COMAS - A SENNA
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Nous sommes le 28 août 1992, à Spa-Francorchamps. Ayrton Senna s’élance pour un tour lancé lors des essais du Grand Prix de Belgique.
À la sortie de Blanchimont, tout bascule : la McLaren-Honda n°1 ralentit brusquement. Devant lui, une Ligier immobilisée au milieu de la piste, noyée dans un nuage de poussière. À son bord, Érik Comas.
« J’étais le premier à arriver après que Jyrki Järvilehto est sorti large et a répandu des graviers », racontera Comas. « Une fois le virage passé, plus rien. J’ai tiré tout droit dans les murs de pneus. »
Le choc est violent. Une roue vient heurter son casque.
Assommé, le pilote perd connaissance tandis que sa monoplace finit sa course en travers de la piste, moteur hurlant. « Je ne me souvenais de rien. J’ai dû revoir les images après coup. Ma roue avant droite m’a frappé à la tête : j’étais K.-O., le pied toujours sur l’accélérateur. »
La suite appartient à la légende. Senna s’arrête, saute hors de sa voiture et court vers l’épave. Le moteur de la Ligier tourne encore à haut régime, l’essence et l’huile se répandent : le risque d’explosion est imminent. Sans hésiter, le Brésilien se penche dans le cockpit et coupe le contact. « Personne ne savait ce qui pouvait arriver. Tout pouvait exploser. Ayrton m’a sauvé la vie. »
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