13 oct. 2026

ARNOUX PIRONI 1977

F2 77 PIRONI ARNOUX

RETOUR A LA TABLE DES MATIÈRES

1977, la rivalité en Championnat d'Europe de Formule 2 entre René Arnoux et Didier Pironi, tous deux équipiers au sein de l'écurie Martini-Renault Elf, a donné lieu à des coulisses mémorables. Bien que l'ambiance générale soit restée professionnelle, une anecdote technique illustre parfaitement le choc de tempéraments et de méthodes entre ces deux futurs grands de la Formule 1. 

Au début de la saison 1977, l'écurie Martini-Renault fait rouler ses deux espoirs français. Didier Pironi, issu d'un milieu plus aisé et très méticuleux, s'était assuré l'exclusivité du célèbre préparateur de moteurs Bozian. 

Cependant, en cours de route, le pétrolier Elf récupère René Arnoux qui gérait jusque-là sa propre mécanique et dormait dans sa petite caravane et parvient à le placer lui aussi chez Bozian pour optimiser ses chances de titre. 

Vexé par ce qu'il considère comme une trahison et un non-respect de la parole donnée, Pironi claque la porte du motoriste. Dans une colère froide, il décide de confier ses blocs à un autre préparateur de renom, Bernard Mangé (surnommé « Nanar »). Les moteurs de « Nanar » marchent d'ailleurs d'une manière fantastique, ce qui permet à Pironi de signer de grosses performances (dont une victoire à Estoril). 

Cette saison 1977 met en lumière deux trajectoires et philosophies opposées qui les suivront toute leur carrière :

René Arnoux, le "gars des circuits" pur jus, instinctif, qui compense le manque de moyens initiaux par une fougue incroyable. C'est lui qui décroche le titre de Champion d'Europe F2 1977 avec 4 victoires. 




Didier Pironi, le perfectionniste, cérébral et ultra-ambitieux, qui terminera 3e du championnat mais se consolera cette même année en remportant le prestigieux GP de Monaco de Formule 3, lui ouvrant directement les portes de la F1 chez Tyrrell. 

Les deux compères partageront également le volant d'une Renault Alpine A442 aux 24 Heures du Mans 1977. Arnoux racontera plus tard qu'ils roulaient à 385 km/h en ligne droite dans une fureur totale, avant que leur voiture ne s'enflamme dès le premier tour. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire