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L'histoire de Maki Engineering est l'une des anecdotes les plus folles et tragicomiques de l'histoire du sport automobile.
L'histoire de Maki Engineering est l'une des anecdotes les plus folles et tragicomiques de l'histoire du sport automobile.
Fondée en 1974 par le jeune designer Kenji Mimura, cette écurie privée japonaise rêvait de conquérir la Formule 1 avec une philosophie résumée par leur devise interne : « Sonani Muzakashi Kotto car », ce qui se traduit littéralement par « Ça ne doit pas être si compliqué de faire une voiture ».
La réalité leur a donné une claque mémorable.
Le premier pilote a cru à un canular
Lorsque l'écurie contacte le pilote néo-zélandais Howden Ganley en 1974 pour lui proposer un volant, ce dernier est persuadé qu'il s'agit d'une blague de potaches organisée par ses amis. Ce n'est qu'en visitant leurs ateliers (qui s'avéraient être les anciens locaux de Frank Williams à Reading) et en voyant les premiers châssis qu'il réalise le sérieux – ou du moins la réalité – du projet.
Pour concevoir leurs monoplaces (la Maki F101), Mimura et son associé Masayo Ono obtiennent l'argent d'une société d'investissement japonaise appelée M's Brain. Ce qu'ils ignoraient (ou feignaient d'ignorer), c'est que cette entreprise fonctionnait sur un système de vente pyramidale illégal (une pyramide de Ponzi). Malgré la crise pétrolière et le caractère hautement suspect des fonds, l'équipe a foncé tête baissée.
Maki voulait créer la voiture la plus sûre possible. En lisant le règlement technique de la FIA, et notamment les sections sur les "structures déformables" en cas de crash, les ingénieurs japonais sur-interprètent les consignes.
Résultat : la Maki F101 affiche 150 kg de trop sur la balance par rapport au poids minimum requis ! Elle est tellement lourde et massive que la presse britannique se moque ouvertement de son design aérodynamique aéronautique totalement raté. Lors des premiers tests, la voiture n'accélère pas, ne freine pas, ne tourne pas et surchauffe instantanément à cause de sa carrosserie XXL
Conscient du désastre avant le Grand Prix de Grande-Bretagne 1974, l'équipe tente le tout pour le tout pour l'alléger. Ils sortent les outils et coupent des morceaux entiers de carrosserie, remplacent l'aileron avant dantesque par une dérive classique et réduisent la boîte à air. Malgré ce régime forcé à la disqueuse, la voiture ne perd que... 20 petits kilos. Étonnamment, Ganley rate la qualification de seulement 4 secondes face à la pole position de Niki Lauda, une performance presque héroïque au vu du camion qu'il pilotait.
En 1975, repeinte en bleu grâce au sponsor des montres Citizen, l'équipe recrute le pilote japonais Hiroshi Fushida pour le Grand Prix des Pays-Bas. Fushida réalise un temps catastrophique à Zandvoort, roulant à 13 secondes de Niki Lauda. Mais le pire survient aux essais : Fushida explose le moteur Ford-Cosworth. Le problème ? Maki n'avait ramené qu'un seul et unique moteur pour tout le week-end. Faute de pièce de rechange, Fushida n'a même pas pu tenter sa chance pour la course.
Le pilote britannique Tony Trimmer prendra le relais ensuite, vivant un calvaire total à cause de la barrière de la langue, personne dans l'équipe ne parlant correctement anglais.
En 12 engagements entre 1974 et 1976, la Maki n'est jamais parvenue à se qualifier pour prendre le départ d'un seul Grand Prix de Formule 1. Une magnifique leçon d'audace et d'amateurisme qui reste gravée dans la légende de la F1.
Le premier pilote a cru à un canular
Lorsque l'écurie contacte le pilote néo-zélandais Howden Ganley en 1974 pour lui proposer un volant, ce dernier est persuadé qu'il s'agit d'une blague de potaches organisée par ses amis. Ce n'est qu'en visitant leurs ateliers (qui s'avéraient être les anciens locaux de Frank Williams à Reading) et en voyant les premiers châssis qu'il réalise le sérieux – ou du moins la réalité – du projet.
Pour concevoir leurs monoplaces (la Maki F101), Mimura et son associé Masayo Ono obtiennent l'argent d'une société d'investissement japonaise appelée M's Brain. Ce qu'ils ignoraient (ou feignaient d'ignorer), c'est que cette entreprise fonctionnait sur un système de vente pyramidale illégal (une pyramide de Ponzi). Malgré la crise pétrolière et le caractère hautement suspect des fonds, l'équipe a foncé tête baissée.
Maki voulait créer la voiture la plus sûre possible. En lisant le règlement technique de la FIA, et notamment les sections sur les "structures déformables" en cas de crash, les ingénieurs japonais sur-interprètent les consignes.
Résultat : la Maki F101 affiche 150 kg de trop sur la balance par rapport au poids minimum requis ! Elle est tellement lourde et massive que la presse britannique se moque ouvertement de son design aérodynamique aéronautique totalement raté. Lors des premiers tests, la voiture n'accélère pas, ne freine pas, ne tourne pas et surchauffe instantanément à cause de sa carrosserie XXL
Conscient du désastre avant le Grand Prix de Grande-Bretagne 1974, l'équipe tente le tout pour le tout pour l'alléger. Ils sortent les outils et coupent des morceaux entiers de carrosserie, remplacent l'aileron avant dantesque par une dérive classique et réduisent la boîte à air. Malgré ce régime forcé à la disqueuse, la voiture ne perd que... 20 petits kilos. Étonnamment, Ganley rate la qualification de seulement 4 secondes face à la pole position de Niki Lauda, une performance presque héroïque au vu du camion qu'il pilotait.
En 1975, repeinte en bleu grâce au sponsor des montres Citizen, l'équipe recrute le pilote japonais Hiroshi Fushida pour le Grand Prix des Pays-Bas. Fushida réalise un temps catastrophique à Zandvoort, roulant à 13 secondes de Niki Lauda. Mais le pire survient aux essais : Fushida explose le moteur Ford-Cosworth. Le problème ? Maki n'avait ramené qu'un seul et unique moteur pour tout le week-end. Faute de pièce de rechange, Fushida n'a même pas pu tenter sa chance pour la course.
Le pilote britannique Tony Trimmer prendra le relais ensuite, vivant un calvaire total à cause de la barrière de la langue, personne dans l'équipe ne parlant correctement anglais.
En 12 engagements entre 1974 et 1976, la Maki n'est jamais parvenue à se qualifier pour prendre le départ d'un seul Grand Prix de Formule 1. Une magnifique leçon d'audace et d'amateurisme qui reste gravée dans la légende de la F1.

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