WTCC Pau 2009 : le week-end de tous les excèsRETOUR A LA TABLE DES MATIÈRES
Le meeting WTCC de Pau 2009 restera comme l'un des plus mouvementés de l'histoire récente du championnat.
Dès les qualifications, les BMW dominent les débats. Les Andy Priaulx et Augusto Farfus monopolisent les premières places tandis que les SEAT semblent en difficulté, reléguées entre la 15e et la 18e position.
L'ambiance se tend avant même le départ.
À la suite d'une réclamation de BMW, les voitures de SEAT se voient imposer des restrictions sur leurs moteurs turbocompressés. La marque espagnole dénonce officiellement une décision qu'elle juge injustifiée et exprime publiquement son indignation.
Après les essais, les commissaires techniques lancent une vaste opération de contrôle.
Les régimes moteurs, les pressions de suralimentation et différents paramètres électroniques sont examinés avec minutie. Les voitures restent immobilisées durant toute l'après-midi dans le parc fermé afin de permettre les vérifications.
Le verdict tombe le lendemain matin.
Neuf pilotes sont déclassés pour non-conformité concernant les régimes moteurs :
- Yvan Muller
- Andy Priaulx
- Sergio Hernández
- Alain Menu
- Robert Huff
- Nicola Larini
- Tom Coronel
- Félix Porteiro
- Stefano D'Aste
La grille de départ est totalement bouleversée.
Pour de nombreux observateurs, la limite de tolérance sportive et réglementaire semble alors atteinte.
La seconde manche se déroule dans une atmosphère électrique.
Les contacts se multiplient : poussettes, tête-à-queue, accrochages et neutralisations rythment la course. Même la voiture de sécurité se retrouve impliquée dans un incident, symbole d'un week-end décidément hors normes.
L'affaire ne s'arrête pas à la piste.

La 2e course sera chaude, poussettes, tête à queues,et même un accident avec le Pace-car
À la suite des événements survenus durant le meeting, les directeurs de course Philippe Cholet et Jean-Pierre Colas font l'objet de sanctions disciplinaires. Ils sont suspendus de toute fonction officielle en sport automobile pendant trois ans, dont une année avec sursis.
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