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1 victoire F1 Reims
2 RT sur 21 GP
Remporte le GP de Syracuse
Remporte le GP de Naples
Remporte le GP de l'ACF à Reims
Remporte la Coppa Italia
1961 Champion d'Italie
1966 Champion d'europe Tourisme
(division 1, moins 1000cc)
Chronologie des châssis
RallyesDébute au Mille Miglia sur Alfa Roméo
1977 Fiat 131 diesel
Reccor de vitesse
1959 Abarth 1000
Circuits
1959 Fiat-Abarth
Formule Junior
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1960 Degrada
Formule 1
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1960 Ferrari
1961 Ferrari et Porsche
1962 Ferrari
1963 ATS
1964 BRM
1965 BRM, Brabham
1966 Ferrari et Lotus
1967 Lotus
Endurance
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1961 Ferrari et Alfa Roméo
1962 Ferrari
1963 Porsche
1964 Ferrari, ATS, Abarth
1965 Ferrari
1966 Ferrari et Abarth
1967 Ferrari et Alfa Roméo
1968 Lancia et Alfa Roméo
arrête sa saison pour cause de santé
1969 Porsche
Tests
1962 Mise au point de la Ferrarina
Tourisme
1966 Fiat, Abarth, Alfa Champion
1967 Alfa Roméo
1968 Alfa Roméo
Formule 2
1966 Cooper
1968 Ferrari
Formule 3
1966 Branca
1967 Branca, Lotus, Tecno
Marathon
1968 Londres - Sydney sur Lancia
Rallyes Raids
1984 Fiat Panda
Historic
1992 Ferrari
Giancarlo Baghetti : l'éclair de 1961
Né le 25 décembre 1934 à Milan, Giancarlo Baghetti demeure l'un des personnages les plus singuliers de l'histoire de la Formule 1. Son nom reste associé à un exploit unique : être le seul pilote à avoir remporté son premier Grand Prix du championnat du monde et à avoir gagné ses trois premières courses de Formule 1 internationale. Une entrée fracassante dans la discipline qui ne sera pourtant qu'un flamboyant feu de paille.
Fils d'un important industriel milanais, Giancarlo est destiné à reprendre avec son frère Marco la prospère fonderie familiale créée par leur grand-père. L'avenir semble tout tracé jusqu'au jour où les deux frères apprennent que les Mille Miglia, supprimées sous leur forme traditionnelle après le tragique accident d'Alfonso de Portago en 1957, seront organisées en 1958 sous la forme d'un rallye.
Les deux jeunes hommes décident alors de participer à l'aventure. Giancarlo sera pilote, Marco copilote. Reste à trouver une voiture : ce sera l'Alfa Romeo 1900 de leur père. Officiellement, ils demandent simplement l'autorisation d'utiliser l'auto pour aller voir la course. En réalité, la voiture est discrètement préparée pour la compétition. Le père Baghetti s'étonne bien que sa berline n'ait jamais aussi bien fonctionné, mais il apprécie beaucoup moins de découvrir ses deux fils dans les journaux après leur brillante deuxième place. Marco rentre rapidement dans le rang familial, mais Giancarlo est définitivement contaminé par le virus de la compétition.
En 1959, il se fait remarquer sur Fiat-Abarth dans diverses compétitions italiennes. L'année suivante, son ami Corrado Dragoni construit une Formule Junior et Baghetti découvre les monoplaces. Ses résultats attirent rapidement l'attention des responsables du sport automobile italien.
L'Italie traverse alors une période difficile. Alberto Ascari, Eugenio Castellotti et Luigi Musso ont disparu tragiquement et le pays recherche une nouvelle idole. Au sein de la Scuderia Sant'Ambroeus, dirigée par Eugenio Dragoni, l'idée germe de promouvoir un jeune talent italien. Dragoni obtient d'Enzo Ferrari la mise à disposition d'une Ferrari 156 à moteur arrière pour une structure satellite. Beaucoup pensent alors que Lorenzo Bandini est le candidat naturel. Pourtant, la chance est offerte à un jeune pilote quasiment inconnu du grand public : Giancarlo Baghetti.
L'année 1961 entre immédiatement dans la légende. Baghetti remporte le Grand Prix de Syracuse puis le Grand Prix de Naples, deux épreuves hors championnat. Quelques semaines plus tard, il réalise l'impensable en remportant le Grand Prix de France à Reims lors de sa première participation à une manche du championnat du monde. Au terme d'un duel mémorable avec Dan Gurney, il s'impose dans la dernière ligne droite. Ses trois premières courses de Formule 1 se soldent donc par trois victoires. Un exploit sans précédent qui demeure unique dans l'histoire de la discipline.
Mais cet état de grâce ne dure pas. La presse italienne reproche rapidement à Baghetti d'avoir été préféré à Lorenzo Bandini pour bénéficier du soutien de Ferrari. Les journaux s'emploient à opposer les deux hommes, espérant nourrir une rivalité nationale. À leur grand regret, Baghetti et Bandini entretiennent en réalité d'excellentes relations et refusent d'entrer dans ce jeu.
Peut-être Baghetti n'avait-il pas l'envergure d'un futur champion du monde. Peut-être aussi les circonstances de 1961 furent-elles exceptionnelles. Toujours est-il qu'il ne parvient jamais à confirmer son extraordinaire début de carrière. Au fil des saisons, ses résultats déclinent. Souvent mal servi par des voitures qui ne valent jamais les Ferrari officielles, il devient progressivement un pilote de milieu de grille.
Sa carrière en Formule 1 se prolonge jusqu'en 1967. Cette année-là, pour le simple plaisir de courir une dernière fois au plus haut niveau, il apparaît au volant d'une Lotus privée. Qualifié en dernière ligne, il abandonne anonymement et quitte la Formule 1 par la petite porte, loin de l'explosion médiatique qui avait accompagné ses débuts.
Début 1969, Baghetti tourne définitivement la page de la compétition. La fortune familiale lui offre l'indépendance nécessaire pour réfléchir à une nouvelle vie. Pendant près de deux ans, il voyage et navigue en mer avant de se consacrer à sa passion pour la photographie d'art. Il collabore notamment à l'édition italienne de Playboy et développe une véritable activité de photographe.
Par la suite, il devient essayeur automobile pour l'hebdomadaire Auto Oggi, mettant son expérience de pilote au service des lecteurs. Il mène alors une existence discrète, très éloignée du tumulte des paddocks.
Giancarlo Baghetti s'éteint le 27 novembre 1995 à l'âge de 60 ans, emporté par un cancer. Son nom reste pourtant gravé dans l'histoire du sport automobile.
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