Dit "Tintin"
1970: 3e Formule Renault
Chronologie des châssis
Lieu de naissance : Paris, France
Orphelin de père à l'âge de 4 ans, il est le fils unique.
Il renonce à une école de coiffure pour devenir chauffeur-livreur.
À 16 ans, il court en kart, mais déjà, c'est trop cher pour lui.
Il devient alors vendeur chez Simca, puis Citroën.
Il est exclu de l'armée et avec ses maigres économies, il s'achète une R8 Gordini.
Avec 200 francs (30 €) en poche, il se présente à Pau. 1ᵉʳ départ en course, il pleut, il est mort de trouille mais Motul veille...
1967 il prend le départ d'une course de Formule Bleue, il se crash se casse la jambe, se qui lui interdit le défendre sa position dans le Coupe Gord alors qu'il est 1er.
Il a couru en Formule France (Formule France = monoplaces de promotion en France)
les 24 Heures de Spa en 1972 sur une BMW 2800 CS Schnitzer (4e place)
En 1973, il gagne la Coupe de Arras et la Coupe des Pâques en Formule 3.
Il finit 5ᵉ au championnat de France de Formule 3 en 1973.
1974 court en Kart
Il participa cinq fois aux 24 Heures du Mans. En 1968, il termine 11ᵉ au Mans, à bord d’une Alpine A210 (écurie Trophée Le Mans).En 1969, il termine 12ᵉ au Mans, avec Alpine, aux côtés d’Alain Serpaggi.Il a également abandonné certaines éditions ; par exemple, en 1973 il n’a pas terminé.en 1974 avec une Ferrari Daytona NART (11e) et en 1975 avec une Lola-ROC en abandon.
Le manque de moyens, de soutien (financier, d’équipe) est une des raisons pour lesquelles il n’a pas eu une trajectoire plus visible.
Représentent Motul
J’avais la chance d’avoir une bonne place chez Motul. Ils croyaient en moi, j’avais des facilités : s’il fallait descendre sur un circuit le vendredi, j’avais mon vendredi. Voire mon jeudi s’il fallait aller en Italie par exemple. Ils m’ont aidé un maximum, je n’ai rien à leur reprocher. Faut dire aussi qu’en 75 j’étais parmi les meilleurs des 96 commerciaux Motul-GPA de France ! Mais cette bonne place chez Motul était à la fois un avantage et mon point faible. Il aurait fallu que je fasse un choix à un moment ; mais bon, il fallait bouffer, c’était ça le problème.
Williams : première et dernière !
Et que dire de son unique apparition en F2 en cette année 1971, à Rouen-les Essarts chez Frank Williams ! Là-encore, de belles perspectives… et un destin contraire qui s’en mêle : « Il avait été convenu que lorsque Pescarolo et Bell, pilotes officiels en F2 chez Williams, devaient rouler en priorité en Sport-prototypes, les pilotes suppléants prenaient la place. Jean Max était premier suppléant, parce qu’il avait été champion de Formule France 1968 avec Motul, et ensuite moi. Pas de préparation, je ne connaissais pas la voiture [March 712-Cosworth, NDLA], et aux premiers essais, je fais le 7e temps, au milieu de tous les pilotes de F1 qui avaient l’habitude de venir en F2 à cette époque, les Beltoise, Cevert, Peterson, Reutemann, Hill, etc. Malheureusement ensuite, le tablier avant s’est fissuré et la suspension a cassé. Comme ce n’était pas réparable, je n’ai pas pu participer à la deuxième séance, et donc à la course ». Dans ces cas-là, on se dit avec fatalisme qu’on se rattrapera la prochaine fois. Sauf qu’il n’y eut jamais de prochaine fois.
1973
Chez Motul ils étaient enchantés de ma saison et étaient prêts à me faire monter en F2. En septembre ils étaient en pourparlers avec March pour deux voitures officielles, pour Bob Wollek et moi et c’était bien engagé. Là-dessus arrive la crise pétrolière d’octobre. Mais en plus l’usine Motul à Vaires-sur-Marne fait grève et notre directeur commercial qui s’occupait des budgets fait une crise cardiaque et est hospitalisé. Bref, tout s’en mêle ! Finalement March fait affaire avec Elf, qui donne la voiture à Depailler qui sera champion d’Europe.
En 1976 Christian repart en Formule Renault Europe, mais avec une Martini cette fois. Et aussi une vieille connaissance : « Motul décide de m’associer avec Jacques Coulon, qui n’a jamais été un ami intime. Le pilote est très bon mais le personnage … Ça datait de 70 en Formule France, à Magny-Cours, on se battait pour le championnat. Il me fermait tout le temps la porte et j’avais un peu forcé le passage ; ça ne lui avait pas plu et il avait caillassé ma caravane après la course. Depuis cela … Donc, pas de course d’écurie en 76, c’était chacun de son côté. »
Alors ils m’ont proposé de faire de la Production. Ils voulaient me mettre au Garage du Bac qui était sous contrat Motul. Mais je n’ai pas voulu. Pour moi, c’était une voie de garage. Ce que j’aimais c’était la monoplace, roues dans roues avec des voitures quasi identiques. Et j’avais les boules de voir tous les petits copains, les Laffite, Arnoux, Jarier etc … qui allaient en F2 et en F1. Plus tard, j’ai eu des regrets, j’aurais dû faire de la Production
T’étais chiant toi avec les freins !.
C’est vrai : il fallait toujours les purger avant chaque course. J’avais la réputation d’être un freine-tard, mais pour bien freiner tard, il faut avoir confiance en ses freins. Je voulais une pédale dure comme du béton, pour bien sentir ma pédale. Car mon plaisir en course c’était : « J’te prends au freinage ». Et là j’étais content !











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