Damon Hill : « Au début, je n’aimais pas les voitures de course »
Avant de devenir champion du monde de Formule 1 en 1996, Damon Hill était avant tout un passionné de moto. Et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, son passage du deux-roues au quatre-roues ne s’est pas fait naturellement.
Le Britannique raconte que cette transition est intervenue au moment où il commençait à s’intéresser sérieusement à la compétition. Un proche de sa mère lui aurait alors conseillé d’abandonner la moto avant qu’un accident ne mette un terme à ses ambitions sportives.
« Quelqu’un a dit à ma mère que je devrais quitter la moto et essayer les voitures avant de me blesser. C’est comme ça que tout a commencé. »
Mais ses premiers pas en automobile ne furent pas un coup de foudre.
« Honnêtement, je n’ai pas aimé ça au début ».
Habitué à la liberté et aux sensations offertes par une moto, Hill a eu beaucoup de mal à s’adapter à l’environnement fermé d’une voiture de course.
« Je détestais être attaché dans un cockpit. J’avais une impression de confinement, presque de claustrophobie. »
À cela s’ajoutait une autre frustration : le manque de sensations.
Pour un pilote venu du deux-roues, les voitures de course de ses débuts lui paraissaient lourdes et peu réactives.
« Une voiture n’accélérait pas comme une moto. Il n’y avait pas ce coup de pied immédiat, cette sensation de puissance. »
Selon lui, la différence venait notamment du rapport entre la puissance disponible et l’adhérence. Une moto dispose d’une forte puissance tout en conservant une surface de contact très réduite avec le sol, ce qui procure des sensations beaucoup plus directes.
« Avec les voitures que je pilotais à l’époque, je ne pouvais pas les conduire comme une moto. Pour moi, elles semblaient presque inertes. »
Il faudra attendre qu’il découvre des machines plus performantes pour changer d’avis.
« Ce n’est qu’avec des voitures plus puissantes, ou lorsque la piste était mouillée, que j’ai commencé à vraiment m’amuser et à comprendre ce que l’on pouvait faire avec elles. »
Ce changement de perception marquera le début d’une carrière exceptionnelle qui conduira Damon Hill jusqu’au titre mondial de Formule 1. Pourtant, ses premiers souvenirs de pilote automobile restent ceux d’un ancien motard qui trouvait les voitures trop sages… et beaucoup trop lourdes.

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