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Rallye des Garrigues
Au milieu des années 80, la météo est extrêmement incertaine avant le départ d'une spéciale cruciale. François Chatriot hésite sur le choix des pneus. À l'époque, les équipes n'ont pas les technologies météo d'aujourd'hui. Michel Périn décide alors de prendre les devants
Michel s'éclipse, trouve une cabine téléphonique publique et glisse une pièce de 5 francs dans le monnayeur.
Il appelle directement le "point stop" (la fin de la spéciale) en modifiant sa voix pour se faire passer pour le pilote de la voiture zéro (la voiture de sécurité qui ouvre la route).
Il demande quel temps il fait là-bas. On lui répond qu'il fait un grand soleil et que la route est sèche.
Fort de cette information exclusive, Périn revient à la voiture et ordonne à Chatriot de monter des pneus slicks (pneus pour le sec), alors qu'il pleut des cordes au point de départ.
François
Chatriot, persuadé que son copilote est devenu fou, passe les deux premiers
kilomètres de la spéciale à l'insulter copieusement au milieu des flaques
d'eau, la voiture glissant dans tous les sens.
Puis,
soudainement, la route s'assèche totalement, exactement comme le faux pilote de
la voiture zéro l'avait prédit. La voiture se transforme en avion de chasse.
Chatriot se tourne alors vers Périn en plein milieu de la spéciale et lui lance
un mémorable : « Je t'adore ! ».
Grâce à ce coup de poker mémorable payé 5 francs, le duo français a totalement surclassé ses concurrents directs
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