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En 1994, Tom Walkinshaw est le directeur technique de l'écurie
Benetton en Formule 1, aux côtés de Flavio Briatore, propulsant un jeune
Michael Schumacher vers son premier titre.
Cette année-là, les ravitaillements en essence sont réintroduits.
Les Benetton effectuent des arrêts inexplicablement plus courts que les
Williams d'Ayrton Senna et Damon Hill.
Après l'incendie spectaculaire de la voiture de Jos Verstappen au
GP d'Allemagne, la FIA inspecte l'appareil de ravitaillement Intertechnique de
Benetton. Elle découvre que l'équipe a retiré un filtre de sécurité interne.
Cela permettait à l'essence de couler 12,5 % plus vite dans la monoplace.
Walkinshaw a fermement défendu que la modification avait été autorisée
oralement par un délégué, évitant ainsi une disqualification lourde à l'écurie.
Au milieu des années 90, Tom Walkinshaw veut sa propre écurie de
Formule 1. Il rachète la modeste équipe Arrows avec l'ambition d'en faire un
top team.
En 1996, Damon Hill est sacré Champion du Monde de F1 avec
Williams, mais l'écurie de Frank Williams décide de ne pas le reconduire pour
1997. Hill se retrouve sans volant.
Walkinshaw appelle Hill et réussit l'impossible : convaincre le
Champion du Monde en titre de signer chez Arrows, une écurie de fond de grille,
en lui promettant l'arrivée d'un moteur d'usine (Yamaha) et de gros budgets.
C'est le choc de l'année 1997. Au Grand Prix de Hongrie, le miracle frôle
l'histoire : Hill qualifie sa modeste Arrows en première ligne et domine toute
la course devant Michael Schumacher, avant qu'une panne hydraulique à un tour
de l'arrivée ne le prive d'une victoire historique (il finira 2e).
Après l'accident mortel d'Ayrton Senna en 1994, la FIA impose une
planche de bois (le patin) sous le fond plat des Formule 1 pour limiter la
garde au sol et réduire la vitesse dans les virages. Si la planche est trop
usée à la fin d'une course, la voiture est disqualifiée.
L'astuce de TWR chez Benetton : Lors du premier Grand Prix avec
cette règle au Brésil, la Benetton B194 de Schumacher est inspectée. Les
commissaires découvrent que la planche est intacte alors que la voiture a roulé
extrêmement bas. En analysant de plus près, Walkinshaw avait fait installer des
rondelles en métal ultra-résistant cachées à l'intérieur des fixations
de la planche. Quand la voiture frottait le sol, le métal absorbait le
frottement sans que le bois ne s'use. La FIA a dû modifier la formulation de la
règle technique dès la course suivante pour contrer cette énième
L'interrupteur secret de la Benetton B194 (Formule 1, 1994)
L'année 1994 reste la plus controversée de la carrière de directeur
technique de Tom Walkinshaw chez Benetton. La FIA suspectait fortement l'équipe
d'utiliser un antipatinage électronique (Launch Control), un système
strictement interdit cette saison-là pour aider Michael Schumacher au départ.
Une enquête approfondie de la FIA sur les logiciels de Benetton
révèle la présence d'un sous-programme informatique crypté baptisé « Option 13
». C'était bel et bien un système d'aide au départ ultra-sophistiqué.
Coincé par les techniciens de la FIA, Walkinshaw sort sa meilleure
carte de juriste : il prouve aux commissaires que pour activer l'Option 13, le
pilote devait effectuer une séquence de touches totalement improbable sur son
volant (neuf pressions spécifiques et un maintien de palette) au moment
d'allumer la voiture. Walkinshaw a soutenu que ce programme n'était qu'un reste
de la saison 1993 utilisé pour les tests et que, la séquence étant trop
complexe, il était impossible de l'activer en course. La FIA n'a jamais pu
prouver que Schumacher l'avait utilisé pendant un Grand Prix, et Benetton a
évité la disqualification.
L’espionnage radio en direct (F1, 1997)
En 1997, Tom Walkinshaw dirige l'écurie Arrows et engage le
Champion du Monde en titre, Damon Hill. L'équipe dispose de petits budgets face
aux géants comme Ferrari ou Williams, mais Walkinshaw trouve toujours un moyen
de compenser par la ruse.
À cette époque, les communications radio entre les pilotes et leurs
stands ne sont pas encore systématiquement cryptées de manière sécurisée. Tom
Walkinshaw embauche un technicien radio spécialiste dont la seule mission,
durant tout le week-end de Grand Prix, est de scanner et de pirater les
fréquences des équipes de pointe.
Lors du fameux Grand Prix de Hongrie 1997, alors que Damon Hill
survole la course au volant de sa modeste Arrows, Walkinshaw est assis sur le
muret des stands avec un casque supplémentaire. Il écoute en direct la panique
chez Ferrari et Williams. En entendant les ingénieurs de J Villeneuve parler de la dégradation précoce de leurs pneus Goodyear et de leur stratégie
de ravitaillement, Walkinshaw ajuste la course de Hill au tour près. Sans une
panne hydraulique dans les derniers kilomètres, ce piratage artisanal offrait à
Arrows la plus grande victoire de son histoire.
Le carburant aromatisé de Benetton (F1, 1994)
En 1994, alors que Tom Walkinshaw est le directeur technique de
l'écurie Benetton de Michael Schumacher, la FIA traque sans relâche les
carburants non conformes. Le règlement impose d'utiliser une essence très
proche de celle du commerce pour éviter les additifs chimiques ultra-toxiques
et surpuissants des années 80.
Lors du Grand Prix d'Italie à Monza, les ingénieurs des équipes
rivales (notamment Williams et Ferrari) se plaignent auprès de la FIA d'une
odeur insoutenable et bizarre qui s'échappe des échappements de la Benetton
B194 lorsque Schumacher les double. L'odeur ressemble à un mélange de solvant
industriel et de menthe poivrée.
Saisie, la FIA effectue un prélèvement surprise dans les cuves de
Benetton. L'analyse chimique montre que le carburant respecte strictement le
taux d'octane et la densité légale. Mais Walkinshaw avait découvert un vide
juridique : le règlement listait précisément les hydrocarbures interdits, mais
oubliait une catégorie de composés volatils aromatiques qui amélioraient la
vitesse de propagation de la flamme dans le cylindre. Pour masquer la
supercherie olfactive auprès des concurrents, TWR avait délibérément ajouté un parfum
de synthèse à la menthe dans l'essence. La FIA a dû réécrire sa charte de
conformité chimique dès le Grand Prix suivant.
L'arnaque de la "pesée flottante" chez Arrows (F1, 1998)
En 1998, la FIA durcit drastiquement les contrôles de poids des
monoplaces de Formule 1 après chaque séance de qualification. Les voitures sont
pesées de manière aléatoire sur la balance officielle de la FIA dans la voie
des stands.
La monoplace Arrows A19 conçue sous l'ère Walkinshaw souffrait d'un
manque de rigidité chronique si elle était construite trop lourde. Pour gagner
en performance pure, l'équipe la faisait rouler sous le poids minimum légal de
600 kg.
Pour ne jamais se faire prendre sur la balance de la FIA, TWR
installe un système ingénieux relié au réservoir de liquide de refroidissement
et d'huile. Lors du tour de rentrée aux stands, le pilote activait une molette
sur le volant. Ce geste déclenchait une pompe haute pression cachée qui
transférait une partie des fluides chauds vers des cavités creuses étanches,
situées tout au fond du ponton latéral, juste au-dessus du fond plat. En se
refroidissant instantanément au contact de plaques de carbone spécifiques, le
fluide créait une lourde condensation qui alourdissait artificiellement la
voiture de 6 à 7 kg pile au moment de monter sur la balance. Une fois la pesée
validée, l'équipe n'avait qu'à purger discrètement le système dans le garage
avant l'inspection finale.
Le coup du moteur "loué" deux fois (F1, 1997)
En 1997, Tom Walkinshaw équipe ses monoplaces Arrows d'un bloc V10
fourni par le motoriste japonais Yamaha. Le contrat stipule que Yamaha fournit
les moteurs gratuitement à condition que l'écurie assure une visibilité
maximale à la marque et ne sous-loue pas l'espace moteur.
En cruel manque de liquidités en milieu de saison, Walkinshaw
démarche discrètement la marque de luxe d'un grand cigarettier. Il leur vend à
prix d'or un espace publicitaire exclusif... directement moulé sur les
couvre-culasses en carbone des moteurs.
Lors du Grand Prix suivant, les ingénieurs de Yamaha découvrent
avec stupeur leur propre bloc moteur rebaptisé visuellement au nom d'une autre
marque sur les écrans de télévision du monde entier. Furieux, le directoire
japonais exige des explications. Fidèle à lui-même, Tom Walkinshaw leur répond
avec un aplomb incroyable : "Le moteur est toujours un Yamaha à
l'intérieur, j'ai juste vendu le plastique qui est autour. Le plastique
m'appartient".
La saga TWR s'arrêtera définitivement au début de l'année 2003 avec
la faillite de l'empire, laissant derrière elle l'image d'une époque révolue où
la malice humaine l'emportait encore sur la rigueur des ordinateurs.
L'arnaque du faux ingénieur aérodynamicien (F1, 1997)
Lors de l'achat de l'écurie Arrows par Tom Walkinshaw, ce dernier
veut immédiatement restructurer le département technique. Le problème est que
les ingénieurs de pointe en Formule 1 coûtent une fortune et sont souvent
bloqués par des clauses de non-concurrence très strictes (gardening leave).
Pour concevoir la voiture de 1997, Walkinshaw recrute un ingénieur
aérodynamicien de renom venant d'une équipe rivale, mais dont le contrat lui
interdit formellement de travailler pour une autre écurie de F1 pendant 6 mois.
Pour contourner la loi, Walkinshaw ne l'enregistre pas comme
employé d'Arrows. Il l'embauche via une obscure filiale de TWR officiellement
spécialisée dans le design de... remorques de camions et de matériel agricole basée
en Écosse. L'ingénieur passait ses journées dans un bureau secret à Kidlington,
travaillant sur les plans de la F1 d'Arrows. Lorsque les avocats de l'écurie
adverse sont venus inspecter les locaux pour vérifier s'il y avait rupture de
contrat, l'ingénieur avait été briefé : il a sorti des plans ultra-détaillés de
moissonneuses-batteuses et de bennes basculantes qu'il avait dessinés à la hâte
la veille pour prouver qu'il respectait sa clause.

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