19 mai 2026

DONNELLY du crash au film

DONNELLY du crash au film


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« C’est un moment qui m’a tout pris ». 

« C’est comme un interrupteur : vous travaillez, vous sacrifiez vos études, vous gravissez les échelons, vous arrivez en F1 — ce qui est déjà un exploit en soi — et en une fraction de seconde, tout s’arrête. »

Le 28 septembre 1990, lors des qualifications du Grand Prix d’Espagne à Jerez, sa carrière bascule brutalement. Sa Lotus subit une défaillance de suspension avant gauche dans un virage rapide. La voiture devient incontrôlable et file tout droit vers le rail de sécurité à plus de 200 km/h.

« C’était comme un bobsleigh avec 7 mm de garde au sol ». Une fois la suspension rompue, il n’a plus aucune direction possible. Il sait alors qu’il ne peut plus éviter l’impact. Il se prépare simplement au choc.

L’accident est d’une violence extrême. La voiture percute les barrières, se disloque, et le châssis se rompt. Donnelly est éjecté avec le siège encore attaché à son dos et reste au milieu de la piste, exposé au trafic en pleine séance. ()

Plusieurs pilotes s’arrêtent immédiatement. Pierluigi Martini immobilise sa Minardi pour protéger le corps du pilote irlandais, convaincu que la situation est désespérée.

Donnelly est gravement blessé : fractures multiples, poumon touché, hémorragies internes, et un état de choc général. Les médecins constatent aussi une détresse respiratoire sévère ; il a notamment avalé sa langue au moment de l’impact. ()

Sur place, le professeur Sid Watkins intervient immédiatement. Il stabilise le pilote, le réanime et organise son transfert vers Séville, puis vers Londres. Dans les heures suivantes, l’état de Donnelly se dégrade : ses organes commencent à lâcher.

Il sera plongé dans le coma, ventilé pendant des semaines, et subira des dialyses quotidiennes. À plusieurs reprises, son cœur s’arrête et il est réanimé en urgence. 

« Je ne respirais plus », racontera-t-il. « J’ai été branché à une machine pendant des semaines. Et même les médecins ne savaient pas si je survivrais. »

Sa mère reçoit même le message du personnel médical : les chances sont minimes.

Et pourtant, il s’en sort.

La survie de Donnelly tient presque du miracle médical et humain. Watkins dira plus tard qu’il était probablement à quelques minutes de la mort au bord de la piste. 

Ce crash met fin à sa carrière en Formule 1. Mais il devient aussi l’un des exemples les plus marquants de la brutalité de cette époque, où un instant suffisait à tout effacer — ambitions, trajectoire, avenir compris.

Pour Donnelly, le plus étrange reste peut-être ceci : non seulement il a survécu, mais il a dû ensuite reconstruire une vie entière à partir d’un point où, pour beaucoup, tout s’arrêtait définitivement.

Et malgré tout, il parle encore de ce moment sans colère, seulement avec une forme de lucidité froide : celle d’un homme qui a vu la F1 lui prendre tout… et lui laisser juste assez pour revenir.

Le crash sert de base pour le film F1 avec Brad Pitt

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