9 sept. 2026

VIC LEE

VIC LEE

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Pilote honorable devenu patron d'écurie ultra-performant, Vic Lee a mené son équipe Vic Lee Motorsport (VLM) au sommet en faisant courir des BMW M3 E30 mythiques et en décrochant des titres de champion en BTCC (notamment avec Tim Harvey en 1992). Mais ses succès éclatants reposaient sur un business parallèle particulièrement lucratif : le trafic de drogue international. 

Le cœur de l'anecdote réside dans la manière dont la drogue passait les frontières. Pour financer son écurie et mener grand train, Vic Lee se servait tout simplement de la logistique officielle de son équipe de course.


Lors des sessions d'essais intersaisons ou de circuits européens, les imposants camions semi-remorques de l'écurie traversaient la Manche. Au retour des Pays-Bas, la police et les douanes ont intercepté les véhicules. Dissimulés dans les tubes du châssis des camions, à l'intérieur des pneus de course de rechange et dans les équipements techniques, les douaniers ont découvert une quantité massive de cocaïne (estimée à l'époque à plusieurs millions de livres sterling). L'amour de Vic Lee pour la "poudre" a brutalement mis fin à la première vie de son écurie. En 1993, il est condamné à 12 ans de prison. 

Là où l'histoire devient totalement folle, c'est que la prison ne l'a pas calmé. Libéré par anticipation pour bonne conduite en 1998, Vic Lee réussit le tour de force de revenir instantanément dans le paddock du BTCC, un milieu pourtant très corporatiste. Sa réputation de génie technique et de manager hors pair pousse d'autres équipes à l'engager. Il dirige ainsi l'écurie officielle Peugeot, puis remonte sa propre structure, Vic Lee Racing (VLR).

Mais en 2005, l'histoire se répète de façon presque comique si elle n'était pas tragique. La police britannique l'arrête à nouveau sur une aire d'autoroute. Dans le coffre de sa voiture personnelle, les enquêteurs découvrent 15 kg de cocaïne pure. Les investigations démontrent qu'il avait recommencé à utiliser les déplacements de son écurie de course pour importer de la marchandise depuis les Pays-Bas. Verdict : une nouvelle condamnation, cette fois à 12 ans de réclusion criminelle.

Aujourd'hui, Vic Lee est définitivement sorti de prison et travaille de manière beaucoup plus discrète dans l'événementiel et les équipements pour le sport automobile, mais son nom reste à jamais gravé comme le "Walter White" des paddocks britanniques. 

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