BOUTSEN raconte
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Premier souvenir lié à l’automobile ?
« Ma mère dit que j’avais déjà le virus de l’automobile et décidé d’être pilote de F1 à trois ans ! Je ne sais pas d’où ça vient, car cela n’intéressait pas du tout ma famille. À 12 ans, j’ai essayé de m’inscrire dans l’école de pilotage d’André Pilette à Zolder. Ça m’a été refusé parce qu'il fallait un permis de conduire ! J’ai donc dû attendre d’avoir 18 ans. Ma famille n’avait pas d’argent pour soutenir mes débuts en compétition, mais elle m’a toujours encouragé à 100 % ».
Jacky Ickx vous a-t-il inspiré ?
« Oui. Je me rappelle avoir vu à la télévision en 1969 les derniers tours des 24 Heures du Mans avec ce duel terrible entre Jacky Ickx et Hans Herrmann. C’est l’une des premières courses que j’ai vues à la télévision. Ça m’a beaucoup frappé. Il avait déployé une belle tactique pour gagner. Quand j’étais gamin, il était une source d’inspiration. Ensuite, il a été mon manager pendant deux ans et puis il a repris lui-même la compétition ».
Comment avez-vous débuté ?
« J’ai fait des études d’ingénieur automobile, à Mons. Un cycle en deux ans. J’avais consacré mon mémoire de fin d’études à la préparation d’un moteur de Formule Ford. Et c’est avec ce moteur préparé par mes soins que j’ai roulés l’année suivante, en 1978. J’ai gagné 15 courses sur 18 ! »
Le chemin vers la F1 a été tortueux !
« À la fin de ma deuxième saison de F2, j’ai bien cru que mes espoirs d’accéder à la F1 étaient morts. Je n’avais plus d’argent, plus de sponsors. La saison 1983 a commencé sans que je puisse rouler. Et, par miracle, un jeudi soir, j’ai eu un appel de Reinhold Joest : « Je suis aux 1 000 km de Monza. J’ai un pilote indisponible ». Peux-tu venir ? »
« J’ai fait équipe avec Bob Wollek sur une Porsche 962, et nous avons gagné la course devant les deux Porsche d’usine ! Cinq chefs d’équipe de F1 m’ont alors proposé de faire des essais. J’ai testé l’Arrows et j’ai signé pour eux ».
Parallèlement à la F1, vous couriez aussi régulièrement en Endurance…
« Oui, autant que possible. J’ai adoré ça. C’était pour moi un moyen d’apprendre le métier, vu que j’avais très peu roulé étant plus jeune. Et puis, j’étais payé à chaque course. C’est d’ailleurs ce qui me permettait de vivre, car en F1, je n’ai été rémunéré pour la première fois qu’en 1985 ».
« J’avais découvert les 24 Heures du Mans dès 1981, mais ça s’était très mal passé. J’étais à 360 km/h en ligne droite lorsqu’une pièce a cassé sur ma WM. J’étais impuissant : j’ai tapé le rail plusieurs fois à gauche et à droite.
J’ai mis 800 m à m’arrêter. Malheureusement, un commissaire est décédé dans cette mésaventure. C’est un souvenir très, très lourd. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à accepter cette fatalité, mais ça n’a rien changé à ma détermination ».
En 1985, vous avez également vécu une victoire pas banale aux Etats-Unis…
« J’ai participé aux 24 Heures de Daytona sur une Porsche privée. Au bout d’une demi-heure de course, le moteur casse. Du coup, je m’apprête à prendre le premier avion pour rentrer. En me dirigeant vers la sortie du paddock, je tombe sur Bob Wollek qui me dit : « Ne repars pas ! Viens rouler avec moi. Je suis avec deux mecs qui n’avancent pas, mais j’ai la voiture pour gagner ! »
« Ma mère dit que j’avais déjà le virus de l’automobile et décidé d’être pilote de F1 à trois ans ! Je ne sais pas d’où ça vient, car cela n’intéressait pas du tout ma famille. À 12 ans, j’ai essayé de m’inscrire dans l’école de pilotage d’André Pilette à Zolder. Ça m’a été refusé parce qu'il fallait un permis de conduire ! J’ai donc dû attendre d’avoir 18 ans. Ma famille n’avait pas d’argent pour soutenir mes débuts en compétition, mais elle m’a toujours encouragé à 100 % ».
Jacky Ickx vous a-t-il inspiré ?
« Oui. Je me rappelle avoir vu à la télévision en 1969 les derniers tours des 24 Heures du Mans avec ce duel terrible entre Jacky Ickx et Hans Herrmann. C’est l’une des premières courses que j’ai vues à la télévision. Ça m’a beaucoup frappé. Il avait déployé une belle tactique pour gagner. Quand j’étais gamin, il était une source d’inspiration. Ensuite, il a été mon manager pendant deux ans et puis il a repris lui-même la compétition ».
Comment avez-vous débuté ?
« J’ai fait des études d’ingénieur automobile, à Mons. Un cycle en deux ans. J’avais consacré mon mémoire de fin d’études à la préparation d’un moteur de Formule Ford. Et c’est avec ce moteur préparé par mes soins que j’ai roulés l’année suivante, en 1978. J’ai gagné 15 courses sur 18 ! »
Le chemin vers la F1 a été tortueux !
« À la fin de ma deuxième saison de F2, j’ai bien cru que mes espoirs d’accéder à la F1 étaient morts. Je n’avais plus d’argent, plus de sponsors. La saison 1983 a commencé sans que je puisse rouler. Et, par miracle, un jeudi soir, j’ai eu un appel de Reinhold Joest : « Je suis aux 1 000 km de Monza. J’ai un pilote indisponible ». Peux-tu venir ? »
« J’ai fait équipe avec Bob Wollek sur une Porsche 962, et nous avons gagné la course devant les deux Porsche d’usine ! Cinq chefs d’équipe de F1 m’ont alors proposé de faire des essais. J’ai testé l’Arrows et j’ai signé pour eux ».
Parallèlement à la F1, vous couriez aussi régulièrement en Endurance…« Oui, autant que possible. J’ai adoré ça. C’était pour moi un moyen d’apprendre le métier, vu que j’avais très peu roulé étant plus jeune. Et puis, j’étais payé à chaque course. C’est d’ailleurs ce qui me permettait de vivre, car en F1, je n’ai été rémunéré pour la première fois qu’en 1985 ».
« J’avais découvert les 24 Heures du Mans dès 1981, mais ça s’était très mal passé. J’étais à 360 km/h en ligne droite lorsqu’une pièce a cassé sur ma WM. J’étais impuissant : j’ai tapé le rail plusieurs fois à gauche et à droite.
J’ai mis 800 m à m’arrêter. Malheureusement, un commissaire est décédé dans cette mésaventure. C’est un souvenir très, très lourd. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à accepter cette fatalité, mais ça n’a rien changé à ma détermination ».
En 1985, vous avez également vécu une victoire pas banale aux Etats-Unis…
« J’ai participé aux 24 Heures de Daytona sur une Porsche privée. Au bout d’une demi-heure de course, le moteur casse. Du coup, je m’apprête à prendre le premier avion pour rentrer. En me dirigeant vers la sortie du paddock, je tombe sur Bob Wollek qui me dit : « Ne repars pas ! Viens rouler avec moi. Je suis avec deux mecs qui n’avancent pas, mais j’ai la voiture pour gagner ! »

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