7 oct. 2026

TRIUMPH Dolomite

La DOLOMITE 

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L'histoire de la Triumph Dolomite Sprint en Championnat de France de Production (Supertourisme) à la fin des années 1970, pilotée notamment par le regretté René Metge (futur triple vainqueur du Dakar) et Jean-Pierre Jaussaud, cache une "anecdote de tricherie" (ou plutôt de zones grises réglementaires) très célèbre dans le milieu des paddocks de l'époque. 

Le Championnat de Production de l'époque imposait des voitures proches de la série. Pourtant, la conformité de la Triumph Dolomite de René Metge a fait l'objet de nombreuses rumeurs et suspicions. 

Alors que la Dolomite Sprint de série sortait d'usine avec un moteur 2,0 litres à 16 soupapes (environ 127 ch), la légende des paddocks raconte que les voitures de course flirtaient parfois avec des moteurs réalésés à 2,2 litres, voire 2,5 litres. Pour contourner les contrôles techniques d'après-course, les préparateurs utilisaient des astuces de marquage de blocs moteurs afin de faire passer les cylindrées supérieures pour le 2,0 L réglementaire. 

Préparées en Angleterre chez le célèbre sorcier 
Broadspeed, ces berlines légères de près de 200 chevaux parvenaient à tenir tête et à battre de grosses cylindrées comme les BMW 530i ou les puissantes Ford Capri. 

Comme en témoignent les passionnés et observateurs de l'époque, la conformité avec le règlement était alors un véritable "jeu de piste" : 

Malgré les doutes constants sur la cylindrée réelle et la conformité technique de sa monture, la ferveur du public restait intacte face aux glissades spectaculaires de la "Dolo". Grâce à ce cocktail d'agilité, de préparation à la limite de la légalité et de coup de volant magistral, René Metge décrochera le titre de Champion de France de Supertourisme en 1976 et 1978. 

A la commission Production de la FFSA; les débats ne manquent pas de piment.

J Claude Geurie anime les discutions.
Lors des discutions il y avait de curieux marchandages aussitôt réprimés par Gérard Crombac alors commissaire technique.

Sur les pistes le spectacle est haut en couleur.

Les Bmw 530 I US du team Benoist sont des 528 à moteurs 3 litres destinées au marché d' amérique centrale.
Donc interdit !

Alors la guerre est déclaré, Ford avec la Capri et Triumph avec la Dolomite s'organisent.

Il y avait la Capri de Graham Stuart préparé par Ted Grace, la Capri surclasse non seulement les autres Capri mais les voitures
Française. Un démontage complet et minutieux allait faire apparaitre que cette voiture dite de production était un proto.

Le cas de la dolomite est plus sentimental. Une petite 2 litres qui veut battre les 3 litres. René Metge, Jean Pierre Jaussaud ont une
grosse cote d'amour auprès du public.

Pour qu'elle avance la Triumph doit être "violenter" pour qu'elle dévoile son potentiel.

Son système de refroidissement d'huile est sophistiqué, il emprunte totalement le circuit dévolu d'origine au ... chauffage.
Donc interdit !!!

Le carter d'huile cloisonné est proscrit par le règlement, mais il permit à la "dolo" d'atteindre plus souvent les lignes d'arrivée.

Lors des contrôles, les démontages ayant le plus souvent lieu le lendemain des courses dans un garage avoisinant, une combine avait été mise au point. Au moment du plombage du moteur, quand le commissaire faisait glisser le fil métalique, le mécano se jetait sous la voiture, tirait une longueur suffisante de fil pour faire un noeud et renvoyait ensuite le fil au commissaire placé au dessus qui dès lors n'avait plus qu'a apposer son plomb.

Dans la soirée à l'abri des regards il suffisait de défaire le neud, remplacer le carter et repalcer le tout ...

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