28 mai 2026

DE CADENET SOUVENIRS

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« Ma petite amie m’a quitté pour un pilote automobile. C’est comme ça que tout a commencé : je me suis dit que j’allais moi aussi devenir pilote ! »

Alain de Cadenet explique que ses débuts en sport automobile n’ont pas été simples, principalement à cause du manque de moyens financiers.

« Je n’avais pas le budget nécessaire pour acheter suffisamment de moteurs, payer les révisions ou assurer le fonctionnement de l’équipe correctement .

Le pilote et constructeur britannique estime également que ses origines françaises ont joué un rôle important dans son attachement aux 24 Heures du Mans.

« Le Mans a toujours représenté quelque chose de spécial pour les Britanniques, mais encore davantage pour les Français. Avec mes racines françaises, j’avais une raison supplémentaire de vouloir y courir. »

En évoquant la Duckhams LM3, De Cadenet parle presque d’un exploit technique.

« C’est un véritable miracle que cette voiture ait vu le jour. Gordon Murray avait imaginé un design magnifique et les mécaniciens ont réalisé un travail exceptionnel pour la construire en seulement six semaines. À l’époque, Gordon travaillait aussi chez Brabham et c’était son tout premier prototype. »

Pourquoi devenir constructeur en plus d’être pilote ? La réponse était claire dans son esprit.


« Aucun pilote n’avait encore conçu sa propre voiture, l’avait construite puis conduite jusqu’à la victoire au Mans. Je voulais être le premier à accomplir cela. J’en avais même parlé à Jean Rondeau. »

Concernant les différentes De Cadenet engagées au Mans depuis 1974, il reconnaît ne pas avoir de chiffre exact, mais il détaille l’évolution des voitures.

« Le modèle de 1975 était encore très proche d’une Lola, même si nous avions modifié la suspension, les freins et la carrosserie. En 1976, le châssis avait encore évolué. Puis, à partir de 1977, nous avons commencé à fabriquer entièrement nos propres châssis ; seules les pièces de suspension provenaient encore de Lola. »

De Cadenet garde aussi un souvenir marquant de sa troisième place aux 24 Heures du Mans 1976 avec Chris Craft.

« Ce qui est drôle, c’est que nous ne sommes même jamais montés sur le podium ! Nous ne savions pas où il se trouvait et personne n’est venu nous chercher. »

Il rend également hommage à son ancien coéquipier.

« Chris Craft était un pilote extrêmement talentueux, courageux et très expérimenté. Mais surtout, c’était quelqu’un de formidable humainement et un coéquipier idéal. »

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