3 nov. 2026

JANO Vittorio la rigeur

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Débauché de chez Fiat par Enzo Ferrari en 1923, le génial ingénieur Vittorio Jano imposa une rigueur maniaque chez Alfa Roméo. Dès son arrivée, pour tester la résistance des moteurs qu'on ne faisait tourner que 30 secondes auparavant, il bloqua les gaz avec un poids et ordonna aux techniciens d'aller dejeuner trois heures.

Tazio Nuvolari respectait Jano pour son génie des moteurs.

 Quand Jano concevait une auto comme la redoutable l'Alfa P3, le pilote savait qu'il tenait la machine ultime. 

Jano répétait à ses équipes que la vitesse ne sert à rien si la voiture casse. 

Ses duos légendaires avec les as du volant ont forgé l'âge d'or des Grands Prix dans les années 1930. 

2 nov. 2026

PORSCHE la clé

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La célèbre position de la clé de contact des voitures de sport Porsche à gauche du volant vient d'une astuce de pilotes. 
Lors des départs "façon Le Mans" en épi, ils tournaient la clé de la main gauche tout en passant la première vitesse de la droite pour gagner de precieuses secondes. 

Cette astuce de pilote est devenue une signature légendaire de la marque de Stuttgart conservée par amour de l'histoire. 

En 1951, pour la première participation officielle au Mans, les voitures de course sont venues de l'usine par la route, pilotées durant 11 heures à travers la France.

1 nov. 2026

MAGNUSSEN insolites



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Jan Magnussen. 

Décrit à ses débuts par Sir Jackie Stewart comme le « plus grand talent brut depuis Ayrton Senna », le Danois était un pilote ultra-rapide mais au style de vie résolument "old school" et rebelle. 

Lorsqu'il arrive chez McLaren en tant que pilote d'essai et de réserve au milieu des années 1990, Jan Magnussen détonne complètement avec la culture ultra-stricte et corporative de l'écurie. 
Le grand patron, Ron Dennis, connu pour sa manie du contrôle et de la propreté, désespère face au comportement de sa jeune pépite. 
Jan est un fumeur invétéré, déteste cordialement aller à la salle de sport et possède un style de vie très désorganisé. 
Ron Dennis tentera par tous les moyens (en vain) de le faire arrêter de fumer et de le mettre au sport pour en faire un athlète moderne. Magnussen, lui, préférait simplement monter dans la voiture et rouler à l'instinct. 

Malgré son immense talent en Formule 3 (où il explose le record de victoires de Senna), son passage en F1 chez Stewart Grand Prix s'avère très difficile. 
Face à ses difficultés, le triple champion du monde Jackie Stewart décide de prendre les choses en main de manière insolite : il emmène Jan Magnussen sur un circuit pour lui donner une leçon de pilotage privée au volant d'une simple Ford Escort de route. 
Jan racontera plus tard que cette tentative de revoir toutes ses bases de pilotage avait fini par lui faire perdre toute sa confiance naturelle, lui qui fonctionnait uniquement à l'improvisation. 

Après la F1, Jan Magnussen trouve une seconde carrière couronnée de succès en Endurance, notamment avec le team officiel Corvette. En 2019, lors de la course de Long Beach en IMSA, dans le tout dernier tour, la Ford GT de Dirk Müller qui le précède tombe en panne d'essence à la réaccélération. Magnussen, masqué, percute de plein fouet l'arrière de la Ford, ce qui détruit instantanément le radiateur de sa Corvette. Malgré une voiture fumante et à l'agonie, Jan Magnussen réussit à traîner sa machine sur les quelques mètres restants pour couper la ligne d'arrivée et sauver son podium sur trois roues. 

WALKINSHAW insolites

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Le coup de sang de Tom contre l'ordinateur de bord

Tom Walkinshaw était un homme pragmatique de l'ancienne école, qui détestait que la technologie vienne contredire son instinct de pilote ou de manager.

Lors du développement de la mythique Jaguar XJ220 (supercar développée par TWR), les ingénieurs se plaignaient qu'une alerte électronique sur un prototype coupait constamment le moteur par sécurité à cause d'un capteur défaillant. Fatigué d'attendre que l'équipe d'informaticiens trouve le bug sur l'ordinateur, Walkinshaw est monté dans la voiture, a arraché le boîtier de contrôle électronique défectueux à mains nues, l'a jeté par la fenêtre et a dit aux mécaniciens : « Remettez-moi un câble d'accélérateur normal, maintenant on va voir ce qu'elle a dans le ventre. »

Avant d'être le chef d'orchestre de l'un des plus grands empires du sport automobile, Tom Walkinshaw était un jeune pilote écossais qui tentait de percer en Formule Ford à la fin des années 60. Son tempérament face aux instances et aux officiels s'est forgé dès ses débuts. 

En 1968, alors qu'il pilote une Lotus 51 flambant neuve, Walkinshaw perd le contrôle de sa monoplace sur le circuit d'Ingliston, en Écosse. Il percute violemment les glissières de sécurité en acier, pulvérisant l'avant de sa voiture. 

Quelques jours après l'accident, alors qu'il panse ses plaies financières pour réparer sa voiture, Tom reçoit un courrier officiel du directeur du circuit, John Romanes. Ce n'est pas une lettre de soutien, mais une facture salée exigeant le remboursement intégral des frais de réparation de la barrière de sécurité du circuit ! Furieux, Walkinshaw s'est déplacé en personne dans les bureaux du circuit, a jeté un sac contenant les débris tordus de sa propre Lotus sur le bureau du directeur et lui a lancé : « Je paierai votre fichue barrière quand vous m'aurez remboursé l'acier de ma voiture que vos rails m'ont volé ! ». Il n'a jamais payé la facture.