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Malgré un talent qui le destinait aux sommets, Mike Thackwell détestait le côté politique, commercial et l'ambiance étouffante du sport automobile de haut niveau. L'anecdote qui scelle la fin de sa carrière se déroule le 28 juin 1987, lors d'une course de Groupe C d'une heure au Norisring (Nuremberg), au volant de la nouvelle Sauber C9.Sous un soleil de plomb et une chaleur torride dans l'habitacle, Thackwell est en tête de la course, devant les redoutables Porsche et Jaguar d'usine. Ses freins commencent à faiblir, son baquet bouge, mais c'est dans sa tête que le déclic se produit. À plus de 250 km/h, une pensée totalement détachée de la course lui traverse l'esprit. Il racontera plus tard :
« Je roulais en tête avec la Sauber et je me suis surpris à me demander si j’avais vraiment envie de faire ça pendant les 20 prochaines années. »
Fatigué mentalement par ce milieu, il prend une décision radicale. Il rentre immédiatement aux stands, arrête sa voiture alors qu’il mène la course, et lance à son équipe : « Ça suffit. » Il descend du cockpit, tourne le dos au paddock et décide de mettre un terme définitif à sa carrière professionnelle à seulement 26 ans.
Les communiqués officiels de Sauber évoqueront une « fatigue du pilote » pour justifier l'abandon.

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