15 sept. 2025

CAGNO Alessandro


CAGNO Alessandro*
Alessandro Umberto Cagno “Umberto Cagno” ou “Sandrin” Cagno
Italia
 
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1905: Victoire au Mont Ventoux
1906: Victoire à la Targa-Florio
1907: Victoire à la Coppa-Vélocita

Chronologie des châssis
Grand prix

1902: Fiat
1903: Fiat
1905: Fiat
1906: Itala
1907: Fiat et Itala
1911: Fiat
1914: Fiat

A savoir

1906 Itala
Cagno n'est autre que le chauffeur de la reine d’Italie.

Alessandro Umberto Cagno, souvent appelé aussi “Umberto Cagno” ou “Sandrin” Cagno. 
Date de naissance : 2 mai 1883 
Lieu de naissance : Turin, Italie 
Date de décès : 23 décembre 1971 
Lieu de décès : Turin, Italie

Issu d’un milieu modeste. Son père travaillait dans le commerce du charbon, ou du moins avait un métier lié à ce secteur (certains récits le mentionnent comme “coal‑merchant”). 

À 13 ans, il est apprenti dans une usine de Storero à Turin. L’usine Storero construisait carrosses, omnibus, bicyclettes, etc., puis des tricycles et des tricycles motorisés (notamment sous licence de De Dion‑Bouton) avec la marque “Phoenix”.

puis entre très jeune chez FIAT : il devient, à 13 ans, l'un des tous premiers collaborateurs recrutés par Giovanni Agnelli, évoluant rapidement comme essayeur, chauffeur personnel et pilote d'usine dès 1901. Il travaille d'abord comme mécanicien accompagnateur avec des pionniers comme Luigi Storero puis Vincenzo Lancia (Paris-Madrid 1903).

Il commence comme “riding mechanic” (mécanicien de bord) pour Luigi Storero dans certains événements, puis il conduit lui-même. 

En 1902, à 18‑19 ans, il participe à des courses en Belgique (circuit des Ardennes) où il obtient une deuxième place.

Il participe à des courses de côte comme Susa‑Mont‑Cenis en 1904, qu’il gagne. 

En 1905, il se classe dans le “Gordon‑Bennett Cup” dans la montée du Mont Ventoux (ou des courses sur ce massif) 

1906 : Cagno entre dans l'histoire en remportant la toute première édition de la Targa Florio (Itala 120cv), après avoir rejoint l'équipe Itala, couvrant 446 km en 9 heures 32 minutes et 22 secondes, à une moyenne de 46,8 km/h.

Voici les principales étapes et résultats de ses activités dans les compétitions automobiles :



1904 Victoire à la montée Susa‑Mont‑Cenis avec une Fiat 100 hp
 

1905 Mont Ventoux — bonne place dans des épreuves prestigieuses ; participation à Gordon‑Bennett Cup etc. 


1906 1ʳᵉ Targa Florio, première édition, victoire au volant d’une Itala 35/40 hp sur 3 tours. 


1907 Victoire dans la Coppa della Velocità de Brescia


Participation à la Targa Florio, mais il se classe (vers la 5ᵉ place) dans certaines éditions ; il reste un pilote actif dans plusieurs courses en Europe. 


1914 Il tente un retour dans les Grands Prix (notamment le Grand Prix de France) mais avec succès limité. 


1923 L’une de ses dernières victoires marquantes : victoire dans le Grand Prix de voiturettes (voiturette class races) ou dans la course “Leningrad‑Tiflis‑Moscou” (Leningrad‑Tbilisi‑Moscow) avec Fiat. Ce fut parmi ses dernières participations importantes.

Alessandro Cagno ne fut pas seulement pilote automobile. Il s’est impliqué dans plusieurs autres activités pionnières :

Il devient pilote, obtient une licence de pilote (n° 10 en Italie) dès l’opportunité de se lancer dans l’aéronautique. 

Il fonde/participe à la création d’AVIS‑Voisin (Atelier Voisin Italie Septentrionale), qui produisait des avions sous licence Voisin. 

Dès 1909, il se passionne pour l'aviation, monte un atelier pour réaliser des avions Voisin sous licence, fonde la première école de vol italienne et devient le premier pilote à survoler Venise. Il est ensuite volontaire comme aviateur lors de la guerre italo-turque, où il invente des dispositifs de visée.

Il ouvre l’une des premières écoles de pilotage en Italie, à Pordenone. 

Il participe au conflit italo‑turc (1911‑1912) comme pilote (volontaire) et est impliqué dans le développement de moyens aériens militaires (bombardement, dispositifs). 

Il participe à des courses de motonautisme, notamment en 1906, remportant des courses de motomarines / motor‑boats. 

Il travaillait chez FIAT, d’abord comme testeur, puis comme pilote de course pour FIAT, puis pour Itala. 

Vers les années 1920, ses participations de haut niveau diminuent. Son dernier gros succès est autour de 1923, dans les courses de voiturettes. 

Après sa retraite de la course, il reste lié au milieu automobile / mécanique, mais l’essentiel de son action s’oriente vers d’autres domaines (aviation, formation, etc.) 

Il meurt le 23 décembre 1971 à Turin, peu après le décès de sa femme (“Mimi”) — selon certaines sources, cela aurait eu un impact émotionnel fort pour lui. 

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