2 sept. 2026

LIGIER Insolites

Le mystère des pontons de la JS11 (1979)

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En 1979, Ligier frappe un grand coup avec la JS11 à effet de sol. Jacques Laffite remporte les deux premiers Grands Prix en écrasant la concurrence. Interloquées, les écuries britanniques (la fameuse "FOCA") suspectent une tricherie technique et exigent une inspection minutieuse de la monoplace par les commissaires. 

Gérard Ducarouge, très théâtral, accueille les inspecteurs techniques dans le garage. Face à leurs soupçons sur la flexibilité des jupes latérales et des pontons, il lance avec un aplomb incroyable : « Vous cherchez le secret de sa vitesse ? Regardez bien. » Il prend alors un énorme marteau et frappe violemment le ponton en aluminium de la F1 devant les officiels médusés, prouvant ainsi la rigidité absolue (et réglementaire) de sa structure. Les inspecteurs repartent bredouilles, et Ducarouge prouve une fois de plus sa capacité à retourner une situation de crise par le show.


Guy Ligier, le "Duc" et les engueulades homériques

Le fonctionnement interne de l'équipe reposait sur des contrastes saisissants. 
D'un côté, Guy Ligier, l'ancien talonneur de rugby au tempérament volcanique et impulsif ; de l'autre, Gérard Ducarouge, surnommé "Le Duc", un technicien perfectionniste issu de l'aéronautique, élégant et d'un calme professoral (sauf quand il gérait les crises). 

Les week-ends de course étaient rythmés par des colères mémorables.
 Lorsque la voiture ne marchait pas, Guy Ligier entrait dans le stand en hurlant que tout le monde était nul. Ducarouge attendait calmement que son patron reprenne son souffle, le regardait droit dans les yeux et lui répondait avec un détachement total : « Guy, retourne à tes trucs de route, laisse-moi faire la course. » Laffite, au milieu, comptait les points en souriant, avant de monter dans la voiture et de signer la pole position.
 C'est cette alchimie improbable qui a permis à une petite équipe basée à Vichy puis à Magny-Cours de battre les géants de la F1.

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