Pizzonia débute la saison 2003 aux côtés de Mark Webber. Très estimé dans les formules de promotion, il arrive en F1 avec une solide réputation. Jaguar attend cependant des résultats rapides.
Après dix Grands Prix, l'équipe estime que ses performances sont insuffisantes par rapport à celles de Webber. En juillet 2003, Jaguar décide de le remplacer par Justin Wilson.
Le différend contractuel
Officiellement, la séparation est présentée comme une décision sportive.
Toutefois, comme souvent en Formule 1, la situation contractuelle est plus complexe. Pizzonia considère qu'il dispose d'un contrat pour l'ensemble de la saison et estime que son remplacement ne le prive pas de ses droits financiers.
Des informations de l'époque évoquent effectivement une demande de versement de la totalité du salaire restant dû pour 2003, voire d'indemnités complémentaires selon les clauses du contrat.
Jaguar lui propose un rôle de pilote d'essais et de réserve, solution fréquemment utilisée pour limiter les conséquences d'un licenciement en cours de saison. Pizzonia ne semble pas satisfait de cette proposition et le dossier prend alors une dimension juridique.
L'affaire du contrôle antidopage
La référence à une « amie athlète contrôlée positive » renvoie à une affaire extérieure à la F1 qui avait été largement relayée dans la presse brésilienne à l'époque. Toutefois, cet épisode n'a aucun lien établi avec la rupture entre Pizzonia et Jaguar.
La suite
Malgré cet échec chez Jaguar, Pizzonia ne disparaît pas du paddock :
- il reste lié à Williams comme pilote d'essais ;
- il participe à plusieurs Grands Prix en remplacement de Ralf Schumacher en 2004 ;
- il effectue encore quelques apparitions en championnat du monde avant de poursuivre sa carrière dans d'autres disciplines.
L'affaire Pizzonia illustre surtout une réalité fréquente de la F1 du début des années 2000.

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