l'évolution moderne de l'automobile, en particulier dans les rallyes. Elle ouvre la voie à une génération de voitures plus efficaces, plus sûres et plus rapides sur tous les types de revêtements.

Dès lors, les grands constructeurs comprennent qu'ils ont laissé passer quelque chose d'essentiel. La concurrence, de BMW à Mercedes en passant par Ferrari, regarde Audi avec une forme de stupéfaction mêlée d'inquiétude. En quelques années, une marque considérée comme discrète s'est hissée au rang de pionnier technologique. Et tout est parti d'une voiture militaire, d'un ingénieur curieux, et d'un homme persuadé que l'avenir s'écrivait avec quatre roues motrices.

LOTUS la révolution

Les voitures à effet de sol : la révolution Lotus


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À la fin des années 1960, la Formule 1 entre dans une nouvelle ère aérodynamique. Les monoplaces commencent à recevoir des ailerons de plus en plus hauts, placés très au-dessus de la carrosserie, afin de chercher davantage d'appui sans trop perturber l'écoulement de l'air autour de la voiture. Cette période marque aussi un tournant tragique avec l'accident de Jochen Rindt et, plus largement, avec la prise de conscience des limites de la recherche de performance à tout prix. Dans ce contexte, Colin Chapman, patron visionnaire de Lotus, comprend qu'il faut explorer une autre voie.

Au milieu des années 1970, Lotus connaît des difficultés financières et sportives. Chapman demande alors à ses ingénieurs de travailler sur un concept entièrement nouveau. Il rédige un cahier des charges d'environ 27 pages, dans lequel il fixe les grandes exigences du projet sans encore en connaître toutes les implications techniques. Le travail est confié à Tony Rudd, qui reçoit donc une mission ambitieuse : imaginer une voiture capable de produire beaucoup plus d'appui, mais d'une manière différente de celle des ailerons classiques.

L'idée majeure n'est plus de générer l'appui au-dessus de la voiture, mais en dessous. C'est là que naît le principe de l'effet de sol. L'objectif est d'utiliser le soubassement comme une sorte d'aile inversée, afin de créer une dépression sous la voiture et de la plaquer littéralement sur la piste. 


Tony Rudd, qui avait déjà travaillé sur des recherches aérodynamiques chez BRM, avait mené des essais en soufflerie avec des formes de soubassement capables de générer de l'aspiration. Ces premiers résultats étaient prometteurs, mais encore incomplets et pas totalement concluants.

Dans le même temps, d'autres constructeurs s'intéressent à la question. March explore aussi des solutions avec des pontons profilés, mais sans étanchéité avec le sol véritable et avec des éléments placés trop haut pour créer un effet maximal. L'idée existe donc chez plusieurs équipes, mais personne n'a encore trouvé la bonne formule. Certains cherchent, expérimentent, s'approchent du résultat, sans parvenir à le maîtriser entièrement.

Chez Lotus, le projet reprend de l'ampleur avec les ingénieurs Peter Wright et Ralph Bellamy. Ils reviennent sur le sujet avec une approche plus méthodique. Une maquette est construite pour de nouveaux essais en soufflerie, cette fois équipée d'un tapis roulant afin de reproduire plus fidèlement les conditions réelles de circulation au sol. Ferrari, de son côté, teste aussi un système similaire, mais sans tapis roulant, et en conclut que le procédé ne fonctionne pas correctement. Cette différence de méthode montre à quel point la compréhension du flux d'air au ras du sol est déterminante.

Le moment décisif survient lors des essais de la maquette Lotus. Par accident, les bords latéraux du soubassement se retrouvent abaissés jusqu'au sol. Les capteurs enregistrent alors une augmentation spectaculaire de l'appui vers le bas. Les ingénieurs comprennent immédiatement qu'ils viennent de mettre le doigt sur le secret recherché : pour que l'effet de sol fonctionne pleinement, il faut étanchéifier les côtés du soubassement. Autrement dit, il faut empêcher l'air de s'engouffrer sous la voiture sur les côtés, afin de maintenir la dépression et de conserver un appui maximal.

C'est ainsi que la Lotus 78 ouvre la voie à une nouvelle génération de voitures de Formule 1. Grâce à ses pontons latéraux dessinés pour canaliser l'air et exploiter au mieux la dépression sous la voiture, elle devient l'une des premières monoplaces à maîtriser réellement l'effet de sol. La révolution technique est alors lancée, et elle transformera profondément la discipline pendant plusieurs saisons.

LOTUS transmission séquentielle


Colin Chapman, créateur des voitures Lotus, était toujours à l’affût de nouvelles technologies qui pouvaient, selon lui, apporter un avantage, si mince soit-il, à ses voitures de course.

Déjà à la fin des années 50, Chapman songe à une transmission qui serait légère et compacte afin d’abaisser le centre de gravité de ses voitures de course et de réduire la traînée aérodynamique. La solution de Chapman consiste en une boîte de vitesses-pont semblable à une transmission séquentielle de moto avec des engrenages ZF disposés en une pile étroitement espacée. L’ensemble d’engrenages ne faisait que 92 millimètres de long (même pas quatre pouces) !

La Lotus 12, la Mk 15 Sport rRcer et la Type 16 de F1/F2 ont toutes été munies de ce type de transmission qui fut toutefois rapidement abandonné, car beaucoup trop fragile.

Au milieu des années 70, Chapman demande à ses ingénieurs Tony Rudd et Brian Spooner de remettre cette transmission au goût du jour. Les premiers concepts de la Lotus 78 à effet de sol sont à l'étude, et Chapman voudrait bien réduire l’encombrement d’éléments mécaniques à l’arrière de la monoplace révolutionnaire afin d’améliorer l’écoulement des flux d’air à l’arrière.

Lorsqu’elle apparait, la Lotus 76 de 1974 cache quatre pédales dans son cockpit. De gauche à droite on retrouve l’embrayage, une pédale de frein, une seconde pédale de frein et l’accélérateur. Cette disposition unique permet aux pilotes de freiner soit du pied droit, soit du pied gauche.

Un bouton se trouve au sommet du levier de vitesses. La pédale de gauche qui actionne l’embrayage ne sert que pour démarrer depuis l’arrêt. Appuyer sur le bouton active un circuit hydraulique qui désengage l’embrayage et permet le changement de rapport. Les pilotes, Ronnie Peterson et Jackie Ickx, apprécient moyennement, car le mécanisme tombe trop souvent en panne. La Lotus 76 fut ensuite munie d’une transmission manuelle traditionnelle.

Un dernier essai sur la Lotus 79

Toutefois, Chapman, convaincu d’avoir raison, n’abandonne pas. Cette transmission se retrouve boulonnée à l’arrière de la Lotus 78, mais rien n’y fait. Elle n’est pas du tout fiable.

Chapman révise le concept et décide de munir la Lotus 79d’une nouvelle transmission Lotus-Getrag équipée d’un différentiel à glissement limité ZF, ainsi que d’un couple conique et des pinions taillés par Oerlikon en Suisse. Le changement de rapports est séquentiel, c’est-à-dire que le levier de vitesses ne se déplace pas vers la droite ou la gauche. Toutes les vitesses se suivent les unes après les autres : 1-2-3-4-5 en accélération, et 5-4-3-2-1 lors des freinages.

Dans cette boîte, les pignons sont sélectionnés par des billes expulsées par les trous de l'arbre, dans les rainures de l'alésage interne du pignon à entraîner. Cette transmission Lotus-Getrag permet aux pilotes de changer de rapports sans utiliser l’embrayage. Ils n’avaient qu’à soulager l’accélérateur, tirer le levier, puis d’enfoncer à nouveau l’accélérateur.

Dès les premiers essais, c’est la catastrophe. La transmission a du mal à encaisser les changements de rapports qui finissent par sauter. À d’autres moments, les pilotes sont incapables de sélectionner un rapport. Et c’est sans compter le nombre de transmissions cassées.

Il semble bien que les ingénieurs avaient probablement sous-estimé la puissance et le couple du moteur Cosworth DFV et le niveau d’adhérence d’une F1. Les dents des crabots étaient souvent tous broyés après n’avoir parcouru qu’une centaine de kilomètres. Des membres du Team Lotus avouent que cette transmission aurait été adéquate pour la Formule 2, mais pas pour la F1.

Après des essais infructueux, la boîte Lotus-Getrag fut retirée pour de bon et remplacée par une bonne vieille Hewland FG400 avec un levier en “H”, fiable, mais lourde et encombrante, au grand dam de Chapman.

PIRONI F3

 

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À Monaco, en Formule 3, Didier Pironi a mis en place une opération ambitieuse avec Tico Martini et Hugues de Chaunac. L'objectif est clair : jouer la victoire sur un circuit aussi prestigieux que difficile, où la moindre erreur se paie immédiatement. Dès les essais, Pironi se montre très performant et se place en deuxième position, juste derrière PC Ghinzani.

Au départ de la course, Pironi reste dans le sillage de Ghinzani, mais sa voiture ne monte pas correctement en température. Le moteur ne donne donc pas encore toute sa puissance, et le Français doit composer avec une mécanique qui ne fonctionne pas à son plein rendement. La situation change fréquemment lorsqu'un brassard, s'envole sur la piste et vient involontairement obstruer le radiateur de Pironi. Cet épisode modifie tout l'équilibre de la course : la température du moteur grimpe enfin, la mécanique se libère, et la monoplace de Pironi retrouve toute sa vigueur.

À partir de ce moment, Pironi peut exploiter pleinement son potentiel. Il s’impose.

PIRONI 1975

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En 1975, Didier Pironi dispute sa saison de Formule Renault avec des moyens très supérieurs à ceux de la plupart de ses adversaires. Il dispose d'un budget important, d'un mécanicien attitré et de deux voitures neuves, ce qui en fait logiquement l'un des grands favoris du championnat. Pourtant, la saison tourne mal. À force de pannes « bêtes » et d'ennuis mécaniques, il laisse échapper un titre qui lui semblait promis. Pendant ce temps, René Arnoux et Jean Ragnotti, engagés avec des budgets bien plus modestes, réussissent à le devancer grâce à leur régularité et à leur efficacité en cours. Pironi est vexé, d'autant qu'il perd aussi une place annoncée en championnat d'Europe de Formule 2, finalement attribuée à René Arnoux.


L'année suivante, en 1976, Pironi repart pour une deuxième saison en Formule Renault, cette fois sur ordre de son sponsor. Il domine largement le championnat et semble cette fois au-dessus du lot. Mais au milieu de cette campagne presque sans concurrence, un autre talent attise tous les regards à Dijon : Alain Prost signe la pole position et vient troubler l'ordre établi. Pironi, agacé par cette intrusion, lâche à son sponsor qu'il ne veut plus revoir « ce Prost » dans son championnat. La formule est révélatrice du tempérament du pilote : exigeant, orgueilleux, et convaincu que sa place est au sommet.

Ces deux saisons dessinent le portrait d'un jeune Pironi déjà très fort, mais aussi très sensible à la frustration. En 1975, il comprend qu'un gros budget ne suffit pas toujours à garantir la victoire. En 1976, il montre qu'il peut survoler un championnat, tout en laissant transparaître une certaine inquiétude face à l'émergence d'une nouvelle génération. René Arnoux, Jean Ragnotti et Alain Prost incarnent alors, chacun à leur manière, la relève d'un sport automobile français particulièrement riche en talents.

La vengeance d'Ecclestone ?

La vengeance d'Ecclestone

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L'histoire de la Lotus 79 Wing car et de la Brabham-Alfa Romeo BT46B"aspirateur" ressemble à un véritable épisode de guerre politique en Formule 1. À la fin des années 1970, alors que l'innovation technique devient une arme décisive, Colin Chapman et Bernie Ecclestone se retrouvent au cœur d'un bras de fer où la vitesse pure n'est pas le seul enjeu. C'est aussi une question d'influence, de stratégie et de rapports de force entre écuries.

La BT46B de Brabham, équipée d'un ventilateur destiné à aspirer l'air sous la voiture, reste dans l'histoire comme la première et la seule monoplace de F1 de ce type à avoir pris le départ d'un Grand Prix et à l'avoir réussi. Le 17 juin 1978, à Anderstorp, Niki Lauda s'impose sans difficulté au Grand Prix de Suède. La voiture est rapide, spectaculaire, et surtout redoutablement efficace.

Mais cette victoire a déclenché immédiatement une tempête politique. Très vite, plusieurs patrons d'écuries rivales s'inquiètent, au premier rang dont Colin Chapman, patron de Lotus. Bernie Ecclestone, qui cumule alors deux rôles majeurs — propriétaire de Brabham et président de la FOCA — se retrouve sous pression. Les adversaires du BT46B considèrent que cette technologie ouvre une boîte de Pandore : si un ventilateur est autorisé, d'autres solutions pourraient éventuellement être développées, avec des risques potentiels en matière de sécurité et d'équité sportive.

Chapman réagit avec intelligence et rapidité. Dès le soir de la course, il demande à ses hommes, notamment Peter Wright et Martin Ogilvie, d'étudier un projet d'aspirateur Lotus. L'objectif n'est pas seulement technique. Il s'agit aussi de provoquer un choc politique. Chapman sait qu'en montrant qu'il peut lui aussi construire une telle voiture, il alimente la pression sur Ecclestone et l'oblige à céder.

Chez Lotus, le travail commence alors sur une base différente de celle de Brabham. La BT46B utilisait un moteur Alfa Romeo à plat très encombrant, qui limitait fortement les possibilités aérodynamiques. 

La Lotus T79, au contraire, dispose de longs pontons latéraux, ce qui ouvre la voie à une autre architecture. Wright et Ogilvie imaginent donc non pas un seul ventilateur central, mais deux ventilateurs placés à l'arrière des pontons, afin de renforcer encore l'effet de succion.

Une maquette est élaborée et modifiée avec ces deux ventilateurs industriels. Les essais sont alors très convaincants. Wright raconte que la maquette, une fois posée sur la table avec les ventilateurs en marche, devient pratiquement impossible à soulever. Le système fonctionne donc parfaitement sur le principe : plus l'air est aspiré sous la voiture, plus l'appui au sol augmenté.

Lotus pousse même l'exercice jusqu'à réaliser des photos de la maquette. Chapman les montre ensuite à Ecclestone comme preuve que Lotus est capable d'aller plus loin encore que Brabham. Le message est clair : si la BT46B est autorisée, Lotus peut produire une voiture encore plus radicale. Dans ce dossier, Chapman joue un coup de bluff extrêmement habile.

Sous cette pression, Ecclestone a finalement choisi de retirer le BT46B. Officiellement, il s'agit d'un retrait volontaire, et non d'une interdiction formelle. C'est un point essentiel, car la voiture n'a jamais été bannie paraucun  règlement. En réalité, les constructeurs et les dirigeants ont trouvé un arrangement politique pour éviter l'escalade. La victoire de Lauda en Suède reste cependant dans les mémoires comme l'un des grands moments de la F1 expérimentale.

Chapman, de son côté, a remporté une bataille à moindres frais. Avec un investissement limité, il parvient à faire plier Ecclestone, tout en démontrant qu'il maîtrise aussi bien la technique que le jeu d'influence. Quelques années plus tard, Ecclestone prendra sa revanche dans d'autres dossiers, notamment face à certaines innovations de Lotus. 

Ce dernier tiendra toutefois sa revanche quelques années plus tard en faisant interdire de roulage la fameuse Lotus T88 à double châssis de Chapman…

Cette rivalité illustre à merveille ce qu'était la F1 de cette époque : un mélange de génie mécanique, de calcul politique et de coups de poker.

16 juil. 2026

CRAVEN Ricky

CRAVEN Ricky*

USA

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Busch Nascar

1986 Chevy
1987 Buick
1990 Pontiac
1991 Chevy
1992 Chevy
1993 Chevy
1994 Chevy
1995 Chevy
1996 Chevy
1997 Chevy
1998 Chevy
2000 Chevy
2004 Chevy
2006 Dodge
Nascar

Crash 1996 à Talladega
1991 Olds
1995 Chevy
1996 Ford
1997 Ford
1998 Ford
1999 Ford
2000 Ford
2001 Ford
2002 Ford
2003 Pontiac, 2e victoires
2004 Chevy
Truck

1999 Ford
2006 Ford

Richard Allen « Ricky » Craven, né le 24 mai 1966 à Newburgh (Maine, États-Unis), est un ancien pilote automobile américain devenu consultant et commentateur de NASCAR. Il est l'une des figures les plus respectées des courses de stock-cars américaines, connu pour son courage après plusieurs accidents graves et pour sa spectaculaire victoire au Carolina Dodge Dealers 400 de Darlington en 2003, considérée comme l'une des plus belles arrivées de l'histoire du NASCAR.

Ricky Craven grandit dans le Maine, où il découvre très jeune les courses sur pistes ovales en terre. À seulement 15 ans, il débute à Unity Raceway. Dès sa première saison, il remporte plusieurs courses et le titre de Rookie of the Year. L'année suivante, il décroche le championnat de la piste après avoir remporté douze épreuves.

En 1984, il devient champion de Wiscasset Speedway en catégorie Late Model avant de rejoindre l'American-Canadian Tour, où il se forge une solide réputation dans les courses de stock-cars du nord-est des États-Unis.

En 1986, Craven fait ses débuts en NASCAR Busch Series à Oxford Plains Speedway.

À partir de 1990, il dispute le championnat Busch North Series, où il est élu Rookie of the Year. L'année suivante, il domine la série avec dix victoires et remporte le titre de champion 1991, notamment grâce à son succès dans la prestigieuse Oxford 250.

En 1992, Ricky Craven rejoint à temps complet la Busch Series (aujourd'hui NASCAR Xfinity Series).

Il est élu Rookie of the Year dès sa première saison et termine ensuite vice-champion du championnat en 1993 puis en 1994, derrière Steve Grissom puis David Green. Durant cette période, il remporte quatre victoires et s'impose comme l'un des meilleurs pilotes de la discipline.

En 1995, il accède à la NASCAR Winston Cup Series avec Larry Hedrick Motorsports.

Malgré des moyens limités, il réalise une saison solide :

  • qualification à toutes les courses ;
  • quatre Top 10 ;
  • Rookie of the Year 1995.

Ces performances lui ouvrent les portes de Hendrick Motorsports, l'une des meilleures équipes du championnat.

La carrière de Ricky Craven est marquée par deux accidents particulièrement violents.

Le premier survient en 1996 à Talladega, où sa Chevrolet est projetée contre le grillage de sécurité après un spectaculaire envol. Il s'en sort sans blessures majeures, mais l'accident reste l'un des plus impressionnants de la décennie.

En 1997, lors d'essais sur le nouveau circuit du Texas Motor Speedway, il est victime d'un très violent accident qui lui cause une grave commotion cérébrale. Les séquelles neurologiques persistent pendant plusieurs mois et l'obligent à manquer de nombreuses courses en 1998. Beaucoup pensent alors que sa carrière est terminée.

Après plusieurs saisons difficiles, Craven retrouve progressivement sa compétitivité.

En 2001, au volant d'une Pontiac de PPI Motorsports, il remporte à Martinsville sa première victoire en NASCAR Cup, concrétisant enfin des années d'efforts et de persévérance.

Le 16 mars 2003, Ricky Craven entre dans la légende.

Au volant de sa Pontiac Pontiac Grand Prix de Cal Wells Racing, il livre un duel mémorable avec Kurt Busch lors du Carolina Dodge Dealers 400 sur le circuit de Darlington.

Les deux pilotes se percutent à plusieurs reprises dans le dernier tour avant que Craven ne l'emporte avec seulement 0,002 seconde d'avance. Cette arrivée reste pendant plus de vingt ans la plus faible marge de victoire de l'histoire de la NASCAR Cup Series, jusqu'à ce qu'elle soit battue en 2024. Cette course est régulièrement citée parmi les plus grandes de l'histoire du NASCAR.

En 2004, Ricky Craven rejoint Roush Racing, où il décroche une nouvelle victoire à Martinsville.

Malgré quelques bons résultats, il ne retrouve plus la régularité de ses meilleures années. Il met un terme à sa carrière de pilote à l'issue de la saison 2006.

Après sa retraite sportive, Ricky Craven devient consultant pour Yahoo! Sports, puis analyste pour ESPN pendant plus de dix ans.

En 2019, il rejoint FOX Sports avant de quitter les médias en 2020 afin de développer Ricky Craven Motorsports, une entreprise spécialisée dans les voitures de collection et de prestige. Il reste néanmoins un observateur très écouté du NASCAR. 

COUTO Andre

Andre COUTO*

Macau
  • Champion de la Coupe des Nations EFDA (1995).
  • Vice-champion d'Italie de Formule 3 (1997).
  • Vainqueur du Grand Prix de Macao de Formule 3 (2000).
  • Vice-champion du JGTC GT500 (2004).
  • Vainqueur des 1 000 km de Suzuka (2005).
  • Champion Super GT GT300 (2015)
Chronologie des châssis
GM Lotus
1995 Reynard

Formule 3
1995 Dallara
1996 Dallara
1997 Dallara
1998 Dallara
1999 Dallara
2000 Dallara 1er Macau
2001 Dallara

F3000
1998 Lola
1999 Lola
2000 Lola

F3000 jap
2001 Reynard
2004 G-Force

Tests
2000 Lola Cart
2001 Lola Cart

Gt japon
2001 Mc Laren
2004 Toyota, 2eme
2005 Toyota
2006 Lexus (Gra), Toyota
2007 Lexus, Toyota
2008 Lexus
2009 Lexus
Formule Nissan
2002 Dallara

Tourisme
2002 Bmw
2003 Honda
2005 Alfa

Wtcc
2005 Alfa
2006 Seat
2007 Alfa
2008 Honda
2009 Seat

André Bragança Macedo e Couto, né le 14 décembre 1976 à Lisbonne (Portugal), est un pilote automobile portugais naturalisé Macanais, qui court sous licence de Macao. Considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de ce territoire, il s'est illustré en Formule 3, en Formule 3000, en Formula Nippon, en Super GT, en WTCC et en endurance. Il est surtout célèbre pour avoir remporté le prestigieux Grand Prix de Macao de Formule 3 en 2000 et le championnat Super GT GT300 en 2015.

Né à Lisbonne, André Couto s'installe avec sa famille à Macao à l'âge de quatre ans. Il grandit dans cette ancienne colonie portugaise, où le Grand Prix de Macao constitue chaque année un événement majeur.

Fasciné par cette course mythique, il débute le karting au début des années 1990. Il remporte rapidement plusieurs titres locaux et régionaux, ce qui lui ouvre les portes de la compétition internationale.

En 1995, André Couto rejoint la Formula Opel Euroseries, où il décroche une victoire sur le circuit d'Estoril et termine parmi les meilleurs du championnat.

La même année, il participe pour la première fois au Grand Prix de Macao de Formule 3. Malgré son manque d'expérience, il impressionne en prenant brièvement la tête de la course face à Ralf Schumacher, futur pilote de Formule 1.

En 1996, Couto dispute le Championnat d'Allemagne de Formule 3 avec Prema.

L'année suivante, il rejoint le Championnat d'Italie de Formule 3, où il réalise une saison exceptionnelle en terminant vice-champion.

Entre 1998 et 2000, André Couto évolue en Championnat International de Formule 3000, alors considéré comme l'antichambre directe de la Formule 1.

Face à une concurrence extrêmement relevée, il inscrit plusieurs résultats remarquables, dont une 3ᵉ place au Nürburgring en 2000. Malgré ses performances, il ne parvient pas à décrocher un volant en Formule 1.

L'année 2000 reste le moment le plus marquant de sa carrière.

Pour sa sixième participation au Grand Prix de Macao de Formule 3, André Couto remporte enfin la victoire devant son public. Profitant d'un accrochage entre Takuma Sato et Narain Karthikeyan, il offre à Macao son premier succès dans cette épreuve légendaire.

Cette victoire fait de lui un héros national à Macao, où il est accueilli avec de nombreuses célébrations officielles.

Après son succès à Macao, André Couto poursuit sa carrière au Japon.

Il participe successivement à :

  • la Formula Nippon ;
  • le JGTC (Japan GT Championship), devenu ensuite le Super GT.

Il pilote pour plusieurs équipes prestigieuses, notamment SARD, WedsSport Bandoh, Kraft, Gainer et JLOC, au volant de Toyota, Lexus, Nissan et Lamborghini.

Entre 2005 et 2012, André Couto participe régulièrement à la manche de Macao du Championnat du monde des voitures de tourisme (WTCC).

En 2015, associé au pilote japonais Katsumasa Chiyo, André Couto remporte le championnat Super GT GT300 au volant d'une Nissan GT-R GT3 engagée par Gainer.

En 2017, lors d'une course du China GT Championship sur le circuit de Zhuhai, André Couto est victime d'un spectaculaire accident.

Transporté à l'hôpital, les médecins diagnostiquent une fracture de la première vertèbre lombaire (L1). Après une opération et plusieurs mois de rééducation, il parvient à reprendre la compétition.

En 2009, son fils Afonso, âgé de six ans, est atteint d'une leucémie.

L'ensemble du paddock du WTCC et du Super GT se mobilise pour trouver un donneur compatible de moelle osseuse. Une greffe est finalement réalisée en Allemagne au printemps 2010, mais malgré cet immense élan de solidarité, Afonso décède le 3 novembre 2010 à la suite de complications liées à son traitement.

15 juil. 2026

COURTNEY James

James COURTNEY*

Australie

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1987 kart Vice-champion
1994 Kart Vice-champion
1995 Champion Monde Kart
1997 Champion Monde Formule A, Kart

1999 Champion de Formule Ford
2000 Champion de Formule Ford
2002 Formule 3, vice-champion
2003 Formule 3 japon, champion

Champion V8 Supercars (2010).

2007: 2e Bathurst

Plus de 15 victoires et 70 podiums en Supercars


Chrnologie des châssis
Formule Ford

1999 V Diemen, Champion
2000 V Diemen, Champion
Formule 3

2001 Dallara, 4eme
2002 Dallara, 2eme
2003 Dallara (Jaguar)
F3 japon

2003: Dallara team Tom's, Champion
2004 Tom's
Tests

2001 Jordan F1
2002 Jaguar F1

F3000 japon
2003 Lola

Gt Japon

2004 Toyota
2005 Toyota
V8 Australie

(2006)
2006 Ford
2007 Ford, 2e Bathurs
2008 Ford
2009 Ford


2007

James Anthony Courtney, né le 29 juin 1980 à Penrith, dans l'État de Nouvelle-Galles du Sud (Australie), est un pilote automobile australien. Champion de V8 Supercars en 2010.

James Courtney découvre le karting dès l'âge de sept ans. Son talent est exceptionnel et il gravit rapidement tous les échelons.

Son palmarès en karting comprend notamment :

  • Champion du monde Junior CIK en 1995 ;
  • Champion du monde de Formule A en 1997.

Il devient ainsi le premier Australien à remporter deux championnats du monde de karting, une performance qui attire l'attention des recruteurs européens.

L'arrivée en Europe

À la fin des années 1990, Courtney s'installe en Grande-Bretagne afin de poursuivre une carrière en monoplace.

En 2000, il remporte le Championnat britannique de Formule Ford, avec un nombre record de victoires en une saison. Ce succès fait de lui l'un des jeunes pilotes les plus prometteurs au monde.

En 2001, James Courtney rejoint le Jaguar Junior Team en Championnat de Grande-Bretagne de Formule 3.

Dès sa première course, il s'impose, confirmant immédiatement son potentiel. En 2002, sous les couleurs de Carlin Motorsport, il lutte pour le titre jusqu'à ce qu'un grave accident compromette sa saison.

Le 12 août 2002, alors qu'il effectue des essais privés pour Jaguar Racing en Formule 1 sur le circuit de Monza, une défaillance mécanique provoque la rupture de l'aileron arrière.

Sa monoplace percute les barrières à plus de 300 km/h, subissant une décélération estimée à 67 G.

Courtney souffre de multiples blessures, de troubles neurologiques et de problèmes de vision. Sa convalescence dure près d'un an. Il a raconté par la suite que Michael Schumacher, présent sur le circuit pour des essais Ferrari, fut l'un des premiers à lui porter assistance après l'accident. Cet épisode met pratiquement fin à ses espoirs d'accéder à la Formule 1.

Déterminé à poursuivre sa carrière, Courtney rejoint le Japon.

En 2003, il remporte le Championnat japonais de Formule 3 avec l'équipe TOM'S, l'une des structures officielles de Toyota.

Il poursuit ensuite en Formula Nippon (aujourd'hui Super Formula) et en Super GT, où il pilote la Toyota Supra.

En 2005, James Courtney revient dans son pays natal pour participer aux courses d'endurance du championnat V8 Supercars.

Ses performances convainquent rapidement Stone Brothers Racing, qui lui offre un volant à temps complet en 2006. Malgré une sortie de piste lors de sa première course, il s'impose progressivement comme l'un des pilotes les plus rapides du championnat.

En 2008, il décroche sa première victoire en V8 Supercars lors de l'épreuve de Queensland Raceway.

Cette saison se conclut par une 6ᵉ place au championnat et confirme son statut de futur prétendant au titre.

En 2009, Courtney rejoint Dick Johnson Racing.

La saison suivante est exceptionnelle :

  • cinq victoires ;
  • de nombreux podiums ;
  • une remarquable régularité.

Il remporte le Championnat V8 Supercars 2010, devançant Jamie Whincup. Il offre ainsi à Dick Johnson Racing son premier titre pilotes depuis quinze ans.

À partir de 2011, James Courtney rejoint le Holden Racing Team.

Il remporte sa première course avec sa nouvelle équipe dès l'ouverture de la saison à Abou Dhabi.

Les années suivantes sont plus difficiles en raison de blessures, de problèmes mécaniques et d'une concurrence particulièrement relevée. Malgré cela, il ajoute plusieurs victoires et podiums à son palmarès.

Lorsque le Holden Racing Team devient Walkinshaw Andretti United, Courtney poursuit l'aventure avec cette structure.

Il dispute ensuite plusieurs saisons avec différentes équipes avant de rejoindre Blanchard Racing Team. Au milieu des années 2020, il annonce la fin de sa carrière à temps plein en Supercars, tout en continuant à participer à certaines courses d'endurance, notamment comme copilote.

COULOUMIES J Sébastien

COULOUMIES Jean Sébastien*

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1985 remporte la coupe Peugeot
1986 2eme coupe Peugeot 205 rallyes

  • Ronde Cévenole – Groupe 2 (1972).
  • Ronde Cévenole – Groupe 2 (1976).
  • Tour de France Automobile – vainqueur du Groupe 2 (1978).
  • Critérium Alpin – Groupe 3 (1983).
  • Tour de Corse – victoire de Groupe 3 (1983).
  • Rallye Terre de Provence – Groupe 3 (1983).
  • Rallye des Mille Pistes – Groupe 3 (1983).

Chronologie des châssis
Rallyes
1968 R8 Gordini
1969 R8 Gordini, Bmw
1970 R8 Gordini, Ford
1971 R8 Gordini, Alpine A110, R12
1972 R12 Gordini, Alpine A110, Bmw
1973 Renault, Alpine A110
1974 Porsche 911, Alpine A110
1975 Opel Kadett
1976 Opel Kadett
1977 Opel Kadett
1978 Opel Kadett
1979 Opel Kadett
1980 Opel
1982 Opel manta, ascona
1983 Opel ascona
1984 Opel
1985 Opel, Talbot, Peugeot 205, champion
1986 Opel
1986 Peugeot 205 Gti, 2eme
1987 Peugeot 205 Gti

Courses de cotes
1970 R8 Gordini, Ford
1971 R8 Gordini, Alpine A110, Ford escort
1972 Renault, Bmw, Alpine A110
1973 Bmw, Alpine A110
1974 Porsche 911

Rallyes TT
1981 Opel ascona

Circuits
1984 Peugeot 205

Ingénieur expert

Couloumiès V

2009 R TT Clio

Jean-Sébastien Couloumiès, surnommé « Bunny », est un pilote de rallye français né le 19 décembre 1946 à Béziers (Hérault).

Originaire de Béziers, Jean-Sébastien Couloumiès découvre très tôt le sport automobile. Il fait ses premières armes au début des années 1970 dans les rallyes régionaux du sud de la France, au volant d'une Renault 12 Gordini.

Dès 1972, il remporte le Groupe 2 de la Ronde Cévenole, un premier succès qui attire l'attention des préparateurs et des importateurs automobiles. Il participe également au Tour de France Automobile comme copilote de Raymond Pontier sur BMW 2002 TI, avant de devenir rapidement pilote à plein temps.

Le véritable tournant de sa carrière intervient lorsqu'il rejoint l'univers Opel.

Il pilote successivement :

  • Opel Kadett GT/E ;
  • Opel Ascona ;
  • Opel Manta.

En 1978, associé à Jean-Bernard Vieu, il remporte le Groupe 2 du prestigieux Tour de France Automobile sur Opel Kadett GT/E.

Cette victoire constitue l'un des grands moments de sa carrière et confirme sa réputation de spécialiste des rallyes sur asphalte. La même saison, il termine également parmi les meilleurs du Championnat de France.

La saison 1983 est la plus brillante de sa carrière.

Au volant d'une Opel Manta Groupe 3, il remporte le Championnat de France du Groupe 3 (A). Il s'impose notamment lors de plusieurs épreuves importantes :

  • Critérium Alpin ;
  • Tour de Corse (victoire de groupe et excellente place au classement général) ;
  • Rallye Terre de Provence ;
  • Rallye des Mille Pistes.

Pendant près de quinze ans, Jean-Sébastien Couloumiès figure parmi les animateurs du Championnat de France des rallyes.

Parmi ses meilleurs classements :

  • 5ᵉ du Championnat de France en 1976 ;
  • 4ᵉ en 1978 ;
  • 4ᵉ en 1982 ;
  • 3ᵉ en 1983, année de son titre en Groupe 3.

Jean-Sébastien Couloumiès participe également à plusieurs manches du Championnat du monde des rallyes (WRC).

Son meilleur résultat intervient lors du Rallye du Portugal 1986, où il termine 6ᵉ du classement général au volant d'une Peugeot 205 GTI. Cette performance est d'autant plus remarquable qu'il affronte les puissantes voitures du Groupe B. Au cours de l'épreuve, il domine également la catégorie Groupe N avant de conclure dans le top 10 du classement général.


14 juil. 2026

COYNE Dale

Dale COYNE*USA

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Remporte la coupe d'europe F3

Chronologie des châssis
Formule 3
N°11
1981 Argo, Anson
1982 Ralt
1983 Reynard
1984 Ralt
1985 Reynard
1986 Reynard
1987 Reynard, Champion

Formule Ford
1984 V Diemen
1986 Swift
1987 Swift
1988 Swift
1989 Swift
1990 Swift

Cart
1984
1987

Circuit GB
1987 Stratos (Argo)
1990 Spice C2

Formule Renault
1989 Swift
1990 Swift

Intersérie
1990 Argo JM19

F3000
1990 Reynard
1991 Reynard

Endurance
1992 Argo, Jaguar
1994 Argo

Dale Patrick Coyne, né le 8 juillet 1954 à Minooka (Illinois, États-Unis), est un ancien pilote automobile américain, devenu l'un des propriétaires d'écurie les plus respectés du championnat IndyCar. Fondateur de Dale Coyne Racing, il est reconnu pour avoir découvert et lancé la carrière de nombreux pilotes de premier plan, tout en dirigeant pendant plus de quarante ans une équipe indépendante capable de rivaliser avec les plus grandes structures de la monoplace américaine.

Originaire de l'Illinois, Dale Coyne développe très tôt une passion pour la compétition automobile. Après avoir couru dans les catégories régionales américaines, il décide de créer sa propre structure afin de financer sa carrière de pilote.

En 1984, il fonde Dale Coyne Racing et débute simultanément comme pilote et propriétaire en CART (Championship Auto Racing Teams), le championnat majeur de monoplaces américaines de l'époque.

Les débuts sont difficiles. Avec un budget limité et des voitures souvent moins performantes que celles des grandes équipes, Coyne peine à se qualifier.

Entre 1984 et 1991, il tente de participer à de nombreuses manches du championnat CART. Il prend finalement le départ de 34 courses, mais ne parvient jamais à monter sur un podium. Son meilleur résultat est une 12ᵉ place, obtenue en 1986 avec un châssis conçu par sa propre équipe, la Coyne DC-1.

Il tente également à deux reprises de se qualifier pour les 500 Miles d'Indianapolis (1988 et 1989), sans réussir à intégrer la grille de départ. Après une dernière apparition en 1991, il met définitivement un terme à sa carrière de pilote pour se consacrer entièrement à son écurie.

À partir de la fin des années 1980, Dale Coyne transforme son équipe en une structure professionnelle indépendante.

Malgré des moyens financiers très inférieurs à ceux des grandes équipes, Dale Coyne Racing devient progressivement une référence pour les jeunes pilotes souhaitant accéder au plus haut niveau. L'équipe se forge une réputation de dénicheur de talents et de gestionnaire efficace.

L'un des plus grands mérites de Dale Coyne est d'avoir offert leurs premières grandes opportunités à de nombreux pilotes qui deviendront des vedettes internationales.

Parmi eux figurent notamment :

  • Paul Tracy ;
  • Michel Jourdain Jr. ;
  • Justin Wilson ;
  • Bruno Junqueira ;
  • Oriol Servià ;
  • Sébastien Bourdais ;
  • Romain Grosjean ;
  • Álex Palou, futur champion IndyCar ;
  • Takuma Sato ;
  • David Malukas.

Pendant près de vingt-cinq ans, Dale Coyne Racing lutte principalement pour les places d'honneur.

La première grande victoire intervient en 2009, lorsque Justin Wilson remporte le Grand Prix de Watkins Glen. Il s'agit de la première victoire de l'équipe dans un championnat majeur de monoplaces américaines.

Après la réunification du Champ Car et de l'Indy Racing League en 2008, Dale Coyne Racing rejoint le championnat IndyCar Series.

Au-delà de son rôle de patron d'écurie, Dale Coyne participe au développement des infrastructures du sport automobile américain.

À la fin des années 1990, il contribue au projet du Route 66 Raceway dans l'Illinois, puis participe au développement du Chicagoland Speedway, devenu un circuit majeur des compétitions américaines. Il occupe également des fonctions de direction au sein du CART, où il est nommé président exécutif par intérim au milieu des années 1990.