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Depuis la création du Paris-Dakar, le nombre de concurrents égarés dans le désert ne cesse d'augmenter. Au début des années 1980, l'épreuve grandit plus vite que les moyens mis en œuvre pour la contrôler, et les disparitions temporaires de concurrents deviennent presque habituelles.
Mais en 1982, l'affaire prend une dimension internationale.
À bord d'une Peugeot 504 Dangel, Anne-Charlotte Verney et son copilote Mark Thatcher se perdent dans les contreforts de l'Atlas algérien.
Leur situation devient rapidement préoccupante. Les véhicules ne disposent pas encore de GPS et les moyens de localisation restent rudimentaires. Pour tenter d'être repérés, ils dessinent de grands signes au sol avec des pierres et attendent les secours.
Anne Charlotte Verney est une pilote de très bon niveau.
L'affaire prend immédiatement une ampleur considérable pour une raison simple : Mark Thatcher est le fils de Margaret Thatcher, la célèbre « Dame de fer ».Pendant plusieurs jours, les médias du monde entier suivent l'affaire. Les gouvernements français et algérien sont mobilisés et d'importants moyens de recherche sont déployés.
Après six jours d'incertitude, les disparus sont finalement retrouvés sains et saufs.
Selon plusieurs témoignages, c'est un appareil de l'armée algérienne qui localise l'équipage. Pourtant, dans la confusion qui suit le sauvetage, beaucoup attribuent la découverte aux recherches menées sous la direction de Thierry Sabine.
Les médias saluent alors son « instinct du désert », tandis que les autorités algériennes goûtent peu que leur rôle soit parfois minimisé dans les récits qui suivent.
Cette affaire marque un tournant. Elle met en lumière les limites de l'organisation du Dakar et accélère la réflexion sur la sécurité et le suivi des concurrents.
Quant à Mark Thatcher, il résumera plus tard l'épisode avec une certaine philosophie :
« Je n'y suis pour rien. »
Un pilote malgré tout
Si son nom reste associé à cette disparition, Mark Thatcher n'est pas totalement étranger au sport automobile.
Il participe à plusieurs compétitions en monoplace, en endurance et en tourisme au début des années 1980.
Quelques participations :
- Formule 3
- Endurance : Tiga (1980), Lancia (1981), Ford (1984)
- Tourisme : Ford (1981)
- Rallye-raid : Peugeot 504 Dangel (1982)
En 1983, il effectue également des essais avec une monoplace Williams.
L'après-sport automobile
Au début des années 1980, Mark Thatcher évolue également dans l'entourage de Colin Chapman et entretient des relations avec le monde des affaires gravitant autour de Lotus Cars.
Par la suite, il se lance dans diverses activités commerciales à l'international, notamment au Moyen-Orient.
Mais ce sont surtout ses affaires judiciaires qui le ramènent régulièrement sous les projecteurs. Au début des années 2000, son nom apparaît dans une enquête liée au financement d'une tentative de coup d'État en Afrique équatoriale. Cette affaire lui vaut une condamnation avec sursis et de lourdes conséquences sur ses possibilités de résidence dans plusieurs pays.





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