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Avant
Une nouvelle Sauber sort des ateliers d'Hinwil.
Sous sa carrosserie profilée prend place un moteur Mercedes cinq litres préparé par Mader. La puissance atteint environ 600 chevaux.
La carrosserie, encore vierge de tout sponsor, a fait l'objet d'un important travail aérodynamique. Son développement s'est notamment appuyé sur les moyens techniques de Mercedes et sur de nombreuses séances en soufflerie.
Tout semble prêt pour affronter les très hautes vitesses des 24 Heures du Mans.
Pendant
Dans la ligne droite des Hunaudières, les relevés de vitesse enregistrent près de 360 km/h.
Au volant, le pilote danois John Nielsen continue d'accélérer lorsqu'il atteint l'une des bosses du circuit.
À cet instant, le fond plat de la voiture se déforme puis se rompt partiellement. L'équilibre aérodynamique est brutalement détruit.
La Sauber décolle.
Le prototype quitte le sol, effectue au moins deux tonneaux dans les airs avant de retomber sur la piste.
Contre toute attente, la voiture retombe finalement sur ses roues.
Et plus incroyable encore : le pilote est indemne.
Après
Une conclusion s'impose immédiatement aux observateurs.
Le châssis de la Sauber est d'une solidité exceptionnelle.
À première vue, les dégâts paraissent presque limités. Certains plaisantent même en affirmant qu'un simple réglage du parallélisme suffirait à remettre la voiture en piste.
La réalité est évidemment plus complexe.
L'envol a été provoqué par la rupture du soubassement sur la bosse des Hunaudières. Privée d'une partie de son appui aérodynamique, la C8 s'est transformée en véritable avion.
Cet accident spectaculaire restera comme l'un des premiers avertissements concernant les risques aérodynamiques des prototypes modernes à très haute vitesse.
Plusieurs années avant les envols célèbres des Mercedes CLR, la Sauber C8 avait déjà démontré qu'à plus de 350 km/h, une simple rupture du fond plat pouvait suffire à faire décoller une voiture
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