27 oct. 2025

Mansell en F1



Nigel Mansell était un pilote correct, mais avec un palmarès relativement mince quand il fut recruté par Colin Chapman de Lotus en 1979.

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Dépourvu de commanditaires majeurs, il avait toutefois eu le courage et l’audace de financer ses débuts en course automobile en vendant ses biens, incluant sa maison.


Sacré Champion britannique de Formule Ford,


il a connu quelques succès en F3 malgré deux gros accidents dans lesquels il s’est fracturé des vertèbres.

Mansell raconte ici son premier essai à bord d’une F1 en octobre 1979 alors qu’il venait tout juste de se briser deux vertèbres.

« J’étais à la maison, immobilisé à cause de mes fractures. Chapman m’a appelé et proposé de participer à un essai dans quatre jours avec cinq autres jeunes pilotes.

 Évidemment, j'ai accepté. Je ne peux même pas bouger. Comment vais-je me rendre au circuit Paul-Ricard ? me suis-je demandé. Un médecin m’a fourni un corset et de puissants analgésiques. J’ai pris l’avion et je me suis rendu au circuit. J’avais avalé tellement de pilules que j’avais du mal à parler. 

Il n’y avait pas de siège moulé dans la Lotus. J’étais assis au fond de la coque en aluminium, entouré d’un peu de mousse. La voiture avait des pneus très usés, le moteur avait tourné durant toute la journée et les vitesses sautaient sans arrêt. 

L'adrénaline m'a bien aidé, mais j’étais à six secondes du meilleur temps. J’étais vraiment démoralisé et prêt à arrêter la course automobile. Le lendemain, Chapman m’a dit "La voiture était en très mauvais état hier. Fais un autre essai." Au second tour, j’ai eu une révélation. Ce que je voyais a instantanément ralenti. Tout semblait se dérouler au ralenti. Et j’ai roulé six secondes plus vite que la journée précédente. J’ai eu le poste d’essayeur

Mansell raconte ensuite l’essai aérodynamique effectué à Silverstone durant l’été 1980 qui lui a permis de prendre le départ de ses premiers Grands Prix.

« Le circuit était dangereux avec de gros poteaux en bois plantés tout près du bord de la piste et la voiture, munie de jupes, générait beaucoup d’appui. 

Nigel Stroud était l’ingénieur en charge de ce test. "Si tu ne roules pas en 1’14”, ça ne nous apportera rien". J’étais encore très inexpérimenté et je n’avais jamais piloté une F1 à Silverstone. Ses instructions ne m’ont pas mis en confiance ! J’ai demandé qu’il m’indique mes chronos avec un panneau. J’ai fait deux tours et je n’arrivais plus à respirer, car la voiture générait quatre ou cinq G dans les virages. 

J’ai fait quatre autres tours, sans que l’équipe me montre le panneau. J’étais si enragé que j’ai fait un dernier tour à fond absolu. De retour dans les puits, j’étais drainé, incapable de bouger. 

Stroud m’a dit "Tu te crois drôle ?" Je n’avais aucune idée de ce qu’il voulait dire. Il m’a montré le panneau. Je venais de rouler en 1’12” et venais de battre le record du tour.»

À cette époque, il y avait tellement d’inscrits que les Grand Prix organisaient des séances de pré-qualification.

« Il y avait habituellement une quarantaine de voitures d’inscrites. Nous tombions à 30 après les pré-qualifications, puis à 26 pour la course. Les pilotes actuels ne peuvent pas s’imaginer à quel point ils sont chanceux d’être certains d’être qualifiés, de piloter des voitures fiables à presque 100% sur des circuits très sécuritaires. Aujourd’hui, il y a des dégagements asphaltés dans presque tous les virages, ce qui n’était pas le cas à mes débuts

Si Mansell a une voiture de F1 préférée, c’est une Williams. « La FW11B-Honda est la voiture la plus fantastique que j’ai pilotée. En appuyant sur l’accélérateur, nous avions 350 chevaux. Cette puissance grimpait instantanément à 650 puis, une seconde plus tard, avec le boost du turbo, à 1500 chevaux. Il fallait constamment anticiper. Sur la ligne droite à Détroit, les roues arrière patinaient à 280 km/h en sixième vitesse.»

Mansell a dominé son coéquipier, Riccardo Patrese, durant la saison 1992, celle de son titre. « J’étais habituellement plus rapide que Riccardo. Au Brésil, il était convaincu que je disposais d’une voiture différente de la sienne, car j’avais roulé deux secondes plus vite que lui en qualification. J’ai donc demandé à Patrick Head et à Frank Williams d’échanger nos voitures pour la seconde qualification afin d’en avoir le cœur net. "Je ne veux pas passer la saison dans une telle ambiance. Je ne veux pas qu’il croit que j’ai une meilleure voiture". Mon premier tour chronométré fut 1”7 plus rapide que son meilleur temps. Cet événement a cimenté notre relation. Il a compris que j’étais prêt à pousser la voiture un peu plus fort que lui.»

Terminons avec cette anecdote concernant Lewis Hamilton alors que Mansell agissait comme commissaire de course à Spa. « Lewis en était à ses débuts et il avait affirmé aux autres commissaires "Vous n’avez aucune idée de ce qui se passe dans une F1. Nous seuls roulons à de telles vitesses". J’étais très mal à l’aise et j’ai très poliment demandé à Lewis quel était son tour de qualification le plus rapide jamais effectué. Il m’a répondu que c’était à un peu plus de 140 m/h [225 km/h]. J'ai rétorqué que le mien avait été réalisé à 233,75 m/h [376 km/h]. Il a ouvert grand les yeux et a fait "Ohhhh !". Lewis est un gentil garçon, mais il avait parfois un peu de mal à comprendre certaines choses...»

STEWART dyslexique

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Un sentiment de honte persistant

Jackie Stewart est d'abord un survivant du système scolaire, il répète à quel point il a été traumatisé par cette période. 

Rabaissé par tout le monde à l'école en raison de ses difficultés d'apprentissage, il souffrait en réalité d'une forme grave de dyslexie, mais qui n'a pas été diagnostiquée.

Jackie Stewart a donc vécu toute sa vie avec un sentiment de honte né du fait qu'il ne sait ni lire, ni écrire. 

Obligé de s'entraîner longuement avant de signer des autographes, Stewart ne pouvait pas non plus lire un prompteur quand il était consultant à la télévision.

Et pendant longtemps, il avait tellement honte qu'il mentait à tout le monde sur ce sujet, y compris à son amour de toujours, sa femme Helen. 

Il faut dire que cette dernière avait d'autres chats à fouetter pendant la carrière de son mari.

Un pilote au calme olympien

Car après avoir découvert le sport automobile grâce à un riche client du garage de ses parents où il travaillait depuis ses 15 ans, Jackie Stewart est vite devenu une des nouvelles stars du sport automobile. 

Au micro, Jackie Stewart raconte ce qui faisait sa différence, à savoir sa grande humilité par rapport à des rivaux souvent très sûrs d'eux, mais aussi son calme à toute épreuve, qui lui a peut-être permis d'échapper au pire. 

NEGRE Guy

Guy Nègre

1941 né à Narbonne

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Années ‘60
Etudes d’ingénieur motoriste.

"Deux jeunes Biterrois construisent un MOTEUR ROTATIF".
Le moteur est l'œuvre de deux jeunes qui ont fait connaissance lors de leur service militaire pour fonder en collaboration avec de jeunes ingénieurs, la société E.R.M.
Guy Nègre et son associé Paul Deville. (créateur du fameux pot Devil )

Les premiers brevets sont déposés au printemps 61 et c'est en juillet que le premier prototype est entrepris dans un petit atelier de Berre généreusement prêté aux chercheurs.

Le premier moteur de Guy Nègre, est dans une R&G, 1108cm³ et 60 ch., avec de nombreux problèmes d’étanchéité.
Naissent alors les moteurs MR3 et MR7, puis MR II...

Guy Nègre s'intéresse à la distribution rotative depuis les années 60 et dépose de nombreux brevets dans ce domaine. Son but est bien sûr, comme les nombreuses inventions comparables, de supprimer les soupapes et les problèmes qu'elles entrainent.

Ses premières réalisations concernent un moteur de 1300 G dont il affirme avoir tiré 152 ch (beaucoup de pilotes auraient donné cher pour avoir cette puissance !), malgré quelques petits problèmes de refroidissement de culasse..

Il expérimente son invention sur différent moteurs,(Peugeot, Renault, BMW..), puis met au point un nouveau système de distribution rotative très original.

Une trentaine de moteurs sont construits, dont certains sont alignés en côte avec un bon succès.
Il propose son brevet à différents constructeurs, mais malgré beaucoup de tractations, aucun contact n'aboutit.

Années ‘70
De 1970 à 1975, il travaille chez Renault.
Première entreprise créée par Guy Nègre en 1978 : SACMA, spécialisée dans les moteurs d'aviation légère, financée par l’état français. Elle réalise un moteur d'avion pour la DGAC à Vinon, toujours avec une distribution rotative.

Années ‘80
En 1986, Guy Nègre planche sur un projet de kit de distribution rotative pour les 205 GTI.
Lorsque Ballestre annonce la fin des turbo et le retour à l'atmosphérique, il voit une ouverture pour son invention et se décide à construire un moteur de F1.
Son but n'est pas de se mettre en concurrence avec les grands constructeurs de l'époque, comme Honda ou Renault, mais plutôt de proposer un moteur "client" aux nombreux petits constructeur de F1, un peu comme le V8 Cosworth ou le Judd..

Ce travail se fait en parallèle avec d'autres recherches et en collaboration avec diverses sociétés.

En 1987, la SACMA devient MGN (Moteurs Guy Nègre) et il est à la tête d'une entreprise de six personnes : un ingénieur, deux techniciens, un modéliste, un fraiseur, une secrétaire.

C'est une petite société très souple, répondant rapidement aux demandes des clients sur des problème d'usinage, de fabrication de pièces moteur, etc...
En cette même année 1987, par exemple, elle a réalisé une série de carters de distribution pour des Gordini.

Guy Nègre a mis au point pendant la période 1988/1989 un moteur révolutionnaire destiné à la F1. Il propose ses recherches aux constructeurs français qui refusent tous, alors il décide de concevoir lui-même ce moteur W12. 

Ce moteur MGN W12 avait la particularité d'avoir une architecture en W et possédait 12 cylindres, donc une longueur réduite s'adaptant parfaitement aux F1 compactes de l'époque.
La seconde particularité de ce moteur était d'être sans soupape, en effet, les arbres à cames étaient remplacés par des conduits rotatifs percés de lumières. Invention géniale mais entrainant de gros problèmes d'étanchéité.

La mise au point de ce moteur fut assez laborieuse et les tests de puissance sur banc s’avérèrent décevants au départ pour s’améliorer au fil du temps. La faible inertie du moteur permettait des régimes de rotation jamais obtenus avec des moteurs traditionnels. 

Il cherche des structures qui puissent l'aider en compétition, AGS F1 accepte de réaliser un essai, mais si le moteur fonctionne bien il est jeune et peu puissant par rapport aux moteurs F1 de l'époque

Norma accepte d'engager une voiture à moteur MGN W12 pour les 24 heures du Mans. Mais le moteur refuse de démarrer. Guy Nègre, déçu par le monde de la F1 s'en alla aux USA pour essayer de commercialiser son brevet mais sans succès.

Environ 15 ans après (2000) Vw-Audi construit pour ses voitures de luxe des modèles à mécaniques W12.

Années ‘90
.L'échec du W12 entraine de grosses difficultés financières.
-1991, il crée la société MDI, basée au Luxembourg, pour "mettre à l'abri ses brevets en cas de coup dur".

-1992, la société MGN est mise en liquidation.
Selon ses paroles, il se retrouve sans un sou et sans même un toit pour dormir. Mais grâce à sa société MDI, il parvient à rebondir. Entouré de quelques financiers et grâce à la distribution rotative devenue fiable, il développe un moteur à trois chambres MV3 dont le but est de supprimer les pots catalytiques. 

Il équipe une Citroën AX de son moteur. C'est grâce à ce moteur révolutionnaire qu'il pourra imaginer, dès 1995 sa prochaine invention.

- 1996: il met au point son moteur à air comprimé. Il dépose de nouveaux brevets, trouve de nouveaux financements. Il équipe la Citroën AX de son moteur MV 3 en bi-énergie avec adjonction de l’air comprimé.
- 1997 création de CQFD sarl, société de recherche et développement sous contrat avec MDI SA, située à Brignolles.
- 1998 : il fait rouler ses premiers prototypes, le fameux modèle taxi vert.
- 1999 : création du concept industriel MDI

Années 2000-2010
- 2000 CQFD sarl qui se situait depuis 1992 à Brignolles, s'installe dans le centre France Telecom usine, à Carros (Nice) dans le zoning industriel.
- 2001 technologie bi-énergie et développement du dispositif d'arrêt des pistons au point - mort haut « stop and go » imaginé depuis 1998
- 2002 Participation de MDI au Mondial de l'automobile à Paris avec la Minicats . « À partir de là, une vraie cabale a été montée pour nous couler, affirme l'ingénieur.

200 procédures juridiques ont été lancées contre MDI et nous avons subi de nombreuses pressions »

- 2003 Nouveau cycle thermo-dynamique avec la chambre active, dispositif améliorant significativement le rendement des moteurs
- 2004 : nouveau moteur à air comprimé type 41 mono en bi énergie fonctionnant avec divers adjuvants.
- 2005 Création cycle à combustions froides. La situation financière devient à nouveau précaire.
- 2006 construction de l’usine modèle à Carros (Nice) et déménagement.
- 2007, après un audit de 31 mois, l'Indien Tata lui achète l'exploitation de son moteur à air comprimé pour l'Inde, le 5 février 2007. Développement de la OneCats.
- 2008 la OneCats est présentée au Salon de New York. Développement de l’Airpod et sa présentation en octobre.
- 2009 participation au Salon de Genève. Deux Airpods sont testés par KLM
- 2010 homologation européenne de l’Airpod 1.0
- 2014 concept de l'Airpod 2.0

Actuellement, Guy Nègre a déposé plus de 100 brevets, dont 3 en copropriété avec ELF et 2 conjointement avec l’Institut Français du Pétrole.

Son fils Cyril Nègre est chef du bureau de recherches technologiques et vice-président. Dans sa jeunesse, il a passé quelques années chez Bugatti. La femme de Guy Nègre, Annick, ainsi que sa fille Valérie, apportent aussi leur contribution dans la société MDI, dont la filiale de recherche CQFD est localisée à Carros (Nice).
- Le 24 juin 2016, Guy Nègre est décédé à l'âge de 75 ans.

Guy Nègre est quelqu'un qui a cru tout jeune aux systèmes rotatifs sur les moteurs à explosion.
Il y a consacré plus de 20 ans de sa vie et beaucoup d'énergie.
Il a développé le moteur très réussi à 3 chambres séparées, MV3.
Puis il a eu son idée de moteur à air comprimé.
Il s'est battu pendant 20 ans pour essayer de l'imposer.

Avouons qu'un tel désir d'aller au bout de ses idées suscite un certain respect…

Formule  1
Julien possède dans sa collection la JH22 de 1987 pilotée par Pascal Fabre. Il la cède à Nègre pour y intégrer le MGN-01 et procéder aux premiers essais.

Un bon pilote amateur, Philippe Billot, est chargé de faire rouler la voiture sur le circuit privé de deux kilomètres du Grand Sambuc en septembre.

La petite équipe MGN réalise alors à quel point il est complexe et ardu de modifier plusieurs composantes de la monoplace afin d’installer le W12. Le résultat montre une voiture franchement pas très jolie qui semble être faite de vieilles pièces détachées rafistolées.

Déjà au démarrage, ce n’est pas la joie, car le moteur a des ratés. Après pas mal d’ajustements, Billot peut procéder à son essai, lui qui possède une bonne expérience du pilotage de voitures de F1. Il effectue une trentaine de tours au total. L’allumage du W12 est très perfectible et Billot ne peut pas tirer plus de 9000 tours.

En piste, le moteur ratatouille en bas de 7000 tours, puis il monte bien en régime jusqu’aux 9000 tours où Billot doit changer de rapport. Cependant, les soucis sont nombreux : voiture préparée sans argent, gestion électronique du moteur faite maison et pas suffisamment efficace, soucis d'étanchéité des chambres de combustion, problèmes de synchronisation entre l’allumage et la distribution, etc.

Pour les techniciens de MGN, tout ceci est néanmoins encourageant et ils songent à effectuer d’autres essais en poussant le W12 à des régimes plus élevés. Deux pilotes expérimentés, Pascal Fabre et Jean-Louis Schlesser, auraient été contactés par MGN pour procéder à d’autres essais.

Puis… plus rien. Pas d’argent, pas de développement. Face à un gouffre financier, MGN range ses cinq moteur W12 et Guy Nègre commence à s’intéresser à un nouveau moteur à air comprimé destiné à propulser des petites voitures citadines.

Pour les 24 Heures du Mans de 1990, Norbert Santos installe un bloc MGN W12 dans sa Norma M6. C’est une catastrophe. Le moteur refuse de démarrer et la Norma ne roule pas du tout durant les qualifications. Fin de l’aventure.

PESCA ANECDOTES



Le coup des piquets ! Abordons maintenant le sujet des piquets… Avant l’époque des bacs à graviers, les dégagements au cœur des années 70 étaient constitués de rangées de grillages retenus par des piquets de bois. 

Cela permettait de ralentir les voitures de manière à peu près efficaces. Mais dangereuse. La preuve en images ! « A Imola encore, mais sur une Alpine cette fois-ci, en 1976, je me sors dans un bac et je me prends un piquet en pleine tête. A partir de là, je ne fais que raconter ce que l’on m’a dit, je n’en ai aucun souvenir ! 

Je suis sorti seul de ma voiture, suis allé tout seul jusqu’à l’infirmerie, je ne sais même pas par ou je suis passé ! Je n’ai repris réellement conscience de ce qu’il se passait que trois heures plus tard. 

J’ai un trou de trois heures dans ma vie. » 

Madie ajoute : « Je t’avais rejoint à l’infirmerie et tu me disais sans cesse : “Mais qu’est ce que tu fais là ? Mais pourquoi tu es là ?” « Encore les piquets mais cette fois-ci au GP du Canada. Encore une fois, un peu optimiste avec une voiture qui marchait mal, je me sors et je tape à nouveau un piquet en pleine tête. Bon, je sors de la voiture, seul et là, je m’effondre. Tétraplégique ! Plus rien ne fonctionnait ! 

On me met sur une civière et on m’emmène à l’hôpital à Montréal. Les médecins venaient me voir et me disaient : “Bougez un pied ?”. Je me concentrais et faisait tout ce que je pouvais. Rien ! “Bougez votre main ?” Je faisais un effort colossal mais rien ne bougeait ! Sur le plan mental, c’était très dur… Je suis resté dans cet état pendant plus d’une journée ! Puis, c’est revenu progressivement.

« En 1984, bien qu’étant pilote professionnel et triple vainqueur au Mans, j’étais devenu pilote payant et pour disposer d’une bonne voiture, je devais amener un budget. Heureusement, j’avais le soutien du groupe Moët via James Guillepain. Madie l’a donc incité de m’aider. Or, à cette époque là, le groupe voulait lancer un vin mousseux ciblé grand public. J

ames accepte et donc je contacte Reinhold Joest qui avait un budget presque complet avec NewMan mais pas tout à fait. Donc ça l’intéressait et on décide de faire un diner à Paris pour mettre au point l’accord. Et là, nous arrivons avec James, reçus comme des cheveux sur la soupe par le représentant de New Man ! C’est tout juste s’il ne nous a pas mis dehors avant qu’on se mette à table ! Il s’engueule avec Reinhold en lui disant : “Moi, je te donne assez d’argent, pourquoi veux-tu mettre un autre nom sur la voiture ? Je n’en veux pas !

” Bref, l’horreur … James Guillepain, qui pensait être accueilli correctement puisqu’il proposait un budget me fait signe de partir sur le champ. Mais je n’avais pas d’autre possibilité pour les 24 Heures donc je le calme un peu et nous avons essayé tous les deux d’arrondir un peu les angles et finalement, nous sommes parvenus à calmer un peu le jeu ! 

Pas la suite, avec l’équipe, ça s’est super bien passé ! Reinhold attendait beaucoup de moi et Klaus Ludwig car il visait clairement la gagne et pour cela, il comptait plus sur la notre que sur la seconde auto. Une fois les problèmes aplanis avec New Man, l’ambiance était vraiment très bonne. Mais ce qui est marrant, c’est que lorsque James Guillepain apprend que nous aurons le numéro 7 en course, il me dit : “on va gagner, c’est mon numéro fétiche !”. Il dit la même chose à tous ses invités au-dessus des stands : “On va gagner ! Avec le 7, on ne peut pas perdre…” 

Or après le troisième tour, on était déjà aux stands à réparer la pompe à essence ! On perd deux tours, on repart au fond du peloton et tous ses invités se gaussent… Mais finalement, nous n’avons plus eu de gros problème, nous avons pu remonter et nous avons gagné ! » A 5 sur le podium !A propos de cette victoire de 1984, les journalistes ont rapporté que Reinhold avait proposé les services de Stefan Johansson après l’abandon de la n°8 à la mi-course, mais que les deux pilotes titulaires avaient décliné l’offre. 

Henri avoue ne pas s’en souvenir mais ne s’en déclare pas surpris. « Quand tu as abattu tout le boulot à deux, c’est toujours difficile d’accepter qu’un autre vienne recueillir les lauriers. C’est pourtant ce qu’il m’est arrivé à Daytona en 1991 où nous n’avons quasiment roulé qu’à deux mais gagné à 5 !!! 

Au départ, nous étions 4 pilotes désignés pour ma voiture : Hurley Haywood, Frank Jelinski qui roulait vraiment bien et John “Winter” qui de toute façon attendrait la dernière heure pour voir quelle voiture du team allait le mieux, en prendrait le volant 10 minutes pour gagner !

Hurley Haywood fait le premier relais. Il s’arrête, sort de l’auto : blocage du dos ! Il rentre à l’hôtel. “Winter” voit que la météo tourne, il rentre dans sa caravane et on ne le revoit plus ! On se fait donc toute la nuit à deux avec Jelinski. On attaque comme des bêtes et le matin, la deuxième voiture casse donc Reinhold Joest nous propose les services de Bob Wollek qui est désormais libre. On accepte avec plaisir parce qu’on commençait à en avoir plein les bras. 

A moins de deux heures de la fin, Haywood voit que la voiture peut gagner, il revient et demande à faire un relais… “Winter”, voyant que la pluie a cessé, sort de sa caravane et demande à finir la course. Et voilà comment on s’est retrouvé à 5 sur le podium quand on avait quasiment tout fait à deux ! » 


PESCA MATRA MEME PAS PEUR

 


« En 1966, je suis 3ème pilote F3 chez Matra. 

L’une des caractéristiques de Lagardère, c’est qu’il embauchait les bons pilotes de la concurrence pour ne pas avoir à les battre. 

On se battait comme des chiffonniers contre Servoz-Gavin donc on l’embauche. On se battait contre Webber donc on l’embauche. Résultat, on était toujours en surnombre dans l’équipe. 

En 1965, je suis pilote de réserve et je conduis quasiment jamais. Je fais le coursier pour l’équipe, je passe le balais mais j’ai jamais de volant. 

En 1966, je suis encore derrière Jaussaud et Servoz mais on me trouve quand même une voiture pour faire le GP de Pau. C’est super parce que Pau, c’est quand même une course fabuleuse ! 

Evidemment, un peu trop optimiste, je décide d’aller rendre visite au Général Foch. Je me pose en haut de sa statue. Résultat, la monocoque est pliée.

Or il y avait une course à Montlhéry la semaine suivante. Là, Jean-Luc Lagardère vient me voir et me dit : “personne ne réparera votre voiture. Les mécanos doivent déjà préparer les deux autres voitures, ils ne toucheront pas à la votre. Si vous voulez courir à Montlhéry, vous vous débrouillez seul !” 

Donc je prends le break ID de Matra, je mets la F3 sur la remorque et je conduis toute la nuit vers Vélizy.

Il fallait que je déshabille totalement l’auto pour la faire réparer. Donc je me mets au boulot. Je travaille le jour, la nuit, je la mets à nu. J’emmène la coque chez Bréguet ou les gars acceptent de la réparer. Je la ramène à Vélizy, j’attaque le remontage. 

Les mécanos étaient embêtés de ne pas pouvoir m’aider mais ils me conseillaient à distance. Après avoir assemblé les porte-moyeux, je fais tourner et ça bloque. J’avais oublié de remettre des cales… Bref, en bossant sans cesse, je parviens à remonter ma voiture juste à temps pour les essais du samedi à Montlhéry. 

Et là, grève aux « Engins Matra ». Or Matra Sports faisait partie de cette branche. Donc, là, un vieux syndicaliste revendicatif vient me voir et me dis : « écoute, c’est la grève chez Matra. Tu ne sortiras pas la voiture d’ici ! »Je le regarde droit dans les yeux et je lui dis : « Ecoute moi bien. J’ai reconstruit cette voiture tout seul en bossant jour et nuit. Personne ne m’a donné le moindre coup de main. Donc demain matin je viendrai la chercher. Et j’aurai mon fusil de chasse. Si tu te mets en travers de mon chemin, je te flingue ! Personne ne m’empêchera de sortir la voiture d’ici ! » 

Le lendemain matin, il n’y avait personne… Je crois qu’il avait compris que le petit jeune ne plaisantait pas ! » « Autant, j’étais timide lorsqu’il s’agissait de pousser la porte du bureau de Jean-Luc Lagardère, contrairement à Beltoise, par exemple, autant, derrière le volant, j’étais un tueur. 

Un exemple à Montlhéry toujours en 1966, j’étais toujours troisième pilote Matra et je me bagarre avec Roby Weber qui était encore pilote Alpine. On sort du virage du Faye en même temps et on se dirige cote à cote vers la chicane Nord. Cette chicane est bordée de deux rangées de bottes de paille et on passe au milieu. Mais c’est un vrai mur de paille. Il est évident qu’on ne va pas passer à deux. Il faut donc que l’un des deux freine le premier. 

Bien évidemment, ce n’est pas moi… Je passe comme je peux, en catastrophe. Roby percute le mur de paille et reste là. Après la course, il commence à faire courir le bruit dans tout le paddock que je l’ai sorti et qu’il va venir me casser la figure. Tout le monde me le disait. Il va venir te casser la g…. ! Je leur répondais : “Oui, oui, dites lui que je suis sous la structure Matra et que je l’attends !

Il en fallait vraiment beaucoup pour me faire peur. Il n’est jamais venu… » Restons chez Matra mais avançons de quelques années et partons à la rencontre de Dame Chance. « En 1973, on gagnait tout avec Gérard Larousse. A Imola cependant, on connaissait quelques difficultés avec le démarreur lors de chaque arrêt aux stands. Pour le dernier relais, je m’installe au volant. Les mécanos finissent le ravitaillement, j’actionne le démarreur et le V12 peine à se relancer. J’essaie plusieurs fois et soudain, boum, il démarre. Donc là, je me dis, maintenant, c’est tranquille, c’est le dernier relais, on va gagner. J’arrive en haut dans la dernière chicane, je sais pas à quoi je pense, je loupe mon freinage, je me sors et je cale le moteur. Là, je me maudis. Il venait de se relancer miraculeusement, j’étais certain que c’était fichu, qu’il n’allait pas repartir et que j’avais foutu notre course en l’air ! 

Bon… J’actionne le démarreur et il repart sans la moindre hésitation ! Marche arrière, je repars et on gagne la course… » Lorsque la bonne fortune choisit son camp…



PESCA 1969

 

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« En Avril 1969, l’histoire est connue, je m’envole avec la Matra 640 dans les Hunaudières. Elle retombe violemment dans un fossé et prend feu. Je me retrouve très grièvement blessé. 

Malgré tous mes efforts, je n’ai pas pu me rétablir à temps pour la course. La mort dans l’âme… C’est alors que Europe 1 m’a contacté pour commenter avec lui les 24 Heures en direct, depuis mon lit d’hôpital ! 

On m’avait donné une petite télé, placée à côté de mon lit et j’étais en duplex avec Robert Chapatte qui lui, était au Mans. Ce sont mes débuts en tant que journaliste.

L’anecdote à propos de cette hospitalisation, c’est que j’avais trois vertèbres fracturées mais j’étais également brûlé sur une très large partie de mon corps. Donc, du fait de ces brûlures, les médecins ne pouvaient pas me placer dans un corset. Ils m’ont donc dit : « Tout dépend de vous. Votre bonne guérison ne dépend que de vous. Nous ne pouvons pas vous plâtrer mais vous ne devez absolument pas bouger pour que votre colonne se répare bien. Donc, ça ne dépend que de vous ! 

Les premiers jours, j’étais dans le coaltar donc ce n’était pas un réel problème. Mais lorsque j’ai repris le dessus, je n’avais plus qu’une seule idée en tête : être prêt pour Le Mans ! On était fin Avril, c’était en juin, je devais absolument marcher pour conserver du muscle. Donc, j’attendais la nuit et je me levais. C’était hyper risqué car les fractures aux vertèbres étaient toutes très proches du rachis. 

Un faux-mouvement et j’étais paralysé. Mais je n’en avais cure.

 Au début, je tombais régulièrement, j’étais totalement fou ! Mais ça ne m’a pas arrêté. Malgré tout, il est vite devenu évident que je ne pourrai pas faire Le Mans… Après deux mois d’ « immobilisation », les médecins viennent me voir et me disent : bien, on va vous lever. Après deux mois sans bouger, c’est toujours très compliqué pour un patient de se lever. Donc ils mobilisent beaucoup de personnel pour me soutenir et me retenir. 

Et moi, je gambade comme un lapin ! Je leur ai alors expliqué mes aventures nocturnes… Ils m’ont dit que j’étais totalement fou ! » 

Quelques semaines plus tard, Henri, fraîchement rétabli, termine 5ème du Grand Prix de Formule 1 au Nürburgring. 5ème. Avec sa Matra F2… Au milieu des F1, comme cela était la coutume à l’époque. 

PESCA en couleurs

 



POUR SAVOIR OU SONT LES 3 MATRA dans la course, il va falloir choisir les couleurs parmi celle que porte le nez des missiles sous les ailes des mirages

Beltoise garde le bleu la couleur de son casque de moto, 

Servoz prend le jaune, 

Jaussaud le rouge (il date du volant shell mais il ne fait pas assez de résultats, alors  par superstition il change sa couleur) 

il reste le vert que prend Pesca il ne changera plus

Pesca test Nissan



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À la fin des années 80, j'ai été engagé par Nissan pour développer la Primera.

 Leur principal objectif sur le marché européen était de concurrencer la Peugeot 405. J'ai donc passé un mois à tester leur voiture sur la Nordschleife.

 Mon quotidien consistait à faire des tours de piste avec la 405, puis avec la Primera, et entre chaque relais, à faire un compte rendu avec les ingénieurs japonais.

Je leur ai rapidement dit : « Regardez, votre voiture a un défaut. La suspension est moins performante que celle de la 405. Dès que l'amortisseur arrive en fin de course, on le perd soudainement et on a du mal à reprendre le contrôle de la voiture. »

Un Japonais répond : « Il faut nous montrer. »
Je lui dis : « Écoute, il n'y a rien à montrer, à part peut-être comment ta voiture résiste à une glissière de sécurité ! »
Le type insiste : « Peu importe, on veut voir. »

Il y a un endroit en particulier, le fameux triple droit de la descente vers Adenau, où j'ai abîmé la March en 1972. Avec la Peugeot, j'ai franchi les trois virages d'un seul coup, tandis qu'avec la Primera, la voiture est devenue terriblement nerveuse.
Et voilà que l'ingénieur en chef et deux autres Japonais montent dans la voiture et disent : « Super, allons dans ce virage et montrez-nous. »

Je leur dis : « Les gars, j'ai failli avoir un accident en conduisant tout seul et vous voulez être quatre dans la voiture ? Vous voulez vraiment vivre un accident dans un virage très rapide ? »

« Nous voulons juste voir ce que vous nous dites ».

Assez juste.

Nous voilà partis et voilà qu'au même tournant, je perds complètement la tête et, miraculeusement, je rate le rail d'un cheveu.

Nous voilà donc arrêtés dans l’herbe, dans un nuage de fumée et le chef mécanicien dit : « Parfait, maintenant on a compris ».

Le jour même, ils ont renvoyé la voiture au Japon pour modifier la suspension 

23 oct. 2025

LEONI Lamberto

Lamberto LEONI *
Lamberto Giuseppe Lucca Leoni.
Italia

1974 Champion F Italia
1 victoire dans le championnat d'Europe Formule 2
2 Grand-prix F1 disputés

Chronologie des châssis
F Italia
1974 Champion

Formule 3
1974 March
1976 March
1978 Ralt

Formule 2
1975 March, Minardi
1976 Ralt, Minardi
1977 Ralt, Chevron, Martini
1984 Minardi

Formule 2 japon
1978 Chevron

Formule 1
1977 Surtees
1978 Shadow, Ensign

Dakar
1984 Mercedes
1985 Range

Endurance
1986 Nissan
1988 Nissan

F3000
1985 Williams (ex F1), March

1987 March
Pilote et manager de First

Tourisme
2000 Bmw M3

Lamberto Giuseppe Lucca Leoni.

Date et lieu de naissance : 24 mai 1953 à Argenta (province de Ferrare, Émilie-Romagne, Italie).

Leoni commence par la monoplace : participe à la Formule Italia,

puis en Formule 3 italienne,

avant de passer à la Formule 2 européenne.

En 1977, il pilote en Formule 2 pour l’équipe « Scuderia Everest » et « Scuderia del Passatore », obtenant notamment une victoire au Grand Prix de l’Adriatique sur un Chevron B40-BMW.

Il s’engage en Formule 1 avec l’équipe Surtees en 1977, mais ne parvient pas à se qualifier au Grand Prix d’Italie 1977.

En 1978, il rejoint l’équipe Ensign (châssis N177)

En tout, il participe à 5 Grands Prix inscrits

Après la F1, Leoni retourne en Formule 2

puis il passe à la nouvelle catégorie de Formule 3000.

Il fonde en 1987 l’écurie First Racing, avec laquelle il participe au championnat F3000.

Fort du succès de son équipe F3000, Leoni tente de faire entrer  First Racing  au championnat du monde de Formule 1 en 1989. Il commande à l'ingénieur Ricardo Divila le dessin d'une monoplace destinée à recevoir un moteur Judd V8. Cependant, la fabrication défectueuse du châssis (et les refus de Pirelli et Goodyear de fournir des pneus) empêchent la First L189 d'obtenir l'homologation FIA. Le projet est abandonné, et le châssis sera revenu à Ernesto Vita pour devenir la tragique  Life Racing Engines  de 1990 .

Après 1991, Leoni poursuit en Formule 3000 avec Éric Hélary sur Reynard‑Cosworth avant de se retirer définitivement du pilotage.



Après l’automobile, Leoni se tourne vers les courses de bateaux offshore (motonautisme, Class 1). Il remporte des courses et devient vice-champion du monde de la série Class 1 en 1997 avec Edoardo Polli.

LEON DUFOUR Guy

Guy LEON-DUFOUR*
France

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Chronologie des châssis
1973 Kart

Courses de Cotes
1974 Mep
1975 Mep
1976 Mep

Formule Bleue
1974 Mep
1975 Mep
1976 Mep

Circuits
1976 Mep

Coupe de l'Avenir
1978 Arc
1980 Géri
1981 Géri

Formule 3
1982 Martini

Travaille dans l'importation, il est directeur commercial

En 1981 il accueille la marque GERI dans ses ateliers

En 1983 GERI devient SMS

il achète (plus ou moins) Géri pour son ami Iacobelli, rebaptise SMS le nom de la société de Iacobelli. Il a créer un système venues des USA de peinture pour autos express sous le nom de TAC

G Léon Dufour se sépare de TAC en 1986 et fonde en 1990
Adventure, leader mondial dans le paramoteur

Très jeune, Guy Léon‑Dufour se passionne pour la vitesse. Après une période consacrée au parachutisme sportif et au service comme officier parachutiste, il se tourne vers la course automobile.

Durant les années 1970 et 1980, il s'impose dans plusieurs compétitions françaises : il est double champion de France , l'un des titres en Sport‑Prototypes , l'autre en Formule Bleue .

En parallèle de sa carrière sportive, il fonde son réseau de carrosserie‑peinture rapide TAC Express , qu'il développe en franchise dans toute la France avant de la revendre en 1986. ​
Fondation de Adventure ULM

En 1990, lors d'une rencontre sur l'aérodrome de Persan‑Beaumont, il découvre le paramoteur conçu par Raphaël Celier, ce qui déclenche un virage décisif dans sa vie.

Il s'associe à Celier pour lancer la production en série du paramoteur Adventure , d'abord installé à la Porte de la Villette (Paris).

L'entreprise Adventure SA , qu'il fonde, devient rapidement un acteur majeur du marché ULM et paramoteur européen. En 2006, il transfère le siège et l'usine à Méré (Yvelines), avec des ateliers modernes et un terrain d'essai à proximité.

LAVIELLE Christian

 Christian LAVIELLE*

France

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MOTOS

1988 Remporte la coupe de France Promosport
1989 Vice-champion France Superbike
1993 3eme Superbike
1996 2eme Coupe du Monde d'endurance
1997 4eme Coupe du Monde d'endurance
1998 Remporte la Coupe du Monde d'endurance
1999 2eme Coupe du Monde d'endurance
2000 Remporte la Coupe du Monde d'endurance

BOL D' OR
1990 3eme
1991 2eme
1994 3eme
1996 Victoire
1997 3eme
1998 3eme
1999 Victoire
2000 Victoire
2002 2eme

24 HEURES DE SPA
1991 Victoire
1995 2eme
1996 3eme
1997 2eme
1998 Victoire
1999 2eme
2000 Victoire
2002 Victoire

24 HEURES DU MANS
1992 2eme
1996 3eme
2000 2eme
2001 2eme
2002 2eme


AUTOS
2006 Champion du monde "production" Raids

Chronologie des châssis
Glace
2000 x

Coupe
2001 Formule France

Endurance

2002: Porsche 996 (Alphand)
2004 Porsche 996

Gt

2002: GTsur Porsche 996 (Alphand)
2003: GT FIA sur Seat

Rallyes Raids

2003: Buggy Honda
2004 Nissan
2005 Nissan
2006 Nissan, Mitsubishi, champion
2007 Nissan, Toyota
2008 Proto-Dessoude, Porsche Cayenne
2009 Proto
2010 Nissan
2011 Proto Dessoude
2012 Proto Dessoude
2013 Buggy
2014 SMG
2015 SMG, Toyota
2016 Toyota, Renault
2017 Toyota
2018 Toyota
2019 Toyota
2020 Toyota
2021 Optimus
 2022 Optimus
2023 Optimus
2024 Optimus
2025 Optimus
2026 Optimus

Super tourisme
2003: Peugeot 406
2005: Peugeot 406

Tests

2003 Viper GT ess préliminaire 24H

Christian Lavieille. Date de naissance : 16 décembre 1965. Lieu de naissance : Villefranche-sur-Saône (France).

Formé à la compétition sur circuit, Lavieille a intégré dans les années 1980 le prestigieux SERT (Suzuki Endurance Racing Team) dirigé par Dominique Méliand.

Durant plus de quinze ans, il devient une référence internationale de la discipline, participant à 

16 Bol d'Or ,
14 éditions des 24 Heures moto du Mans ,
10 fois aux 24 Heures de Spa‑Francorchamps

Il s'impose rapidement comme un spécialiste de l'endurance et remporte le Championnat du monde FIM d'endurance 1998, après avoir été monté sur le podium des éditions 1996 et 1997.

Il remporte le célèbre « Bol d’Or » à trois reprises (1996, 1999, 2001).

À partir de 2002, Lavieille se tourne vers l'automobile, motivé par l'envie de participer au Dakar et aux 24 Heures du Mans auto.

Il fait ses débuts dans l'équipe Luc Alphand Aventures , terminant 16ᵉ au général et 5ᵉ de catégorie GT lors de sa première participation en 2004 .

En parallèle, il s'essaie aux courses sur glace, où il signe plusieurs podiums.

Lavieille découvre le Dakar en 2003 et en fait son terrain de prédilection. Connu pour sa fiabilité et sa gestion du terrain, il enchaîne plus de vingt‑deux participations (jusqu'à 2025), avec plusieurs résultats marquants :

6ᵉ du Dakar 2015 (Toyota Hilux Overdrive)
8ᵉ du Dakar 2011 (Nissan Dessoude) et  2014 (Haval‑SMG)
Vainqueur du Dakar en catégorie T2 Marathon  (2017, 2019, 2020)
Vainqueur de la catégorie T1.3 (propulsion 2RM) en 2021

Il a également décroché plusieurs succès en rallyes internationaux :

Rallye Transsibérie 2008 avec Porsche France (Cayenne)
China Grand Rallye 2014 et 2015 avec Haval Great Wall Team
Rallye Taklimakan 2017 et 2019 (BAIC Motors BJ40)
2ᵉ du Silk Way Rallye 2018 (BAIC BJ40).

Depuis 2020, il roule pour MD Rallye Sport , à bord du buggy Optimus MD , et poursuit sa carrière dans la catégorie Ultimate T1+

LAVAGGI Giovanni

 Giovanni LAVAGGI*

Vicomte
 Italia

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 1993: Champion intersérie

 1995: Remporte les 24 Heures de Daytona

Chronologie des châssis
Formule 3

1986

Endurance

1987 Alba, Bardon
1988 Olma, Porsche 962, Tiga
1989 Porsche CK6
1990 Porsche 962
1991 Porsche 962
1992 Porsche 962, Spice
1993 Porsche 962
1995 Porsche K8  1er 24 H Daytona
1997 Kremer
1998 Ferrari 333
1999 Ferrari 333
2000 Ferrari 333, Porsche 993
2001 Ferrari 333
2003 Ferrari 333, Lola-Judd
2004 Ferrari 360
2005 Porsche 996

2006 Lavaggi
2007 Lavaggi
2008 Lavaggi
2009 Lavaggi

F3000
1991

Intersérie

1992 Porsche 962
1993 Porsche 962  Champion

Tests
1992 March F1

Cart

1994 Lola

Coupe
1995 Maserati

Formule 1

1995 Pacific
1996 Minardi
il renfloue les caisses de Minardi

Gt

1996 GT-FIA,  Porsche 911
2004 GT Italie sur Ferrari 550

Historic

Tourisme



Giovanni Lavaggi est né le 18 février 1958 à Augusta, en Sicile (Italie).

Descendant d'une ancienne lignée génoise installée à Augusta depuis 1711, Giovanni Lavaggi est parent de l'aviateur Giovanni Lavaggi, héros italien décédé en 1935 dans un sabotage aérien. Il vit aujourd'hui à Monte‑Carlo, où il continue d'intervenir dans le secteur de l'ingénierie et de l'automobile.

Il a étudié l’ingénierie mécanique au Politecnico di Milano.

Il commence tardivement sa carrière sportive (vers 26 ans) faute de ressources suffisantes pour démarrer plus tôt.

En 1984, il est pilote officiel pour le constructeur Ermolli dans le championnat italien « Formula Panda » et termine 2ᵉ, remportant plus de courses que quiconque cette saison.

Il parcourt ensuite quelques courses en Formule 3 italienne, mais faute de budget complet se tourne vers la catégorie des voitures de sport (Group C) afin d’acquérir une expérience internationale.

Il devient pilote pour le prestigieux Porsche Kremer Racing Team, en catégorie Group C. En 1993 il est champion de l’Interserie, remportant 6 des 12 courses et montant à 4 autres podiums.

Il remporte les 24 Heures de Daytona en 1995 (avec Porsche Kremer) : il a conduit pendant 9 heures dans une équipe de 4 pilotes.

Après son passage en F1 (voir plus bas), il fonde en 1998 sa propre structure et participe aux championnats du monde prototypes avec une Ferrari 333 SP.

En 1995, il débute en F1 avec l’écurie Pacific Grand Prix et dispute 4 Grands Prix mais ne termine aucun pour des raisons techniques.

En 1996, il rejoint l’écurie Minardi pour 6 courses.

Lavaggi souhaite se rapprocher de l’esprit des légendes (comme Jack Brabham ou Bruce McLaren) en étant pilote et constructeur.

En 2006, il présente le prototype de sa propre conception, la Lavaggi LS1, un sport-prototype de catégorie LMP1, conçu et piloté par lui-même.

Il s’est installé à Monaco (Monte-Carlo) et continue à être actif dans le sport automobile (historique, projets personnels).