6 oct. 2026

SCHMIDT COLERES

 

SCHMIDT COLERES

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L’écurie allemande ATS (Auto Technisches Spezialzubehör), engagée en Formule 1 entre 1977 et 1984, reste dans les mémoires comme l'une des structures les plus chaotiques du sport automobile. Son patron, Günther Schmidt (parfois orthographié Schmid), était un magnat de la jante en alliage au tempérament volcanique. Convaincu de connaître le métier de chacun mieux qu'eux-mêmes, il gérait son équipe par la terreur, ce qui a donné naissance à des anecdotes légendaires. 

En 1981, ATS engage le pilote suédois Slim Borgudd. En manque cruel de budget, Borgudd active ses réseaux : en plus d'être pilote, il est un batteur de studio occasionnel pour le groupe de pop planétaire ABBA. 
Borgudd parvient à convaincre le groupe de faire figurer leur logo géant sur les pontons de l’ATS.
ABBA ne donne pas d'argent directement, mais l'accord stipule que leur nom servira d'aimant pour attirer d'autres investisseurs. L'histoire est belle, même si l'aventure se solde par un unique petit point inscrit à Silverstone. 

Günther Schmidt a usé un nombre incalculable de pilotes (Jarier, Mass, Surer, Stuck, Winkelhock...) et d'ingénieurs à cause de ses crises de colère mémorables. 
Le brillant designer Gustav Brunner a été licencié et réembauché par Schmidt à de multiples reprises. Schmidt l'a un jour viré directement sur le muret des stands en plein milieu d'une séance d'essais parce qu'il n'aimait pas les réglages choisis. 

En 1984, le courageux pilote allemand Manfred Winkelhock subit une incroyable série de pannes mécaniques (moteurs BMW Turbo explosés, boîtes brisées). Au lieu de soutenir son pilote, Schmidt l'accuse publiquement de détruire le matériel et le licencie brutalement après le Grand Prix d'Italie, lassé de ses propres échecs techniques.

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