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Quand je regarde dans le rétroviseur de mes quarante ans, je dois reconnaître que la plus belle époque, c’était celle des turbos. Oui, il faut presque se forcer à le dire, parce qu’à la limite, ça ne devait pas être très raisonnable… mais quelles machines ! Des monoplaces de près de 1 400 chevaux aux essais, un effet de sol étourdissant… et Monaco au milieu de tout ça : une véritable folie. C’étaient des « voitures d’hommes », comme on disait alors.
Bien sûr, avec le recul, ce n’était pas très sérieux, et la FIA a eu raison d’interdire tout cela. Mais pour nous, pilotes, quel bonheur ! Ces voitures demandaient un feeling extraordinaire. Près de 1 500 chevaux, sans contrôle de traction, sans antipatinage, sans freinage assisté, sans correcteur d’assiette… rien. Juste le pilote, la machine et le courage.
C’étaient des avions de chasse au ras du sol. Et il y avait aussi une ambiance incroyable : beaucoup de respect entre pilotes. C’était flippant, parfois même terrifiant, mais c’était beau. Intensément excitant.
Aujourd’hui ? Honnêtement… beaucoup moins. Le commentaire télé, j’en ai fait le tour. Et puis je ne repiloterai plus. Ayrton Senna me manque énormément. Je suis convaincu qu’une fois notre guerre en piste terminée, nous serions devenus de très bons amis.
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