8 juin 2026

Mercedes-Benz 1955

Mercedes-Benz 1955.

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Le principe

Les ingénieurs dirigés par Rudolf Uhlenhaut étaient confrontés à un problème : la 300 SLR atteignait des vitesses très élevées mais conservait des freins à tambour, certes très performants pour l'époque, mais moins efficaces que les freins à disque utilisés notamment par Jaguar Cars sur la Jaguar D-Type.

Pour compenser cet handicap, Mercedes développa un grand volet articulé placé derrière le pilote. Lorsqu'il était abaissé, il s'intégrait à la carrosserie. Lorsqu'il était relevé presque verticalement par commande mécanique ou hydraulique, il augmentait brutalement la traînée aérodynamique.

Son efficacité

Le dispositif avait deux effets :

  1. Créer une forte résistance à l'air, ralentissant la voiture sans solliciter les freins.
  2. Reporter davantage de charge sur l'arrière, améliorant la stabilité pendant les freinages à haute vitesse.

Les pilotes tels que :

  • Juan Manuel Fangio
  • Stirling Moss
  • "Levegh"

l'utilisaient notamment avant les gros freinages.

À très haute vitesse, l'effet était spectaculaire. Les essais effectués à Autodromo Nazionale Monza montrèrent effectivement des gains importants en distance de freinage. Les chiffres exacts varient selon les sources, mais le principe était suffisamment efficace pour constituer un véritable avantage stratégique.

Au Mans 1955

Lors des 24 Heures du Mans 1955, ce système impressionna les observateurs. Les Mercedes arrivaient à très haute vitesse dans la zone des stands puis déployaient l'aérofrein avant le freinage principal.

Cette innovation faisait partie de l'approche très avancée de Mercedes en matière d'aérodynamique. La 300 SLR dérivait d'ailleurs directement de la monoplace de Grand Prix Mercedes-Benz W196.

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