4 nov. 2025

MILES John

 John Jérémy MILES*

  Royaume Unis

 
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  1965: remporte les 24 heures de Daytona
  1966: remporte les 24 heures de Daytona
  1966: 2e des 24 heures du Mans

1967: Vice champion GB F3


  Chronologie des châssis
Clubs
 Endurance

1963 Ford GT40
1964 Lotus AC Cobra
1965 Lotus, Ford GT40 1er 24 H Daytona
1966 Lotus, Ford GT40 1er 24 H Daytona
1966 Ford GT40 2eme 24 H Mans
1967 Lotus
1968 Lotus
1969 Lotus
1970 Lotus
1970 participe au tournage du film 24 H Mans
1971 Chevron, Ford GT40

Endurance 2 litres

1971 Chevron

Formule 3

1964 Lotus
1967 Lotus, Champion
1968 Lotus
1969 Lotus

Tourisme
1964 Ford
1967 Ford Cortina

F5000
1969 Lotus
1970 Lotus

Formule 2

1969 Lotus
1970 Lotus

Usac-Cart
1969 Lotus

Formule 1

1969 Lotus, Brabham
1970 Lotus, BRM
1971 BRM

Tourisme
1971 Camaro

Engagements en endurance
  Châssis Osca
1960 Linton, Ginther, Stetson

John Jeremy Miles est né le 14 juin 1943 à Paddington (Londres, Royaume-Uni).

Il était le fils de Sir Bernard Miles (plus tard Lord Miles), acteur et fondateur du Mermaid Theatre à Londres, et de Josephine Wilson, également actrice.

Très tôt, il s’est passionné pour l’automobile : à 16 ans il achète une Austin 7, la restaure et l’utilise pour se rendre aux circuits.

Il s’oriente vers l’ingénierie mécanique, ce qui deviendra un axe majeur de sa carrière.

En 1963/64, John Miles court en voitures de sport (Diva GT) et remporte le championnat Redex Sports Car Championship à l’âge de 20 ans.

En 1966, au volant d’une Lotus Elan 26R soutenue par John Willment, il remporte le championnat Autosport GT avec 15 victoires sur 17 courses.

Ses performances attirent l’attention de l’écurie Team Lotus et de Colin Chapman, lui ouvrant les portes de la Formule 3 puis de la Formule 2.

John Miles débute en Championnat du Monde de F1 lors du Grand Prix de France 1969, au volant de la Lotus 63, une monoplace à transmission intégrale (4 roues motrices).

La Lotus 63 s’avère difficile à piloter : il la décrit lui-même comme «terrible à conduire», avec beaucoup de survirage, lourdeur…

En 1970, il devient équipier de Jochen Rindt chez Team Lotus. Son meilleur résultat en championnat est une 5ᵉ place au GP d’Afrique du Sud 1970 (Kyalami)

Il participe à 15 Grands Prix inscrits au championnat mondial (12 départs).

La relation avec Chapman et l’équipe s’avère tendue : Miles estimait que certaines décisions techniques n’étaient pas sécuritaires ou équilibrées, notamment lors de l’évolution de la Lotus 72.

Après la mort tragique de Rindt au GP d’Italie 1970 et des divergences avec la direction, Miles quitte Team Lotus. Il effectue quelques courses hors championnat, puis met un terme à son engagement en F1.

Il poursuit sa carrière en tant que pilote d’essais chez BRM et évolue en courses de voiture de tourisme et d’endurance. P

En parallèle de la F1, Miles a participé à des épreuves en voiture de sport, en tourisme, et s’est illustré dans divers championnats (Che­vron B19, Ford Capri RS 2600…).

Il remporte notamment le championnat britannique de voitures de sport 2 L en 1971 avec une Chevron B19.

Après avoir mis un terme à sa carrière de pilote (au début des années 1970), John Miles se tourne vers le journalisme automobile et l’ingénierie technique. Il rejoint le magazine Autocar et y crée la rubrique «Miles Behind the Wheel».

Il entre ensuite au service de Lotus Engineering, où il travaillera environ 18 ans sur le développement de voitures de route, reprise de projets châssis et suspension, notamment sur la Lotus Elan, l’Aston Martin DB7, la Vanquish etc

Il travaille également chez Multimatic Chassis Engineering (UK) et contribue à des projets d’ingénierie automobile plus larges.

En 1985, il fonde la maison de disques «Miles Music», inspiré par sa passion pour le jazz. Le label remportera notamment : le CD Tamburello de Peter King obtient le prix BT Jazz CD of the Year.

1990s-2000s Longue carrière chez Lotus Engineering, puis Aston Martin / Multimatic.

Miles était considéré comme un «pilote-ingénieur» : il comprenait la mécanique, le châssis, la dynamique, et pouvait donner un retour technique précieux.

John Miles est décédé le 8 avril 2018 à Norwich (Norfolk, Royaume-Uni), à l’âge de 74 ans, des suites de complications liées à un AVC.

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