10 juin 2026

Citroën BX Gr B

Citroën BX 4TC Groupe B

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Parmi les voitures les plus controversées de l'histoire du Groupe B, la Citroën BX 4TC occupe une place à part.

Pour beaucoup, elle symbolise un projet lancé trop tard, développé avec des moyens limités et incapable de rivaliser avec les références de son époque.

Les qualificatifs ne manquent pas : « la honte », « la risée », « l'éléphant blanc »... Une aventure qui se terminera même par la destruction d'une grande partie des exemplaires invendus.

Comme le résumera plus tard l'un des acteurs du programme :

« Avec la BX, on a tout cassé, surtout à l'Acropole. »

Un projet né dans l'urgence

Au milieu des années 1980, Citroën souhaite revenir au plus haut niveau du rallye mondial.

Mais face aux redoutables Peugeot 205 Turbo 16, Audi Quattro, Lancia Delta S4 ou Ford RS200, la marque arrive avec plusieurs années de retard.

La BX 4TC est développée dans des délais très courts et avec un budget mesuré.

Pour gagner du temps, les ingénieurs puisent largement dans les banques d'organes du groupe PSA.

Le moteur provient d'une longue lignée mécanique remontant notamment aux blocs utilisés sur les Chrysler 180 puis sur certaines Peugeot. Sa conception apparaît déjà ancienne face aux motorisations modernes de la concurrence.

La transmission fait également appel à divers éléments existants, tandis que la boîte de vitesses dérive de celle de la SM.

Une architecture contestée

Le principal handicap de la BX 4TC réside dans son architecture.

Alors que ses rivales utilisent des solutions modernes et compactes, Citroën conserve un moteur placé très en avant de l'essieu avant.

Ce porte-à-faux important pénalise l'équilibre général de la voiture et son comportement dans les portions techniques.

La fiabilité n'est guère meilleure.

Les problèmes mécaniques s'accumulent dès le développement. Selon plusieurs témoignages, de nombreux moteurs cassent au banc d'essai avant même le début de la carrière sportive.

À cela s'ajoute un déficit de puissance important.

Avec environ une centaine de chevaux de moins que les meilleures Groupe B, la BX part avec un sérieux handicap.

Un programme difficile

Huit manches du Championnat du monde sont prévues au programme.

Mais les résultats ne suivent jamais.

Le Rallye Monte-Carlo tourne rapidement à la désillusion et les épreuves suivantes confirment les difficultés du projet.

Sur les terrains cassants comme l'Acropole, les problèmes mécaniques se multiplient.

La BX 4TC accumule les abandons et ne parvient jamais à inquiéter les ténors de la catégorie.

Une fin brutale

L'arrêt du Groupe B à la fin de la saison 1986 met un terme définitif au programme.

La carrière de la BX 4TC aura été aussi courte que difficile.

Citroën se retrouve alors avec de nombreux exemplaires de série invendus. La marque choisit d'en détruire une grande partie, contribuant à faire de la BX 4TC l'une des voitures les plus rares de son époque.

Parmi les survivantes figure notamment un exemplaire conservé par le célèbre préparateur suisse Franco Sbarro, offert à l'époque par Citroën.

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