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Le freinage du pied gauche né par nécessité
Erik Carlsson et les pilotes nordiques de Saab ont grandement popularisé la technique du freinage du pied gauche. Si cette technique est aujourd'hui universelle en sport auto, elle est née chez Saab par pure contrainte mécanique
Les premières Saab de rallye utilisaient un tout petit moteur à deux temps de 3 cylindres qui manquait cruellement de puissance (environ 40 à 50 chevaux).
Pour aller vite, il fallait garder le moteur dans les tours en permanence et ne jamais lâcher l'accélérateur.
Les pilotes gardaient donc le pied droit soudé à l'accélérateur et utilisaient le pied gauche pour lécher les freins afin de faire pivoter l'arrière de la voiture dans les virages enneigés ou sur la terre.
La vengeance des pilotes Saab licenciés en pleine course
En 1976, lors du Rallye de Suède, l'équipe officielle Saab domine outrageusement la course avec ses modèles 96 V4. Deux pilotes maison se disputent la première place : les légendes Stig Blomqvist et Per Eklund.
Voyant ses deux pilotes s'attaquer comme des chiffonniers et risquer de tout détruire, le directeur de l'écurie Saab, Bo Hellberg, leur impose des consignes d'équipe strictes pour figer les positions.
Blomqvist et Eklund ignorent superbement les ordres et continuent de rouler à fond absolu. Fou de rage, le directeur d'équipe en vient à les licencier tous les deux sur-le-champ pendant la pause déjeuner de la mi-course !
Pas déstabilisés pour un sou, les deux pilotes remontent dans leurs voitures, continuent leur duel d'anthologie au mépris des ordres et signent un doublé historique pour Saab. Ils ont été réembauchés juste après l'arrivée.
Simo Lampinen plus rapide que les organisateurs
Au Rallye automobile de Monte-Carlo 1969, le Finlandais Simo Lampinen est engagé sur un modèle très rare en rallye : le coupé SAAB Sonett V4.
Déchaîné sur la neige, Lampinen signe des temps stratosphériques et pointe à la 3e place générale derrière deux Porsche d'usine beaucoup plus puissantes.
Lors d'une étape, il roule tellement vite par rapport aux prévisions qu'il se présente à un point de contrôle chronométré avant même que les commissaires français n'aient eu le temps d'installer leurs tables et leurs horloges.
Pris de court par la vitesse de la petite Saab, les organisateurs ont dû recalculer leurs plannings à la hâte.

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