7 juil. 2026

CHEREAU J Luc

Jean Luc CHEREAU*

 France

 
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Chronologie des châssis
Fils du constructeur de remorques super lourds
Rallyes
1972 Alpine A110, Porsche 911
1973 Alpine A110, Porsche 911
1974 Alpine A110, Porsche 911
1975 Alpine A110, Porsche 911
1976 Alpine A110, Porsche 911
 stop pour reprendre l'entreprise Chereau
1993 sponsorise Pierre Yver
Coupe
1993 Porsche cup sur 911
1995 Porsche cup sur 911
1999 Porsche cup sur 911
2002 Porsche cup sur 996

Gt Bpr
1994 Porsche 911
1995 Porsche 911

Gt Fia

1996 Porsche 911
1997 Porsche 911
1998 Porsche 911
2001  Viper Porsche 996
Gt France

1997 Porsche 911
1998 Porsche 911
1999 Porsche 911
2000 Porsche 911

Endurance
1994 Porsche 911
1995 Porsche 911
1996 Porsche 911
1997 Porsche 911
1998 Porsche 911
1999 Porsche 911
2000 Porsche 911
2002 Viper

Né le 25 août 1948 à Avranches (Manche), Jean-Luc Chéreau est un chef d'entreprise et pilote automobile français. Héritier de l'entreprise familiale Chéreau, spécialisée dans la construction de véhicules frigorifiques, il est l'un des plus célèbres gentlemen-drivers français des années 1990 et du début des années 2000. Son parcours illustre parfaitement la passion de ces chefs d'entreprise qui ont su concilier réussite industrielle et compétition automobile au plus haut niveau.

Fils de Jean Chéreau, fondateur en 1950 de la société éponyme à Avranches, il grandit dans un univers où la mécanique occupe une place importante. Très tôt attiré par l'automobile, il dispute quelques compétitions dans sa jeunesse. Les responsabilités liées au développement de l'entreprise familiale, son mariage et sa vie de famille le conduisent toutefois à mettre cette passion entre parenthèses pendant de nombreuses années. À la tête de l'entreprise, il contribue à faire de Chéreau l'un des principaux constructeurs européens de carrosseries et semi-remorques frigorifiques.

Au début des années 1990, alors que sa situation professionnelle lui permet de consacrer davantage de temps à sa passion, Jean-Luc Chéreau revient à la compétition. Il choisit naturellement l'endurance. 

Sa première participation aux 24 Heures du Mans intervient en 1994. Associé à Pierre Yver et Jack Leconte, il pilote une Porsche 911 Carrera RSR engagée par Larbre Compétition. Malgré un abandon, cette première expérience marque le début d'une fidélité exceptionnelle à l'épreuve mancelle. Entre 1994 et 2002, Jean-Luc Chéreau prend le départ de neuf éditions consécutives des 24 Heures du Mans, toujours dans des voitures de Grand Tourisme.

Au fil des saisons, il alterne les Porsche 911 GT2, Porsche 911 GT3-R, Porsche 911 GT3-RS et, en 2002, une Chrysler Viper GTS-R. Il partage le volant avec plusieurs pilotes de renom, parmi lesquels Jean-Pierre Jarier, Christophe Bouchut, Patrice Goueslard, Pierre Yver, Jack Leconte, Carl Rosenblad et Jean-Claude Lagniez. Son meilleur résultat est obtenu en 2001, lorsqu'il termine 10ᵉ du classement général et 4ᵉ de la catégorie GT sur une Porsche 911 GT3-RS de Larbre Compétition. Cette performance constitue l'aboutissement de sa carrière mancelle.

Parallèlement au Mans, Jean-Luc Chéreau participe également à plusieurs éditions des 24 Heures de Daytona, où il retrouve Larbre Compétition et Porsche. Il dispute aussi le Championnat de France GT et le Championnat FIA GT, contribuant au développement des programmes sportifs de l'équipe française. Son engagement dépasse le simple rôle de pilote : grâce au soutien de son entreprise, il participe activement à la présence de Larbre Compétition parmi les meilleures équipes européennes de Grand Tourisme.

JL Chereau à peut ètre trop investie dans la course ?
Sa société de construction de remorques, à basculé !

En 2003, confronté aux difficultés économiques du secteur, Jean-Luc Chéreau vend l'entreprise familiale au groupe allemand Trailer Holding GmbH. Cette décision met un terme à plus d'un demi-siècle de gestion familiale de la société fondée par son père. Après cette étape importante de sa vie professionnelle, il réduit progressivement ses activités en compétition et met fin à sa carrière de pilote quelques années plus tard.

En fait se serait une mésentante. La famille aurait souhaiter toucher sa part d'argent sur la société, trop couteux la société bascule.

CHEEVER Ross

Ross CHEEVER*

 Usa

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 1987 Champion F3 Japon
1989 Vice-champion F3000 japon
1991 Vice-champion F3000 japon
1992: 3e du championnat F3000 japon
1993: 3e du championnat F3000 japon
1994: 3e du championnat F3000 japon

F3000 JAPON
10 victoires
13 pôles
71 départs



 Chronologie des châssis
Formule Ford
1982 Van Diemen
1983 Van Diemen
Circuits GB
1983 Ford escort
Formule Atlantic

1984 Ralt
1985 Ralt
1986 Ralt
Formule 3

1984 Ralt
1985 Ralt
1986 Ralt
Formule 3 japon

1987 Ralt, Reynard, Champion

Tourisme
1986 Bmw

F3000 japon

1986 Lola
1987 March (Dome)
1988 March, Reynard
1989 Reynard, 2eme
1990 Reynard, Lola
1991 Reynard, 2eme
1992 Reynard, 3eme
1993 Reynard, 3eme
1994 Reynard, 3eme
Endurance

1987 Dome et Toyota
1989 Toyota

Indy-Cart
1992 Lola (Foyt)

Ex champion de Tennis aux USA

Né le 12 avril 1964 à Rome, en Italie, Ross Cheever est un pilote automobile américain dont la carrière s'est principalement déroulée au Japon. Frère cadet d'Eddie Cheever, ancien pilote de Formule 1 et vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis 1998, Ross a choisi une voie différente en bâtissant sa réputation dans les championnats asiatiques, où il est devenu l'un des pilotes étrangers les plus respectés de la fin des années 1980 et du début des années 1990.

Bien que baigné très tôt dans le sport automobile grâce à la carrière de son frère, Ross Cheever s'intéresse d'abord au tennis avant de se tourner définitivement vers la compétition automobile au début des années 1980. Après une formation en Europe, il dispute le Championnat britannique de Formule 3, où il remporte cinq victoires entre 1984 et 1985 et démontre un réel potentiel face à une génération particulièrement talentueuse.

Durant les hivers 1985 et 1986, il participe au championnat néo-zélandais de Formule Atlantic. Au volant d'une Ralt RT4, il remporte à deux reprises le prestigieux Grand Prix de Nouvelle-Zélande.

Après une tentative sans succès en Formule 3000 internationale et un bref passage dans le championnat américain Indy Lights, Ross Cheever décide en 1987 de poursuivre sa carrière au Japon, un choix qui va transformer son destin sportif. Dès sa première saison, il remporte le Championnat du Japon de Formule 3, au volant d'une Ralt-Toyota engagée par Funaki Racing.

Son titre lui ouvre les portes du très relevé Championnat japonais de Formule 3000, considéré à l'époque comme l'un des meilleurs championnats de monoplaces au monde après la Formule 1. Pendant huit saisons, Ross Cheever s'y impose comme un candidat permanent au titre. Il termine vice-champion en 1989, échouant de seulement trois points face à Hitoshi Ogawa après une dramatique collision dans la dernière course à Suzuka. En 1991, il manque une nouvelle fois le championnat, cette fois derrière Ukyo Katayama. Il complète ensuite trois saisons consécutives à la troisième place du classement général, preuve de sa remarquable régularité.

Ross Cheever devient également un véritable spécialiste du circuit de Suzuka, où il remporte sept de ses dix victoires en Formule 3000 japonaise. L'un de ses plus beaux succès intervient à Sugo en 1991, lorsqu'il s'impose devant un équipier d'un jour nommé Michael Schumacher, alors invité exceptionnel dans le championnat japonais. 

Parallèlement à ses activités en monoplace, il dispute le Championnat du monde des voitures de sport avec l'équipe Dome et Toyota. En 1989, il prend le départ des 24 Heures du Mans sur une Toyota 89C-V en compagnie d'Hitoshi Ogawa et Paolo Barilla. L'équipage est cependant contraint à l'abandon après seulement 45 tours à la suite d'une défaillance mécanique.

En 1992, Ross Cheever effectue un retour aux États-Unis en disputant plusieurs manches du championnat CART avec l'écurie d'A. J. Foyt. Il termine notamment onzième à Portland, son meilleur résultat dans la discipline. Malgré cette expérience encourageante, plusieurs problèmes mécaniques et accidents limitent ses performances, et il choisit de poursuivre sa carrière au Japon plutôt que de s'installer durablement outre-Atlantique.

À l'issue de la saison 1994, alors qu'il n'a que trente ans, Ross Cheever décide de mettre un terme à sa carrière de pilote professionnel. Après plusieurs années éloigné des circuits, il revient brièvement en 2000 comme pilote d'essais pour l'écurie Cheever Racing, dirigée par son frère Eddie. Il entreprend même le programme de qualification des 500 Miles d'Indianapolis, mais l'équipe retire finalement la seconde voiture avant les qualifications en raison de contraintes techniques et budgétaires.

CHAVES Pedro

Pedro Matos CHAVES*
Portugal


1990 Champion GB F3000
1999 Champion Portugal Rallyes
2000 Champion Portugal Rallyes

Chronologie des châssis
Circuits
1985 Toyota

Formule Ford
1986
1987
1988

F3000 GB
1989 Reynard
1990 Reynard

F3000
1989 Reynard
1990 Reynard, Champion
1992 Lola
1996 Lola

F3000 japon
1991 Lola

Tests F1
1990 Coloni

Formule 1
1991 Coloni

Tests
1992 Reynard F3000

Ars Cart
1993 Lola
1994 Lola
1995 Lola

Intersérie
1993 Penske (cart)
1994 Penske (cart)

Tourisme Espagne
1996 Bmw 318

Gt
1997 FIA-GT Porsche 911
2002 GT Espagne Saleen, Marcos
2003 GT Espagne Saleen
2003 GT FIA sur Saleen

Rallyes
1999 Toyota, Champion
2000 Peugeot 206, Toyota, Champion
2001 Toyota
2005 Clio

Endurance
2002 Saleen
2003 Saleen

Né le 27 février 1965 à Porto, Pedro António Matos Chaves est l'un des pilotes portugais les plus complets de l'histoire du sport automobile. Sa carrière l'a conduit du karting à la Formule 1, de l'Indy Lights aux courses d'endurance, avant de connaître ses plus grands succès en rallye où il est devenu double champion du Portugal.

Passionné de sport automobile dès son enfance, il débute en karting au début des années 1980. En 1985, il remporte le trophée portugais Toyota Starlet avant de s'orienter vers la Formule Ford. Son talent éclate rapidement : il devient champion du Portugal de Formule Ford, puis poursuit sa progression en Grande-Bretagne, où il décroche le prestigieux Championnat britannique de Formule Ford en 1987. Ces résultats lui ouvrent les portes de la compétition internationale.

En 1989, Pedro Chaves accède à la Formule 3000, antichambre de la Formule 1. Après une première saison d'apprentissage, il rejoint l'écurie Madgwick Motorsport et réalise une campagne exceptionnelle en 1990, remportant le Championnat britannique de Formule 3000 avec cinq victoires. Cette performance attire l'attention du paddock de la Formule 1 et fait de lui l'un des jeunes pilotes européens les plus prometteurs.

En 1991, il fait ses débuts en Championnat du monde de Formule 1 avec la modeste écurie italienne Coloni. Malheureusement, la voiture est largement dépassée par la concurrence et les difficultés financières de l'équipe compromettent toute possibilité de résultat. Chaves tente de se qualifier à treize Grands Prix, sans jamais parvenir à franchir l'épreuve des préqualifications, alors en vigueur pour les équipes les moins compétitives. Déçu par le manque de moyens de son équipe, il quitte Coloni avant la fin de la saison. Cette expérience reste l'un des épisodes les plus frustrants de sa carrière, lui qui n'a jamais pu démontrer son véritable potentiel au plus haut niveau.

Après cette parenthèse difficile, Pedro Chaves retourne en Formule 3000 avant de tenter sa chance aux États-Unis. Entre 1993 et 1995, il dispute le championnat Indy Lights, où il remporte notamment la manche de Vancouver en 1995. 

À la fin des années 1990, Pedro Chaves relève un nouveau défi en se tournant vers le rallye. Beaucoup s'interrogent sur sa capacité à réussir cette reconversion, mais il fait rapidement taire les doutes. Au volant d'une Toyota Corolla WRC, épaulé par son copilote Sérgio Paiva, il s'impose comme l'un des meilleurs spécialistes portugais de la discipline. En 1999, il décroche son premier titre de Champion du Portugal des Rallyes, avant de conserver sa couronne en 2000 grâce à une saison remarquable ponctuée de cinq victoires. Ces deux titres constituent les plus grands succès de sa carrière sportive.

Parallèlement à son championnat national, il participe à plusieurs éditions du Rallye du Portugal, manche du Championnat du monde des rallyes. Face aux meilleurs pilotes internationaux, il obtient comme meilleur résultat une treizième place au classement général en 1998, tout en démontrant qu'il est capable de rivaliser avec les meilleurs sur les spéciales portugaises.

En 2001, Pedro Chaves enrichit encore son palmarès en remportant le Championnat d'Espagne GT au volant d'une spectaculaire Saleen S7-R, qu'il partage avec Miguel Ramos. Il participe également aux 24 Heures du Mans en 2002 et 2003 ainsi qu'au Championnat FIA GT, confirmant une nouvelle fois sa remarquable polyvalence. Peu de pilotes européens auront connu autant de disciplines différentes à un niveau aussi élevé.

Après un retour en championnat portugais des rallyes avec une Renault Clio S1600 en 2005 et 2006, Pedro Chaves met progressivement un terme à sa carrière de pilote. Il devient alors entraîneur de pilotes pour A1 Team Lebanon, avant de prendre la direction sportive d'A1 Team Portugal en 2008. Par la suite, il accompagne également la carrière de son fils, poursuivant ainsi son engagement dans le sport automobile.

6 juil. 2026

CHAUCHE Francois

Francois CHAUCHE*

  France

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Rallyes TT
1985: Champion de France
1994: 3e du championnat de France
  1995: Champion de France
  1996: Champion de France
1997: Champion de France
Glace
  1990: 3eme
  1994: Champion
1996: Vice-champion
1999: 3eme Inter
Chronologie des châssis
Rallyes TT

1978 Peugeot 104
1979 Peugeot 104
1980 Peugeot 104, R5 turbo
1981 Peugeot 104
1982 Peugeot 104
1983 Talbot Samba, Peugeot 104
1985 Citroen Visa, Champion
1986 Citroen Visa & BX GrB
1989 Bmw 325
1990 Mitsubushi
1994 Lancia Delta, 3eme
1995 Lancia Delta, Champion
1996 Lancia Delta, Champion
1997 Ford escort, Champion
1998 Citroen Saxo

Glace

1979 Peugeot 104
1980 Peugeot 104
1981 Peugeot 104
1982 Peugeot 104
1983 Peugeot 104
1984 Peugeot 104
1986 Bmw 323, 325
1987 Bmw 325
1988 Bmw 323, 320, Citroen Ax
1989 Bmw 323, 325
1990 Bmw 323, 3eme
1991 Bmw 323
1992 Peugeot
1993 Peugeot
1994 Mega, Champion
1995 Mega
1996 Mega, 2eme
1997 Nissan, Peugeot
1998 Nissan
1999 Mega, 3eme
2000 Peugeot 306, F France

Rallyes

1979 Peugeot 104
1983 Talbot Samba
1984 R5 GT
1985 R5 GT
1986 Renault, Citroen BX GrB
1987 Citroen Visa
1988 Bmw, Lancia delta
1991 R21

Rallycross

1983 Matra murena, Peugeot 104
1987 Bmw 635
1989 Bmw

Rallyes Raids
1991 Peugeot
1992 Peugeot
Mise au point
1998 Citroen "Usine"
1989 Citroen "Usine"

A retenir

Né le 4 septembre 1951 à Dijon, François Chauche est un pilote des rallyes sur terre. Triple champion de France de la discipline, vainqueur du Trophée Andros et pilote régulier du Championnat du monde des rallyes, il s'est construit un palmarès exceptionnel.

Sa carrière débute en 1978 lorsqu'il participe à la sélection du Volant Elf sur le circuit Paul-Ricard. Finaliste de cette opération destinée à révéler les jeunes talents, il est alors remarqué et encouragé par le célèbre patron d'écurie britannique Ken Tyrrell

Dès l'année suivante, François Chauche découvre le Championnat du monde des rallyes. Entre 1979 et 1988, il dispute onze manches du WRC au volant de la Peugeot 104 ZS, la Renault 5 Turbo, la Citroën Visa 1000 Pistes, l'Audi 90 Quattro, la BMW 325iX et la Lancia Delta Integrale. Sa meilleure performance intervient lors du Rallye Monte-Carlo 1988, où il termine à une remarquable sixième place au classement général tout en remportant le Groupe N. Cette performance lui permet également de terminer troisième du championnat du monde des voitures de production (P-WRC), une référence majeure pour les pilotes privés de l'époque.

Mais c'est sur les pistes du Championnat de France des Rallyes Terre que François Chauche bâtit sa légende. Présent dès la création du championnat en 1979, il devient rapidement l'un des pilotes les plus redoutés. Il remporte notamment à plusieurs reprises le Rallye Terre du Diois, le Rallye Terre de Provence, le Rallye Terre des Cardabelles, le Rallye Terre du Quercy, le Rallye Terre de Vaucluse, le Rallye Terre de l'Auxerrois et le Rallye Terre des Charentes.

L'année 1985 marque un tournant décisif dans sa carrière. Au volant de la spectaculaire Citroën Visa 1000 Pistes, équipée de quatre roues motrices, il domine la saison en remportant plusieurs manches du championnat avant de décrocher son premier titre de Champion de France des Rallyes Terre. Cette saison reste l'une des plus marquantes de sa carrière et contribue également au rayonnement sportif de Citroën dans cette discipline.

Après plusieurs années passées au plus haut niveau, François Chauche retrouve le sommet en 1996, cette fois au volant d'une Lancia Delta HF Integrale, avec laquelle il conquiert un deuxième titre national. Il confirme sa suprématie dès l'année suivante en remportant un troisième championnat, au volant d'une Ford Escort RS Cosworth. Peu de pilotes français auront réussi à devenir champions avec trois voitures aussi différentes, démontrant une remarquable capacité d'adaptation.

Parallèlement au rallye, François Chauche se révèle également comme un spécialiste des compétitions sur glace. Il remporte à trois reprises la Ronde Hivernale de Serre-Chevalier (1982, 1987 et 1988), puis s'impose trois fois aux prestigieuses 24 Heures sur Glace de Chamonix, notamment aux côtés de Jean-Pierre Malcher. Son talent sur les surfaces glissantes lui permet ensuite de briller dans le Trophée sur glace, où il totalise six victoires et décroche le titre en 1994 au volant d'une Mega.

Après avoir quitté progressivement la compétition de haut niveau, François Chauche s'est installé en Ardèche, où il a poursuivi son activité professionnelle dans le domaine automobile. 

CHATEAUX Paul

Paul CHATEAUX*

 France

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 1979: Remporte la Coupe Fiat, Rallycross

Chronologie des châssis
Rallycross

1979 Fiat 127, Champion
1980 Fiat 127
1982 Vw Golf
1984 Vw Golf
1985 Vw Golf
1986 Lancia delta
1987 Lancia delta
1988 Lancia delta
1989 Lancia delta
1990 Lancia delta
1992 Ford escort
1993 Ford escort
1994 Ford escort
1995 Ford escort
1996 Ford escort
1997 Ford escort
1998 Ford Puma
Glace
1990 Lancia
1993 Ford
1994 Ford
1999 Ford Puma
Historic

1998 Attila-Chevrolet
1999 Attila-Chevrolet
2000 Attila-Chevrolet, Alpine M 63
2001 Attila-Chevrolet
2002 Lola T70, Ralt F3
2003 Lola T70
2003 Ralt F3
2004 Lola T70
2005 Lola T70
2006 Chevron B16
2008 Ralt F3, Porsche 904, Ford GT40
2009 March F3

CHATEAU J Louis

Jean Louis CHATEAU*

  Il donne une leçon à Porsche
France

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1974: 3e Championnat de France des coircuits
1975: Vice-champion de France des circuits

Chronologie des châssis
Rallyes

1968 Porsche 911
1969 Porsche 911
1970 Porsche 911
1971 Porsche 911
1975 Porsche 911
1972  Porsche 911
1973  Porsche 911
1974  Porsche 911
1975  Porsche 911
1976  Porsche 911

Courses de cotes

1969 Porsche 911
1970 Porsche 911
1971 Porsche 911, Grac MT 14 (Porsche)
1972 Porsche 911, Grac-Porsche
1973 Porsche 911
1974 Porsche 911
1975 Porsche 911
1976 Porsche 911
1977 Porsche 911

Circuits

1971 Porsche 911
1972 Porsche 911
1973 Porsche 911
1974 Porsche 911
1972 Porsche 911
1974 Porsche 911, 3eme
1975 Porsche 911, 2eme
1976 Porsche 911
1977 Porsche 911

Endurance

1974  Porsche 911
1975  Porsche 911
1976  Porsche 911

Glace
1980 Fiat 127


A retenir
C'est en 1968 qu'il ouvre son garage et qu'il dispute ses 1ere courses.

Né le 8 septembre 1945 à Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne), Jean-Louis Château appartient à cette génération de pilotes privés qui ont animé le sport automobile français des années 1970. Sans bénéficier du soutien d'un grand constructeur, il s'est forgé une réputation grâce à son engagement, sa maîtrise des Porsche de compétition et sa présence dans les plus prestigieuses épreuves d'endurance européennes.

Comme de nombreux pilotes de son époque, Jean-Louis Château débute en compétition dans les courses nationales avant de se spécialiser dans les épreuves d'endurance. Il développe rapidement une véritable affinité avec les modèles Porsche.

C'est en 1969 qu'il débute et prépare ses Porcshe "j'étais trop grand pour l'habitacle d'une Alpine"

Sa première participation aux 24 Heures du Mans intervient en 1974. Intégré à l'équipe de Louis Meznarie, préparateur français réputé pour son expertise des Porsche, il partage le volant d'une Porsche Carrera RSR avec Hubert Striebig et Hugues Kirschhoffer. L'équipage montre un potentiel intéressant, mais la course s'achève prématurément dès la quatrième heure à la suite d'une sortie de piste suivie d'une casse moteur. Malgré cet abandon, cette première apparition place Jean-Louis Château parmi les pilotes français présents au plus haut niveau de l'endurance.

Ses Porsche deviennent célèbres, ainsi il se donne une identité avec le garage Château Système
ou il est bien entendue spécialiste Porsche.

Deux ans plus tard, il revient au Mans en tant que responsable de sa propre structure. En 1976, il engage une Porsche Carrera Turbo (934) sous son propre nom et partage le volant avec Dominique Fornage et Jean-Claude Geurie. Face à une concurrence très relevée, l'équipe démontre une bonne compétitivité avant d'être contrainte à l'abandon au cours de la septième heure en raison d'une défaillance de la boîte de vitesses. 

Un modeste garagiste qui se voyait refuser la vente de pièces pour sa Porsche Turbo. Cette Turbo est très spéciale puisqu' équipée de 2 compresseurs et c'est justement sur un 1er refus de Porsche de lui
vendre un moteur turbo de compétition que JL Chateau en prépare.

Entre 1969 et 1976 il n'utilise que 3 caisses, en 1969 il apprend en 70 il court en circuit ou il remporte 7 victoires de classe.

En 1971 il essai de monter une mécanique Porsche sur un châssis de Grac MT 14B, un échec total, le châssis refuse la puissance.

En 72 il termine 5e du championnat de France avec une 2,5 litres de 360 ch, voiture dont il paye encore en 1976 les traites du pavillon de copain qui lui a "vendu".

Entre 1974 et 75 ses éfforts sont récompensés, il termine 3e et 2e des championnat de France avec une 3 litres de 320 ch GT spécial. Le double turbo de JL Chateau possède une longue histoire, cette "turbo" courra les 24 heures du Mans.

En 1977, il ambitionne de franchir un nouveau cap en engageant une redoutable Porsche 935, alors considérée comme l'une des voitures de Grand Tourisme les plus performantes au monde. Associé à Jean-Marie Dubreuil, connu sous le pseudonyme « Jihemde », et à Jean-Marc Tranchant, il tente de se qualifier pour les 24 Heures du Mans. Malgré les qualités de la voiture, l'équipage ne parvient pas à obtenir sa qualification et doit renoncer avant le départ.

CHATEAU Cyrille

Cyrille CHÂTEAU*
France

Fils de Jean Louis



Chronologie des châssis
Coupe
1997 Porsche cup sur 911
1998 Porsche cup sur 911

Gt France
1999 Porsche 911
2000 Porsche 911
2001 Porsche 911
2002 Porsche 911
2003 Porsche 911

Endurance
2001 Porsche 996

GT France
Châssis Porsche 911
2001 Château, Kaufman
2002 Château, Thevenot, Makowiecki, Dedours
2003 Château Makowiecki

 Cyrille Château est un pilote automobile français qui s'est illustré à la fin des années 1990 et au début des années 2000 dans les compétitions de Grand Tourisme, au volant des mythiques Porsche de compétition. Discret en dehors des circuits, il s'est forgé une solide réputation grâce à ses performances en championnat de France GT et dans plusieurs séries internationales consacrées aux voitures de Grand Tourisme.

Passionné très tôt par le sport automobile, il oriente sa carrière vers les courses sur circuit plutôt que vers les monoplaces. Ce choix lui permet de développer un pilotage particulièrement efficace sur les voitures de forte puissance, où la régularité, la gestion mécanique et le travail d'équipe jouent un rôle essentiel.

À partir de la fin des années 1990, Cyrille Château rejoint Château Sport, structure de son père spécialisée dans la préparation et l'exploitation des Porsche de compétition. Il pilote principalement des Porsche 911 GT2 (type 993) puis des Porsche 911 GT3-RS (996), des voitures parmi les plus performantes de leur catégorie à cette époque.

Durant les saisons 1999 à 2003, il participe à de nombreuses épreuves du Championnat de France GT, où il se distingue par plusieurs victoires et de nombreux podiums. Son expérience lui permet également de prendre le départ d'épreuves internationales prestigieuses telles que le Championnat FIA GT, l'European Le Mans Series et le Grand-Am Sports Car Championship aux États-Unis. Ces participations témoignent de la confiance que lui accordent ses équipes pour représenter leurs couleurs face à une concurrence internationale particulièrement relevée.

Au cours de cette période, Cyrille Château partage régulièrement son volant avec plusieurs pilotes de renom, parmi lesquels Wolfgang Kaufmann, Frédéric Makowiecki, Romain Dumas, Jonathan Cochet ou encore Jean-Marc Thévenot. 

Même si son nom est resté relativement discret auprès du grand public, Cyrille Château appartient à cette génération de pilotes français qui ont contribué au développement du Grand Tourisme hexagonal au tournant du XXIᵉ siècle. 

CHASSAGNE Jean

CHASSAGNE Jean*
France



Chronologie des châssis
Grand prix
1909 Hispano
1910 Hispano
1912 Sumbeam
1913 Sumbeam
1914 Sumbeam
1919 Ballot
1920 Ballot
1921 Sumbeam, Ballot, Peugeot, Hispano
1924 Bugatti
1925 Sumbeam
1926 Talbot, Ariès
1927 Aries
1928 Bentley
1929 Bentley
1930 Bentley
INDY
1914 Sumbeam

Il fut le mécano de Rigal

Né le 26 juillet 1881 à La Croisille-sur-Briance, en Haute-Vienne, Jean Chassagne appartient à cette génération d'hommes qui ont participé à toutes les grandes aventures mécaniques du début du XXᵉ siècle. 

Tour à tour marin, sous-marinier, mécanicien, aviateur, pilote d'essai et pilote automobile, il a connu une carrière hors du commun, faisant de lui l'une des personnalités les plus fascinantes de l'histoire du sport automobile français.

Issu d'un milieu modeste, il suit une formation technique qui lui ouvre les portes de la Marine nationale en 1900. Il y devient mécanicien avant de se porter volontaire pour servir à bord des premiers sous-marins français. Cette expérience lui permet d'acquérir une solide réputation de technicien, qualité qui l'accompagnera durant toute sa carrière. Après plusieurs campagnes en Extrême-Orient, en Afrique et en Amérique, il quitte la marine pour rejoindre l'industrie automobile naissante.

À partir de 1906, Jean Chassagne travaille comme mécanicien chez Clément-Bayard et Darracq, avant de participer au développement des premiers moteurs d'avion. Passionné par l'aviation, il obtient son brevet de pilote en 1910 et devient rapidement pilote d'essai puis instructeur. Il participe à de nombreux meetings aériens et contribue à la mise au point des premiers appareils français, à une époque où voler relevait encore de l'exploit.

La même année, il débute également en compétition automobile comme pilote officiel Hispano-Suiza. Son talent est immédiatement reconnu. En 1912, il rejoint la prestigieuse équipe Sunbeam dirigée par Louis Coatalen. Dès 1913, il obtient son premier grand résultat international en terminant troisième du Grand Prix de France derrière les Peugeot de Georges Boillot et Jules Goux, alors que les Grands Prix représentent le sommet du sport automobile mondial.

En 1914, Jean Chassagne entre dans l'histoire en décrochant la pole position des 500 Miles d'Indianapolis au volant d'une Sunbeam. Il devient ainsi l'un des premiers Européens à briller sur l'ovale américain. Malheureusement, un accident met rapidement fin à sa course. Quelques semaines plus tard, la Première Guerre mondiale éclate et interrompt brutalement sa carrière sportive.

Pendant le conflit, il sert comme pilote d'aviation tout en collaborant avec Sunbeam au développement de moteurs destinés à l'effort de guerre. Après l'armistice, il retrouve la compétition avec le même enthousiasme. Il dispute plusieurs Grands Prix internationaux au volant des Ballot, Sunbeam, Talbot puis Bugatti, affrontant les plus grands pilotes de son époque. En 1921, il termine deuxième du tout premier Grand Prix d'Italie organisé à Brescia, confirmant qu'il figure parmi les meilleurs pilotes européens.

L'année 1922 constitue l'un des sommets de sa carrière. Associé à Robert Laly, il remporte le prestigieux RAC Tourist Trophy sur l'île de Man au volant d'une Sunbeam. Il devient ainsi le premier pilote continental à inscrire son nom au palmarès de cette épreuve britannique légendaire. Cette victoire contribue à renforcer sa réputation internationale.

Au milieu des années 1920, Jean Chassagne se tourne progressivement vers les courses d'endurance. Il participe à six éditions consécutives des 24 Heures du Mans entre 1925 et 1930. En 1927, avec Robert Laly sur Ariès, il mène longtemps la course avant un abandon cruel à seulement deux heures de l'arrivée. En 1928 puis en 1929, il rejoint l'équipe officielle Bentley et devient l'un des célèbres Bentley Boys. Au volant de la mythique Bentley 4½ Litre, il termine cinquième puis quatrième des 24 Heures du Mans, participant à l'âge d'or de la marque britannique.

Sa carrière impressionne autant par sa longévité que par sa polyvalence. 

À la fin de la saison 1930, estimant avoir accompli sa mission, Jean Chassagne met un terme à une carrière de plus de vingt ans au plus haut niveau. Il devient ensuite représentant de Castrol pour l'industrie aéronautique et dirige le service Bentley à Neuilly-sur-Seine. En 1935, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en reconnaissance de son exceptionnelle contribution aux sports mécaniques français.

Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il quitte la région parisienne pour revenir dans son village natal de La Croisille-sur-Briance, où il s'éteint le 13 avril 1947, à l'âge de 65 ans.