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C’était à l’automne 1994, Renault fêtait les 10 ans de l’Espace et
ses titres en Formule 1 avec Williams, en lui greffant le V10 3,5l Formule 1.
Les techniciens de Renault Sport ne s’étaient pas contentés de
simplement implanter le V10 3,5l et 40 soupapes de 700 chevaux de la FW15C avec
laquelle Alain Prost avait remporté sa quatrième couronne mondiale dans un
Renault Espace II. Ils avaient fait grimper la puissance à 820 chevaux !
Pour cela, les techniciens de Renault et de l’usine Matra de
Romorantin étaient parvenus à conserver 4 places tout en adaptant un châssis
mêlant fibre de carbone et aluminium capable d’encaisser les spectaculaires
charges. 4 disques de freins carbones ventilés, des pneumatiques spétiaux, des
prises d’air à gogo ainsi qu’un immense aileron arrière. Finalement, l’ensemble
ne pesait que 1 300 kg.
0 à 200 km/h en moins de 7 secondes.
Deux prototypes du Renault Espace F1 ont été fabriqués en 1994
dans l’optique d’une vaste opération de communication rondement menée. En
effet, en jumelant V10 de F1 et monospace
L'Espace F1 fut également confié à Erick Bernard et Alain Prost pour quelques séances de démonstration (avec Frank Williams pour passager) sur circuit avant de tomber peu à peu dans l’anonymat. Jusqu’en 2002, où Renault décide de redonner vie à son invention, en la confiant cette fois-ci à Jean Ragnotti. L’occasion de constater que le 0 à 200 km/h est toujours formalisé en 6,9 secondes (la McLaren P1 de 2013 ne met qu’un dixième de moins !) avant d’atteindre 300 km/h de vitesse de pointe. L’occasion aussi de savourer la sonorité diabolique d’un moteur de F1 des 90’s !
Un des châssis se trouve au musée Matra de Romorantin
L’autre dans la collection Renault à Flins
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