
L'aventure commence à Lyon avec l'aïeul, Claude Mieusset. En 1898, ce constructeur visionnaire conçoit le tout premier moteur à explosion à trois cylindres du monde. Installé sur une voiture ressemblant à une calèche hippomobile, ce bloc permet au fils de Claude de remporter plusieurs courses régionales au début du XXe siècle, posant les bases de l'ADN mécanique de la famille avant que la Grande Guerre ne stoppe l'entreprise.
Le « Roi de la montagne » sponsorisé par les vins du Rhône
Faute de budgets colossaux pour briller durablement en Formule 3 sur circuit, Jimmy Mieusset se tourne vers la course de côte au début des années 1970. Il devient alors le maître incontesté de la discipline.
Cinq titres de champion de France de la montagne consécutifs de 1971 à 1975.
Une idée marketing géniale : n'ayant pas les millions de grosses écuries, il monte ses projets grâce au soutien original du Comité Interprofessionnel des Vins des Côtes du Rhône. Sa monoplace March 722 arbore ainsi fièrement des messages viticoles, faisant résonner le terroir français à plus de 150 km/h sur les routes de montagne.
Le record éternel du Mont Ventoux
Le Mont Ventoux est le juge de paix des pilotes de l'époque. Jimmy y signe ses plus grands exploits :
Il est le dernier triple vainqueur d'après-guerre sur le mythique mont chauve (1971, 1973, 1976).
Lors de l'ultime édition en 1976, au volant de sa monoplace March 762 à moteur BMW, il pulvérise la montée à une moyenne ahurissante de 149 km/h. Le tracé ayant été raccourci par la suite pour des raisons de sécurité, Jimmy détient à jamais le record de vitesse absolu de l'ancienne configuration.
Des circuits de course... aux salles de jeux C'est sans doute la reconversion la plus insolite du sport auto français. Après avoir raccroché les gants et ses quatre participations aux 24 Heures du Mans, Jimmy Mieusset ne quitte pas complètement les composants mécaniques. Passionné par les objets vintage, il ouvre une boutique à Lyon en 1990 au pied de la Croix-Rousse
L'anecdote veut que l'ancien champion cherchait initialement à collectionner de vieilles machines à sous.
Les vendeurs lui imposant d'embarquer des flippers à chaque transaction, il s'est pris au jeu.
Il est ainsi devenu le « Roi du flipper », réparant, vendant et restaurant des flippers, des baby-foot et des bornes d'arcade, passant de l'adrénaline des virages au claquement des billes en acier.

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