23 juin 2026

BROOKS Anthony

Anthony BROOKS*

  Royaume unis

  
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  Leslie Brooks est le père de Anthony, il fut pilote
  1947: Formule 1 sur ERA
  1948: Formule 1 sur Ferrari et Masérati
  1949: Voitures de sport sur Masérati

  Leslie Brooks et son fils pilotent ensembles
  1952: Courses de clubs sur Healey
  1953: Courses de clubs sur Healey

Palmarès de Anthony
1955: Victoire à Syracuse
1957: Victoire au GP d'Angleterre
1957: 2e du GP de Monaco
1957: Victoires aux 1000 km du Nurburgring
1958: Victoire au GP de Spa, Monza, Hollande, d'Allemagne
1958: Victoire au Tourist Trophy
1958: 2eme du GP de Monaco
1959: Victoire au GP de l'Avus, l'ACF
1959: 2e aux 200 miles d'Aintree, GP de Monaco
1960: 2e à Porto
1961: 3e au Watkins Glen, Brand Hatch
  1958: 3eme Formule 1
  1959: 2eme Formule 1
  38 Grand-prix disputés
  75 points
  3 records du tour
  3 Pôles
  6 victoires F1

Chronologies des châssis
Courses de clubs
  1952: Healey
  1953: Healey
  1953: Frazer-Nash

Essai
  1954: Aston Martin sport
  1957: Aston Martin sport

Endurance

  1954: Frazer-Nash
1955: Aston Martin
  1956: Aston Martin et Masérati
  1957: Aston Martin
  1958: Aston Martin
  1959: Ferrari

Formule 2

  1955: Connaught
1956: Cooper
1957: Cooper
1958: Cooper

Formule 1

  1955: BRM
  1956: BRM et Masérati
  1957: Connaught, Masérati, Vanwall, Cooper et Ferrari
  1958: Connaught, Vanwall et Ferrari, 3eme
  1959: Vanwall et Ferrari, 2eme
  1960: Cooper, Vanwall et BRM
  1961: Cooper et BRM

Rallyes
  1961: Rallyes en taxi, 3682 km pour 150 livres.

Historic

  1964: Talbot GP
  1992: Ferrari F1
  1997: Vanwall F1
  1999: Vanwall F1, Aston Martin sport, BRM F1

Chronologie de "Tony"

Sirtling Moss dit de lui "Le plus grand pilote sous-estimé"

  A Spa au virage de Masta, vous glissez pendant une minute, le rêve, la voiture
  semble flotter (ceci à plus de 300 km/h) le seul endroit ou l'on a l'impression d'utiliser
  le volant est l'épingle de la source.

Anthony « Tony » Brooks (1932-2022) – Le dentiste volant de la Formule 1

Charles Anthony Standish Brooks, plus connu sous le nom de Tony Brooks, est né le 25 février 1932 à Dukinfield, dans le Cheshire, en Angleterre. Considéré comme l'un des plus grands pilotes britanniques de l'après-guerre, il demeure l'un des meilleurs pilotes à n'avoir jamais remporté le championnat du monde de Formule 1. Son élégance au volant, son intelligence tactique et sa remarquable vitesse lui ont valu une place particulière dans l'histoire du sport automobile.

Fils d'un chirurgien-dentiste, Brooks était destiné à suivre la profession familiale. Il étudie la dentisterie à l'Université de Manchester tout en découvrant une passion grandissante pour la compétition automobile. 
En 1952, il commence à courir lors d'épreuves locales au volant d'une Healey Silverstone appartenant à sa mère.  Il persuade sa mère d'échanger sa MG et lui sa mobylette contre une Healey

Lorsqu'il convint sa mère d'acheter la Healey c'est pour faire les courses au supermarché
et non pas les courses.

Pendant plusieurs années, il mène de front ses études et sa carrière sportive naissante. Cette double vie lui vaudra plus tard le surnom célèbre de « Racing Dentist » (« le dentiste pilote »).

L'année 1955 marque un tournant décisif. Alors qu'il est encore étudiant, il reçoit l'opportunité inattendue de piloter une Connaught de Formule 1 lors du Grand Prix de Syracuse, une épreuve hors championnat disputée en Sicile. Face aux puissantes Maserati officielles et malgré son manque d'expérience au plus haut niveau, Brooks remporte la course. Cet exploit fait sensation : aucun pilote britannique au volant d'une voiture britannique n'avait remporté un Grand Prix international depuis plus de trente ans.

1955: Aux 24 heures du Mans c'est la catastrophe, P Levegh et environ 80 spectateurs périssent. T Brooks est l'équipier de Jh Riseley Trikhard, suite à la catastrophe il décide de se retirer de toutes compétitions, il propose à Brooks sa Connaught Formule 2.
(1956 Cooper F2, GB)

  C'est également la 1er fois que Tony Brooks s'assied dans une F1, il est encore un étudient "fauché".

Ses performances attirent rapidement l'attention des meilleures équipes. Après quelques apparitions avec BRM, il rejoint l'écurie Vanwall, qui représente alors le grand espoir britannique face aux constructeurs italiens. Aux côtés de Stirling Moss et Stuart Lewis-Evans, Brooks participe à l'essor de la Formule 1 britannique. En 1957, il remporte le Grand Prix de Grande-Bretagne avec Moss, offrant à Vanwall la première victoire d'une voiture britannique dans une épreuve du championnat du monde.

La saison 1958 révèle toute l'étendue de son talent. Brooks gagne des courses prestigieuses à Spa-Francorchamps, au Nürburgring et à Monza, trois des circuits les plus rapides et dangereux de l'époque. Ses performances sont saluées par ses contemporains, qui considèrent qu'il possède un sens du pilotage exceptionnel. Il termine troisième du championnat du monde derrière Mike Hawthorn et Stirling Moss.

En 1959, Brooks rejoint la mythique Scuderia Ferrari. Cette saison reste la plus importante de sa carrière. Il remporte les Grands Prix de France et d'Allemagne et lutte jusqu'à la dernière course pour le titre mondial contre Jack Brabham et Stirling Moss. À une époque où la sécurité est quasi inexistante, Brooks se distingue par une approche réfléchie du risque. Lors du Grand Prix des États-Unis à Sebring, alors qu'il est encore en lice pour le championnat, il choisit de s'arrêter après un accrochage afin de vérifier l'état de sa voiture. Cette précaution lui coûte probablement le titre mondial, mais il affirmera toute sa vie n'avoir jamais regretté cette décision. Il termine vice-champion du monde, à seulement quelques points de Brabham.

Contrairement à de nombreux pilotes de son époque, Brooks accorde une importance capitale à la sécurité. Après plusieurs accidents provoqués par des défaillances mécaniques, notamment aux 24 Heures du Mans, il décide qu'il ne pilotera plus jamais une voiture dont il doute de la fiabilité. Cette philosophie, rare dans les années 1950, contribue sans doute à sa longévité.

Parallèlement à la Formule 1, Brooks excelle également en endurance. Pilote officiel d'Aston Martin, il remporte notamment les 1000 kilomètres du Nürburgring en 1957 et le prestigieux RAC Tourist Trophy en 1958. Il participe aussi à plusieurs éditions des 24 Heures du Mans.

Lorsque les monoplaces à moteur arrière commencent à dominer la Formule 1 au début des années 1960, Brooks se sent moins à l'aise avec cette nouvelle génération de voitures. Après la saison 1961, à seulement 29 ans, il décide de mettre fin à sa carrière de pilote professionnel. Ce choix est exceptionnel pour l'époque, beaucoup de ses contemporains continuant à courir malgré les risques considérables.

Après sa retraite, il se consacre à ses activités commerciales et reste une voix respectée du sport automobile. Sa lucidité, son élégance et ses analyses des courses des années 1950 et 1960 en font un témoin précieux d'une époque héroïque de la Formule 1. Beaucoup de spécialistes, dont Stirling Moss et Jack Brabham, l'ont considéré comme l'un des pilotes les plus talentueux de sa génération.

Tony Brooks s'éteint le 3 mai 2022 à l'âge de 90 ans. 

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