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1973 Nav Rallyes
Rallyes TT

1972 Babus, Citroen DS
1974 Cotel, Citti, Land, Citroen DS21
1975 Cotel, Citroen Ds
1976 Cotel, Babus
1984 Cotel
1987 Original
1988 Cotel
1990 Strakit
Rallyes raids

1981 Cotel, 2eme Dakar
1982 Cotel
1983 Cotel
1984 Cotel
1987 Cotel
1989 Cotel
1990 Cotel
1998 Nissan
2006 Navigue Bailey
Cinéaste
Hervé Cotel est un pilote, ingénieur constructeur et aventurier français reconnu dans l’histoire du rallye-raid et du tout-terrain, Au siècle dernier, les grands rallye-raids ont vu naître une nouvelle génération d’hommes et de machines, des pionniers qui n’avaient ni modèles tout faits ni recettes établies. Il fallait tout imaginer, tout inventer, tout construire. Certes, quelques 4×4 pouvaient servir de base pour affronter les premiers Dakar, mais pour les prototypes et les buggys, il fallait partir de zéro. Parmi ces précurseurs figure Hervé Cotel, né en 1947, l’un de ces inventeurs passionnés qui ont ouvert la voie à une nouvelle époque du tout-terrain. C’est avec plaisir que je vous présente
Hervé Cotel fait partie des premiers à avoir conçu des buggys à deux roues motrices pour les rallyes, dans la même période qu’Yves Sunhill. Ensemble, ces figures emblématiques ont contribué à faire émerger des machines compactes, légères et audacieuses, qui allaient écrire quelques-unes des plus belles pages du rallye-raid avant que les buggys d’usine ne prennent le relais bien plus tard.
Le buggy Citizen a pris le départ du Paris-Dakar 1980 et s’est classé 12e au général, puis il est entré dans l’histoire en 1981 avec l’équipage Hervé Cotel / Claude Corbetta, en terminant 2e derrière le Range Rover V8 de René Metge et devant le Lada Niva de Jean-Claude Briavoine.
Les débuts d’Hervé en sport automobile remontent au tout-terrain, où il officiait comme copilote au début des années 1970 sur une 4L d’origine légèrement modifiée. Comme il le disait lui-même, « la voiture était légère et elle passait partout ».
Il prend ensuite le volant avec une Citroën ID 19 sur le Rallye Infernal à Crépy-en-Valois. Cette ID 19 appartenait à sa mère et, sous prétexte de la réparer, lui et son ami y avaient ajouté un arceau et quelques accessoires. Ils ne l’avaient pas prévenue qu’ils s’étaient engagés dans le rallye, et encore moins avec sa voiture. Ils gagnent l’épreuve, et Hervé repart même avec le poids du pilote en confiture Andros, sponsor du rallye.
Le retour à la maison fut plus mouvementé encore : le concessionnaire Citroën du coin contacte Hervé pour exposer la voiture en vitrine, restée dans l’état, couverte de boue et de stickers. Sa mère, passant en ville avec son cabas, découvre alors sa voiture exposée. Elle demande à voir le patron, réclame des explications, et découvre que son fils a remporté le rallye. Finalement, elle finira par offrir la voiture à Hervé.
Son parcours se poursuit avec une aventure vers le sud : il part faire le tour de la Méditerranée et tente de rejoindre Tamanrasset par les pistes en 1966. Mais il tombe en panne à mi-chemin entre Alger et Tamanrasset, avec une sphère de suspension hors service. Trois hommes se retrouvent perdus dans le désert ; l’un d’eux part pendant plusieurs jours pour faire réparer la pièce et revient au bout de cinq jours, non sans difficulté, après avoir trouvé un camion pour les remorquer. Une fois tout remonté, malgré un joint perdu refait avec un morceau de chambre à air et l’absence de liquide de refroidissement, ils remplacent l’hydraulique par de l’huile Lesieur, avec un peu d’huile moteur et d’eau. Et pourtant, ça fonctionne.
Par la suite, il passe à une DS21 en 1974, puis à une DS raccourcie, avant de devenir constructeur de ses propres véhicules. C’est là que naît vraiment l’aventure des buggys à deux roues motrices, ainsi qu’une passion qui l’habite encore aujourd’hui.
La première version du buggy qui nous intéresse est achevée en 1975, puis Hervé la modifie dès 1979 pour l’aligner au Paris-Dakar 1980 et au Dakar 1981. Il est alors motorisé par un PRV de R30 et une boîte R30 UN1.
Au total, Hervé Cotel a disputé plus de 30 grands rallye-raids, parmi lesquels le Dakar, le rallye de Tunisie, le rallye de l’Atlas et le Shamrock au Maroc, le rallye des Pharaons et des Pyramides en Égypte, des épreuves en Australie, ainsi que l’Africa Eco Race et le Dakar Classic. Son buggy a ensuite continué sa vie en compétition historique, avec notamment le Dakar Classic 2022, puis les Pionniers 2023 et 2025.
Le Citizen a été retrouvé il y a une dizaine d’années, après être passé entre les mains de cinq propriétaires différents. Le dernier propriétaire a contacté Hervé parce qu’il se séparait de plusieurs “ferrailles”. Il avait acheté le buggy uniquement pour récupérer le moteur, puis il a repéré le nom Cotel sur une plaque et a appelé son créateur. L’engin était alors à l’état d’épave, stocké dans une grange sans toit, mais Hervé est allé le chercher et l’a fait reconditionner entièrement. Seule la carrosserie composite n’avait pas bougé ; les trains avant et arrière étaient encore d’origine, mais le plancher était mort. La base a été refaite, tout comme l’arceau, remis un peu aux normes.


