Registres personnels principaux :
800 m : 1'53''1 (1965)
1000 m : 2'21''8 (1965)
1500 m : 3'44''3 (1965)
2000 m : 5'09''6 (1966)
3000 m : 7'53''2 (1967)
5000 m : 13'49''4 (1966)
3000 m steeple : 8'50''6 (1965)
Au championnat de France junior de cross 1963, il remporte également le 1500 m, ajoutant une distinction précieuse à son palmarès. Sur 5000 m, il monte trois fois sur le podium des championnats de France seniors entre 1965 et 1967.
Surnommé « le futur Jazy » par la presse, il ne confirmera pas tout à fait cette promesse malgré un talent exceptionnel.
Ses performances mondiales sur ces épreuves font de lui une référence, même si l'homologation de record du monde n'existait alors pas pour cette catégorie.
Il défend les couleurs de la France lors des championnats d'Europe de Budapest en 1966, où Jazy remporte la course. Pour Salomon, la période 1965-1968 reste jalonnée de hauts faits et d'une passion immense pour la vitesse, y compris au volant – témoignages recueillis auprès de ses anciens coéquipiers, dont Jean Wadoux et Jean-Pierre Jaussaud, viennent rappeler ses qualités et sa fougue, notamment lors de voyage en voiture.
Son choix de carrière se précise dès 1968 avec la victoire au Volant Shell à Magny-Cours, qui l'oriente définitivement vers la course. On retiendra que lors de cette même année, Shell organise une opération de détection au Mans : François Migault, autre grand athlète, remporte cette sélection, illustrant l'étroite parenté entre athlétisme et automobile à cette période.
Après son passage chez Michelin comme essayeur, Salomon entame une montée rapide en Formule 3 puis en Formule France.
La saison 1970 la place parmi les jeunes pilotes les plus prometteurs. Colin Chapman, patron de Lotus, remarque son potentiel et lui propose un volant pour le GP de France de F1 à Charade, mais Salomon honore aussi son engagement en F3 où il se révèle rapidement parmi les meilleurs.
Son parcours touche un sommet lors de la tragique course de Rouen-les-Essarts le 28 juin 1970, où il perd la vie dans une dernière bataille pour la victoire, la mémoire collective le retenant parmi les « héros disparus » du circuit et de l'athlétisme français.
Patrimoine
Le destin de Jean-Luc Salomon a marqué de nombreux athlètes et pilotes : il reste pour les générations suivantes le symbole d'une double carrière menée avec brio, du tartan à l'asphalte. Son charisme et sa volonté d'aller vite, sur piste comme sur route, restent une source d'inspiration, aussi bien pour les statisticiens de la Fédération Française d'Athlétisme que pour ceux qui perpétuent la mémoire des grands du sport auto.
Ce texte revisité souhaite offrir un hommage plus complet et contextualisé à Jean-Luc Salomon, en mettant l'accent sur la richesse de son palmarès, sa carrière éclectique, et l'impact humain laissé derrière lui.
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