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Avant de briller sur les plus grands circuits du monde, Alexander Wurz a été sacré champion du monde de BMX en 1986, à l'âge de 12 ans seulement. C'est en voyant son cousin sur un vélo qu'il a eu le déclic. Cette agilité acquise sur deux roues a forgé ses réflexes hors normes pour sa future carrière en sport automobile.
Le crash à 300 km/h le plus rapide de la F1 En 2005, lors d'essais privés avec McLaren sur le Castellet, Wurz subit un accident terrifiant à cause d'un pneu arrière mal monté (les stickers de direction de Michelin ayant été inversés). Le pneu explose à pleine vitesse, projetant sa monoplace contre le mur à 300 km/h.
Le miracle : Le choc s'est fait par l'arrière, ce qui a idéalement absorbé l'énergie. Wurz s'est extrait de la voiture totalement indemne, malgré des dégâts estimés à près de 400 000 £.
Le geste de Michelin : Les ingénieurs de Michelin sont venus directement chez lui pour s'excuser en personne et lui expliquer la faille technique, une marque de transparence que le pilote a énormément respectée.
En 1996, Wurz est ruiné et s'apprête à abandonner le sport automobile. Reinhold Joest l'appelle au dernier moment pour un test, où il surclasse tout le monde. Il prend le départ des 24 Heures du Mans à 22 ans.
Ses deux coéquipiers (Davy Jones et Manuel Reuter) étant beaucoup plus petits que lui, l'écurie n'a pas le temps de concevoir un pédalier ajustable. Pour les relais des autres pilotes, l'équipe glissait simplement un bloc de bois derrière les pédales pour qu'ils puissent les atteindre. Wurz a dû rouler toute la course recroquevillé dans un cockpit trop étroit, souffrant de crampes terribles, ce qui ne l'a pas empêché de devenir le plus jeune vainqueur de l'histoire du Mans.
C'est l'une de ses signatures visuelles les plus célèbres : Alexander Wurz a piloté pendant une grande partie de sa carrière avec une chaussure rouge à un pied et une chaussure bleue à l'autre. Ce n'était pas par superstition, mais à la suite d'une erreur d'emballage dans ses débuts. Trouvant le look amusant et constatant que cela faisait parler, il a décidé de conserver cette habitude en F1, en faisant un outil marketing unique.En tant que pilote d'essais et titulaire, Wurz a côtoyé les patrons les plus redoutables de la F1. Il raconte avec humour le choc des cultures entre :
Flavio Briatore (Benetton) : Qui gérait l'écurie comme un club branché, misant tout sur le glamour et le charisme.
Ron Dennis (McLaren) : Maniaque de la perfection et de la propreté, qui refusait de voir la moindre trace de poussière ou un câble mal rangé dans le garage. Wurz s'amusait de voir à quel point Dennis pouvait être déstabilisé par le moindre détail hors de son contrôle.
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