15 juin 2026

BARAS Paul

BARAS Paul*

France
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1904. record du monde de vitesse terrestre à Ostende. 

Grand Prix

1901 Darracq
1902 Darracq
1903 Darracq
1904 R Brasier

1906 R Brasier
1907 R Brasier
1908 R Brasier

Paul Baras : cycliste, recordman et pionnier du Grand Prix

Paul Baras naît le 14 mai 1870 à Orchies, dans le Nord, et meurt le 6 novembre 1941 à Saint-Maurice. Il appartient à la génération des pionniers qui ont connu successivement le vélo, la motocyclette puis l'automobile, participant à la naissance même du sport automobile.

Avant de devenir pilote automobile, Baras est un excellent coureur cycliste. Il termine notamment troisième du Grand Prix de Paris de vitesse en 1894. Lorsque les moteurs commencent à remplacer la force musculaire, il se tourne naturellement vers les compétitions motocyclistes puis automobiles.

Au tournant du siècle, il se distingue sur les voitures Darracq. Il participe aux grandes courses de ville à ville qui font alors rêver l'Europe entière : Paris-Bordeaux, Paris-Vienne, Paris-Madrid ou encore le Circuit des Ardennes. Sur ces machines encore rudimentaires, il démontre un courage et une maîtrise remarquables.

Son plus grand exploit survient en 1904. Au volant d'une Darracq de 100 chevaux, il établit le record du monde de vitesse terrestre à Ostende. Le kilomètre lancé est parcouru à plus de 167 km/h, une vitesse extraordinaire pour l'époque. Pendant plusieurs semaines, Paul Baras est ainsi l'homme le plus rapide du monde.

Lorsque l'Automobile Club de France crée en 1906 le premier Grand Prix de l'histoire, Baras figure naturellement parmi les favoris. Au volant d'une Brasier, il mène les premiers tours de l'épreuve et réalise même le meilleur tour en course avant de terminer septième. L'année suivante, il obtient son meilleur résultat en Grand Prix avec une remarquable troisième place.

À une époque où les pilotes sont aussi mécaniciens, ingénieurs et parfois aventuriers, Baras se forge une réputation de pilote rapide et spectaculaire. Il participe aux trois premiers Grands Prix de France, ce qui fait de lui l'un des véritables fondateurs de la discipline.

Après une décennie de compétition au plus haut niveau, il se retire progressivement des circuits à partir de 1908. Son nom reste associé aux années héroïques du sport automobile, lorsque les pilotes affrontaient des routes ouvertes, des pneumatiques fragiles et des voitures dépassant déjà les 150 km/h sans aucune protection.

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