23 sept. 2026

KAUSHEN F1

KAUSHEN F1

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Après avoir brillé en endurance avec Porsche et mené Alfa Romeo au titre mondial des constructeurs en 1975, l'ancien pilote allemand Willi Kauhsen décide de se lancer en F1 pour la saison 1979.





Pour pouvoir inscrire son écurie au championnat du monde de Formule 1, Willi Kauhsen devait verser une caution financière obligatoire à la FISA (l'organe directeur de l'époque). Une rumeur tenace a longtemps circulé dans le paddock : le chèque remis par Kauhsen n'aurait jamais pu être encaissé par la fédération en raison d'un manque criant de liquidités, scellant le destin financier de l'équipe avant même le premier tour de roue. 



L'ingénieur Klaus Kapitza a conçu la monoplace, la Kauhsen WK, en tentant de copier l'arme absolue de l'époque : la Lotus 79 à effet de sol. 

Les radiateurs, les collecteurs d'échappement et les réservoirs étaient si mal implantés dans les pontons qu'ils bloquaient totalement le flux d'air nécessaire à l'effet de sol.

Faute de grip, l'équipe a dû ajouter en catastrophe des ailerons classiques avant la première course. La monoplace, censée révolutionner l'aérodynamique, s'est retrouvée lourde, instable et complètement dépassée. 

Lors de leur première tentative officielle au Grand Prix d'Espagne 1979 à Jarama, l'équipe n'a pas les moyens d'acheter les pneus de qualification tendres que tout le monde utilise. Le pilote italien Gianfranco Brancatelli doit tenter de se qualifier avec de vieux pneus Goodyear durs de course. Résultat : il signe le pire temps des 27 engagés, relégué à plus de 3 secondes du concurrent le plus proche. 

L'aventure ne dure en tout et pour tout que deux week-ends de course : [1]

  • Grand Prix d'Espagne : Non-qualification.
  • Grand Prix de Belgique (Zolder) : L'embrayage casse durant les essais. Brancatelli échoue à nouveau à se qualifier, à plusieurs secondes des leaders. 

À court d'argent et conscient du désastre technique, Willi Kauhsen jette l'éponge immédiatement après la manche belge et ferme la structure. 

Ne voulant pas rester sur une faillite totale, Kauhsen vend tout son matériel à un autre habitué des fonds de grille : l'Italien Arturo Merzario. La Kauhsen WK est alors rebaptisée Merzario A4. L'ironie de l'histoire veut qu'avec ce nouveau nom, la voiture a continué sa trajectoire en ne parvenant jamais à se qualifier pour le moindre Grand Prix officiel de la saison. 

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