Philippe Alliot avoue aujourd’hui avec humour que son histoire de cheveux blancs est probablement l’une de ses plus grandes erreurs personnelles.
Au début des années 1980, alors qu’il évolue en Formule 3, ses premiers cheveux gris commencent à apparaître. Un détail qui aurait pu rester anodin, mais qui prend une toute autre dimension après une remarque de Jacques Laffite.
Déjà installé en Formule 1 à l’époque, ce dernier lui glisse qu’il risque d’avoir du mal à décrocher un volant dans la discipline reine avec des cheveux qui grisonnent aussi tôt.
« J’ai pris ça beaucoup trop au sérieux », reconnaît Alliot aujourd’hui.
Marqué par cette réflexion, il décide lors de son rendez-vous suivant chez le coiffeur de faire disparaître les quelques mèches blanches qui commençaient à se voir. Le problème, c’est que les années passant, les cheveux gris deviennent de plus en plus nombreux.
« Au début ce n’était qu’une petite retouche. Puis j’ai dû recommencer régulièrement, jusqu’à me retrouver à faire des colorations plusieurs fois par mois. »
Ce qui n’était qu’un simple coup de pinceau devient alors une véritable contrainte.
« C’était devenu une punition. J’en avais presque honte, mais je ne savais plus comment revenir en arrière. »
La solution arrive finalement en 1994 grâce à Gérard Holtz. Cette année-là, Philippe Alliot participe au Dakar à moto avec plusieurs amis. Au cours d’une discussion, il évoque cette situation avec le journaliste.
Une idée originale naît alors : mettre définitivement fin à cette longue période de camouflage.
« Sur le bivouac du Dakar, juste avant le départ, un coiffeur est venu en direct sur France 2 et m’a tout rasé. Plus de problème ! »
Cette coupe radicale lui permet enfin de repartir de zéro et de laisser ses cheveux repousser naturellement.
Depuis, l’ancien pilote assume pleinement sa chevelure blanche.
« Aujourd’hui, j’ai de magnifiques cheveux blancs et je le vis parfaitement bien ».


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