Le contrat secret chez Ferrari signé... en pleine course
RETOUR A LA TABLE DES MATIÈRESEn 1982, l'ambiance au sein de l'écurie Renault est exécrable entre Arnoux et Alain Prost, notamment après le GP de France où Arnoux refuse de céder la victoire à son coéquipier malgré les consignes. Ce que l'écurie française ignore, c'est que René Arnoux avait déjà signé en secret son contrat avec la Scuderia Ferrari pour la saison suivante. Fatigué de la politique interne de Renault, il s'était assuré un baquet rouge chez Enzo Ferrari bien avant la fin du championnat.
Arnoux racontera plus tard une discussion mémorable avec le Commendatore, Enzo Ferrari. Lors d'essais privés sur le circuit du Paul Ricard, Arnoux détruit complètement sa Ferrari dans une violente sortie de piste. Tremblant à l'idée d'appeler le grand patron à Maranello pour lui annoncer la mauvaise nouvelle, Arnoux prend son courage à deux mains. Enzo Ferrari décroche, écoute le pilote, et lui demande simplement : « René, est-ce que tu as mal quelque part ? ». Arnoux répond que non. Le Commendatore réplique alors : « Parfait. Le garage est plein de voitures, mais je n'ai qu'un seul René Arnoux. Retourne travailler. »C'est l'un des plus grands secrets de l'histoire de la Formule 1. En 1985, juste après le premier Grand Prix de la saison au Brésil, Ferrari licencie brutalement René Arnoux
. Aucune explication officielle n'a jamais été donnée par la Scuderia ou par le pilote, laissant place aux rumeurs les plus folles dans les paddocks (problèmes de santé, désaccord profond avec la direction, ou écart de conduite extra-sportif). Aujourd'hui encore, le mystère reste entier, mais Arnoux a toujours gardé une immense affection pour la marque au cheval cabré, reprenant régulièrement le volant de sa Ferrari lors d'événements historiques.

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