Olivier Beretta, c’était un peu le symbole de cette époque bricolée de la F1 française. Chez Larrousse, on parlait d’un “pilote payant”, mais la réalité était surtout celle d’une écurie au bord de l’asphyxie financière. Pourtant, sur le papier, le team semblait avoir trouvé un gros soutien avec BSN, Tourtel et Kronenbourg. Sauf qu’en coulisses, les comptes étaient loin d’être équilibrés et Gérard Larrousse misait énormément sur l’arrivée de Peugeot en Formule 1 pour sauver durablement son projet.
Le problème, c’est que tout le château de cartes s’effondre quand Jean-Pierre Jabouille embarque finalement Peugeot chez McLaren pour 1994. Gérard Larrousse pensait vraiment pouvoir devenir “l’équipe française de Peugeot”, mais Ron Dennis avait déjà manœuvré en coulisses. Et pendant que Peugeot croyait construire l’avenir avec McLaren, Dennis préparait surtout le rapprochement avec Mercedes-Benz pour les années suivantes. Au final, tout le monde s’est un peu fait piéger dans cette histoire.
Résultat : Larrousse se retrouve avec un vieux Ford Cosworth HB client à la place du projet Peugeot tant espéré. La voiture est bricolée dans l’urgence, peu développée, fragile, et l’équipe manque constamment d’argent pendant la saison 1994.
Et au milieu de ce chaos, Olivier Beretta n’était franchement pas ridicule. Face à Érik Comas, qui était loin d’être un manche et qui connaissait déjà bien l’équipe, le Monégasque tenait la comparaison avec des moyens dérisoires. Son meilleur résultat, une 7e place en Allemagne, montrait qu’il savait se battre avec une auto compliquée et sous-financée.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire