27 mai 2026

HAMILTON Lewis TDAH


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Lewis Hamilton a récemment livré une confession très personnelle sur son fonctionnement mental, expliquant vivre avec un TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité). Le septuple champion du monde de F1 a décrit des comportements très précis du quotidien, notamment son besoin quasi irrépressible de réorganiser les objets autour de lui. Il raconte par exemple qu’en entrant chez lui, il peut passer une heure entière à réaligner des livres ou remettre parfaitement droite une lampe légèrement inclinée… sans même se rendre compte du temps qui passe.

Cette prise de parole est assez rare dans l’univers très fermé de la Formule 1, surtout de la part d’un pilote du niveau de Hamilton. Le Britannique avait déjà évoqué par le passé son TDAH ainsi que sa dyslexie diagnostiquée à l’adolescence, expliquant avoir longtemps souffert à l’école avant de comprendre son propre fonctionnement cognitif.

Les comportements qu’il décrit ont toutefois suscité des interrogations, car ils rappellent aussi certains traits associés aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Le besoin d’ordre absolu, l’alignement des objets ou encore la gêne provoquée par des éléments “de travers” sont souvent associés à ce type de fonctionnement anxieux. Cela ne signifie pas forcément que Hamilton souffre de TOC, mais plutôt que certaines manifestations peuvent parfois se chevaucher entre différents troubles neurodéveloppementaux ou anxieux.

Dans le sport de haut niveau, ce genre de routines mentales n’est d’ailleurs pas exceptionnel.  En Formule 1, plusieurs ingénieurs et pilotes sont connus pour leurs habitudes extrêmement ritualisées. Andrea Stella, le patron de McLaren, est par exemple réputé pour réaligner systématiquement les dictaphones des journalistes avant ses conférences de presse. Cette recherche de contrôle et de précision peut parfois devenir un véritable outil de concentration dans des environnements soumis à une pression extrême.

Chez Hamilton, ce fonctionnement mental semble aussi avoir nourri certaines de ses qualités en piste. De nombreux spécialistes de la F1 ont souvent souligné sa capacité exceptionnelle à entrer dans des états de concentration totale — ce que certains décrivent comme une forme “d’hyperfocus”, phénomène fréquemment associé au TDAH. Cette aptitude pourrait expliquer en partie sa régularité et son niveau de précision exceptionnel sur de très longues périodes de course.

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