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Le premier Grand Prix du Japon est organisé en 1963. Toyota participe à cette première édition et découvre rapidement le formidable potentiel promotionnel du sport automobile.
Face à l'engouement croissant du public, le constructeur décide de développer un véritable programme de compétition dans une catégorie alors en plein essor : le Groupe 7, rendu célèbre par le championnat Can-Am nord-américain.
Toyota n'est pas seul à se lancer dans l'aventure. Nissan décide également de développer sa propre voiture de Groupe 7.
Les premiers prototypes
Nissan opte pour une solution éprouvée en équipant ses voitures d'un puissant V8 Chevrolet.
Toyota choisit une voie plus originale en développant ses propres motorisations, dont certaines versions turbocompressées particulièrement ambitieuses pour l'époque.
1967
Les pilotes Fuzukawa, Tsubo, Hosoya et Kawai participent au développement et aux premières apparitions des prototypes Toyota.
1968 : les débuts à Fuji
Le 3 mai 1968, le circuit de Fuji accueille la première course officielle des Groupe 7 japonais.
Quatre Toyota affrontent six Nissan motorisées par Chevrolet.
- 1er : Nissan
- 2e : Porsche
- 3e à 6e : Nissan
- 9e : Toyota de Tetsu Fushida
Les débuts sont difficiles pour Toyota face à la puissance et à l'expérience des Nissan-Chevrolet.
La Can-Am à Fuji
Quelques mois plus tard, Fuji accueille une épreuve d'inspiration Can-Am réunissant un plateau exceptionnel :
- 5 McLaren
- 8 Lola
- 5 Toyota
- plusieurs Nissan
Face aux meilleures machines internationales, les Japonais peuvent mesurer le chemin restant à parcourir.
Classement :
- 1er : Mark Donohue Revson sur McLaren
- 2e : Sam Posey
- 3e : Jo Bonnier
- 4e, 5e, 6e, 8e et 9e : Toyota
Même si la victoire leur échappe, les Toyota démontrent leur potentiel face à une opposition de très haut niveau.
1969
Toyota poursuit le développement de ses prototypes et engage notamment Fushida, Kawai et Fuzukawa.
La confrontation avec les McLaren, devenues la référence absolue du Groupe 7, permet aux ingénieurs japonais d'accumuler une expérience précieuse.
Cette même année, Isuzu tente également l'aventure en engageant sa propre voiture dans la catégorie.
1970 : la fin d'un rêve
Le programme est brutalement interrompu après l'accident mortel de Minoru Kawai.
Quelques mois plus tôt, Yoshikazu Fuzukawa avait lui aussi perdu la vie au volant d'une Toyota de compétition.
Ces drames, associés à l'évolution des règlements sportifs et à l'augmentation constante des coûts de développement, conduisent Toyota à mettre un terme à son programme Groupe 7.
La Can-Am japonaise disparaît progressivement, laissant le souvenir d'une période spectaculaire où Toyota, Nissan et quelques autres constructeurs avaient tenté de rivaliser avec les géants américains et européens du sport-prototype.


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