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Leslie Brooks est le père de Anthony, il fut pilote
1947: Formule 1 sur ERA
1948: Formule 1 sur Ferrari et Masérati
1949: Voitures de sport sur Masérati
Leslie Brooks et son fils pilotent ensembles
1952: Courses de clubs sur Healey
1953: Courses de clubs sur Healey
Chronologies des châssis
Courses de clubs
1952: Healey
1953: Healey
1953: Frazer-Nash
Essai
1954: Aston Martin sport
1957: Aston Martin sport
Endurance

1954: Frazer-Nash
1955: Aston Martin
1956: Aston Martin et Masérati
1957: Aston Martin
1958: Aston Martin
1959: Ferrari
Formule 2

1955: Connaught
1956: Cooper
1957: Cooper
1958: Cooper
Formule 1

1955: BRM
1956: BRM et Masérati
1957: Connaught, Masérati, Vanwall, Cooper et Ferrari
1958: Connaught, Vanwall et Ferrari, 3eme
1959: Vanwall et Ferrari, 2eme
1960: Cooper, Vanwall et BRM
1961: Cooper et BRM
Rallyes
1961: Rallyes en taxi, 3682 km pour 150 livres.
Historic

1964: Talbot GP
1992: Ferrari F1
1997: Vanwall F1
1999: Vanwall F1, Aston Martin sport, BRM F1
Chronologie de "Tony"

Sirtling Moss dit de lui "Le plus grand pilote sous-estimé"
A Spa au virage de Masta, vous glissez pendant une minute, le rêve, la voiture
semble flotter (ceci à plus de 300 km/h) le seul endroit ou l'on a l'impression d'utiliser
le volant est l'épingle de la source.
Charles Anthony Standish Brooks, plus connu sous le nom de Tony Brooks, est né le 25 février 1932 à Dukinfield, dans le Cheshire, en Angleterre. Considéré comme l'un des plus grands pilotes britanniques de l'après-guerre, il demeure l'un des meilleurs pilotes à n'avoir jamais remporté le championnat du monde de Formule 1. Son élégance au volant, son intelligence tactique et sa remarquable vitesse lui ont valu une place particulière dans l'histoire du sport automobile.
Fils d'un chirurgien-dentiste, Brooks était destiné à suivre la profession familiale. Il étudie la dentisterie à l'Université de Manchester tout en découvrant une passion grandissante pour la compétition automobile.
Lorsqu'il convint sa mère d'acheter la Healey c'est pour faire les courses au supermarché
et non pas les courses.
L'année 1955 marque un tournant décisif. Alors qu'il est encore étudiant, il reçoit l'opportunité inattendue de piloter une Connaught de Formule 1 lors du Grand Prix de Syracuse, une épreuve hors championnat disputée en Sicile. Face aux puissantes Maserati officielles et malgré son manque d'expérience au plus haut niveau, Brooks remporte la course. Cet exploit fait sensation : aucun pilote britannique au volant d'une voiture britannique n'avait remporté un Grand Prix international depuis plus de trente ans.
1955: Aux 24 heures du Mans c'est la catastrophe, P Levegh et environ 80 spectateurs périssent. T Brooks est l'équipier de Jh Riseley Trikhard, suite à la catastrophe il décide de se retirer de toutes compétitions, il propose à Brooks sa Connaught Formule 2.
(1956 Cooper F2, GB)Ses performances attirent rapidement l'attention des meilleures équipes. Après quelques apparitions avec BRM, il rejoint l'écurie Vanwall, qui représente alors le grand espoir britannique face aux constructeurs italiens. Aux côtés de Stirling Moss et Stuart Lewis-Evans, Brooks participe à l'essor de la Formule 1 britannique. En 1957, il remporte le Grand Prix de Grande-Bretagne avec Moss, offrant à Vanwall la première victoire d'une voiture britannique dans une épreuve du championnat du monde.
La saison 1958 révèle toute l'étendue de son talent. Brooks gagne des courses prestigieuses à Spa-Francorchamps, au Nürburgring et à Monza, trois des circuits les plus rapides et dangereux de l'époque. Ses performances sont saluées par ses contemporains, qui considèrent qu'il possède un sens du pilotage exceptionnel. Il termine troisième du championnat du monde derrière Mike Hawthorn et Stirling Moss.
En 1959, Brooks rejoint la mythique Scuderia Ferrari. Cette saison reste la plus importante de sa carrière. Il remporte les Grands Prix de France et d'Allemagne et lutte jusqu'à la dernière course pour le titre mondial contre Jack Brabham et Stirling Moss. À une époque où la sécurité est quasi inexistante, Brooks se distingue par une approche réfléchie du risque. Lors du Grand Prix des États-Unis à Sebring, alors qu'il est encore en lice pour le championnat, il choisit de s'arrêter après un accrochage afin de vérifier l'état de sa voiture. Cette précaution lui coûte probablement le titre mondial, mais il affirmera toute sa vie n'avoir jamais regretté cette décision. Il termine vice-champion du monde, à seulement quelques points de Brabham.
Contrairement à de nombreux pilotes de son époque, Brooks accorde une importance capitale à la sécurité. Après plusieurs accidents provoqués par des défaillances mécaniques, notamment aux 24 Heures du Mans, il décide qu'il ne pilotera plus jamais une voiture dont il doute de la fiabilité. Cette philosophie, rare dans les années 1950, contribue sans doute à sa longévité.
Parallèlement à la Formule 1, Brooks excelle également en endurance. Pilote officiel d'Aston Martin, il remporte notamment les 1000 kilomètres du Nürburgring en 1957 et le prestigieux RAC Tourist Trophy en 1958. Il participe aussi à plusieurs éditions des 24 Heures du Mans.
Lorsque les monoplaces à moteur arrière commencent à dominer la Formule 1 au début des années 1960, Brooks se sent moins à l'aise avec cette nouvelle génération de voitures. Après la saison 1961, à seulement 29 ans, il décide de mettre fin à sa carrière de pilote professionnel. Ce choix est exceptionnel pour l'époque, beaucoup de ses contemporains continuant à courir malgré les risques considérables.
Après sa retraite, il se consacre à ses activités commerciales et reste une voix respectée du sport automobile. Sa lucidité, son élégance et ses analyses des courses des années 1950 et 1960 en font un témoin précieux d'une époque héroïque de la Formule 1. Beaucoup de spécialistes, dont Stirling Moss et Jack Brabham, l'ont considéré comme l'un des pilotes les plus talentueux de sa génération.
Tony Brooks s'éteint le 3 mai 2022 à l'âge de 90 ans.


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