Lors du Grand Prix de Dallas en 1984, la Formule 1 fait face à des conditions extrêmes : il fait près de 40°C à l'ombre et le bitume du circuit urbain se désagrège complètement sous l'effet de la chaleur.
La plupart des pilotes, effrayés par le danger, réclament le boycott de la course. Rosberg s'y oppose fermement et lance : "On est là pour courir !"
Pour supporter la chaleur étouffante à bord de sa Xilliams, il utilise un système ingénieux : un casque équipé d'une calotte remplie de glaçons qui fondaient pendant la course pour lui rafraîchir le crâne.
Tandis que ses rivaux partent à la faute ou abandonnent d'épuisement, le Finlandais survole les débats et remporte une victoire mythique.
Pendant les qualifications du Grand Prix de Grande-Bretagne 1985
sur le tracé ultra-rapide de Silverstone, Keke Rosberg signe la pole position
en établissant un record historique : le premier tour à plus de 259 km/h de
moyenne générale en F1. Le plus incroyable ? Il a réalisé cette prouesse
alors qu'un de ses pneus arrière subissait une crevaison lente et
perdait de la pression tout au long du tour. Le voir glisser à pleine vitesse
au ras des vibreurs reste l'une des images fortes des années 1980.
Rosberg aimait la vitesse pure, pas la stratégie. Lors de sa dernière saison en 1986 chez Mc Laren aux côtés d'Alain Prost, la F1 impose des quotas stricts de carburant en course.
Frustré de devoir constamment lever le pied pour économiser de l'essence, Keke déclarera avec son franc-parler habituel que c'était "la chose la plus stupide" et que piloter en regardant une jauge plutôt qu'en attaquant l'avait poussé vers la retraite.


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