Stirling Moss
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Une brouille avec Ferrari
En 1951, Enzo Ferrari invite Stirling Moss à essayer l'un de ses prototypes et prévoit même de lui confier la voiture pour une course à Bari. Le pilote britannique fait le déplacement avec enthousiasme, persuadé qu'il prendra le volant de la machine qui lui a été promise.
À son arrivée, il découvre pourtant que la voiture a finalement été attribuée à Piero Taruffi. Sans explication satisfaisante, Moss se retrouve simple spectateur d'une course qu'il pensait disputer.
Humilié par cette désinvolture, il en garde une profonde rancœur. Durant les années qui suivent, Ferrari lui proposera à plusieurs reprises de rejoindre la Scuderia, mais Moss rejettera systématiquement toutes les offres. Ce n'est qu'au début des années 1960 que les relations entre les deux hommes commenceront à s'apaiser. Un rapprochement est même envisagé en 1962, mais le grave accident dont est victime Moss cette année-là met définitivement fin à toute collaboration possible.
Le test des trois écuries
À la fin de la saison 1955, Stirling Moss souhaite choisir la meilleure équipe pour poursuivre sa carrière. Refusant de se fier uniquement aux promesses des constructeurs, il imagine une méthode inédite.
Il obtient de trois équipes majeures — Connaught, BRM et Vanwall — qu'elles mettent leurs voitures à sa disposition pour une séance d'essais comparatifs. Toutes les monoplaces doivent rouler le même jour, sur le même circuit et dans des conditions strictement identiques.
Moss impose lui-même le protocole : essais avec le plein de carburant, puis avec une charge réduite, avant de répéter les mêmes exercices pour chaque voiture. Cette démarche méthodique lui permet d'évaluer avec précision les qualités et les défauts de chaque machine avant de prendre sa décision pour la saison 1956.
Une approche rare à l'époque, qui témoigne déjà de son professionnalisme et de son intelligence de pilote.
Un charmeur invétéré
En dehors de la piste, Stirling Moss possédait une réputation de grand séducteur.
Même lancé à très haute vitesse, il semblait capable de remarquer dans les tribunes ou au bord du circuit une jeune femme qui attirait son attention. Lors d'un arrêt au stand, il indiquait alors discrètement sa position à son mécanicien.
Celui-ci avait pour mission de retrouver l'heureuse élue et de lui remettre un court message que Moss avait griffonné à la hâte sur un morceau de papier ou parfois directement sur son volant avant le ravitaillement.

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