RETOUR A LA TABLE DES MATIÈRES
Au sommet de sa gloire avec ses Ford Capri dans le championnat britannique (BSCC), Gordon Spice avait la réputation d'être un véritable playboy. Son rival de l'époque, Mike Whitaker, l'a résumé ainsi : « Il était le James Hunt des voitures de tourisme, menant la grande vie. Ils faisaient la fête le samedi soir et gagnaient la course le dimanche ».
Le plus ironique est que Spice considérait la course comme son "hobby" du week-end. Sa véritable priorité était son empire de magasins d'accessoires automobiles (Gordon Spice Cash & Carry). Il avouera plus tard qu'il se sentait parfois coupable sur la grille de départ, pensant qu'il devrait plutôt être au bureau en train d'analyser des tableurs financiers.
Durant le vol, un passager déséquilibré a tenté de détourner l'avion de ligne en menaçant l'équipage. Plutôt que de céder à la panique, Spice et ses homologues pilotes habitués à gérer l'adrénaline et les situations d'urgence ont tout simplement sauté sur le pirate de l'air, l'ont maîtrisé au sol et l'ont ligoté sur son siège pour le reste du voyage, sauvant ainsi le vol.
Au milieu des années 1980, alors qu'il était devenu un
constructeur respecté de prototypes de Groupe C, Gordon Spice s'est agacé de la
politique réglementaire de la FISA (l'organe de la FIA dirigé par Jean-Marie
Balestre).
Dans le plus grand secret, Spice a mené une fronde et a bien failli réussir à créer un championnat dissident mondial en embarquant avec lui la majorité des écuries privées du Groupe C. L'histoire, a capoté au tout dernier moment dans des circonstances rocambolesques d'accords secrets brisés en coulisses, ce qui a laissé le monde du paddock totalement stupéfait.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire