En 2001, le championnat américain CART (ancêtre du Champ Car / IndyCar) organise une course sur le très incliné ovale du Texas Motor Speedway. Avec l'évolution de l'aérodynamique et des moteurs, les monoplaces atteignent des vitesses moyennes folles de 375 km/h.
Lors des essais libres, les pilotes commencent à se plaindre de vertiges importants, de pertes de mémoire immédiates et de troubles de la vue (le phénomène de "voile gris"). La télémétrie révèle que les pilotes subissent des forces G latérales continues de 5,5G à 6G pendant plusieurs secondes à chaque virage.
À 6G, le sang est littéralement chassé du cerveau vers le bas du corps. Les médecins du sport présents calculent qu'à ce rythme, les pilotes risquent la perte de connaissance (G-LOC) en pleine course. Devant ce danger mortel, les organisateurs prennent une décision historique : annuler purement et simplement la course deux heures avant le départ, les humains ne pouvant pas physiquement résister à ce que le châssis et les pneus étaient capables d'endurer.

Deux ans plus tard, en 2003, sur ce même circuit du Texas mais dans le championnat concurrent (IRL), le pilote suédois Kenny Brack subit l'accident le plus violent de l'histoire du sport automobile.
À la suite d'un contact à plus de 360 km/h, sa monoplace s'envole et s'écrase violemment contre le grillage de protection.
La boîte noire de la voiture enregistre un pic de décélération phénoménal de 214 G. Pour donner une idée, à 214G, le corps de Kenny Brack (qui pèse environ 75 kg) a instantanément pesé plus de 16 tonnes.
K Brack a survécu (malgré de multiples fractures au dos, aux jambes et aux chevilles) et a pu reprendre le volant plus tard, il le doit exclusivement à la conception du châssis monocoque en fibre de carbone. La cellule de survie est restée parfaitement intacte tandis que toutes les autres pièces de la voiture se sont désintégrées pour dissiper la quantité astronomique d'énergie cinétique. Le capteur était fixé sur le châssis, prouvant que la structure a pris le pire de l'impact pour sauver la vie du pilote.
Ch Fittipaldi
K Brack a survécu (malgré de multiples fractures au dos, aux jambes et aux chevilles) et a pu reprendre le volant plus tard, il le doit exclusivement à la conception du châssis monocoque en fibre de carbone. La cellule de survie est restée parfaitement intacte tandis que toutes les autres pièces de la voiture se sont désintégrées pour dissiper la quantité astronomique d'énergie cinétique. Le capteur était fixé sur le châssis, prouvant que la structure a pris le pire de l'impact pour sauver la vie du pilote.
Ch Fittipaldi
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