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Pour Jan Lammers, les 24 Heures du Mans représentent bien plus qu’une simple course : c’est un rêve né dès l’enfance. Le pilote néerlandais raconte souvent qu’il a eu la chance exceptionnelle d’assister, adolescent, au tournage du mythique film Le Mans avec Steve McQueen. À cette époque, le circuit mancelle vit au rythme des caméras de Hollywood, des Porsche Gulf et de l’atmosphère unique créée autour du film devenu culte.
Lammers se souvient surtout d’avoir rencontré McQueen en personne et obtenu son autographe, un souvenir qu’il considère encore aujourd’hui comme un moment fondateur de sa passion pour l’endurance. Pour un jeune garçon fasciné par la course automobile, approcher celui qu’on surnommait déjà le “King of Cool” relevait presque de l’irréel.
Mais l’expérience la plus marquante reste sans doute celle où il a pu monter dans une Porsche 917K et parcourir la ligne droite des Hunaudières. À seulement 14 ans, il était tellement petit qu’il distinguait à peine la route par les vitres de la voiture. La 917 représentait alors le sommet absolu de la technologie en endurance : plus de 600 chevaux, des vitesses dépassant largement les 350 km/h et une réputation presque intimidante parmi les pilotes eux-mêmes.
Ce souvenir prendra une dimension encore plus forte des années plus tard lorsque Jan Lammers remportera lui-même les 24 Heures du Mans en 1988 au volant de la mythique Jaguar XJR-9 aux côtés de Johnny Dumfries et Andy Wallace. Cette victoire mettra fin à une longue domination de Porsche dans la Sarthe et restera l’un des plus grands succès de l’histoire de Jaguar au Mans.
Lammers a souvent expliqué que cette trajectoire lui semblait presque irréelle : passer du jeune adolescent émerveillé devant Steve McQueen et les Porsche 917 à vainqueur des 24 Heures du Mans faisait partie de ces histoires uniques que seul le sport automobile peut produire.

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