12 juin 2023

RATZENBERGER Roland

Roland RATZENBERGER*
Autriche

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PALMARES

  1985: Champion d'Europe Formule Ford
  1986: Champion d'Autriche de Formule Ford
  1989 3eme F3000 GB
  1991: Champion du Japon, tourisme
  1992: Champion du Japon, tourisme


Chronologie des châssis

Formule Ford
1979 Van Diemen
1980 Van Diemen
1981 Van Diemen
1982 Van Diemen
1983 Van Diemen
1984 Van Diemen
1985  Van Diemen, champion
1986  Van Diemen, champion


Formule 3

1987: Ralt
1988 Reynard
1989 Reynard


Tests
1986: Bmw M3
1989 Reynard F3000


Tourisme
1987: Bmw M3
1988: Bmw M3
1989: Bmw M3
1990: Bmw M3
1991: Bmw M3
1992: Bmw M3


Dtm
1989: Bmw M3


Tourisme japon
1990: Toyota
1991: Toyota, champion
1992:Bmw, champion


F3000 japon
1989 Reynard
1990 Lola
1992 Lola
1993 Lola


F3000 GB
1989: Reynard, 3eme


Endurance
  1989: Toyota et Porsche 962
  1990: Toyota
  1991: Toyota
  1992: Toyota et Porsche 962
  1993: Toyota
  1994: Toyota


Endurance japon
  1989: Toyota
  1990: Toyota
  1991: Toyota
  1992: Toyota
  1993: Toyota


Cart
1991


Coupe
  1994: Porschecup sur 911


Formule 1
1994: Simtek
Accident mortel à Imola



A retenir

Roland Ratzenberger : 

Né le 4 juillet 1960 à Salzbourg, Roland Ratzenberger grandit dans une famille autrichienne sans véritable tradition automobile mais dotée d’un solide sens du travail et de la rigueur

Très jeune, il développe une passion pour la course, nourrie par la culture mécanique et la proximité du Salzburgring, circuit local qu’il fréquente en spectateur et, plus tard, comme élève-pilote.

Adolescent débrouillard et assidu, Roland s’intéresse très tôt à la technique : il étudie l’ingénierie mécanique, ce qui façonne sa compréhension des voitures et lui apporte une vision très pragmatique du pilotage. Bien que ses moyens financiers soient limités, il s’investit autant dans l’entretien des autos que dans la préparation de ses futures courses.

Dès 18 ans, diplôme technique en poche, il intègre la Lechner Racing School au Salzburgring, rejoint comme protégé de Walter Lechner, figure du sport auto autrichien. Cette rencontre et ses premiers tours de roue en école de pilotage sont décisifs : ils lui ouvrent les portes d’une filière formatrice dans laquelle Roland se distingue vite.

Roland Ratzenberger fait ses premiers pas notables en compétition en 1983 en Formule Ford. Contrairement à beaucoup de futurs pilotes de F1 qui débutent en karting dès l’enfance, il commence relativement tard mais progresse vite. 
Il dispute les championnats autrichien et européen, où son style combatif, sa capacité à travailler avec de petites équipes et ses connaissances techniques compensent le manque de budget.

1986 : Il s’impose à Brands Hatch lors du prestigieux Festival de Formule Ford, un rendez-vous qui révèle presque tous les futurs grands espoirs européens. Ce succès le place sur la carte des managers, mais sans soutien massif, il doit multiplier les disciplines pour continuer à courir.

À la fin des années 1980, Roland alterne entre plusieurs classes : il rejoint la Formule 3 britannique en 1987, 

puis le championnat britannique de F3000, où il se classe troisième en 1989 (avec Spirit Motorsport, Reynard) et signe la victoire sur le circuit de Oulton Park

Il complète son apprentissage avec des participations régulières en voitures de tourisme (BMW M3 Schnitzer, 1987), obtenant quatre podiums en 10 courses du championnat du monde tourisme.

Ne parvenant pas à s’imposer durablement en Europe, Ratzenberger s’exile au début des années 1990 vers le Japon, où le marché est alors en pleine expansion pour les pilotes européens sans budget. Là, il multiplie les disciplines :

Championnat japonais de F3000


Touring Cars locaux


Endurance internationale


World Sportscar Championship

Il devient notamment pilote d’essai et d’endurance pour Toyota et participe aux 24 Heures du Mans à cinq reprises, de 1989 à 1993. 

En 1993, il remporte la victoire de catégorie C2 sur la Toyota 93C-V/SARD.

Pour poursuivre sa carrière, il fédère autour de lui quelques sponsors japonais qui, fascinés par sa ténacité, acceptent de le parrainer pour tenter le rêve ultime : la Formule 1.

En 1994, à 33 ans, Roland atteint enfin le sommet en rejoignant la jeune équipe britannique Simtek comme pilote « payant », c’est-à-dire achetant son volant grâce à ses sponsors du Japon
Son parcours est atypique pour la F1 : il déclare être né en 1962 pour paraître plus jeune auprès des directeurs d’équipe, une pratique courante chez les pilotes ayant démarré tardivement.

Grand Prix du Brésil : non qualifié.

Grand Prix du Pacifique : il prend le départ, termine 11e sur 26, et marque les esprits par son sérieux.

Grand Prix de Saint-Marin à Imola : lors des qualifications, à la suite d'une rupture d’élément aérodynamique endommagé lors d’un contact, sa voiture sort de la piste à très haute vitesse (314 km/h) et percute violemment le mur du virage Villeneuve

Il décède sur le coup, victime d’une fracture de la base du crâne. Sa disparition, première mort survenue un week-end de GP depuis 1982, précède celle d'Ayrton Senna le lendemain et participe à l’électrochoc sécuritaire qui bouleversera la F1 moderne.

D'après les journalistes, Roland Ratzenberger est mort par inexpérience du sport automobile, il est un jeune pilote, un débutant.

En juin 1996, soit 2 ans après son décès, la commission d'enquête conclue faute de pilotage

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