7 juil. 2024

Un circuit à Lodève

 

L'idée a germé à l'automne, lorsque la Fédération française de sport automobile (FFA) a proposé de créer, près de Lodève, un centre de formation et d'essais sur l'ancien site de la mine d'uranium de la Cogema.

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La FFSA contacte Don Panoz, un Américain d'origine italienne.

Il survole le site en hélicoptère et jette son dévolu sur le lac du Salagou.

Il accepte d'investir dans le circuit de Lodève, si on l'autorise à construire un complexe hôtelier évalué à 400 millions de francs.

L'enjeu est de taille : alors que la FFA annonce la création de 100 emplois sur son circuit, Don Panoz propose d'en rajouter 300.

Un grand circuit automobile européen devait voir le jour à Lodève : 300 mf d'investissement et à la clé la création de 230 emplois ( 29 09 2000).

Le plus grand circuit automobile d'Europe pouvait voir le jour dans l'Hérault, sur la commune de Lodève, à 30 kilomètres au nord de Montpellier.

L'étude de pré-faisabilité concernant sa viabilité économique avait été dévoilée lors d'une réunion entre les différents porteurs du projet :
- Etat,
- Région,
- Département,
- Communes
- et Fédération Française de Sport Automobile.

Ce futur complexe automobile, dédié aux sports mécaniques en tout genre (autos, motos, karting, camions) avait été baptisé « Circuit Méditerranée ».

Il devait être construit sur une ancienne mine d'extraction d'uranium de la Cogema, à proximité de Lodève et du Lac du Salagou.

Sur une surface de 470 hectares, 15 pistes, dont le plus grand circuit d'endurance européen (8 900 m2), devaient être édifiées. Tout comme une zone commerciale, une zone industrielle et des centres de formations pour pilotes.

A un kilomètre de ces futures pistes, juste aux abords du lac artificiel du Salagou, un complexe touristique est également prévu pour accueillir les 100 000 visiteurs attendus chaque année.

Il devrait comprendre un hôtel de 250 chambres, un golf 18 trous, un autre de 9 trous, une école de golf, 6 courts de tennis, 3 restaurants, un centre de remise en forme, un centre de conférences, un pub, un bar à vins, une piscine, des terrains de basket, volley, croquet, et un parking de 22 hectares.

La Fédération Française de Sport Automobile (FFSA) et son principal investisseur Donald Panoz sont à l'origine de cet important projet. M. Panoz, multi-milliardaire américain a manifesté dès octobre 1999 son intérêt pour ce circuit, en lançant lui-même l'idée, après avoir survolé la région en hélicop-tère.

Le financement du circuit et du complexe hôtelier était rendu public.
Soit 300 MF, répartis comme suit :
- 160 MF pour Donald Panoz et ses investisseurs privés,
- 35 MF pour la région,
- 35 MF pour le département,
- 35 MF pour la FFSA
- et 35 MF pour la Cogema.

Ce complexe auto devait générer la création de 230 emplois dans une région ou le taux de chômage dépasse les 27 %.

Le «Circuit Méditerranée» devait être opérationnel à l'horizon 2003.

Fermé depuis 1991, le site de l'ancienne mine d'extraction d'uranium, exploitée par la Cogema, est au cœur d'une polémique.

Riverains et scientifiques affirment que la radioactivité est toujours présente sur le site, et ce, à l'endroit même ou les futures pistes devraient être édifiées.

Don Panoz est trop gourmand les riverains refusent de céder le lac du Salagou et l’accident de A Zanardi au Lausitzring accélère la chute du projet.

"Si on casse l'image du Salagou avec ce ghetto pour riches, ce pourquoi les gens viennent n'existera plus".

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